Bonjour à toutes !!
Je suis désolée pour ce retard, j'ai été très prise par mes études.
Mille mercis pour vos charmantes reviews qui m'ont fait extrêmement plaisir. Je vais essayer d'y répondre !
Merci également à Marjorie qui prend le temps de me corriger alors qu'elle est en plein dans le bac !!
Bonne lecture !
Lorsque je me réveillai le lendemain matin, je mis quelques minutes à me rappeler des événements de la veille. Puis, je réalisai l'attitude plus qu'ambigüe qu'avait eu Edward.
Pourtant, il me semblait évident qu'il avait tenté de se faire pardonner, de réparer les dommages causés. De fait, je pensai qu'il serait peut-être une bonne idée d'aller le remercier d'avoir, malgré tout, été là pour moi.
Je me douchais et m'habillai tranquillement puis je descendis à la réception de l'hôtel afin de leur demander le numéro de chambre d'Edward.
Lorsque j'arrivais à la hauteur de la réception, un jeune homme me sourit immédiatement, prêt à m'aider :
-Bonjour Mademoiselle, dit-il. Que puis-je faire pour vous aider ?
-J'aurais aimé savoir dans quel chambre se trouve Edward Cullen, s'il vous plaît, lui fis-je en lui souriant poliment.
Je savais parfaitement qu'il n'avait pas le droit de révéler une telle information mais je ne pensais pas qu'il m'opposerait de résistance. Après tout, il fallait bien que la célébrité serve à quelque chose …
-Eh bien, dit-il me regardant un peu gêné. M. Cullen a quitté notre hôtel très tôt ce matin.
Je le regardais, éberluée.
-Vous voulez dire qu'il ne loge plus ici ? Lui demandais-je, abasourdie.
- En effet. Il nous a assuré que ce n'était absolument pas notre faute, que l'hôtel était très bien mais qu'il ne pouvait pas rester ici. Il n'a rien dit d'autre.
Parti ? Parti alors qu'il était censé rester deux semaines comme moi pour participer à la série de galas ? J'eus l'impression qu'un poignard s'enfonçait dans mon ventre. Etait-il parti à cause de moi ? S'était-il rendu compte qu'il avait fait une erreur la veille en venant me réconforter ? Je l'ignorais mais je ne pouvais m'empêcher de ressentir cette amertume grandissante.
Je remerciais rapidement le jeune homme et m'éloignai vivement.
J'en voulais à Edward Cullen. Je lui en voulais de me mettre dans des états pareils. Hier, il arrivait à me faire pleurer et vomir. Aujourd'hui, il parvenait à me planter un coup de poignard dans le ventre.
Qui était-il pour agir ainsi sur ma vie ?
La journée était passée plus rapidement que prévu. En effet, j'avais été très occupée l'après-midi puisque j'avais dû me préparer pour le gala du soir même.
Je me trouvai une nouvelle fois dans une limousine, prête pour y assister.
Lorsque j'y arrivais, la même routine commença. Je souriais aux photographes, signais des autographes et répondais aux questions des nombreux journalistes, qui ne purent s'empêcher de me demander si Edward et moi entretenions une « relation secrète ». J'avais démenti fermement.
Après cela, j'entrai enfin dans la salle de réception, somptueuse.
-Bella ! M'interpella quelqu'un derrière moi.
Je me retournais et vis Jacob Black, un acteur très célèbre. Il joua des coudes pour arriver à ma hauteur.
-Bella, ça fait longtemps que l'on ne s'est pas vu ! S'exclama-t-il, chaleureusement.
-J'ai été très prise par mes études et toi par tes nombreux tournages, lui répondis-je en souriant.
Jacob Black était un des seuls acteurs hollywoodiens qui trouvaient grâce à mes yeux. Je le connaissais depuis très longtemps et il n'avait jamais essayé de me draguer ou de coucher avec moi, ce qui, honnêtement, dans ce milieu, était très appréciable.
On bavarda quelques minutes, se racontant les dernières nouvelles.
-Au fait, dit-il soudainement, j'ai appris que tu es sortie avec Edward Cullen. Je croyais que tu détestais les personnes de son genre.
Je manquais de m'étouffer.
-Excuse-moi, fis-je, tentant de garder mon calme, qui t'a dit que j'étais sortie avec lui ?
-C'est lui-même qui l'a confirmé à la presse.
Je le regardais, me demandant si je n'allais pas m'évanouir.
-Rassure-moi, Jacob, et dis-moi que c'est une bonne plaisanterie que tu es en train de me faire !
Il me regarda, abasourdi.
-Tu n'es pas sortie avec lui ?
-Bien sur que non ! M'exclamais-je vivement.
-Eh bien, désolé mais ce n'est pas une bonne blague, finit-il par dire, un sourire contrit sur le visage.
-Oh mon dieu, je vais le tuer. Non ! Fis-je brusquement, faisant sursauter mon interlocuteur. Je vais le faire souffrir d'abord, le torturer pour mieux le tuer. Je prendrais un couteau de cuisine et je le découperais en petits morceaux puis je le ferais bouillir à la marmite et je donnerais ses os à ronger aux chiens.
Je parlais avec virulence et me tue brusquement en remarquant que Jacob me regardait bouche bée.
-C'est à moi qu'est destiné ce charmant programme ? Fit soudain une voix dans mon dos.
Je me retournais vivement, prête à étrangler sur le champ cet homme abject.
-Toi ! Je … tu …
J'étais incapable d'aligner deux mots tant la fureur explosait en moi.
-Je sais, dit Edward à Jacob qui nous contemplait, statufié. Je leur fais cet effet à toutes, fit-il avec suffisance.
Cette fois, verte, je lui envoyais un coup de poing dans l'épaule.
Il ne recula même pas d'un pas, pas le moins du monde impressionné.
-Tu devrais apprendre à te contrôler, Bella, se contenta-t-il de dire, ton image de marque est en train d'en prendre un coup.
Je plissais les yeux mais me reprit rapidement.
-Comment as-tu osé faire une telle déclaration ? Nous ne sommes jamais sortis ensemble.
-En effet, et c'est ça qui est amusant ! S'exclama-t-il comme s'il venait de m'annoncer la meilleure nouvelle de l'année.
Je manquais de m'étrangler. Mon Dieu, ce garçon était complètement fou.
Puis, comme si de rien n'était, il se détourna et partit.
-Eh bien, c'est plutôt explosif entre vous, commenta Jacob.
Je me tournais vers lui et le regardais, furibonde.
Il leva les mains au ciel comme pour se défendre et me fit un sourire innocent avant d'ajouter :
-Ca doit être torride au lit.
J'émis un grognement sourd et l'incendiais du regard. Il éclata de rire puis se détourna à son tour pour partir.
La soirée passa alors lentement, je parlais peu et n'aspirais qu'à une chose : rentrer.
Lorsque, finalement, l'heure me parut suffisamment convenable pour que je m'éclipse sans que cela soit mal élevé, je pris congé de mes voisins de table et me dirigeais vers les vestiaires pour récupérer ma veste, que je ne mis d'ailleurs pas.
Une fois à l'extérieure, je vis qu'une horde de photographes se tenait toujours là, attendant patiemment que nous sortions. Dès que j'eu mis un pied dehors, ils crièrent mon nom. Docilement, je me dirigeais vers eux et pris la pose.
Quelques minutes passèrent quand soudain un des journalistes, rapidement suivi des autres, se mit à scander :
-Edward et Bella !! Edward et Bella !! Une photo ensemble !
D'abord surprise, je me retournais et vis en effet Edward se diriger vers moi.
-Salut Bella, fit-il d'un ton nonchalant en arrivant à ma tour.
-Edward, saluais-je, neutre en apparence mais toujours mécontente. Ne compte pas sur moi pour poser avec toi, ajoutais-je.
-Tu es toujours obligée d'être aussi compliquée ? Me demanda-t-il.
J'haussais les sourcils, interrogative.
-Un instant, tu me hais, l'instant d'après, tu m'accordes toute ta confiance, le suivant encore, tu me détestes à nouveau.
Je le regardais, silencieuse, remarquant que son analyse était très juste.
-S'il te plaît, posons ensemble, me supplia-t-il. Ce n'est pas le moment ni le lieu de faire un scandale.
J'abdiquais. De toute façon, ce n'était que quelques photos de nous, sans équivoque.
Je m'approchais de lui et il enroula un bras autour de ma taille tandis que je m'appuyais contre son torse.
On sourit aux journalistes.
Je pris mon courage à deux mains avant de dire :
-Je ne te déteste pas. Tu l'as dit toi-même, je t'ai accordé ma confiance et quand j'ai voulu faire face à la situation, tu n'étais plus là.
Il me regarda, surpris.
-Je n'étais plus là ?
-Tu as quitté l'hôtel ! L'accusais-je presque.
Je crus voir un drôle d'air passé sur son visage mais il se remit à sourire aux photographes. Pourtant, il se pencha légèrement vers moi et murmura :
-Je vais être franc avec toi, Bella. J'éprouve de l'attirance pour toi et j'ai juste préféré éviter de commettre une bêtise.
Cette fois, ce fut mon regard qui se troubla. Je savais qu'il l'avait vu.
-Commettre une erreur ?
Ma voix tremblait.
-Oui, ça aurait été une erreur car je ne veux pas autre chose qu'une relation purement physique et ce n'est pas ce que toi tu veux.
-Tu ne sais pas ce que je veux, répondis-je, simplement.
Alors qu'il ouvrait la bouche pour répondre à nouveau, les journalistes se remirent à crier quelque chose. On prêta l'oreille et je me statufiais aussitôt. Et pour cause !
-Un baiser, un baiser !
Je relevais le regard vers Edward qui me regardait intensément.
-Oh non, fis-je, hors de question ! On ne va pas alimenter davantage les rumeurs que tu as lancé.
-Ce n'est qu'un baiser ! S'exclama-t-il.
-Pourquoi as-tu dit aux médias que l'on sortait ensemble ? Exigeais-je.
Il eut un temps d'arrêt puis une lueur de malice passa dans ces yeux.
-Si je te le dis, tu m'embrasses ? Me demanda-t-il, joueur comme un enfant.
-Non ! M'écriais-je, scandalisée.
-Tant pis, je vais me passer de ton autorisation.
Et avant même que je n'ai eu le temps de comprendre et d'analyser ses paroles, il se pencha vers moi.
Mais il ne m'embrassa pas sur la bouche, comme je m'y attendais. Il posa d'abord ses lèvres chaudes et douces sur ma joue puis sur l'autre. Il redressa un peu la tête et déposa un baiser sur mon front. Je le regardais, hypnotisé par tant de douceur et de tendresse. A cet instant, il aurait pu faire de moi ce qu'il voulait. Ses lèvres continuèrent son chemin et se posèrent, éphémères, sur le bout de mon nez.
Il releva alors le regard, cherchant le mien. J'avais inconsciemment fermé les yeux, complètement abandonnée à ses baisers. Je les rouvris sous l'intensité de son regard. Ses yeux me demandaient la permission de faire plus. Il sembla qu'il trouva cette permission car il se pencha cette fois sur mes lèvres.
Lorsque nos bouches se touchèrent, je sentis des frissons me parcourir de haut en bas. Ce fut comme le top départ. Je me jetai dans son étreinte, passant mes bras autour de son cou, me pressant contre lui. Je sentis rapidement ses bras m'encercler et me serrer contre lui, précieusement.
Il émit un grognement sourd lorsque ma langue taquine retraça le contour de ses lèvres. On ouvrit simultanément nos bouches et nos langues dansèrent un ballet sublime.
Soudain, la réalisation me frappa. J'étais en train d'embrasser passionnément Edward Cullen, Dom Juan de ses dames, devant une trentaine de photographes, certainement ravis de la scène qui se déroulait sous leurs yeux.
Je me détachais vivement de lui et le regardais, perdue et désemparée. Il me regarda à son tour, surpris du revirement de situation.
Brusquement, je me retournais et partis, courant à moitié.
Je l'entendis m'appeler, essayer de me retenir mais je fuyais.
Je fuyais Edward et ses baisers, Edward et sa tendresse, Edward et le trouble qu'il provoquait chez moi.
En espérant que vous avez aimé,
A bientôt,
Auxane
