P.D.V. Bella

Après que Edward et Jacob soient partis Alice est venue me voir, elle m'avait apporté de quoi m'habiller. Elle sa famille, me faisait de courtes descriptions de chacun de ses membres, je m'efforçais de retenir quatre noms: Jasper, Esmé, Rosalie et Emmet, j'étais plutôt contente je pense que c'est ce qui aurait pus m'arriver de mieux. Je posais la main gauche contre la fenêtre en me souvenant qu'Edward l'avait tenue une bonne partie de la nuit. Même lors de mon sommeil sans rêves j'avais sentit sa présence, il était partit tôt dans la matinée laissant un vide inexplicable en moi, presque douloureux. Je souris à l'idée que désormais je vivrais sous le même toit que lui, c'était rassurant.

Alice vint se poster à mes côtés en me présentant deux hauts presque identiques, au hasard je pointait celui de droite, elle grimaça et jeta celui de gauche sur le lit avant de ranger celui de droite avec les vêtements non sélectionnés. Me prenait t-elle pour une poupée? Je m'en fichais, je lui sourit et elle me le rendit. Elle sortit de la pièce pour me laisser me changer, on avait très peu parler avec Alice, certainement parce que moi je ne savais pas quoi dire et qu'elle semblait mal à l'aise.

Je me changeais rapidement, abandonnant la l'immonde chemise d'hôpital et enfilant les vêtements qui sentaient le neuf. J'étais impatiente de sortir, de découvrir, ou plutôt de redécouvrir l'extérieur, la nature. Ma curiosité prenait le pas sur ma peur du noir et du vide qui sont en moi.

J'ouvris la porte pour qu'Alice revienne, avec elle il y avait Edward, il semblait énervé et inquiet. Je lui sourit, et il tourna la tête vers moi, sur son visage toute forme de colère et d'inquiétude avaient disparues, il me rendit mon sourire.

- Prête Bella? Me demanda t-il.

- Euh... Oui. Bafouillais-je.

Son visage si proche du mien m'enlevais toute capacité de réflexion, déjà depuis mon réveil je me sentais vide et incapable de réfléchir correctement, mais là, c'est comme si mon cerveau lui appartenait, comme si je lui avais offert les lèvres pour qu'il réponde à ma place. Il était si beau, à couper le souffle, et il me le coupait, littéralement.

Un contact me sortit de ma torpeur, Edward avait posé sa main sur ma tête et me dis en un murmure.

- Respire Bella.

Une impression de déjà vu s'imposa à moi, je souris, embarrassée, rougissante et le souffle court. Alice sortit et ferma la porte.

- On y va! Dit -elle d'une voix enjouée.

Je lançais un dernier regard vers ma chambre, enfin mon ancienne chambre, je ne pouvais rien y avoir oublié puisqu'en me réveillant dans cette pièce j'étais vide, je n'étais rien et ne possédais rien, j'étais un corps vide de tout sens. Pourtant la quitter m'inquiétais, c'était mon cocon je ne connaissais rien de l'extérieur, et maintenant que j'y étais confrontée j'étais inquiète. Pourtant je me laissais entrainer par Alice qui me prit la main et m'inciter à avancer. Nous longions le couloirs, lentement, je regardais les gens qui arpentaient les couloirs, infirmière, médecin et visiteurs. J'avais l'impression de tout découvrir, et pourtant tout semblait si naturel. Quelques minutes de marche et un ascenseur plus tard, nous atteignîmes la sortie, je suis persuadée que seule je ne l'aurais jamais trouvé, cet hôpital me semblait si grand.

Devant l'hôpital il y avait le grand brun baraqué, nommé Emmet par Alice, appuyé contre un 4x4 il réagit à notre présence.

- Bonjour Bella. Me dit-il.

- Bonjour... J'hésitais.

- Emmet. Ajouta-il

- Emmet. Répétais-je avec un sourire

Je montais à l'arrière avec Edward. Le voyage n'a pas été très long, je regardais le paysage inconnu défiler, certainement avec l'expression d'une enfant émerveillée sur les traits. Je regardais les rues, les bâtiments, sans les reconnaître. J'étais inquiète.

Quand le véhicule s'arrêta il y avait une grande villa blanche qui se dressait devants nous, je m'extirpais de la voiture en admirant la maison, ses baies vitrées.

- Viens. Me dit Edward en me tendant la main.

Nous nous approchions de la maison lorsqu'une femme en sortit, certainement Esmé. Entrainée pas Edward je m'approchais, elle avait un visage très doux, je m'approchais encore, une fois près d'elle elle me pris dans ses bras.

- Bienvenue Bella, je suis heureuse de te voir, je suis Esmé. Me dit-elle de la façon la plus douce et naturelle qui soit.

A l'instar de toute la famille elle aussi était vraiment très belle, elle portait la douceur sur son visage, une douceur aux yeux dorés.

Je repondit par un sourire, malgré toute sa gentillesse je n'étais pas tout à fait à l'aise, cependant je souriais en essayant de cacher mon appréhension.

Edward m'entraine à l'interieur de la villa, l'intérieur était magnifiquement décoré, instictivement mon regard vers un piano dans une pièce toute proche.

- Tu sais en jouer? Demandais-je à Edward

- Oui. Répondit t-il en souriant. Je t'en jouerais si tu veux. Ajouta t-il

J'acquiessais, impatiente.

- Aujourd'hui, s'il te plait.

- Tout ce que tu voudras.

Il était tellement gentil, mais, pourquoi? Déjà à mon réveil il été tellement proche, il avait l'air de tellement souffrir, et pourtant cette douleur était à peine visiblement à présent. Je compris que je pouvais lui faire confiance, plus qu'à n'importe qui d'autre. Et puis, il était tellement beau, tellement parfait, il avait toutes les qualités pour prétendre au titre d'ange. C'était mon ange.

Perdue dans mes pensées je ne vis même pas défiler la visite de la maison, je ne sortis de ma réverie que lorsque Edward me présenta une chambre, apparement la mienne. Au centre il y avait un immense lit, le montant était en fer noir, des roses de fer couraient le long des montant. C'est en arrivant dans cette chambre que je me rendis compte que la maison aussi avait un air de déjà vu, je connaissais toutes ces pièces, j'avais déjà entendu le son du piano et j'avais certainement déjà dormis dans ce lit.

- Je connais cet endroit. Anonçais-je fièrement

- Ca ne m'étonne pas que ce soit l'endroit qui t'ai le plus marqué. Dit-il en riant.

- Hein? Pourquoi? Qu'est ce qu'il c'est passé ici?

- Rien de bien important. Se renfrogna t-il.

- Si. Si ça me rappelle quelque chose c'est qu'il a du ce passer quelque d'important non? Insistais-je

- Non, ce n'est rien, une anecdote.

- Alors raconte la moi.

- N'insiste pas Bella, je ne dirais rien.

Je vis son visage se refermer, il n'exprimait plus que de la froideur. A cet instant il ressemblait vraiment à une statue. La situation me chagrina, je m'en voulais de l'avoir vexer, les larmes me montaient aux yeux mais je m'efforçais de les retenir. J'avais besoin d'explication.

- Edward? Accepterais tu au moins de répondre à une question?

- Laquelle? Dit-il d'un ton si froid qu'il me fit perdre ma contenance.

- Je... J'ai besoin de savoir ce qu'il c'est passé. Pourquoi j'ai perdu la mémoire... Dis-je à voix basse.

- Pourquoi c'est à moi de te le dire? Répliqua t-il

- Parce que personne n'a voulu m'en parler. Mais j'ai besoin de savoir. Et aussi, parce que je te fais davantage confiance à toi Edward qu'à toutes les autres personnes que j'ai vues depuis mon réveil.

J'essayais de le prendre par les sentiments, c'était mal je le savais, mais j'avais besoin de ces réponses, j'avais besoin de pouvoir à nouveau avoir des souvenirs, même s'ils n'étaient que des souvenirs de récupérations.

Son visage se mouva en une expression de tristesse. Je n'aurais pas du dire ça, je m'en voulais, rapidement je me promis de ne plus jamais recommencer. Il soupira.

- Tu as eu un accident de voiture, on ne connait pas exactement les circonstances mais le fait est que tu as été retrouvée dans une voiture en bas d'un ravin de plusieurs mètres de profondeur.

- J'étais seule?

Un court silence si fit sentir, il devait surement hésiter.

- Oui. Répondit-il finalement.

Cette explication me suffisait, je me laissais tomber sur le lit. Puis me relevais.

- Alors tout vas bien, la seule victime à déplorer c'est ma voiture! Dis-je d'une voix enjouée.

- Oui. Conclu froidement Edward, il semblait pensif.

Je trournais la tête et regardait pas la porte vitrée, le soleil était en train de se coucher, projetant des couleurs chaudes sur les épais nuages qui encombraient le paysage. Je jetais un regard à Edward, lui, me regardait moi.