Note de l'auteur : Un grand merci encore à vous tous, qui suivez mon histoire. Un petit rajout en bout de chapitre, spécialement pour elo17, qui va sûrement me détester XD. J'aime beaucoup semer le doute dans les esprits et taquiner mes lecteurs quand ceux-ci me confient les choses qu'il n'aimerait pas voir. Merci à elle en tout cas qui a pu enrichir mon chapitre par ses petites remarques. Bonne lecture !
Ce chapitre a été édité ! Quelques détails ajoutés et une correction d'ensemble. Le reste sera très probablement édité, et sera notifié comme ici en début de chapitre. Les chapitres édités auront contrairement aux anciens un titre.
Disclaimer : Ceci est une fanfiction sur le manga Naruto. Les personnages, l'univers et tout ce qui s'y rapporte, appartiennent à Masashi Kishimoto. Ceci n'est donc qu'une histoire, une sorte de "suite", qui sort de mon cerveau de fan torturé XD. Les personnages « Hayate » « Ryôko » et « Hukushu » sont par contre de mon invention (faut bien un méchant hein XD). Malgré mes divagations, j'essaie de respecter au mieux, l'univers de Kishimoto, pour qu'elle puisse être crédible vis à vis de l'histoire originale (ou comment arriver à faire avaler mes salades aux lecteurs). Bien évidement, je ne me fais pas d'argent sur ce travail, et le fait juste pour le plaisir. Bonne lecture !
Statut : Fanfiction en cours
Genre : Action/Romance
Resume : Gaara, le démon qui n'aime que lui, avait pris une grande décision. S'intégrer dans son village natal. Un chemin parsemé d'embûches, et de la découverte du sens de sa vie... Cette jeune fille... Entre passé et présent, attaque d'envergure au village de Suna, une maladie mystérieuse qui s'étend sur tout le pays... Un cri... Les Ténèbres... GaaMatsu
Ponctuation : les paroles sont entre « guillemets », les pensées seront en « italique ». Les sauts de temps seront en « gras-italique », et seront centrés. La période étant précisé dans la dite phrase. Les doubles pensées (bousculade de pensées, car notre cerveau sait merveilleusement mettre le boxon dans notre tête XD) seront en [italique crocheté].
Tourments des Sables
Chapitre 10 : Papillon de la mort
Matsuri sentait des dizaines de petits points magnétiques qui se rapprochaient à toute vitesse d'elle, dans son dos. Elle sauta alors en l'air pour éviter la première vague magnétique, tout en se retournant pour voir qui dégageait un tel chakra. Elle fut surprise de voir un homme encapuchonné semblable aux anciens du village, lui lancer des épines métalliques remplies de ce chakra magnétique. Elle retomba au sol tel un félin, se laissant glisser en arrière par la force de l'élan de son saut, pour éviter la deuxième vague d'épines qui fondaient sur elle. Le nuage de poussière créé par sa chute fini par retomber lourdement au sol, laissant apparaître une bonne cinquantaine d'épines entre elle et son assaillant, elle y avait échappé de peu. En débiter autant en si peu de temps était incroyable, mais l'heure n'était pas à l'admiration d'un ennemi potentiel. C'est la première fois qu'elle sentait un ninja avoir un chakra magnétique aussi puissant dans le village, mais qui pouvait-il donc être, le meneur ne serait pas bête au point de vouloir l'attaquer en plein jour. Mais elle ne put s'empêcher de regarder cet homme encapuchonné avec une légère angoisse. Que pouvait-elle bien faire face à lui alors qu'elle avait interdiction de se battre, tel est le problème. C'est alors que la voix de l'inconnu résonna dans la petite ruelle, une voix grave qu'elle ne connaissait pas le moins du monde, ce n'était pas un des anciens du village.
- « Ton don s'est amélioré depuis la dernière fois… C'est embêtant. Je n'ai pas pu te cacher indéfiniment ma présence… ». Mais qui pouvait bien être cet homme qui semblait avoir suivi son « évolution » ? Certes son puissant chakra magnétique pouvait détecter le sien, mais ne pouvait pas montrer si elle s'était amélioré ou non. L'aurait-elle déjà croisé quelque part sans s'en rendre compte ? Non, impossible. Si ce ninja est aussi puissant qu'elle le soupçonnait, il ne pouvait pas passer inaperçu, même aux yeux des autres ninjas du village. Elle décida alors de prendre elle aussi la parole, elle devait gagner du temps pour pouvoir prévenir les renforts. Mais tout geste brusque dans l'immédiat était délicat à entreprendre, elle devait attendre le bon moment.
- « Qui es-tu ? Tu n'es pas un ninja du village, n'est-ce pas ? »
L'homme se mit alors à rire doucement, avec une sonorité de dédain absolu. C'est alors qu'il enleva le drapé de tissu qui lui recouvrait le visage, et qu'il ouvrit en partie la cape blanche qui cachait pour l'instant son identité. Ne fut-elle pas surprise en voyant que ce ninja avait toutes les caractéristiques d'un ninja ayant l'habitude du désert. Un homme aux cheveux couleur de sable, long attachés en une haute queue de cheval. Deux mèches de cheveux tombaient sur les cotés de son visage, le rendant plus creusé. Celui-ci était aussi balafré sur toute la partie droite de son visage. Plusieurs cicatrices des plus repoussantes entaillaient son œil qui était plus qu'étrange. Une tenue d'une couleur de terre sombre, ses membres étaient entièrement recouverts de résille, mis à part son cou et son visage. Des cerceaux de métaux étaient parsemés sur sa tenue. Il portait aussi un demi-voile long sur sa ceinture, ainsi qu'une longue écharpe blanche sur le coté opposé de celle-ci, avec que l'insigne du village de Suna… à moitié rayé.
Matsuri fut prise de frayeur l'espace d'un instant. Les bandeaux rayés étaient un des signes distinctifs de l'organisation qu'on nommait Akatsuki. Mais il ne portait pas la veste qui leurs était significative, alors qui pouvait-il bien être ? Son regard avait quelque chose de totalement effrayant, et d'irrésistiblement attirant. Il avait tout simplement un pouvoir de persuasion et d'intimidation de l'ennemi très aiguisé. Il était aussi bien plus âgé qu'elle, et donc de ce fait doit avoir une expérience au combat plus étayée que la sienne. Il devait avoir dans les vingt et cinq, vingt et six ans. Prudence et observation se dit Matsuri en elle-même, pour ne pas perdre son sang froid.
- « Au contraire, je connais ce village depuis bien plus longtemps que toi. Car j'y suis même né. »
Matsuri n'en croyait pas ses oreilles, serait-ce alors un déserteur ? Mais il ne figurait pourtant pas dans la liste des criminels recherchés par le pays du vent. L'homme devina les pensées de son interlocutrice, et reprit son discourt.
- « Je ne suis listé nulle part chère enfant, et encore moins dans le bingo book. Surprise n'est-ce pas ? » dit-il en rigolant de plus belle. « Tu retrouveras peut être ma trace dans la morgue de la ville ou bien sur l'une des pierres tombales du cimetière. C'est le seul endroit où je suis encore reconnu ici. » Mais cette phrase avait un goût rempli d'amertume, son regard était devenu plus dur et haineux. Puis il se remit à sourire d'un air de démence en fixant Matsuri. « Je déteste ce village, et tous les ninjas qui y sont… Et tu es la première sur ma liste. »
Il allait passer à l'attaque Matsuri l'avait senti. Pendant son petit monologue, son chakra avait monté en intensité, signe qu'il allait passer à l'action. Elle décida enfin alors de siffler, pour prévenir le pigeon voyageur qui survolait cette zone de surveillance. Mais son sifflement n'eut que pour effet de ranimer le rire chez son adversaire, qui jeta la carcasse d'un volatile sur le sol.
- « Inutile de vouloir ramener des renforts ma jolie, tu seras mon seul adversaire… Pour l'instant. »
Matsuri fut alors complètement prise de panique. Comment pouvait-il savoir pour les pigeons voyageurs et le dispositif ? C'est comme si leur stratégie n'avait aucun secret pour lui. Elle ne pouvait plus prévenir qui que ce soit à présent, et quand bien même elle essaierait de diriger l'inconnu vers une des équipes postées dans le village, Matsuri se doutait bien qu'il ne serait pas dupe. « Que faire, mais que faire. Réfléchis Matsuri, tu vas bien trouver un moyen de t'en sortir. » C'est alors que l'assaillant envoya sa première attaque. Encore une multitude d'épines magnétiques, mais en bien plus grands nombres que la fois précédente. Matsuri sauta de tous cotés pour éviter chacune d'entre elles. Si ces doutes étaient bien fondés, son chakra était assez puissant pour interférer sur le sien, et il était sûrement la cause des changements magnétiques violents dans le corps des victimes. Elle devait les éviter coûte que coûte. Elle avait appris au fil des années à éviter le sable de Gaara, qui pouvait atteindre une grande vitesse en attaquant. Elle n'en était bien sûr pas ressortit sans blessures au tout début de son entrainement, mais elle avait gagné en agilité avec le temps. Sa vitesse ainsi que son don magnétique lui conférait un atout de poids, qui la ferait tenir assez longtemps pour trouver une solution, elle l'espérait.
Elle continua ainsi de glisser entre les épines de métal, avec une élégance et une précision déconcertante. Comme un papillon qui dansait dans les couloirs du vent. Plus les épines fusaient et plus sa danse s'intensifiait. C'était devenu une transe des plus gracieuses, où se mêlait à la fois finesse et célérité. Parfois des mèches de cheveux se faisaient couper au travers du champ d'aiguilles, et elle calait avec perfection ses mitaines couvertes de métal et les longs rubans rouges de sa tunique pour écarter ses centaines de dards qui voulaient la transpercer. Mais elle ne pourrait pas tenir pendant des heures à ce rythme effréné, il fallait trouver la solution et vite. Soudain elle eut une illumination, peut-être que sa technique secrète pourrait lui être utile. Mais cette technique n'est sensée être connu de personne, c'était un secret jalousement gardé dans sa famille depuis plusieurs générations. Une technique d'invocation mêlant le Genjutsu, assez faible mais qui était souvent utilisé dans les missions secrètes pour l'espionnage ou dans de rares cas de dangers imminents. Les membres de sa famille descendaient qu'une grande lignée d'espions, et en devenaient eux même les trois-quarts du temps. C'est aussi sûrement en grande partie la cause de leur mort prématurée. Seul le Kazekage et quelques rares hauts dirigeants étaient au courant de ce jutsu. Au moins la plus grande force des armées du village serait au courant. Mais pour elle se sera dur.
Mais il fallait tenter le tout pour le tout. Même si elle n'était pas douée en Genjutsu, elle devait arriver à perturber assez son adversaire pour que l'invocation puisse passer derrière lui sans qu'il ne s'en rende compte. Le nombre d'épines commençaient enfin à faiblir, c'était le moment rêvé pour glisser sa technique au milieu de sa danse. Après s'être mordu le doigt jusqu'au sang, elle composa les signes un a un de son jutsu. Une fois que les aiguilles de l'adversaire étaient toutes tombées à terre, elle lança son invocation dans un râle presque inaudible.
- « Invocation, les papillons du silence. »
Matsuri commença alors à disparaître sous forme de multiples petits papillons rose pâle lumineux, sous les yeux ébahi et irrité de son ennemi. L'un des papillons devait arriver à quitter la zone de combat pour prévenir Gaara, elle tentait de tenir sa technique le plus longtemps possible, pour le lui permettre. L'homme se remis à rire doucement en voyant cette flopée de papillons s'éparpiller dans la ruelle.
- « Cela ne sert à rien de te cacher, je te retrouverai au travers de ton Genjutsu, je sentirai ton magnétisme à un kilomètre à la ronde. »
Matsuri soupira intérieurement, il se focalisait donc intégralement sur elle, paradoxalement cela la rassurait. Le papillon passera donc sans problème. Maintenant cela sera aux autres équipes d'arriver vite sur les lieux, elle ne pouvait pas éviter le combat indéfiniment sans mettre sa vie en danger. Et elle ne voulait pas mettre Gaara dans une situation inconfortable en étant obligé de se servir de son arme.
- « Votre Kazekage remonte presque dans mon estime, je dois l'avouer. » dit-il d'un air jovial. « Mais les gens de ton espèce qui respecte le règlement au-delà de tout… Je ne le supporte pas. Tu devrais te délier de cette suspension. Tu compte vraiment continuer à m'esquiver sans m'attaquer pendant encore combien de temps ? »
Matsuri sursauta de peur. Il savait aussi pour sa suspension. Comment pouvait-il savoir, seul maître Kazekage, le conseil et les membres de son équipe étaient au courant, il ne devait pas le savoir. Cette information changeait littéralement les données du combat, cela tournait gravement à son désavantage.
« Mais s'il savait ça depuis le début, ça veut dire qu'il m'a pris pour cible… Exprès ? ! » Tout ça ne présageait rien de bon. Mais cette défaillance couta cher à Matsuri. Le contrôle de son esprit était primordial pour cacher sa présence et maintenir son Genjutsu. Mais ce dernier avait fini par perdre de son efficacité et commençait donc à se dissiper. Dans un rire sinistre, l'homme leva ses bras devant lui et les tendait vers Matsuri. C'est alors que toutes les aiguilles à terre se levèrent et pointaient l'endroit où se cachait la demoiselle, complètement prise de panique intérieure. Il devait y en avoir un bon millier, Matsuri ne pourrait pas toutes les éviter en même temps juste en essayant de les esquiver.
Le ninja ennemi lâcha alors toutes ses munitions présentes sur la jeune ninja. Cette fois ci elle n'avait pas le choix, elle sortit son joyo et commença à tournoyer avec.
- « Fuuton ! Le tourbillon du désert ! »
Le fin fil qui composait son arme, allié à la vitesse de son mouvement et les rafales de vent invoquées, arrivaient à renvoyer toutes les épines qui la menaçaient. Elles tombaient toutes dans un fracas de sons stridents et aigus, la plupart rebondissant avant d'être inertes sur le sol. Matsuri s'arrêta alors de tourner toujours avec élégance. Elle tira avec brutalité et précision le câble de son joyo, se mettant sur la défensive. Mais quelque chose avait changé sur elle, ce n'était plus le regard craintif qui abordait son visage, mais le regard d'une guerrière sans la moindre faille. Elle devait se battre contre sa volonté, et surtout celle du conseil. Mais elle ne pouvait pas se laisser battre de la sorte, son honneur de ninja et celui de son maître était en jeu. C'était maintenant que les choses sérieuses allaient commencer.
Son assaillant abordait toujours ce sourire narquois et sûr de lui, ce qui commençait fortement à agacer cette dernière. Elle attendait un geste de son adversaire, car il était totalement hors de question d'attaquer la première. Seule la défense primait, pour ne pas mettre trop en cause la sanction qu'elle avait reçue.
Il rigola une fois de plus en pointant Matsuri du doigt, et pris de nouveau la parole.
- « Je connais tout de toi Matsuri. Tes techniques, tes proches… Tu es la compagne du Kazekage actuel aussi n'est-ce pas ? Je me demande, jusqu'à quel point il est faible devant toi. » dit-il enjoué, en bougeant son index.
C'est alors que Matsuri senti quelque chose se planter lentement dans sa nuque. Une aiguille avait échappé à son tourbillon dévastateur, malgré la concentration qu'elle avait pu y mettre. Avait-il aussi prévu qu'elle utiliserait cette technique ? L'aiguille se planta plus profondément dans une des cervicales au point précis où le flux de chakra était le plus important, dans un craquement interne à faire grincer des dents. La sensation était insupportable et effroyable, comme si on lui avait ouvert la colonne vertébrale comme un vulgaire coffre à jouets. La douleur était tellement forte qu'elle en pleura, mais aucuns sons ne purent sortir de sa bouche, paralysée par la position de l'aiguille. Elle sentait la force magnétique de son agresseur prendre petit à petit possession de son corps, son flux de chakra complètement écrasé. Sa volonté commençait à s'amenuir petit à petit, spectatrice de la victoire de son adversaire.
- « Mais je ne suis pas très poli. Je suis Hukushu, le ninja fantôme de Suna. Mais je suis bien vivant, contrairement à ce que croit ce maudit village. » Plus l'aiguille s'enfonçait dans la nuque de Matsuri, et plus Hukushu riait. « Une des aiguilles ne cherchait pas à te planter contrairement aux autres, mais s'est collé sur le fil métallique de ton joyo. Tu n'y as même pas prêter attention, tellement que tu étais concentrer sur la multitude. Et je te l'enfonce doucement au point névralgique de ta colonne vertébrale. Quel dommage, tu resteras consciente mais c'est moi qui aurai le contrôle de ton corps. Car j'ai besoin de toi… »
…
Gaara était toujours dans son bureau, noyé dans la multitude de dossiers qu'il avait sortie depuis une semaine. Il avait les idées un peu plus claires aujourd'hui, et il comptait bien en profiter pour avancer dans ses recherches. Il y avait déjà passé quelques heures sans grand succès apparent. C'est alors un brouhaha lointain l'interpella. Il se dirigea alors vers la fenêtre voyant qu'un peu de sable flottait par-ci par-là dans le village. Ils fronçaient les arcades sourcilières, c'était loin d'être bon signe. L'épidémie avait du commencer. Il sortit alors en trombe de son bureau, ses secrétaires l'interpelant dans les couloirs. Ces derniers courraient de partout de panique, et en toute hâte vers le Kazekage.
- « Maître Kazekage ! Les pigeons voyageurs reviennent de toute part ! Des habitants commencent à attaquer n'importe qui sans raison ! »
- « Maître Kazekage, le pigeon voyageur de l'équipe numéro quatre n'est toujours pas revenu ! »
- « Quels sont les ordres Maître Kazekage ? ! »
Gaara marchait à toute vitesse dans les couloirs complètement contrarié, et aussi fin heureux intérieurement d'aller trouver maintenant le meneur, pour lui refaire allègrement le portrait à sa façon. Enfin ces semaines de prises de têtes et d'attentes aboutissaient enfin. Il avait pris un petit rouleau de parchemin où il y écrivait en toute hâte, se dirigeant vers ses secrétaires. Il donna alors ses ordres en même temps, sa voix grave résonnant avec force.
- « Prévenez immédiatement les équipes médicales, il faut soigner les blessés tant habitants que ninjas, et créer un dôme de protection pour les civils non atteints ! Envoyez un autre pigeon pour l'équipe numéro quatre. Que tout le monde se mobilise, il ne faut surtout pas faire de mal aux habitants atteints, contentez-vous de les contenir. Je me charge de trouver le meneur, tant qu'il ne sera pas éliminer, nous ne pourrons rien faire pour les habitants atteints. Tenez, faîtes parvenir ce message à l'équipe numéro trois, je risque d'avoir besoin de renfort. Je pars commencer ma ronde. »
Gaara, une fois le rouleau de parchemin partit en direction des volières, retourna en catimini dans son bureau pour chercher sa gourde et déposer sa tenue de Kazekage. Il s'arrêta net devant la fenêtre de son bureau, où c'était posé un joli petit papillon rose pâle, qui brillait faiblement. Le cœur de Gaara s'accéléra à tel point qu'il avait du mal à respirer. C'était l'invocation secrète de Matsuri, qu'elle avait juré de n'utiliser qu'en cas d'extrême urgence ou de menaces graves imminentes. Quand un papillon brillait faiblement, c'était signe que la vie de l'invocateur était en danger de mort. Gaara ressassa une fois de plus la discussion de la veille et pris pour la première fois de sa vie, peur… C'était encore tombé sur elle. Elle a du tombé sans le vouloir sur le meneur, c'était une aubaine, il n'aurait pas à le chercher dans tout le village. Mais il devait faire vite, Matsuri n'était pas en condition de se battre. Il enleva en toute hâte sa tunique de Kazekage, laissant paraître sa tenue de combat. La même qu'il avait porté contre l'Akatsuki. Il s'empressa d'attacher sa gourde de sable dans son dos, pris le papillon sur sa main, et courut à extérieur du bâtiment. Une fois dehors, il lâcha le papillon et lui demanda.
- « Conduit-moi là bas. »
C'est avec des battements de plus en plus faibles, que le papillon mena le jeune homme vers le quartier des marchants. L'esprit de Gaara était de plus en plus tendu, mais seule la colère grandissait sur son visage. Le pays avait déploré tant de pertes humaines, tant ninjas que civils, son village allait sûrement être mis à feu et à sang s'il n'intervenait pas au plus vite. Il n'avait qu'une envie, pouvoir déverser ses sentiments de haines et ses pulsions meurtrières sur le responsable, le broyer d'une seule main, sous la pression de son sable avide de voler sa vie et de faire couler le sang. Voilà bien longtemps qu'il n'avait éprouvé ce genre d'envies, mais cette fois-ci, c'était entièrement les siennes, plus de Shukaku pour lui faire perdre la raison, plus de démon pour accentuer ses envies de meurtres… Elles n'appartenaient qu'à lui. Se battre pour protéger les personnes qu'ils lui sont chers, telle était sa devise, et s'il était amener à tuer, c'était sans regret et non sans cacher son envie qu'il le ferait.
Il reprit ses esprits quand le papillon finit par rendre l'âme dans une petite ruelle, disparaissant dans un éclat d'étincelles roses. Quelque chose était arrivée à Matsuri. Gaara écarquilla ses yeux en découvrant sa compagne inerte sur le sol poussiéreux de la ruelle. Ce n'était pas possible, Gaara ne croyait pas ce qu'il venait de voir. Il ne pouvait pas la perdre, elle aussi. Il se mit à courir pour rejoindre sa moitié, la peur lui prenant aux entrailles. Cette peur de perdre la seule chose à laquelle il tenait le plus au monde. Il la maudissait, cette sensation qu'il n'aurait jamais voulu ressentir de nouveau. Il tomba à terre paniqué en attrapant le corps de Matsuri dans le coma, la secouant avec force pour qu'elle puisse se réveiller. Il insista en lui assénant quelques baffes sur les joues, mais son visage restait de marbre. Pourtant son cœur battait encore, mais pour combien de temps encore…
- « Ma… Matsuri… »
Déclaration de guerre. Ses poings se serrèrent sur la tunique de sa bien-aimée. De la haine bouillonnait en lui, comme il n'en avait jamais ressenti. Le tuer, il fallait qu'il le tue, il n'avait que cette pensée en tête, la mort de cette pourriture. Il allait le réduire en poussière, le faire souffrir jusqu'à la dernière seconde, l'exploser, l'étriper, le broyer. Le trouver. Où était-il ce lâche, il allait lui faire payer. Tellement pris dans ses pensées meurtrières, qu'il ne remarqua pas Matsuri prendre la pointe de son Joyo, toujours le regard sans vie, et lever son bras frêle et légèrement tremblant en pointant son arme sur lui.
