Le Clan Maudit II: L'Amour Aveugle

Auteur: BlackVision

Beta-lectrice: COC

Disclaimers: Aucun des personnages de Bleach ne m'appartient.

Note : Je vous remercie pour vos reviews ! Ca me fait très plaisir =)


Chapitre 4 : Colère et Incompréhension

« Le capitaine Ukitake ne vous rendra pas visite aujourd'hui, » déclara le capitaine Unohana.

Byakuya montra un visage indifférent, mais au fond de lui il était déçu. Il passa donc une journée ennuyeuse ponctuée par un examen de ses yeux par le capitaine Unohana. Les résultats furent frustrants puisque la Shinigami ne trouvait pas de raison à sa cécité…

Assis sur son lit, le jeune homme soupira. Le temps lui avait paru tellement long aujourd'hui qu'il était presque certain qu'il faisait déjà nuit. Il se décida alors à se dévêtir afin de se coucher. Il retirait son haut de kimono quand il entendit la porte coulisser.

Quand Jûshiro vit Byakuya dans cette tenue il détourna la tête, rougissant légèrement.

« Entre, » dit Byakuya en se rhabillant.

« Désolé, j'aurais dû frapper… » Fit Ukitake confus.

« Ça ne fait rien. Mais on m'avait dit que tu ne viendrais pas aujourd'hui» Remarqua Byakuya.

« Je vais te laisser, la prochaine fois je préviendrai… » Répondit-il en se tournant vers la porte.

« Je ne disais pas cela pour que tu t'en ailles. En fait, ça me fait plutôt plaisir que tu sois là, » admit Byakuya en tournant le dos à Jûshiro. « Je ne reçois pas beaucoup de visites à part la tienne et celle de Rukia. »

Byakuya tenta de rester neutre malgré la tristesse qui l'envahissait. Sa famille n'avait pas fait le déplacement pour lui, s'inquiétant plus pour le clan que pour le jeune homme. En fait, il avait l'impression de n'être qu'un titre de noblesse… Dans ses pensées, il n'avait pas remarqué que Jûshiro s'était approché de lui et avait posé une main sur son épaule. Byakuya ne bougea pas.

« Je n'arrive plus à réprimer mes faiblesses. Je suis perdu à cause de tout celaEt si je ne retrouvais pas la vue ? Je ne pourrai pas rester toute ma vie sans savoir quoi faire… » Déclara Byakuya d'un ton monotone malgré ses paroles.

Ukitake étreignit Byakuya, conscient que celui-ci avait plus que jamais besoin de son soutien. Il avait l'impression d'être face à un enfant apeuré après un mauvais rêve. Même si le noble donnait l'impression de tout contrôler, Jûshiro savait que ce n'était absolument pas le cas.

« Je suis là, » murmura-t-il à l'oreille de Byakuya qui, surpris par l'étreinte, s'était raidi.

« Merci, » répondit le noble en se dégageant timidement des bras d'Ukitake. « Malgré ce qui s'est passé entre nous, tu es là… Pourquoi ? »

Byakuya faisait référence au fait qu'il avait repoussé Ukitake il y a quelques temps, malgré ses sentiments…

« Parce que je tiens à toi, » avoua le Shinigami.

Byakuya ne répondit pas, mais son cœur battait à tout rompre. Il s'éloigna de Jûshiro et se dirigea vers la fenêtre.

« Si seulement ce n'était pas si compliqué ! » Souffla Byakuya, toujours dos à Ukitake.

« Il n'y a rien de compliqué Byakuya, il suffit juste de savoir ce que tu veux… » Répondit Jûshiro.

« C'est justement cela le problème, » révéla le noble.

Ukitake soupira.

« Je n'attendrai pas éternellement Byakuya, » dit Ukitake doucement.

« Je suis désolé… »

« Cesse de te tirailler l'esprit… Occupe toi plutôt de ton cœur.»

Byakuya resta silencieux tandis qu'Ukitake se dirigeait vers la porte.

« Bonne nuit, » dit-il.

« Attends, » commença Byakuya hésitant. « J'aimerais que tu restes un peu… »

Jûshiro se mordit les lèvres et à contrecœur, il déclara :

« Réfléchis à ce que je t'ai dit, d'accord ? Je repasserai demain. »

Touché dans son orgueil, Byakuya ignora Jûshiro. Ce dernier savait qu'il avait bien agi, même si cela paraissait cruel. Byakuya devait méditer sur ses sentiments, et non lui demander d'être près de lui par peur de rester seul. Pourtant, le Shinigami avait envie de faire demi-tour et de rester auprès de Byakuya…


Quand Jûshiro revint le lendemain pour voir Byakuya, on lui indiqua qu'il était rentré chez lui. Le Shinigami se demanda alors s'il n'avait pas fait une erreur en l'ignorant ainsi. Il demanda alors conseil à son meilleur ami, qui lui recommanda de retourner le voir pour mettre les choses au clair une fois pour toute.

« Je trouve qu'il a assez réfléchi comme ça ! » Avait-il dit.

Jûshiro laissa tout de même passer quelques jours avant de se décider. N'envisageant pas de passer par la porte d'entrée (il se doutait que Byakuya refuserait toute visite), il passa directement par la fenêtre de la chambre comme il l'avait déjà fait autrefois. Mais ce qu'il n'avait pas prévu en arrivant sur le balcon, c'était que la fenêtre soit fermée. D'habitude le noble la laissait ouverte ! C'était donc qu'il ne voulait vraiment pas le voir…

« Si tu pousses un peu, tu verras qu'elle n'est pas verrouillée… »

Jûshiro sursauta et tourna la tête vers la voix. Byakuya était assis dans la pénombre, caché de la pleine lumière de la lune. Ukitake fut ravi de constater qu'il ne portait plus aucun bandage.

« Que viens-tu faire ici Jûshiro ? N'était-ce pas à moi de faire le premier pas ? » Déclara Byakuya ironiquement.

« Tu ne l'aurais jamais fait, tu as trop de fierté, » constata Ukitake sur le même ton. « Je crois qu'en fait, tu aimes qu'on vienne te chercher, même si je ne suis pas venu pour cela. »

Byakuya se releva et se dirigea vers Jûshiro.

« Et toi, tu aimes passer par ma fenêtre, » dit Byakuya perplexe.

Ukitake se mit à rire, vexant Byakuya dont les paroles n'avaient pas ce but.

« Tu aurais refusé ma visite sinon, » se justifia le shinigami.

Byakuya ne dit rien puisqu'il savait qu'il n'avait pas tort…

« Tu n'abandonnes jamais, on dirait… » Dit Byakuya.

« Pas quand je n'ai pas de bonnes raisons de le faire. »

« Même si je te demandais de partir ? » Demanda Byakuya.

« Tu n'as pas envie que je parte, car si je le fais, tu seras définitivement seul, » répondit Jûshiro.

Byakuya tiqua face à cette réponse blessante.

« Je ne veux pas de ta pitié, » cracha-t-il, perdant son calme. « Et puis d'ailleurs, je ne suis pas seul, j'ai ma famille, » mentit-il. Mais chaque mot prononcé lui faisait mal car c'était faux… Sa famille n'était pas là pour lui, elle veillait simplement à l'image noble qu'elle devait donner…Une seule personne était différente : Rukia, mais Byakuya ne lui avait jamais accordé son temps car il avait peur de s'attacher à la jeune fille qui représentait son passé en quelque sorte…

Jûshiro savait qu'il mentait, mais il ne souhaitait pas le contredire, de peur de le blesser à nouveau.

« Maintenant, j'aimerais que vous vous en alliez, Ukitake-senpai, » déclara Byakuya en insistant bien sur les marques de politesse pour mettre de la distance.

« Très bien, Kuchiki-kun… » Répondit Jûshiro avant de repartir à regret.

Jûshiro cachait sa fureur. Pourtant il était si en colère ! Contre lui-même, contre Byakuya, contre la situation… Pourquoi fallait-il que le noble se referme à chaque contrariété et adopte ce comportement enfantin et égoïste ? A cause de cela, il n'avait même pas pu aborder le point qu'il voulait et qui concernait une mission de Rukia en plus ! Tant pis, il n'attendrait pas l'avis de Byakuya pour envoyer la jeune fille sur Terre avec Ichigo… Ukitake sourit légèrement en songeant à l'agacement que ressentirait le noble en apprenant que Rukia se trouverait encore avec Ichigo… Ce sera sa vengeance…


Deux jours plus tard…

« Dîtes-moi… Où est Rukia ? » Demanda Byakuya à l'un de ses domestiques.

« Kuchiki-sama n'était pas au courant que Rukia-sama est en mission sur Terre ? »

Le visage de Byakuya se figea sous une colère inconsciente, car il était blessé du fait que Rukia ne l'ait pas prévenu pour cette fois-ci. Mais en y pensant… Elle ne l'avait jamais fait ! C'était toujours le Capitaine Ukitake qui s'en chargeait… Le noble serra les poings. Il ne l'avait pas prévenu et Rukia, par habitude, ne l'avait pas fait non plus… C'était logique… Mais agaçant aussi…

Byakuya s'ennuyait chez lui. Il ne recevait plus les visites de Jûshiro et n'avait d'ailleurs aucune envie d'en recevoir. Le noble se leva du tatami et se dirigea vers la porte. Mais étrangement, son pied buta sur quelque chose. Byakuya se pencha et ramassa l'objet. Il s'agissait de son Zanpakutô.

'J'ai bien cru que tu m'avais oubliée Byakuya…'

Le jeune homme fut pris d'un vertige qui le força à se rassoir sur son futon. C'est alors que le décor autour de lui sembla changer, comme si la toile noire qu'il voyait constamment se peignait de mille et une couleurs. Était-il en train de retrouver la vue ? Évidement que non mais il connaissait bien cet endroit où il était à présent : au plus profond de lui-même, le seul lieu où il pouvait communiquer avec elle.