Rédemption
Résumé : Edward, vampire malgrè lui, survi dans notre monde aux dépends des criminels qui croisent sa route. Désabusé, il erre sans but dans Seattle lorsqu'une rencontre fortuite l'aménera à chercher les réponses qui donneront sens à son existence.
Disclaimer : Tous les personnages sont la propriété de Stephenie Meyer, je les emprunte et les modifie au grès de mes envies pour leur faire vivre de nouvelles aventures.
Notes de l'auteur : Je remercie ma fidèle Beta KaoriSolaris pour ses conseils judicieux.
Je remercie également les fidèles lectrices (elles se reconnaîtront)qui me suivent et m'encouragent à poursuivre cette Fic, merci pour votre soutien et votre patience. Ils vous en faut car je ne suis pas très rapide dans l'écriture ! Merci aussi à tous les anonymes qui passent par là.
Bonne lecture!
_____Chapitre 4 : Réveil difficile. _____
Où suis-je ? Je regarde en l'air, le plafond blanc en tablettes de contreplaqué agencées sur une structure en aluminium ne me dit rien du tout ! Autour de moi, des murs d'un ton beige défraîchi, une petite porte en bois vernis donnant probablement sur un placard et une seule fenêtre sur ma droite, par laquelle la lumière du jour peine à entrer au travers d'une hideuse tenture marron. Je suis allongée sur un lit au matelas trop dur, les draps de coton sont rêches et frottent désagréablement la peau de mes jambes nues. Je ne porte sur moi qu'une simple blouse fermée dans le dos, blanche, avec de petits motifs bleus délavés répétitifs. Une odeur de détergent aseptisé me prend au nez ! Je ne supporte pas cette odeur, des souvenirs refont surface, une chambre impersonnelle, ma mère allongée dans un lit trop grand qui lutte contre le cancer qui la ronge. L'hôpital ! Oui bien sûr, je me trouve dans un hôpital. Pas question que je reste dans cet endroit ! Un regain d'énergie afflue en moi. Je me lève et mes pieds nus rencontrent un sol froid en matière synthétique. Cette sensation détestable m'incite à me hâter hors de cette pièce. J'ouvre la porte et me retrouve dans un couloir étonnamment sombre et vide, la matinée doit être bien entamée pourtant ! Je longe le mur sur ma droite en direction d'une lueur verte qui s'échappe de l'encablure d'une porte quelques mètres plus loin. Lorsque je l'atteins, c'est un nouveau couloir tout aussi sombre que le précédent, la lumière verte du signal d'évacuation d'urgence excepté, avec des portes fermées tout le long. Comment m'y retrouver dans ce dédale sans aucune indication et sans personne à qui demander de l'aide ? Une boule d'angoisse prend naissance dans ma gorge lorsque tout à coup, un bruit de pas se fait entendre derrière moi !
Soulagée, je fais demi-tour et me précipite vers l'endroit d'où viennent ces sons, je passe l'angle du couloir et bute contre un homme vêtu d'un jeans déchiré aux genoux et d'une veste en cuir noire toute usée. En relevant les yeux, je sais déjà ce que je vais découvrir, deux prunelles bleues délavées enfoncées profondément dans les orbites sombres d'un visage mal rasé, barré d'une cicatrice qui dessine un rictus mauvais sur le coin gauche de la bouche. Le troisième homme ! Celui qui s'est enfui hier soir, cette fois, c'est la terreur qui s'empare de moi. Je me retourne et commence à courir de toutes mes forces vers la direction opposée, je m'engouffre dans le couloir sombre et essaye d'entrer dans la première chambre que je trouve. La porte est fermée ! J'essaye les suivantes, fermées aussi ! Je me remets à courir vers le fond de ce long tunnel et je vais cogner contre le double battant du fond qui s'ouvre sous mes assauts. C'est la cage d'escalier, je commence à descendre les marches quatre à quatre, mais des sons de pas se rapprochent derrière moi ! Les numéros des étages défilent sous mes yeux. J'arrive finalement au zéro. J'appuie fermement sur la barre anti-panique du système de fermeture de la porte, rien ne s'ouvre ! Les bruits sourds de mon poursuivant sont de plus en plus intenses. J'essaye à nouveau d'ouvrir mais sans succès et déjà, l'homme est derrière moi ! Je prends mon courage à deux mains et mobilise toute l'énergie qu'il me reste pour me retourner afin de lui faire face. Hors de question de me laisser faire sans me défendre. Une dernière inspiration, je pivote poing serré et levé, prête à frapper…
- Tout va bien, calmez-vous !
- Que !
Ce n'est pas cet homme ! Stupéfaite, je contemple l'apparition de l'autre soir qui se matérialise à nouveau sous mes yeux. Mon « ange » au regard sombre et aux traits parfaits.
- Que faites-vous là ? Parvins-je à bégayer.
Aucune réponse, à la place il se penche vers moi, lèvres entrouvertes et il fait taire toutes mes protestations en m'embrassant fougueusement. Complètement déstabilisée par ce baiser, je tente de remettre de l'ordre dans mes idées et j'essaye de ne pas me laisser envahir par le désir sourd qui est en train de se frayer un chemin en moi. Je pose mes mains sur son torse et le repousse avec le peu de détermination qu'il me reste. Il s'écarte alors de moi et immédiatement je ressens un vide immense. Je lève les yeux vers son visage et j'aperçois alors une lueur menaçante qui traverse son regard. Un petit sourire étire le coin de ses lèvres, brusquement, il se jette sur mon cou et y plante ses dents !
- Non !
- Bella ! Ca va ?
En un sursaut, je me redresse et j'ouvre les yeux ! Je suis toujours dans ce lit d'hôpital, même plafond, mêmes tentures marrons hideuses et même odeur de Déthol. C'était un cauchemar, rien qu'un cauchemar ! Charlie se penche vers moi et place sa main froide sur mon front.
- Ma chérie, ça va ? Que se passe-t-il ?
Je sens l'anxiété dans sa voix moins assurée qu'à l'habitude et je peux également la lire au pli qui se forme entre ses deux sourcils. Il doit avoir passé une nuit affreuse, car de grands cernes se marquent sous ses yeux. Inutile d'ajouter à son inquiétude, j'essaye de lui répondre de la manière la plus neutre possible.
- Ca va, papa, ne t'en fais pas, c'était juste un mauvais rêve.
- Ne t'en fais pas, ne t'en fais pas ! Marmonne-t-il. As-tu la moindre idée de ce que je viens de vivre ? Oh Bella, j'ai eu tellement peur, je suis venu le plus vite possible et ce n'est que lorsque je t'ai vue endormie dans ce lit que je me suis un peu calmé !
- Papa, je vais bien je t'assure !
Ma voix se brise au milieu de ma phrase et je ne parviens pas terminer. Charlie passe alors ses bras autour de mes épaules et commence à me bercer comme il le faisait lorsque j'étais une petite fille. Et là, je m'abandonne complètement, les larmes que j'ai retenues depuis hier soir, se remettent à couler à flots.
Pendant quelques minutes, nous restons ainsi l'un contre l'autre, je n'ose pas bouger ni parler, de peur que ce moment disparaisse, il est tellement rare que Charlie se défasse de son habituelle retenue pour laisser apparaître ce qu'il ressent. Par ce côté, nous sommes bien semblables tous les deux, toujours avoir le dessus sur nos émotions, tout doit être « Under control » comme j'aime me le répéter lorsque je me trouve prise au dépourvu ! Pour une fois, en cet instant, cela fait du bien de se lâcher un peu afin d'évacuer toute la tension accumulée. Sentant que je retrouve mon calme, mon père s'écarte de moi et reprend là où mes pleurs l'ont coupé.
- Je suis tellement désolé Bella, pour tout ce qui s'est passé et pour Jessica…
- Non, arrête ! Je ne veux pas en parler. Sa famille doit être si triste !
- C'aurait pu être toi, continua-t-il. J'en suis malade, rien que d'y penser, j'ai des envies de meurtres. J'ai toujours dit que c'était une mauvaise idée de t'installer ici à Seattle, dans les grandes villes, on ne rencontre que des problèmes.
- Papa, arrête ! Tout ça pouvait arriver n'importe où ! C'est la malchance qui nous est tombée dessus. Et puis, je ne pouvais pas rester éternellement à Forks, tu sais très bien qu'il n'y a qu'ici que j'ai trouvé la possibilité de faire mon doctorat en biologie moléculaire, sans partir à des milliers de kilomètres !
- Bon, n'en parlons plus pour l'instant, mais tu vas revenir avec moi et on pourra discuter de tout ça plus calmement, lorsque tu seras remise. Le médecin qui t'a examinée, dit que tu peux quitter l'hôpital, apparemment tu n'as pas de commotion, juste un gros coup sur la tête. Il a également laissé une ordonnance pour des antidépresseurs et un numéro de téléphone chez un psy, en cas de besoin, m'indique-t-il en faisant la grimace !
Je réponds à sa grimace par la même expression en levant les yeux au ciel ! Hors de question que je m'abrutisse avec des médicaments pour échapper à la réalité. Quant à l'idée d'aller consulter un psychologue ou un psychiatre, n'y pensons même pas !
- Alors allons-y ! Où sont mes vêtements ?
- La police les a pris, répond-il gêné, ils n'ont laissé que tes chaussures ! Heureusement que je suis passé à ton appartement quand tu dormais pour t'en prendre d'autres ! Me dit-il en tendant un sac de toile avec mes affaires.
- Pourquoi ?
- Bella, il y eu meurtres ! Ils doivent rassembler le plus d'éléments possibles pour pouvoir débuter leur enquête…Á ce propos, il faut que tu saches qu'on ne peut pas partir immédiatement, je les ai retenus autant que possible, mais des inspecteurs veulent t'interroger à propos de ce qu'il s'est passé.
- Je me disais bien que je ne pourrais pas y échapper, mais j'avoue que je ne me souviens pas vraiment de tout ! Je vais m'habiller, tu peux les faire patienter encore un peu s'il te plait, et puis ensuite je vous rejoins qu'on en finisse !
Je me lève et prends mes vêtements tandis que Charlie quitte la chambre. J'enfile mes habits en toute hâte et essaye de remettre de l'ordre dans mes idées, on verra bien ce qui me revient quand ils m'interrogeront. Un dernier coup d'œil dans le miroir placé au-dessus du petit lavabo pour savoir si je suis présentable et je vais ouvrir la porte. Dans le couloir, deux hommes discutent avec Charlie, à mon arrivée, ils se tournent vers moi tous les trois.
- Voici les inspecteurs Harris et Parker du Commissariat de la Circonscription Est de Seattle, ils vont te poser quelques questions à propos de la soirée d'hier.
L'homme le plus âgé des deux, un peu rondouillard, vêtu d'un blazer gris foncé, s'avance vers moi en me tendant une main aux doigts boudinés.
- Inspecteur Harris de la criminelle, bonjour mademoiselle Swan, pouvons-nous rejoindre votre chambre afin de procéder à votre interrogatoire ?
- Interrogatoire ? Reprends-je étonnée, en lui rendant sa poignée de main.
- Veuillez m'excuser, mademoiselle Swan, c'est le terme officiel utilisé, mais nous voulons juste connaître votre version des faits. Comprenez que la famille de mademoiselle Stanley désire obtenir des réponses à leurs interrogations.
- Oui bien sûr, acquiesce-je, allons-y !
L'inspecteur Harris m'emboîte le pas, suivi de l'inspecteur Parker, homme plutôt jeune, à peine vingt-cinq ans à mon avis, aux cheveux noirs coupés courts, yeux bleus foncés, plutôt agréable au regard, mais qui semble mal à l'aise dans son costume trois pièces bleu marine. A-t-il remis un costume de cérémonie de mariage me demande-je, tout en continuant à l'observer discrètement ? Entrés dans la chambre, je constate qu'il n'y a qu'une chaise et une petite table, spontanément, je m'installe en tailleur sur le lit et l'inspecteur Harris prend place sur le siège, alors que le jeune inspecteur Parker se plante debout derrière son partenaire, calepin à la main, prêt à retranscrire tout ce que je vais leur dire.
- Bon, commençons par le début, racontez moi votre soirée.
- Nous sommes allées Jessica et moi assister au concert des Kings Of Leon et puis à la fin du spectacle, nous sommes rentrées à pied comme on le fait chaque fois. En chemin, nous avons eu l'impression d'être suivies et Jessica nous a entraînées dans cette ruelle pour prendre un raccourci !
Avec le recul, je me rends compte à quel point c'était idiot me dis-je, mais quand elle a une idée en tête, difficile de l'en faire changer…quand elle « avait» ! Je n'arrive toujours pas à concevoir qu'elle n'est plus là. Ce n'était pas ma meilleure amie, mais nous nous connaissions depuis le lycée à Forks et lorsque que nous nous étions retrouvées toutes les deux dans cette ville, nous nous étions un peu rapprochées et de temps à autre, nous organisions une petite soirée entre filles, comme hier soir ! Un cliquetis énervé me ramène à la réalité, l'inspecteur Harris s'impatiente pour connaître la suite de mon récit, en tapant sa chevalière sur le bord de la table. Quel grossier personnage ! Me fais-je comme réflexion, en levant les yeux vers son partenaire. Celui-ci me fait un petit sourire désolé, mais ne dit rien ! Je reprends donc là où je me suis arrêtée.
- Quand nous sommes entrées dans la ruelle, nous avons constaté que trois hommes nous suivaient, ils nous ont contournées rapidement et barré la route. Je crois que c'est le petit blond qui a pris la parole et qui nous a dit : « c'est votre jour de chance ! » Ensuite, il a tendu la main pour attraper les cheveux de Jessica et je me suis interposée. C'est à ce moment là qu'il m'a bousculée violemment et que je suis tombée contre le mur en me cognant la tête, ensuite, je crois bien que j'ai perdu connaissance, car je ne me souviens plus de rien !
- Plus aucun souvenir, comme c'est pratique ! S'exclame ironiquement Harris. Vous devez quand même pouvoir me donner une explication sur la façon dont votre amie et deux autres hommes ont perdu la vie ?
- Non, je suis désolée, quand j'ai repris connaissance, la police était sur les lieux, mais j'ignore ce qu'il s'est passé !
Petit mensonge par omission il est vrai, mais pour l'instant, inutile de me faire passer pour une folle en racontant une histoire que je ne m'explique pas moi-même et pour laquelle j'ignore encore si elle est réelle ou simplement le fruit de mon imagination perturbée.
- Auriez-vous le souvenir d'un quatrième homme par hasard ?
Le ton inquisiteur de cet Harris commence sérieusement à me taper sur les nerfs et j'espère que le rouge qui envahit mes joues en ce moment, sera interprété comme un signe de mon énervement et non pas comme un aveu d'un quelconque mensonge. Toutefois, sans le savoir, cet inspecteur me donne ici une confirmation sur une des questions qui me taraudent, il y avait un autre homme ce soir là !
- Un quatrième homme ! Je vous ai dit qu'ils étaient trois ! Gronde-je sur le ton le plus outré que je puisse employer.
- Le témoin qui a appelé les secours a parlé de quatre individus mademoiselle, mais il est vrai que dans une ruelle sombre, on peut se tromper ! Toutefois, je voudrais avoir votre explication sur le décès de deux de vos agresseurs ?
- Je n'en ai aucune, rétorque-je sur un ton sec. C'est un comble, voilà qu'il me parle comme à une coupable alors que je suis la victime !
- Ecoutez mademoiselle, nous devons absolument savoir dans quelle direction commencer nos recherches, il y a encore un ou deux de vos agresseurs qui circulent dans la nature, vous ne voudriez pas qu'ils s'en reprennent à vous, non ?
Cette fois, je donnerais tout pour que cet entretien se termine afin que je puisse rentrer chez moi, mais il semble que cet Harris n'est pas prêt à lâcher le morceau. J'essaye de trouver un moyen de mettre fin à cette conversation lorsque trois coups secs sont frappés sur la porte de ma chambre.
- Entrez, lance-je d'une voix claire.
Un homme charmant entre d'un pas assuré dans la chambre et interpelle l'inspecteur Harris en sortant une plaque de la poche intérieure de sa veste dernier cri.
- Agent James Hunter du bureau fédéral d'investigation de l'état de Washington, affirme-t-il, en montrant son insigne, je reprends cette affaire en main inspecteur, vous serez bien aimable de faire parvenir les documents et les pièces à conviction, à mon bureau s'il vous plaît ?
- Je ne comprends pas, rétorque Harris, pourquoi le FBI se mêle-t-il de cette affaire ?
- Voyez ça avec vos supérieurs, dès à présent, je vous demande de bien vouloir cesser d'importuner mademoiselle avec vos questions, je me charge de la suite ! Au revoir messieurs. Ajoute-t-il d'un ton sans appel.
Tout en parlant, il se tourne vers moi et me décoche un sourire malicieux. En comparaison avec « l'effacé » jeune inspecteur Parker, cet agent Hunter semble extrêmement sûr de lui et il dégage une beauté un peu sauvage. Lorsqu'il me sourit, de petites rides se forment aux coins de ses yeux d'un bleu intense comme l'océan. Le sérieux de son costume classique parfaitement taillé, du sur-mesure songe-je, contraste avec ses cheveux blonds courts, habilement hérissés en tout sens. Je dois dire qu'il tombe à pic cet inspecteur Hunter, car je ne savais plus quoi dire à ce Harris ! Je me lève pour le saluer, alors que les deux inspecteurs quittent la pièce l'air penaud en me faisant un petit hochement de la tête en guise d'au revoir.
- Bella Swan ! Dis-je, en lui tendant la main. Je crois que je n'ai pas compris tout ce qui vient de se passer ? Ajoute-je un peu hésitante.
- Mademoiselle Swan, répète-t-il en s'inclinant légèrement, agent Hunter, je suis chargé de reprendre cette enquête. Je vais prendre connaissance du dossier. Je vous propose que nous fixions un rendez-vous ultérieur pour que vous puissiez compléter les informations qui me seront utiles. J'imagine que vous avez envie de rentrer chez vous, et je peux peut-être vous conduire, si vous le désirez ?
- Ce ne sera pas nécessaire merci, mon père m'attend ! De plus, je n'ai pas l'intention de rentrer dans mon appartement, je souhaite retourner à Forks.
- Pas de problème, mais je voudrais une adresse où je peux vous joindre car je vais probablement avoir besoin de vous pour avancer dans l'enquête. De plus, si le moindre élément vous revient en mémoire, vous serez bien aimable de me contacter à ce numéro s'il vous plaît ! Il me tend sa carte et se dirige vers la porte. En sortant, il se retourne avec un sourire charmeur et me lance :
- Au plaisir de vous revoir mademoiselle Swan !
Dans un premier temps soulagée d'être libérée, je commence quand même à me demander pourquoi c'est un agent du FBI qui va maintenant mener l'enquête, je pensais que le Bureau Fédéral d'Investigation n'intervenait que lorsqu'une affaire dépassait les limites d'un état. Je me précipite alors derrière lui pour poser la question, mais en sortant, je tombe sur Charlie qui attendait dans le couloir en trépignant d'impatience.
- Ah, enfin ! S'exclame-t-il. Qui est cet homme qui vient de quitter ta chambre ?
- C'est un agent du FBI, agent Hunter, je crois ! C'est lui qui reprend l'affaire.
- Le FBI, mais pourquoi ?
- J'espérais bien que tu pourrais m'éclairer là-dessus justement ! De toute façon, il doit me recontacter, alors je lui poserai la question. Peut-on rentrer à la maison maintenant ?
- Quand tu dis à la maison, tu veux dire… à Forks ?
Il prend un air détaché, mais ses yeux m'implorent, je ne le fais pas languir plus longtemps, je sais qu'il lui est difficile de reconnaître que je lui manque.
- Oui, à la maison c'est à Forks, tu le sais bien ! Et un grand sourire fend son visage anxieux.
Merci pour votre lecture, si vous le souhaitez, vous pouvez laisser un petit commentaire. Sinon, n'en laissez pas et merci beaucoup pour votre visite ! J'espère vous retrouver pour le chapitre 5.
