Bonsoir !
Je passe en coup de vent poster ce chapitre. Un tout grand merci pour vos reviews qui m'ont fait extrêmement plaisir.
Un immense merci à Marjorie qui prend le temps de me corriger.
Bonne lecture !
La nuit qui avait suivi ce gala avait été terrible pour moi. Je ne comprenais pas la cruauté d'Edward. Certes, je n'avais pas été très sympathique avec lui. Mais il avait été d'une méchanceté ignoble de sous-entendre que c'était grâce à mes parents, et surtout à leur mort que j'avais pu accéder à autant de choses. Il connaissait parfaitement mon passé, comme le reste du monde, et je ne voyais pas l'intérêt de me le jeter en pleine face.
J'avais donc passé la nuit à ressasser ce qu'il m'avait dit, en proie à une de mes trop nombreuses crises de doute.
La fin de la semaine avait défilée. Je m'étais rendue tous les soirs à des soirées différentes en l'honneur de différentes associations et j'avais été soulagée de constater qu'Edward Cullen n'avait assisté à aucune d'entre elles.
Le lundi matin, je me rendis à l'aéroport de Los Angeles afin de prendre l'avion, direction New York où se déroulerait une série de nouveaux galas et soirées.
J'attendais tranquillement dans la salle d'embarquement. Je sentais le regard des gens sur moi, mais ils ne venaient que peu m'importuner, ce qui me soulageait. Je n'étais définitivement pas à l'aise avec la célébrité.
Ayant envie de me dégourdir les jambes, je me levais, me rendant vers la librairie la plus proche. Je flânais dans les rayons, regardant ci et là quelques livres, mais s'en avoir pour but d'acheter. Après une dizaine de minutes, je décidais de regagner mon siège.
Au moment où je passais la porte pour sortir de la librairie, un grand panneau publicitaire attira mon attention. Et pour cause, mon visage se trouvait dessus. Celui d'Edward Cullen également. On nous voyait tous les deux côte à côte penchés l'un vers l'autre alors qu'il portait la petite fille qui s'était perdue. Sur la photo, on semblait très complice, d'autant que je lui adressais un grand sourire. Le journal people avait titré : Isabella Swan et Edward Cullen : y aurait-il de l'amour dans l'air ?
Je sentis la colère m'envahir. C'est pour cela que je refusais tout contact avec les autres célébrités. Directement, on nous inventait des histoires ensemble et nous perdions toute vie privée.
Soudain, une voix m'interpella, me sortant de mes noires pensées :
-Bella ? Bella Swan ?
Je me retournais vivement. Se tenait devant moi une jeune femme que je reconnus immédiatement : Alice Cullen. Elle me souriait gaiement, apparemment ravie d'être tombée sur moi.
-Alice, lui fis-je, souriant à mon tour. Je suis contente de te voir !
J'étais sincère. Même si son frère m'insupportait, j'avais beaucoup aimé Alice.
-Moi aussi ! Tu prends l'avion ?
-Oui, je vais à New York pour les deux prochaines semaines avant de revenir à LA. Et toi, tu vas où ?
-Je vais également à New York ! Fit-elle avec enthousiasme. Je ne sais pas si Edward te l'a dit, je suis styliste et il y a pas mal de défilés à New York en ce moment.
Je la regardais un instant, me demandant ce que son frère avait pu lui dire sur moi.
-Honnêtement, je ne m'entends pas très bien avec ton frère, lui dis-je, souhaitant que tout soit clair entre nous avant que nous ne devenions davantage amies.
A ma grande surprise, elle rit :
-C'est effectivement ce qu'Edward m'a fait comprendre. Mais ce n'est pas ça qui va nous empêcher de nous côtoyer et peut-être de devenir amies, n'est-ce pas ? Me demanda-t-elle, une pointe d'anxiété cette fois dans la voie.
-Non, bien sûre que non, m'empressais-je de lui répondre.
Après cela, tout sembla plus simple. On parla longuement de tout et de rien, elle me raconta son histoire avec Jasper, m'apprit qu'il était déjà rentré à Harvard pour ne pas rater trop de cours et m'interrogea alors sur Harvard. Nous nous installâmes ensemble dans l'avion. Le voyage se passa très bien, entre sieste, rires, film et discussions.
Lorsque je sortis de l'avion, j'avais l'impression de connaître Alice depuis toujours.
-Comment rentres-tu à New York ? L'interrogeais-je alors que nous attendions nos bagages.
Je pensais éventuellement lui proposer de partager un taxi avec moi.
-Edward vient me chercher, m'apprit-elle. On peut te déposer quelque part ?
Aussitôt je me refermais ce qu'Alice ne manqua de remarquer, comme en témoigna son froncement de sourcil.
-Non, c'est gentil. Ca va aller.
-Ton chauffeur vient te chercher ? Me demanda-t-elle.
Je ne savais pas quoi lui répondre. En réalité, Henri était mon chauffeur pour m'accompagner aux soirées mondaines. Sinon, je me débrouillais toujours seule.
-Je n'ai pas de chauffeur, lui dis-je finalement. Je vais prendre un taxi, ce sera parfait.
-Mais non, fit Alice, on te dépose là où tu loges.
-Je t'assure que ça va aller, refusais-je.
Je ne tenais pas du tout à passer encore un moment en compagnie d'Edward.
Alice n'insista pas davantage.
Nous récupérâmes finalement nos bagages. Juste avant de passer les portes de sortie, on s'échangea nos numéros, se promettant de s'appeler et de se voir dans la semaine.
On passa les portes. Alice se mit à scruter la foule à la recherche de son frère. Elle ne mit pas longtemps à le repérer, il était un peu à l'écart de la foule, portant des lunettes noires, appuyé de façon décontractée contre un mur. Je repérais aussi à quelques mètres des paparazzis.
Alice se tourna vers moi, me sourit et me dit :
-Tu es certaine que tu ne veux pas qu'on te dépose quelque part ?
-C'est vraiment adorable de ta part, mais je ne veux pas vous gêner et je ne suis pas certaine que Edward apprécierait ma compagnie.
Elle haussa les sourcils puis eut un mouvement désinvolte de la main.
-J'imagine que je n'arriverai pas à te convaincre. Alors, je te dis à très bientôt, je vois qu'Edward commence à s'impatienter.
On s'embrassa rapidement puis Alice s'éloigna vivement en direction de son frère.
Au moment où j'allais me détourner à mon tour, je restais figée sur place.
Edward et Alice m'offraient un spectacle des plus inattendus, surtout venant de la part d'Edward. Ils se serraient dans leurs bras. Ils semblaient ravis de se revoir, comme s'ils avaient été séparés depuis des mois. Edward sourit tendrement à sa sœur et l'embrassa sur les deux joues. Il me sembla tout d'un coup bien loin de l'être abominable que j'avais rencontré quelques jours auparavant.
Je me détournais alors vivement, courant presque pour mettre le plus de distance entre eux et moi.
J'arrivais rapidement à la file qu'il fallait faire pour les taxis et me mis dedans. J'attendis un peu puis je fus rapidement dans le taxi qui m'emmena vers New York.
Lorsque le taxi me déposa devant l'hôtel, Le Pierre, je fus impressionnée par le charisme que dégageait l'hôtel.
En fait, je n'avais pas choisi l'hôtel, c'était les organisateurs des galas qui réservaient les hôtels afin de rassembler les invités pour faciliter l'organisation. Ils en changeaient chaque année, pour varier et je fus heureuse de constater que l'hôtel se trouvait juste en face de Central Park, où j'adorais aller me promener quand j'étais à NY.
Je fis rapidement le tour de ma chambre, puis sans même prendre la peine de défaire mes valises, je m'allongeais sur le lit et m'endormis presque instantanément, épuisée par le long voyage que je venais de faire.
Lorsque je m'éveillais, le soir était tombé. Je regardais l'heure et constatais qu'il était déjà 8h30. J'avais faim mais aucune envi de dîner au restaurant de l'hôtel. Je pris alors une douche rapide, j'enfilais un jean et un pull et sortis de ma chambre.
Je me rendis aux ascenseurs. Un d'entre eux arriva au bout de quelques secondes. Au moment où les portes se refermaient sur moi, quelqu'un cria « Attendez ! » et mit sa main entre les deux portes pour les empêcher de se refermer. Instantanément, les portes se rouvrirent et j'eus un hoquet de stupeur.
Se tenait devant moi, dans toute sa splendeur, Edward Cullen.
En espérant que vous avez aimé...
A bientôt,
Auxane
