Note de l'auteur : Pardon pour ce léger retard, j'espèce que cette suite vous plaira ! Finalement la fin que j'avais prévue sur ce chapitre n'arrivera que dans le prochain, donc vous pouvez encore respirer pour l'instant. Sur ce, bonne lecture.

Ce chapitre a été édité ! Quelques détails ajoutés et une correction d'ensemble. Le reste sera très probablement édité, et sera notifié comme ici en début de chapitre. Les chapitres édités auront contrairement aux anciens un titre.


Disclaimer : Ceci est une fanfiction sur le manga Naruto. Les personnages, l'univers et tout ce qui s'y rapporte, appartiennent à Masashi Kishimoto. Ceci n'est donc qu'une histoire, une sorte de "suite", qui sort de mon cerveau de fan torturé XD. Les personnages « Hayate » « Ryôko » et « Hukushu » sont par contre de mon invention (faut bien un méchant hein XD). Malgré mes divagations, j'essaie de respecter au mieux, l'univers de Kishimoto, pour qu'elle puisse être crédible vis à vis de l'histoire originale (ou comment arriver à faire avaler mes salades aux lecteurs). Bien évidement, je ne me fais pas d'argent sur ce travail, et le fait juste pour le plaisir. Bonne lecture !

Statut : Fanfiction en cours

Genre : Action/Romance

Resume : Gaara, le démon qui n'aime que lui, avait pris une grande décision. S'intégrer dans son village natal. Un chemin parsemé d'embûches, et de la découverte du sens de sa vie... Cette jeune fille... Entre passé et présent, attaque d'envergure au village de Suna, une maladie mystérieuse qui s'étend sur tout le pays... Un cri... Les Ténèbres... GaaMatsu

Ponctuation : les paroles sont entre « guillemets », les pensées seront en « italique ». Les sauts de temps seront en « gras-italique », et seront centrés. La période étant précisé dans la dite phrase. Les doubles pensées seront en [italique crocheté].


Tourments des Sables

Chapitre 11 : Un combat forcé

Gaara sortit de ses méandres intérieurs quand il sentit son épaule gauche le piquer. Plus il revenait à la réalité et plus la douleur devenait forte. Il prêta attention à son épaule et fut surprit d'y voir une pointe de métal qui tentait de lui transpercer la clavicule, au milieu d'une petite fontaine de sable. Ce dernier était rentré tout doucement dans l'armure de Gaara pendant son inattention, jusqu'à rentrer dans la chair trois centimètre de lame froide. Il ne comprenait pas comment elle avait pu passer outre sa protection, jusqu'à qu'il voit à qui appartenait le bras qui la tenait. Matsuri l'avait attaqué, il ne comprenait plus rien.

Si en fait, il comprenait une chose, elle était la seule capable de forcer sa défense, grâce au champ magnétique qu'elle pouvait suggérer. Elle pouvait en manipuler un grâce à l'électricité statique qu'elle créait avec son affinité aux éclairs. Mais il ne comprenait pas pourquoi elle l'attaquait. Il balaya violemment la lame de son bras opposé, en même temps que la main de Matsuri, qui reprit son éveil total mis à part ses yeux toujours sans vie. Elle recula frénétiquement, ramenant doucement son arme auprès d'elle. Gaara se releva difficilement, ne voulant toujours pas croire le spectacle qui se déroulait devant lui. La main posée sur son épaule blessée, il essayait d'analyser la situation. Sa compagne sans vie l'avait subitement attaqué, le village commençait lui aussi à sombrer dans cette folie retrouvée dans les villages avoisinants. Il était arrivé trop tard, Matsuri était elle aussi touché par la fausse épidémie. Elle était sous l'influence de la volonté qui asservissait toutes les victimes depuis le début de cette affaire, elle n'avait plus toute sa tête.

Son cœur battait encore dans sa poitrine, il l'avait senti. Mais pouvait-il vraiment garder l'espoir que sa compagne était encore en vie ? Son regard sombre et de glace le démentait. Elle avait tout d'une espèce de mort vivant, d'un être totalement sous contrôle. Il la regardait nerveusement, elle qui se tenait à une dizaine de mètres de lui. « Est-ce que ce regard éteint a été mentionné dans les rapports ? » Il parcourait intérieurement les brides de souvenirs qu'il possédait des rapports de missions, pour se rassurer de ce détail. Puis il se rappela que les victimes mourraient par extraction de chakra violente. Elle était donc encore véritablement en vie. Mais cela ne le rassura toujours pas pour autant, il ne savait pas du tout comment libérer les victimes de cet état, si ce n'était qu'en tuant le manipulateur. Son envie de le tuer, ne cessait de grandir démesurément dans son esprit, son sable grouillait de joie dans sa jarre à cette simple idée.

Il enleva la main de son épaule, et la regarda. Cette sensation était toujours étrange pour lui, de perdre ce liquide chaud et d'un rouge envoûtant, cette chose qui lui permettait de vivre. Voir couler son propre sang l'avait toujours terrifié, et en même temps le fascinait. Il serra son poing ensanglanté en regardant de nouveau Matsuri. Il reprit ses réflexions vis-à-vis de « l'épidémie », pour se souvenir d'un maximum d'information et de pouvoir les analyser le plus vite possible. « Qui dit chakra arraché de l'extérieur, dit contact avec le manipulateur… Qui dit contact avec le manipulateur, dit contamination immédiate… Pourquoi suis-je encore en possession de tous mes moyens ? Le contact n'a peu-être pas été assez long. Selon les données que Matsuri m'avait fournies, l'ennemi utiliserait un champ magnétique… Il doit utiliser les armes et les objets métalliques pour insuffler les changements magnétiques dans le flux de chakra. Ce qui veut dire, que je n'aurais pas dut me faire toucher par du métal. Mais je ne comprends pas pourquoi cela n'a pas fait effet sur moi… Il doit y avoir autre chose… » Pendant ces quelques secondes de réflexions, Matsuri avait pris une posture d'attaque, prête à engager le combat. Gaara cessa de réfléchir sur le champ, à la fois ahuri et dépité de la situation. Que devait-il faire ? Devait-il se défendre véritablement ? Il n'avait aucune envie de se battre avec elle. Matsuri était toute sa vie aujourd'hui, il ne voulait pas lui faire de mal. Il ne pouvait pas. Pourrait-il retenir son sable de lui arracher le peu de vie qui lui restait ? Retenir sa défense automatique, était la seule solution qui s'imposait à lui. Mais pourrait-il vraiment imposer cette volonté au sable, qui contredit complètement son instinct naturel de survie ? Il avait peur, peur de blesser une fois de plus des innocents avec son sable, mais si tel était le cas, il rassemblerait tout le calme qui lui restait pour en parfaire son contrôle. Il ferma les yeux, pour tenter d'apaiser tout ce qui bouillonnait en lui en cet instant.

Il entendit un bruit sourd devant lui, son sable était passé à l'action. Il ouvrit soudainement les yeux, voyant Matsuri lancer son joyo dans sa direction. Le sable de Gaara arrêta de suite ce premier assaut, restant immobile fasse à son « adversaire ». Matsuri continua de manipuler son joyo et lança multiple coup à la suite. Il rebondissait à chaque tentative de transpercement, tentant de s'enfoncer un peu plus à chaque fois. Gaara les repoussait sans mal, tout en essayant de rester calme et passif. Le sable éclatait en multiple point dans l'espace dans un rythme irrégulier, pour arrêter cette lame qui en voulait à sa vie. Matsuri, voyant qu'elle n'arrivait à rien juste avec son adresse, décida d'insuffler son chakra à l'intérieur de l'arme. Ses assauts gagnaient en vitesse et précision, chaque coup commençant à s'enfoncer un peu plus dans la défense de Gaara. Jamais Matsuri n'avait fait preuve d'autant d'acharnement dans un combat. Durant ses entraînement, Gaara sentait qu'elle ne déployait pas tout son potentiel, la voir à présent déjà percer même partiellement sa défense à pleine puissance, montrait l'étendu de son talent qu'il soupçonnait depuis longtemps. L'ennemi avait sûrement décidé d'utiliser ce potentiel à son avantage. Bien que naturellement Gaara soit d'affinité du vent, ses techniques de sable étant aussi affiliées à la terre laissait apparaître une faille très intéressante pour une utilisatrice de la foudre. Si l'ennemi utilisait lui aussi un chakra magnétique bien plus puissant, il lui sera sûrement difficile de prendre l'avantage. Matsuri passait de nouveau à l'attaque, son joyo plus rapide que jamais.

Le chaos régnait à présent dans les rues de Suna. De part et d'autre l'on pouvait voir des combats se mener tant bien que mal. Le nombre d'atteints restaient assez restreints grâce à l'équipe médicale qui avait créé un champ de protection pour les autres villageois. Ceux-ci d'ailleurs devaient eux même être mis hors de danger, sous peine d'être blesser ou bien de subir une contamination par une attaque. Car ceux qui sont déjà pris de folie, le sont devenus de la manière la plus invraisemblable qu'il soit, comme ça de but en blanc. Mais les autres villageois n'étaient pas en sûreté pour autant, tous les soldats du village se mobilisaient pour les emmener loin des combats. Des combats bien fastidieux pour ces ninjas qui devaient retenir leurs coups pour ne pas blesser les victimes, et se protéger en même temps de toute attaque susceptible de les rendre dans le même état. Tenir les atteints à distance était primordial. L'équipe numéro trois, celle de Baki, faisait elle aussi parti du lot. Les techniques de Baki et Ryôko étaient des plus délicates à cause de leur affinité, lançant des lames de vents tranchants habituellement. Baki se concentrait au maximum pour minimiser la force de ses rafales, insufflant peu de chakra, tout juste de quoi les repousser ou les faire voler un peu au loin. Ryôko avait bien plus de mal à se contrôler par rapport à son chef d'équipe, car un minimum de force était nécessaire pour lancer ses rafales. La force centrifuge n'arrangeait bien sûr pas la donne, et elle faisait voler bien plus fort ses assaillants que les autres ninjas. Rien de bien grave, mais ils devront sûrement faire un passage à l'hôpital avant de retourner chez eux quand cette affaire serait terminée. Kankuro lui, n'avait aucun mal à immobiliser les victimes, par le nombre de ses marionnettes et les mécanismes détachables qu'elles possédaient. Ryôko avait encore envoyé un pauvre citoyen contre un mur, ce qui énerva un peu Baki.

- « Contrôle ta force Ryôko, n'oublie pas que nous ne sommes pas censés les blesser ! » La jeune genin se mit à bouder, et rétorqua plaidant en sa faveur.

- « C'est facile pour vous Baki-sensei, qui maîtriser parfaitement votre élément. Manipuler des éventails est loin d'être facile, je fais ce que je peux ! » dit-elle essoufflée. Retenir ses coups lui demandait bien plus de concentration et de force que son mode de combat habituel.

- « Soyez indulgent, Baki-sensei, elle vient tout juste de passer genin, elle est peut être forte mais elle ne maîtrise pas toutes les subtilités de son art. »

- « Moi, ne pas maîtriser mon art ? A d'autre Kankuro sensei, garder votre indulgence et admirer mon travail ! » entonna-t-elle à moitié vexée et sûre d'elle. Kankuro eu un petit sourire en coin, il savait quoi répliquer pour la motiver. Tout aussi susceptible que sa sœur aînée. Tel maître, telle élève.

Soudain un pigeon survola la petite équipe en effervescence pour se poser sur les épaules de Baki. Celui-ci envoya une légère tornade pour bloquer temporairement quelques civils atteints qui tentaient de se rapprocher. Il attrapa le petit parchemin sur la patte du pigeon, et l'ouvrit en toute hâte. Après avoir lu le message qui y était inscrit, il interpella d'autres ninjas dans la ruelle qui s'occupaient de la sécurité des autres civils.

- « Kankuro, Ryôko, Sekka, maître Kazekage a besoin de nous, nous devons le rejoindre sur l'instant. Vous, pouvez vous nous remplacer dans ce secteur, nous avons à faire ailleurs. »

- « Bien sûr Baki, pas de problème. » répondit le chef d'équipe, en faisant signe à ses hommes de le suivre.

- « Ce n'est pas vrai, quand quelle galère il est allé se fourrer… » soupira Kankuro. Mais il cherchait le meneur, et il devait sûrement être un ennemi très puissant à ne pas prendre à la légère. Gaara en était sûrement conscient, sinon il ne demanderait pas d'aide, il connaissait que trop bien son frère sur le sujet, vu qu'en temps normal il préférait se battre seul.

- « Maître Kazekage a besoin de nous… C'est merveilleux, je n'en espérais pas tant ! » dit Ryôko émerveillée, les yeux plein de malice. Kankuro donna un léger coup sur la tête de la demoiselle, pour lui rappeler le sérieux de la situation.

- « Redescend sur terre et regarde autour de toi, bien sûr qu'il a besoin de ninjas à ses cotés, mais ça ne veut pas forcément dire que c'est bon pour la situation actuelle - et surtout pour nous. Alors dépêchons-nous. »

- « Allez, venez avec nous, Baki va nous mener à lui. » encouragea vivement Sekka, le ninja médecin. Et l'équipe complète de Baki parcouru les rues de Suna, tout en suivant le pigeon voyageur qui les conduirait auprès du Kazekage. Des civils continuaient d'être conduits hors des zones de combats, des civils continuaient d'attaquer ceux qui passaient sur leur route. Certains ninjas étaient contaminés aussi, ces combats étaient bien plus rudes et difficiles à gérer que les autres. L'équipe qui traversait à présent le village, était plus tendue que jamais, tendant d'éviter au maximum les foyers de combats, pour rester disponible pour leur Kazekage.

Gaara tentait toujours tant bien que mal à se défendre, juste se défendre. Matsuri était devenu très forte, au-delà des espérances de son maître, il était juste regrettable pour lui de les découvrir dans une telle situation. Si celle-ci ne prêtait pas à tant de sérieux, il aurait pu la sermonner quant à ce fait de retenir ses coups en entraînement. Mais le chakra magnétique de l'ennemi devait décupler la faille qui existait dans son sable, Matsuri n'aurait jamais pu le traverser de la sorte avec ses capacités que trop récentes. Mais Gaara avait beaucoup d'endurance, et il arrivait à tenir le rythme de son assaillante. Matsuri n'arrivant toujours pas à percer efficacement la défense de Gaara, elle rappela à nouveau son arme vers elle, semblant réfléchir à sa prochaine attaque. C'est là qu'il le vit, quelques mètres plus hauts sur le toit d'une petite bâtisse. Il avait enfin décidé à se montrer au grand jour. Sa voix claqua alors dans l'air comme une promesse de mort.

- « Tu remonte vraiment dans mon estime, Kazekage de Suna. Qui aurait cru que tu étais si… faible devant elle. » Remonter dans son estime ? Lui, faible ? Alors qu'il était l'homme le plus puissant de son village, que voulait-il dire par-là ?

- « Quel dilemme n'est-ce pas, pour un Kazekage. Destiné à se battre pour pouvoir protéger les villageois, et voilà qu'il faut que tu te battes contre l'un d'entre eux pour leur survie à tous. » Il descendit alors de son piédestal de fortune, et se posa juste derrière Matsuri, toujours le regard sans vie. Il tritura les cheveux de la demoiselle, lui effleurant légèrement le visage. « Plutôt mignonne pour la compagne d'un démon… Je ne saurais te dire si tu as de la chance ou si ce n'est que pure insouciance de sa part. Mais tu tiens à elle plus que n'importe qui n'est-ce pas ? »

La rage intérieure de Gaara ne cessait de grandir en lui, comme un brasier sans fin. Les flammes de sa colère commençaient à embraser son visage contre son gré. Plus de calme pour l'instant, juste de la rage qui avait du mal à se contenir. Son corps et ses yeux tressautaient sous la pression. Comment osait-il la toucher ! Si Gaara avait encore Shukaku en lui, il se serait déjà manifesté depuis bien longtemps. Comment ce type pouvait savoir que Matsuri était sa femme, il était pourtant discret en public, et n'avait fait qu'une annonce officielle il y a quelques mois de cela. Nul doute que son ennemi n'eut été dans le village à ce moment là, l'espionnage était sûrement la solution la plus plausible. Il en venait presque à regretter ses propres sentiments, il savait qu'un jour que cette situation la mettrait en danger. Le corps de Matsuri eu un soubresaut suite au contact et aux paroles d'Hukushu. Elle était toujours consciente malgré le contrôle qu'il exerçait sur elle, le pire des supplices. Il tourna alors violemment le visage de Matsuri vers lui, souriant d'un air satisfait.

- « On se rebelle jeune fille ? N'essaie même pas, tu ne pourras pas reprendre le contrôle. » Il regarda de nouveau Gaara, sa jubilation apparaissant clairement sur son visage. « Je me demande comment réagira le conseil, voyant qu'elle a enfreint sa suspension ». Gaara bloqua sur les dernières paroles prononcées par Hukushu. Il savait aussi pour la suspension de Matsuri. Jusqu'où allait son savoir sur leur vie dans le village, il commençait à craindre le pire. Les voiles blancs qu'il portait étaient plus que douteux quant à son origine, il avait d'affreux doute sur sa véritable identité.

- « Vas-tu sauver le nombre et la communauté ou bien cette petite chose fragile ? Je crois déjà connaître ta réponse… Tu n'es pas de la même trempe que ces imbéciles du conseil. » avait-il dit d'un air semi hargneux. « C'est ce qui te perdra. »

Matsuri se mit à courir à toute vitesse vers Gaara, toujours son joyo à la main. Elle le fit tournoyer concentrant son chakra à l'intérieur, tout en invoquant une de ses techniques. Elle lança alors son joyo avec puissance et précision, nommant dans un râle monotone son attaque.

- « Fuuton, Rafale de lames. »

Son joyo était comme démultiplié. Plusieurs pointes de lames sous forme de vent condensé se dirigeaient à toute vitesse sur Gaara. Il eut tout juste le temps de lever ses bras devant son visage, pour attirer davantage de sable pour contrer cette attaque puissante. Une attaque que Matsuri utilisait très rarement, à cause de sa puissance dévastatrice. Ces lames de vent éclatèrent complètement contre le sable de Gaara, dans un souffle formidable. Tous les objets au alentour furent propulsés contre les maisons, emboutissant des portes, s'incrustant dans les murs et cassant les vitres. Le sable et la poussière aussi furent littéralement balayés derrière Gaara, et il ne restait plus grand-chose du mur solide qu'il s'était conçu pour se protéger.

De nombreuses coupures commençaient à apparaître sur son corps, parsemées de toutes parts. Ses bras, ses mains, son torse, et tout ce qui n'était plus couvert par son sable étaient écorché jusqu'au sang. Un saignement léger certes, mais l'armure naturelle de sable avait fait pâle figure devant la fureur de ce vent bourré de magnétisme. Fin, tranchant, le vent le plus redoutable qu'il soit allié à électricité, l'était encore plus. De plus qu'étant obligé de contenir son sable, et d'économiser son chakra pour le véritable ennemi, il ne pouvait guère faire plus, tant que l'équipe qu'il avait demandée ne serait pas dépêchée sur place.

Mais il n'eut pas le temps de réagir de nouveau, Matsuri juste devant lui, lui assénât un coup de poing dans l'estomac. A peine le temps d'agripper légèrement la ceinture de son assaillante, qu'il s'en prit un de nouveau, dans le visage. Il arriva aussi à attraper le bras qui venait de le frapper, pour tenter de la contrer cette fois-ci. Un voile noir parcouru sa vision, elle n'y était pas allée de main morte. C'est alors qu'il sentit des gouttes d'eau tomber sur son visage. Il pleuvait bien trop rarement dans le désert pour que la pluie soit vraiment en cause, surtout en dehors des périodes de mousson. Il se retourna vers Matsuri, et fut frappé de stupeur en voyant que ces goutes n'étaient autre que les larmes de son ennemie. Toujours le visage impassible, le regard vide de tout éclat, mais ses joues étaient remplies de larmes qui débordaient de ses yeux. Elle était consciente de son état, cette nouvelle frappa Gaara de plein fouet. Savoir cela lui donnait encore moins envie de se battre contre elle à présent et relança ces pulsions meurtrières contre le meneur. Mais il ne pouvait pas la laisser s'approcher de trop près de lui, et ce fut à contrecœur qu'il lui plaqua la main avec force au niveau du diaphragme pour la faire reculer. Il recula lui aussi à son tour, pour maintenir une distance respectable, lui permettant de réagir si jamais elle décidait de se rapprocher de nouveau de lui. Il devait trouver une solution pour la sortir de l'emprise de l'ennemi et vite. Il ne pouvait pas rester comme ça au point mort sur ce combat, tuer le meneur devait être sa priorité. Devait. Seulement se protéger, et subir les impacts ne faisaient que reculer l'inévitable. Cette fois-ci, il devait agir. Il espérait de tout cœur arriver à ne pas blesser Matsuri, car le combat à venir, allait être des plus difficiles. Seuls contre deux adversaires, le combat serait rude et plein de surprise, mais ce que le Kazekage de Suna ne savait pas encore, c'est qu'il allait prendre la décision la plus difficile de sa vie… Et qu'il allait sûrement le regretter.