Tout d'abord, un tout grand merci pour vos très nombreuses reviews qui m'ont fait extrêment plaisir. Merci également à Marjorie qui m'apporte une aide précieuse.
Voici le nouveau chapitre !! J'ai eu du mal à l'écrire alors j'espère sincèrement que vous allez l'aimer...
Bonne lecture
Il me regarda, abasourdi. Au moins, il avait l'air tout aussi étonné que moi.
Puis, la surprise passée, il fit un pas pour entrer dans l'ascenseur. Aussitôt, refusant d'être coincée dans un tel endroit avec lui, je le contournais pour sortir de l'ascenseur, décidée à prendre les escaliers.
Pourtant, anticipant ma réaction, il m'attrapa par les épaules, m'obligea à reculer jusqu'à ce que mon dos touche son torse puis il se pencha et dit à mon oreille :
-Ne sois pas ridicule, Isabella.
Je tentais de me dégager mais il me tenait fermement, attendant visiblement que les portes de l'ascenseur se ferment pour me lâcher.
Mais c'était mal me connaître. Il voulait m'empêcher de sortir de l'ascenseur ? Très bien, mais dans ce cas, j'allais empêcher l'ascenseur de fermer les portes !
J'avançais une de mes jambes, la plaçant entre les deux portes de l'ascenseur, ce qui empêchait la fermeture des portes.
-Lâche-moi ou nous ne sortirons jamais de cet ascenseur, lui fis-je.
Je le sentis secouer la tête et émettre un petit rire désabusé.
-Ce que tu es têtue ! Tu me détestes au point de ne pas pouvoir partager un ascenseur avec moi ? C'est plutôt puéril comme réaction.
Le ridicule de la situation me frappa alors.
-Très bien, dis-je, lâche-moi et nous pourrons enfin descendre dans l'ascenseur.
Je soulignais bien le « dans » pour qu'il comprenne que ce petit jeu avait assez duré.
Il me lâcha, et quelques secondes plus tard, les portes de l'ascenseur se refermaient doucement sur nous.
-Eh bien, tu vois quand tu veux, dit-il ironiquement.
Je me retournais, déjà furieuse pour lui dire ce que je pensais de lui, mais il ne m'en laissait pas le temps.
-Oh non, tu ne vas pas recommencer ton petit discours de Miss Parfaite. J'ai parfaitement compris ton opinion sur moi l'autre jour, fit-il âprement. On ne va pas remettre le couvert !
- Tu es d'une arrogance ! Ne pus-je m'empêcher de dire.
Là, ce fut la goutte d'eau qui fit déborder le vase. Je vis son regard ironique devenir dur comme de la pierre.
-Tu ne peux pas t'en empêcher, n'est-ce pas ? Tu prétends être quelqu'un de formidable, de gentil, d'attentif à tout, mais dès que quelque chose ne te convient pas, tu montres ta véritable personnalité, ta méchanceté. Oh oui, tu as même réussi à embobiner ma sœur. Je t'avais bien cernée, tu es une fille à Papa. Félicitation ! S'exclama-t-il en applaudissant, sans joie aucune. Tu tires parfaitement profit de la mort de tes parents.
Sans même que j'y pense, la claque fendit l'air, et sous la violence de mon geste, sa tête tourna.
Aussitôt horrifiée par mon geste, je reculais d'un pas. Mais il m'attrapa par les poignées, me ramenant à lui rudement.
Sans aucune douceur, il attrapa mon menton, m'obligeant brutalement à relever la tête vers lui. Soudain, il écrasa ses lèvres contre les miennes, sans que je comprenne quoique se soit. Son baiser était dur et terrible. Il semblait vouloir me punir. Immédiatement, je tentais de le repousser, inutilement. Il n'avait pas le droit de faire ça, d'envahir ainsi mon intimité, de m'agresser presque physiquement. Il avait les mots pour me montrer à quel point il m'exécrait, pas ça. Pas ce moyen. Mais je savais qu'il me faisait payer le prix pour ce que je venais de lui dire, peu importe à quel point j'allais en ressortir humiliée. J'avais été trop loin et il me montrait que lui aussi pouvait aller loin.
Cette idée me fit paniquer et je sentis mes yeux me piquer. Bientôt les larmes coulèrent sur mes joues.
Sa langue essayait de forcer l'entrée de ma bouche mais je rassemblais toutes mes forces pour m'y opposer.
Soudain, le ding de l'ascenseur se fit entendre, nous indiquant que nous étions enfin arrivés. Il me repoussa vivement, comme s'il se réveillait d'un autre monde.
En voyant mon visage défait et effrayé, il sembla réaliser quelque chose.
Pourtant, il ne dit rien, se contentant de me bousculer pour sortir de l'ascenseur.
Puis à mi-chemin, il se retourna, me regarda avec indifférence et me balança :
-Tu vois, Bella, les filles comme toi n'ont que ce qu'elles méritent.
Cette ultime phrase eut l'effet d'un coup de massue. C'était presque pire que le baiser forcé que l'on avait partagé.
Prenant conscience que tout le monde dans le hall de l'hôtel me regardait, je courus presque jusqu'à la sortie, cherchant à m'échapper de cette atmosphère étouffante.
Pendant plus de deux heures, je marchais et marchais, sans but particulier, essayant de penser le moins possible. Je ne voulais pas faire face à la réalité maintenant, je ne voulais pas prendre conscience du poids qui s'était abattu dans ma poitrine, m'empêchant de respirer correctement.
Pourtant, lorsque je revins à l'hôtel vers 23h, la réalité me frappa : Edward se tenait en compagnie de deux autres hommes et riait à gorge déployée. Il se tenait à quelques mètres de moi, heureux.
C'était tout ? Il avait déjà oublié. Pour moi, ça avait été un vrai traumatisme, et j'avais pris des heures à calmer l'angoisse qui m'avait envahie. Lui, avait simplement rejoint des amis et passé une bonne soirée.
Cette idée m'écœura, au point que je me précipitais vers la poubelle la plus proche pour y vider mon estomac pourtant peu rempli. En effet, je me mis à vomir de la bile sans pouvoir plus m'arrêter.
Pourquoi me m'étais-je dans un tel état ? Je savais que je n'avais pas supporté qu'il puisse croire que je sois ce genre de personnes. J'avais passé des années à me construire une vie la plus normale possible. En l'espace de quelques minutes, il avait détruit cette fragile construction. Tout n'était que doute dans ma tête. Et s'il avait raison ? Si je ne m'étais pas appelée Isabella Swan, aurais-je pu être ce que je suis maintenant ? J'avais voulu y croire jusqu'à aujourd'hui, mais j'en étais à un point où je me demandais qui j'étais réellement.
Soudain, une autre question s'imposa à moi : Pourquoi accordais-je autant d'importance à l'avis d'Edward Cullen ?
Je sentis une main secourable tenir mes cheveux alors que je continuais de vomir. Une autre main se posa dans mon dos et commença à y faire de grands cercles comme pour me réconforter.
Je me calmais peu à peu et finis par me redresser. Je me retournais vers la personne qui m'avait aidé pour la remercier. Je restais figée quelques secondes en reconnaissant la personne qui se tenait devant moi.
La jeune femme blonde avec qui Edward parlait lors du premier gala de la saison se tenait devant moi et me regardait avec inquiétude.
-Est-ce que ça va mieux ? Me demanda-t-elle gentiment. Je voyais parfaitement à son regard qu'elle savait qui j'étais.
-Je crois, murmurais-je, encore surprise. Désolée que vous ayez dû assister à cela.
-Ce n'est rien, vraiment, assura-t-elle en me souriant. Est-ce que vous voulez que je vous raccompagne jusque chez vous ?
-Je loge à l'hôtel juste là, mais merci beaucoup.
Elle se remit alors debout, et je réalisais seulement que j'étais assise à même le sol. Je me redressais à mon tour.
-Si vous êtes sure, je vais aller rejoindre mon fiancé, me dit-elle.
Je la regardais, statufiée sur place. Mon Dieu, dîtes-moi qu'elle n'est pas la fiancée d'Edward ?
Immédiatement, je me demandais pourquoi j'avais eu une telle pensée. Mais je n'eu pas le temps d'y penser davantage car elle se remit à parler.
-A bientôt peut-être, me fit-elle avec un léger signe de la main pour me dire au revoir.
-Peut-être, oui, murmurais-je à mon tour.
Elle s'éloigna en direction des trois jeunes hommes qui étaient en train de nous regarder. Aussitôt, ils l'assaillirent de questions et je me doutais qu'ils lui demandaient ce qui m'était arrivé.
Je m'appuyais contre le tronc d'un arbre de Central Park, véritablement affaiblie d'avoir été ainsi malade. Je fermais un instant les yeux, cherchant le courage de marcher jusque ma chambre.
Soudain, je sentis une présence devant moi et un regard me dévisager.
J'ouvris les yeux. Edward se tenait devant moi.
Je n'étais pas étonnée. Je me préparais à recevoir ces remarques acerbes.
-Tu fais peur à voir, dit-il. Pourtant, il n'y avait pas d'ironie dans sa voix. Sa voix était neutre comme s'il énonçait une vérité générale.
-Merci, répondis-je sans avoir la force d'être sarcastique. Que fais-tu là ? Ajoutais-je. Tu ne devrais pas être avec ta fiancée ? L'interrogeais-je, neutre.
Il fronça les sourcils puis un éclair de compréhension passa dans ces magnifiques yeux verts.
-Rosalie n'est pas ma fiancée, c'est celle de mon frère, Emmet.
Je me sentis rassurée, ce qui, en soit, me fit encore plus peur.
Il y eut un long moment de silence où il continua à me regarder intensément, comme pour fouiller mon âme.
Soudain, il posa sa main sur ma joue, chassant les larmes qui avait coulées de mes yeux lorsque je m'étais mise à vomir. Je ne cherchais même pas à le repousser, l'observant simplement, profitant de ce moment de tendresse inattendu. La situation était très étrange, mais je décidais, pour une fois, de ne pas me poser de question.
Puis, il ôta sa main de mon visage. Il fit alors quelque chose de complètement déconcertant : il me tendit la main.
Je le regardai un instant, incapable de faire un mouvement.
-Viens, murmura-t-il.
Je saisis alors sa main et me laissais entraîner par Edward. Nous marchâmes une dizaine de minutes dans les rues de New York. Edward me demanda à un moment de l'attendre quelques secondes et il s'engouffra dans un starbuck. Il en ressortit rapidement tenant deux boissons et un sachet. Il reprit ma main et m'entraîna une nouvelle fois à sa suite. Nous marchions en silence.
Finalement, Edward s'arrêta devant un immeuble. On entra dedans. Edward appuya sur le bouton pour appeler l'ascenseur. Quand on entra dedans, je frissonnais au souvenir de l'après-midi.
Lorsque l'on arriva au dernier étage, Edward me fit encore grimper des escaliers très étroits, me faisant passer en première. Lorsque j'arrivais tout en haut, j'ouvris la porte et restais paralysée devant le spectacle qui s'offrait à moi.
New York endormi s'étendait devant moi. Le spectacle était d'une telle beauté que j'en restais le souffle coupé.
Edward reprit ma main, qu'il avait lâchée quand nous montions les escaliers. On alla s'assoir devant cette vue enchanteresse.
On ne parla pas de la soirée. On resta simplement côte à côte, à boire et manger ce qu'il avait acheté. Rien de plus, rien de moins.
Pourtant, un élément me troubla : pas une fois Edward ne me lâcha la main de la soirée.
Il me la tint de même tout le chemin du retour. Quand il me raccompagna jusqu'à ma chambre, il se pencha et déposa un léger baiser sur ma joue.
Pas un mot n'avait été dit.
Voilà ...
En espérant que vous avez aimé,
Bisous
