Note de l'auteur : Ce chapitre a été édité ! Quelques détails ajoutés et une correction d'ensemble. Le reste sera très probablement édité, et sera notifié comme ici en début de chapitre. Les chapitres édités auront contrairement aux anciens un titre. (Bien que assez pourri je vous l'accorde XD - qu'est-ce qui m'a pris de vouloir mettre des titres sérieux u_u').
Disclaimer : Ceci est une fanfiction sur le manga Naruto. Les personnages, l'univers et tout ce qui s'y rapporte, appartiennent à Masashi Kishimoto. Ceci n'est donc qu'une histoire, une sorte de "suite", qui sort de mon cerveau de fan torturé XD. Les personnages « Hayate » « Ryôko » et « Hukushu » sont par contre de mon invention (faut bien un méchant hein XD). Malgré mes divagations, j'essaie de respecter au mieux, l'univers de Kishimoto, pour qu'elle puisse être crédible vis à vis de l'histoire originale (ou comment arriver à faire avaler mes salades aux lecteurs). Bien évidement, je ne me fais pas d'argent sur ce travail, et le fait juste pour le plaisir. Bonne lecture !
Statut : Fanfiction en cours
Genre : Action/Romance
Resume : Gaara, le démon qui n'aime que lui, avait pris une grande décision. S'intégrer dans son village natal. Un chemin parsemé d'embûches, et de la découverte du sens de sa vie... Cette jeune fille... Entre passé et présent, attaque d'envergure au village de Suna, une maladie mystérieuse qui s'étend sur tout le pays... Un cri... Les Ténèbres... GaaMatsu
Ponctuation : les paroles sont entre « guillemets », les pensées seront en « italique ». Les sauts de temps seront en « gras-italique », et seront centrés. La période étant précisé dans la dite phrase. Les doubles pensées (bousculade de pensées, car notre cerveau sait merveilleusement mettre le boxon dans notre tête XD) seront en [italique crocheté].
Tourments des Sable
Chapitre 7 : Tiraillements
Il avait fini par s'endormir à moitié affalé sur Matsuri, où il avait glissé pendant son sommeil. Réfléchir depuis des semaines sur ces missions qui n'ont pas encore trouvé de solutions l'avait grandement éreinté. Il dormait dans un sommeil agité, comme à son habitude, qui ne durera pas bien longtemps. La tête ballante sur la poitrine de sa partenaire, il tenait toujours une partie de ses feuillets dans ses mains à moitié lâches. Quelques feuilles avaient volé sur le lit et dans la pièce, à cause du vent qui s'était levé ce matin par la fenêtre laissée ouverte la veille. Cette brise légère vint chatouiller les cheveux de Matsuri, qui était surprise au réveil de voir Gaara sur elle. Contrairement à lui, elle avait le sommeil très lourd, et il lui en fallait beaucoup pour se réveiller en pleine nuit. Intimidée, elle n'osait se lever de peur de le réveiller, il n'avait pas fermé l'œil ainsi depuis plusieurs semaines. Mais elle en profita tout de même, un petit moment plus tard, pour le serrer dans ses bras. Son étreinte réveilla doucement Gaara, qui avait beaucoup de mal à émerger de son maigre repos. Quelques minutes plus tard, il s'asseyait sur le lit à moitié dans les bras de Morphée en se tenant douloureusement la tête. Il avait la malchance d'attraper régulièrement une migraine quand il s'endormait plus de deux heures… Il en venait presque à regretter Shukaku qui le forçait à rester éveiller plus longtemps, dormir même une ou deux heures de plus ne lui réussissaient vraiment pas…
- « Tu as trop travaillé hier soir… Tu devrais te ménager un peu plus Gaara. » répliqua Matsuri posant sur lui un regard rempli d'inquiétude. Gaara mis une dizaine de secondes avant que les paroles de Matsuri ne le fasse réagir.
- « Ce n'est rien… j'ai réussi à émettre quelques hypothèses, il faudra que j'en parle au conseil aujourd'hui. »
Gaara se frotta le visage, ses sens se réveillèrent petit à petit, doucement. Il commença alors à sentir un poids sur ses épaules, et regarda autour de lui pour en chercher la cause. Matsuri était agrippé à ses épaules, elle ne l'avait pas lâché depuis son réveil. Gaara rougit discrètement, il n'était pas souvent si proche l'un de l'autre, et il appréciait sincèrement ces moments rares et privilégiés. Il finit par se dire que s'endormir avaient quelques avantages, malgré les désagréments existant. Il profita alors de cette opportunité pour embrasser sa partenaire. Le baiser qu'il lui donna était plus fougueux que d'ordinaire, sous l'influence de son corps encore anesthésié par le sommeil et ils retombèrent tous les deux allongés sur le lit. Après quelques minutes, il commençait à se sentir partir, son corps voulant plus que de raison. Il s'arrêta, enfouissant sa tête dans les draps pour vider son esprit. Matsuri repris-elle aussi conscience et se tourna vers Gaara.
- « Quelque chose ne va pas ? »
- « Kankuro… Je vais vraiment te tuer… » dit-il d'un ton très agacé dans ses couvertures.
Kankuro était debout depuis peu, et se mit à éternuer au même instant où Gaara avait prononcé ces mots.
- « Flûte, je vais avoir choppé un rhume moi… ».
Il finissait de se préparer, pris les papiers pour son cours du jour, et partit précipitamment dans les rues de Suna. Aujourd'hui le cours se corsait pour ses élèves, tout particulièrement son disciple. Un cours magistral sur la nature du chakra allait les attendre et son disciple devra assimiler de nouvelles techniques avec sa marionnette, mais malheureusement pas des plus simples. L'art du marionnettiste est un art difficile à manier, patience, concentration, précision et minutie étaient mises à rude épreuve. L'héritage de Sasori des sables rouges devait être transmis, pour redorer l'honneur de ce blason souillé. Malgré qu'il fût un déserteur, Sasori était le plus grand maître marionnettiste du village en son temps.
Kankuro marchait négligemment dans les rues de Suna, l'esprit occupé à se rappeler ce qu'il allait enseigner, quand soudain une main vient se plaquer durement sur son épaule. Il sursauta et se retourna pour voir son frère, lui tenir fermement la clavicule. Kankuro sentit qu'il avait un peu trop insisté la veille, avec ses histoires de neveu, et déglutit difficilement. Gaara lui lança un regard assassin, fermant les yeux et prenant une forte inspiration, comme pour se retenir de lui broyer l'épaule. Pourtant, on pouvait entrevoir dans ce regard terrifiant, une pointe d'attendrissement exaspéré. Kankuro resterait toujours tel qu'il est. Même sa façon insupportablement taquine de dire les choses était presque adorable pour Gaara. Il avait compris les intentions de son frère, et c'est tout ce qui comptait.
- « Merci, de t'inquiéter pour moi… Mais ne me demande pas l'impossible… Pour l'instant… » dit Gaara aussi placidement que d'habitude.
- « Désolé, je tâcherai d'être plus discret. » dit Kankuro en souriant légèrement. Il était finalement rassuré que Gaara ne le prenait pas si mal que ça. Tant pis pour lui, il attendra encore quelques années pour avoir un p'tit neveu à chouchouter. Pourtant il détestait les enfants, les moutards, les chialeurs de première. Mais quand il s'agit de sa famille, il aimait bien faire des exceptions sur certaines de ses règles élémentaires, même s'il sentait qu'il allait le regretter par le futur.
Gaara relâcha l'étreinte de sa main, et repartit au centre du village. Il devait se rendre au conseil, pour débattre une fois de plus sur les évènements récents du pays du vent. Pour une fois il aurait quelques intéressantes hypothèses à proposer. L'impasse au silence l'avait un tantinet rendu nerveux et il voulait résoudre cette affaire au plus vite. Ce mauvais pressentiment qu'il avait sur le sujet l'inquiétait toujours autant, si ce n'était de pire en pire depuis que cette affaire s'éternisait. Il marchait calmement le long des couloirs courbés, illuminés de lueur rougeâtre par le soleil levant, et entra dans la salle du conseil. Une grande salle assez sombre possédant une table ronde en son centre et où dominaient les quatre statuts des Kazekage, en face de l'entrée. Une cinquième était en train d'être sculptée. Bien qu'elle semblait informe et floue, le travail effectué sur le visage était bien plus avancé que le reste de la statue : Celle-ci portait le visage de Gaara, que l'on pouvait reconnaître facilement.
Gaara s'assit sur l'un des sièges, entouré des autres représentants du conseil qui avaient déjà pris place. Pour la plupart d'entre eux, il n'appréciait que très peu la personne de Gaara, à cause du souvenir de Shukaku et du meurtrier qu'il était par le passé. Même si aujourd'hui il ne le portait plus en lui, il ne faisait pas encore l'unanimité du conseil, encore trop méfiant à son égard. Mais en temps de crise, ils savaient raviser leur jugement pour lui faire confiance, car malgré tout, Gaara accomplissait très bien son travail en tant que Kazekage. Les jônins les plus puissants du village étaient aussi présent, près à exécuter les ordres qu'on leur donnerait. Baki, l'ancien professeur de Gaara, était aussi devenu membre du conseil à part entière, depuis que le nouveau Kazekage avait pris place. Il s'avérait être un excellent conseiller militaire, en plus de son lien avec Gaara. Le plus ancien d'entre eux commença alors à prendre la parole, la réunion débuta.
- « Tout le monde est présent, le conseil peut à présent débuter. Nous allons relater les faits, de la dernière mission en date. Le nombre des attaques augmente avec le temps, et se rapprochent dangereusement du village. Nous devons trouver une solution pour cesser ces attaques au plus vite, avant que la situation ne dégénère. Le temps passe, et nous n'avons toujours pas d'hypothèse plausible. Maître Kazekage, avez-vous recensé quelque chose d'inhabituel dans le dernier rapport de mission cette fois ci, un détail qui vous aurez échappé dans les précédents ? ».
Gaara sentait l'onde de reproches de plusieurs conseillers planer sur lui. Il savait que les anciens ne rateraient pas une occasion pour le remettre en question. Mais il n'aimait pas que l'on remette son travail en doute, surtout en ce qui consternait la sécurité de Suna. Des gens au sein du conseil, doutaient de la bonne volonté de Gaara, ce qui agaçait fortement ce dernier. Baki sentant la colère border les yeux de son protégé, se permit de prendre la parole pour subtilement remettre ce ramassis de vieux crouton à leur place.
- « Je crois que nous avons déjà tourné autour de tous les indices possibles, nous manquons d'éléments primordiaux concernant ces évènements et il nous a été impossible jusque là d'émettre une supposition valable. Tout a été fait en sorte que nous en récoltions le moins, même nos meilleurs éléments n'ont pas pu déterminer les éléments manquants. Cette maladie nous échappe totalement… Ou notre ennemi est très prudent. »
Certains anciens n'appréciaient pas du tout la remarque de Baki, d'autant plus qu'elle était vraie. Personne n'avait été capable de rassembler assez d'indices pour pouvoir franchir le pas manquant dans cette affaire. Mais l'un d'entre eux ne perdant pas pied, tenta une nouvelle fois d'incriminer le Kazekage, s'attendant au silence habituel concernant la situation.
- « Mais vous avez pris la parole sans autorisation, laissez donc Maître Kazekage parler à présent. » Mais à leur mauvaise surprise, Gaara se leva pour prendre la parole.
- « Le rapport était très détaillé comme toujours, et après une étude approfondie j'ai remarqué l'évolution des « symptômes » lors des dernières missions. Mon élève m'a alors fait mention d'un élément supplémentaire important. Suite à sa remarque, j'ai dirigé ma recherche sur la mort des personnes atteintes de cette tare. Vous le savez tous, ils meurent brûlés vifs et carbonisés, si bien que nous n'avant jamais eu le temps de desseller un détail physique ou même chimique de la maladie. Plus les missions se profilaient, et plus la mort et les symptômes deviennent de plus en plus rapides et amplifiés. A priori, lors de cette mort subite, le chakra aurait un flux totalement inhabituel, c'est ce qui provoquerait la mort des atteints… Le chakra est arraché dans un lapse de temps très court et brûle les cellules du corps… »
- « Donc en somme… »
- « Quelqu'un joue les apprentis sorciers, et tue délibérément les atteints. Ce n'est pas une simple épidémie, comme on le supposait au départ. » Des plaintes et des murmures se firent entendre de toute part dans la salle. Un autre membre du conseil, un peu plus jeune que les autres, pris aussi la parole d'un ton qui se voulait assez fort.
- « Maître Kazekage, vous rendez vous compte que cette jeune fille a fait silence sur un élément important du rapport ? Savez-vous les conséquences que cela pourrait avoir pour le village ! ? ». Gaara tourna son regard sur le conseiller qui venait de s'adresser à lui. Il le regarda durement, ayant compris son manège. Puisqu'en tant que Kazekage il était presque intouchable, il s'en prenait misérablement à ses proches.
- « … Je le sais. Mais ce ninja m'a aussi formulé les raisons de son retard, je ne remets pas en doute son efficacité… »
- « Mais cela va avoir des conséquences dramatiques ! Vous impliquez des sentiments personnels dans cette affaire. Nous ne pouvons tolérer un tel comportement. ». Gaara commençait à être extrêmement énervé. Comment osait-il remettre ses paroles en doute, et l'intégrité d'un ninja de Suna. Néanmoins il se retint, mais sa colère commençait à se sentir sur son visage. Il reprit sur un ton bien plus soutenu et sûr de lui, en accentuant certains mots de sa phrase.
- « Ce ninja avait peur de fausser le rapport de mission, il ne voulait pas précipiter cette information, pour éviter la perte du village. »
- « Omettre une information importante dans une affaire comme celle-ci, qui implique tout le pays, est un acte grave ! Vous êtes trop conciliant ! » reprit le conseiller. Gaara n'en pouvait plus, lui conciliant ? Alors qu'il s'efforçait de considérer tout le monde à la hauteur de leur grade, sans favoritisme. Sa colère éclata alors au grand jour, et tapa ses mains sur la table, qui frémit sous la force de ses bras. Il cria.
- « Et inclure une fausse information ne serait pas plus grave ! ! ? Si cette information avait été donnée auparavant, et qu'elle était fausse, que serait devenu le village ! ? Trop de précipitation nuit peut être plus que trop de prudence ! Ne l'oubliez pas ! »
Le conseiller se renfrogna, et affichait aussi en même temps un sourire satisfait, caché dans le drapé de sa tunique. Gaara avait raison sur ce point, trop d'éléments et de vies sont en jeu pour le prendre à la légère, quel qu'en soit le sens. Mais Gaara avait commis un faux pas en perdant son sang froid comme il venait de le faire, il se trouvait près d'être irrespectueux envers un homme bien plus âgé que lui, même s'il était de grade inférieur. Il enleva ses mains de la table en se redressant et se calma un peu pour la suite du conseil. Malgré sa réaction excessive pour une réunion, ses paroles avaient fait de l'effet chez la majorité des conseillers. Ils avaient beau se méfier encore de lui, ils ne pouvaient plus remettre en question la sincérité de son poste, il commençait à devenir sage dans ses décisions.
- « Si le retard sur cette information, s'avérait devenir un danger pour le village, j'en assume l'entière responsabilité, soyez sûre que je corrigerai aussi ce ninja à la hauteur de sa faute. Pourrions nous revenir au sujet de cette réunion je vous prie. »
- « Fort bien Maître Kazekage, nous pouvons reprendre. »
Gaara repris calmement son souffle, tentant de rester un minimum serein pour que la suite du conseil ne finisse pas dans un bain de sang. Il se redressa alors lâchant prise le bureau et regarda de nouveau légèrement de hauts le conseil. Il avait à dire, du moins si ces messieurs ne passaient pas leur temps à l'interrompre.
- « Suite aux informations que j'ai eu, nous pouvons donc écarter l'hypothèse de la maladie, ces symptômes bien réels ne sont pas naturels, quelqu'un l'a provoqué délibérément. Soit par un sceau interdit ou quelconques autres jutsus secrets. Le chakra est manipulé à distance, ce qui rend la recherche du malfaiteur, très délicate. »
- « C'est grave, avez-vous une idée sur l'identité de ce fou ? Pourquoi s'en prendre au pays tout entier ! »
- « Malheureusement je l'ignore encore. Mais nous en savons suffisamment pour gérer cette situation de crise, si elle aborde les portes de notre village. Il faut s'attendre à un adversaire très puissant, et mettre en place des dispositifs de sécurité plus grands. Il finira bien par se montrer tôt ou tard, il faut se préparer le plus vite possible à présent. »
Le débat continuait ainsi, chacun alors fit des remarques et suggestions sur la sécurité du village, se battant pour savoir quel était le meilleur moyen de le faire, quelles étaient les bonnes priorités ou non. Les avis claquaient dans tous les sens, certains contradictoires, d'autre voulant se faire valoir plus que les autres. Après une discussion acharnée de plus de deux heures, le verdict fût enfin rendu, et Gaara donna ses dernières instructions au jônins présents dans la salle.
- « Bien, tout d'abord, augmenter les entraînements de vos élèves, mettez-les au courant de la situation. Nous mettons le village en alerte de rang A. Prenez les mesures qui s'imposent. Il faut qu'où l'épidémie commence, que l'attaque soit enraillé le plus vite, pour faire le moins de victimes possibles. Préparer aussi une équipe spéciale médicale pour les habitants du village. Il faudra mettre hors de danger les habitants qui ne seront pas touchés. Vous pouvez disposer. »
Une grande agitation siégeait au conseil, les jônins se pressaient dehors mettre le dispositif en place, les anciens continuaient de débattre sur le sujet dans la salle. Les conseillers les plus jeunes, admirait la témérité de Gaara, tout au contraire de quelques anciens qui le regardaient suspicieusement. Mais tous avaient pris la décision d'un commun accord, tant les anciens que le reste des conseillers. Gaara sortit de la salle du conseil avec une mine à la fois dépitée, et soulagée d'avoir enfin une action concrète à entreprendre. Mais ce conseiller avait peut être raison, il protégeait Matsuri un peu plus que les autres. Le fait de lui infliger une sanction ne l'enchantait guère, mais il ne pouvait pas passer outre le conseil. Il aura alors une longue discussion à faire avec elle, et réfléchira à la tâche qu'elle devra accomplir pour se faire pardonner au sein du conseil. Mais il devait maintenant prévenir les villages aux alentours, et envoyer quelques ninjas sur les lieux. Baki l'interpella, avant qu'il ne sorte du bâtiment.
