Bonsoir à tous !!
Voici un nouveau chapitre que je poste bien plus tôt que je ne le pensais. J'ai juste eu une inpiration cette après-midi et l'histoire prend une tournure qui j'espère va vous plaire. Je vous avoue que j'attends vos impressions avec impatience et angoisse...
Un immense merci pour toutes vos reviews !
Merci beaucoup à Marjorie qui me soutient énormément !
Bonne lecture !
Parti. Il était parti. Il m'avait quittée sans un mot, sans un regret.
Il s'était contenté de me laisser une simple note. Il aurait mieux fait de ne pas en laisser. Si son départ m'humiliait, son mot était pire. Il me disait explicitement que je n'étais qu'une conquête de plus, une fille de plus, qui s'était donnée à lui sans résistance. Une fille facile, voilà ce que j'étais désormais.
Je me sentais sale, et je ne me supportais plus. Je refusais de me voir dans un miroir, je refusais tout contact avec des personnes de sexe masculin que je ne connaissais pas. Si, lorsque je rentrais dans un magasin, le vendeur était un homme, je rebroussai chemin.
Je n'avais pourtant subi aucune violence. Non, j'étais juste dégoutée de moi-même, et me punissais.
Si j'étais honnête avec moi-même, je ne pouvais effectivement en vouloir qu'à moi-même. J'avais accepté de lui offrir ma virginité en toute connaissance de cause. Mais, je n'avais pas compris qu'il pourrait se comporter ainsi après.
Qu'avais-je cru ? Que je serais différente des autres ? Que je serais celle qui avait réussi à atteindre son cœur ? Pauvre naïve ! Je ne l'aimais même pas.
Les jours passèrent et avec eux, nombre de galas où je voyais Edward, toujours de loin, toujours avec une jeune femme différente.
Bien sûr, je me sentais mal à chaque fois que j'assistais à une telle scène, d'autant que les journalistes s'en donnaient à cœur joie pour me demander comment je supportais l'infidélité d'Edward. Ils enfonçaient toujours plus le couteau dans la plaie.
Plusieurs jours passèrent et je restais enfermer dans ma torpeur. J'étais devenue un robot. Lorsque je devais me rendre à un gala, je me préparai machinalement. J'étais dans un état second.
Ce soir, j'allais assister au dernier gala que j'avais à New York avant de retourner à Los Angeles pour terminer la « saison gala ». J'étais soulagée comme jamais de quitter New York, et donc Edward.
La même routine se mit en place. On me maquilla, on me coiffa et on m'habilla.
Lorsque j'arrivais au gala, de nombreux invités étaient déjà présents. Je souriais aux uns, discutais quelques minutes avec les autres. Tout n'était que comédie. Je cachais mon mal-être avec talent.
Soudain, je sentis un bras s'enrouler autour de ma taille. Immédiatement sur la défensive, je repoussai violemment l'individu loin de moi.
-Bella ?
Je regardais la personne qui m'interrogeait et reconnus avec soulagement Jacob et non Edward.
-Je suis désolée, je t'ai prise pour quelqu'un d'autre.
Il me sourit gentiment.
-Aucun problème. Comment vas-tu ? On ne s'est pas revu depuis l'autre gala où j'étais venu.
Mon cœur se serra quand je me souvins de ce qui s'était passé la nuit suivant le gala en question. Mais je me recomposais un sourire, faux évidemment, mais souhaitant faire bonne figure.
-Ca va bien, tu as de la chance de n'avoir fait que deux galas. Moi j'ai dû tous me les tartiner !
Devant mon air faussement désespéré, il éclata de rire.
-Je compatis !
On continua de se taquiner quelques minutes encore avant de se diriger vers nos tables respectives pour le dîner.
Contrairement aux autres dîners de gala, je vis avec effroi qu'Edward se trouvait à la table juste à côté, immédiatement dans mon champ de vision. Lorsqu'il releva les yeux, nos regards se croisèrent évidement. Mais, je me détournais directement et m'efforçais tout au long de la soirée d'éviter de regarder dans sa direction. Pourtant, ce n'était pas suffisant pour que je me sente bien. J'étais nauséeuse et ma tête me tournait régulièrement.
A bout de force et me sentant de plus en plus mal, je me levais pour aller aux toilettes afin de me rafraichir. Alors que je traversai la salle, un vertige me prit et une douleur fulgurante traversa mon ventre. Je me retins avec peine à la chaise la plus proche.
-Mademoiselle, vous vous sentez bien ? Me demanda une voix féminine.
Je levais les yeux pour la rassurer mais me rendis compte que je ne la voyais qu'à peine. J'avais comme un voile sur les yeux. Mon Dieu, que m'arrivait-il ?
Une nouvelle douleur au ventre me fit monter les larmes aux yeux. Je sentis que je perdais l'équilibre.
Lorsque je m'écroulais sur le sol, j'entendis vaguement des gens s'agiter autour de moi, paniqués.
-Bella ? M'interrogea une voix que je reconnus immédiatement.
-Dégage Edward, murmurais-je.
-Ne fais pas l'enfant, Bella. Dis-moi plutôt ce que tu as.
Sans savoir comment, je trouvais la force de me redresser un peu et lui hurlai :
-DEGAGE EDWARD !
Aussitôt, mon ventre se contracta de douleur et, sans que je ne puisse réaliser, je me mis à vomir.
Lorsque j'eu vidé mon estomac, je sentis vaguement quelqu'un m'aider à me redresser et me murmurer des paroles rassurantes, m'informant que les secours arrivaient.
En effet, quelques secondes plus tard, quelqu'un me fit inhaler quelque chose, me permettant de retrouver un semblant de lucidité.
Je pris alors conscience que c'était Jacob qui me soutenait, et qu'un secouriste se tenait agenouillé devant moi.
-Bonsoir Bella, je suis Marc. Il va falloir que vous m'aidiez un peu, d'autant que l'on m'a dit que vous étiez en médecine.
J'hochais la tête.
-J'ai besoin de savoir où vous avez mal exactement.
-Mon ventre, réussis-je à marmonner.
-Où exactement au ventre ?
-Bas du ventre, arrivais-je à prononcer.
-C'est la première fois que vous vomissez comme ça ? M'interrogea-t-il.
J'essayais de rassembler mes souvenirs mais avant que je ne puisse répondre, quelqu'un le fit pour moi :
-Non, elle a vomi il y a environ deux semaines, fit la voix d'Edward.
Je rouvris les yeux que j'avais inconsciemment fermés et vis qu'Edward était planté là à quelques pas de moi.
-Y a-t-il une chance pour que vous soyez enceinte ?
Mes yeux s'écarquillèrent brusquement et Edward blanchit d'un coup.
-Non, absolument aucune, répondis-je pourtant.
J'avais pris mes précautions tout de même et avait directement avalé la pilule du lendemain après la nuit que j'avais passé avec Edward.
Dans ma tête, j'essayais d'analyser calmement mes symptômes. Après tout, je faisais des études de médecine et j'allais passer en quatrième année.
Donc, j'avais vomi, du sang qui plus est. J'avais mal au ventre, une douleur fulgurante et aigüe.
-Mon Dieu, murmurais-je, affolée.
-Quoi, qu'est-ce qu'il y a Bella ? M'interrogea vivement Jacob, la voix empreinte d'inquiétude.
-J'ai mal au côté droit, je vomis et je me sens nauséeuse depuis quelques jours. J'ai également l'appétit coupé.
Je regardais le secouriste qui commençait lui aussi à comprendre.
-Vous pensez en être à quel stade ?
-Etant donné qu'il y a du sang dans le vomi, je dirais que je suis déjà au stade de la péritonite. J'ai même peur qu'elle soit sur le point d'exploser.
Le secouriste se releva d'un bond et commença à donner une série d'instruction. Je savais que maintenant, il fallait aller très vite.
-Attendez, attendez, s'exclama Jacob alors que des secouristes m'installaient sur une civière, très délicatement car chaque mouvement était désormais dangereux. Quelqu'un peut me dire ce qu'il se passe, je n'ai rien compris.
-Votre amie fait, semble-t-il, une péritonite, répondit le secouriste, le plus rapidement possible. C'est une appendicite extrêmement aigüe. C'est-à-dire que l'inflammation a tellement grossi que sa vie est mise en danger. Si l'inflammation explose, ce sera comme si du poison se répandait dans son sang. Si ce n'est pas encore le cas, il faut l'opérer avant que ça n'explose, sinon, il faut l'emmener à l'hôpital de toute urgence pour arrêter la septicémie (l'infection du sang).
Je sentis plus que je ne vis que Jacob montait avec moi dans l'ambulance et un brouillard m'enveloppa petit à petit. Je tombais dans l'inconscience.
Bip bip bip bip …
Ce bruit était insupportable, je voulais qu'il s'arrête.
Je me forçais à ouvrir les yeux, mais les refermais rapidement, aveuglée par la lumière.
Je refis une tentative quelques minutes plus tard, m'obligeant à garder les yeux ouverts pour que je comprenne où j'étais.
Mes yeux s'habituant à la lumière, je regardai autour de moi et compris que j'étais dans un hôpital.
Pourquoi étais-je dans un hôpital ? Plus je cherchais, moins la réponse venait.
-Mademoiselle Swan ! Vous êtes réveillez. Comment vous sentez-vous ? Me demanda une jeune femme, probablement une infirmière, au vue de sa tenue.
-Qu'est ce que je fais ici ? Ma voix était bizarre, comme rouillée.
-Vous avez été opérée d'une péritonite et vous êtes en salle de réveil. On va bientôt vous remonter dans votre chambre, et le chirurgien qui vous a opéré va venir vous voir.
Son sourire me rassura et je replongeais dans le sommeil, probablement aidée par la morphine.
Lorsque je me réveillais la seconde fois, j'avais l'impression que mon esprit était moins embrumé. Je repris plus rapidement mes esprits et constatais que j'étais déjà dans une chambre d'hôpital. Je remarquais que j'étais dans une chambre individuelle. J'avais de la chance même si je comprenais bien que s'appeler Isabella Swan avait grandement aidé.
Je somnolais depuis quelques minutes lorsque l'on toqua à ma porte.
J'autorisais évidement la personne à entrer, et ce fut avec surprise que je vis Alice enter.
-Bella ! S'exclama-t-elle joyeusement. Tu es réveillée. Comment te sens-tu ?
Alice était une vraie boule d'énergie, c'était incroyable. J'eu un sourire amusée en lui répondant :
-J'ai l'impression qu'un quinze tonne m'est passé dessus, mais sinon je pense que je vais rapidement récupérer.
-Tu as intérêt ! S'exclama-t-elle. Je nous ai prévu une petite virée shopping quand tu auras la forme.
Je la regardais un instant effarée puis je lui souris, heureuse qu'elle soit là.
-Au fait, comment as-tu su que j'étais ici ? Demandais-je d'ailleurs.
-Edward me l'a dit, et puis tous les magasines people ne parlent que de ça !
-Ah bon ? Lui demandais-je, étonnée.
Je voulais bien croire qu'ils le mentionnent, mais de là à ne parler que de ça.
-Oui et c'est très logique d'ailleurs, fit Alice. D'abord, tu t'es évanouie en plein gala, au milieu de plein d'autres célébrités. Ensuite, les témoins de la scène ont clairement dit que tes jours étaient en danger. Du coup, tous les magasines se demandent ce que va devenir la fortune Swan si tu mourrais.
En effet, son raisonnement était plutôt logique. J'allais lui répondre lorsque quelqu'un toqua une nouvelle fois.
Un homme en blouse blanche entra et se présenta :
-Bonjour Mlle Swan. Je suis le docteur Mc Adams. C'est moi qui vous ai opéré, et j'aurais aimé pouvoir vous parler quelques instants.
-Je vous laisse, dit Alice, je reviens dans quelques instants.
Alice s'éclipsa.
-Je vous ai donc opéré d'une péritonite cette nuit, me dit-il alors que je hochais la tête. J'ai été obligé de vous ouvrir parce que l'inflammation était trop importante pour que je pratique une laparoscopie qui n'aurait laissé aucune cicatrice.
-Je me doutais que vous seriez obligé de m'ouvrir quand j'ai réalisé ce que j'avais hier, fis-je.
-Très bon diagnostique, d'ailleurs, répondit-il avec un sourire. Je pense que vous devrez rester une bonne semaine, le temps de vous remettre de l'opération, et vous serez prudente avec la cicatrice.
-Bien sûre, répondis-je. Merci pour tout, Docteur, ajoutais-je, pensant que l'entretien était terminé.
-J'ai encore quelque chose à vous dire, dit-il pourtant, un air grave s'inscrivant sur son visage.
Je le regardais en fronçant les sourcils.
-Hier, lorsque les secouristes vous ont pris en charge, vous avez affirmé que vous n'étiez pas enceinte.
Je me pétrifiais, mes yeux s'agrandissant de stupeur.
-Mon dieu, murmurais-je.
Il me sourit, compatissant et posa une main sur mon épaule.
-Vous êtes enceinte. Les analyses de sang sont très claires là-dessus.
-Ce n'est pas possible, j'ai pris la pilule du lendemain, dis-je, complètement déboussolée.
-Ces pilules ne sont pas fiables à cent pour cent.
Il me laissa quelques secondes le temps que j'encaisse la nouvelle.
-Est-ce que l'opération peut avoir une incidence sur le bébé ? Interrogeais-je.
-Je ne pense pas, répondit-il. Apriori, comme on s'est très rapidement rendu compte que vous étiez enceinte, et que l'on a fait extrêmement attention à ne pas toucher à votre utérus lors de l'intervention, l'embryon n'a pas été touché. Bien sûr, vous allez devoir faire plus attention encore, du moins si vous souhaitez le garder, ajouta-t-il, hésitant.
Je le regardais, désorientée. Qu'allais-je faire ?
-J'ai besoin d'un peu de temps, fis-je à voix basse.
-Bien sûr, je comprends, mais si je peux me permettre, un enfant, c'est un merveilleux miracle.
Je lui souris tristement.
Il sortit de ma chambre, me laissant seule.
Un bébé, j'attendais un bébé. Un petit être grandissait en moi, fruit d'une nuit d'amour, du moins pour ma part.
Je savais déjà ce que j'allais faire. J'allais garder ce bébé, et j'allais l'aimer de toutes mes forces. Je n'avais jamais eu de famille. Il serait ma famille, je serais la sienne.
Mais Edward ne saurait jamais, je n'avais pas ce courage et surtout je n'avais plus le courage de le laisser m'humilier. Je me doutais bien qu'il voudrait que j'avorte.
Personne ne saurait qui en est le père, et j'allais désormais me protéger des médias. Je ne ferais plus partie d'associations caritatives, je ne ferais plus rien qui me mette sur le devant de la scène. J'allais terminer mes études de médecin en m'organisant le mieux possible, et j'allais vivre normalement.
Oui, normalement. Ce bébé était mon nouvel espoir, mon nouveau départ vers une vie saine et heureuse. Brusquement, je sentis mon cœur se gonfler de joie et d'amour. Ca y est, j'avais un aperçu de là où la vie m'emmènerait et ça, ça n'avait pas de prix.
On toqua à la porte, me sortant de mes pensées.
Alice réapparut et s'avança vers moi.
-Qu'est-ce que le médecin t'a dit ? Me demanda-t-elle avec un sourire.
Devais-je lui dire ? Non, bien sûr que non, elle était la sœur d'Edward !
-Que l'opération s'était bien passée mais que j'allais garder des cicatrices tout de même importantes.
Alice me regarda, plissant les yeux.
-Tu ne me dis pas tout, dit-elle fermement.
Je fronçais les sourcils.
-Bien sûre que si !
-Non, tu ne me dis pas tout. Je sais que l'on ne se connaît pas depuis longtemps, mais je t'assure que tu peux me faire confiance.
Je la regardais longuement, me demandant que faire. Certes, elle était la sœur d'Edward mais j'avais tellement envie de le dire à quelqu'un. Je n'étais pas non plus obligée de lui dire qui était le père.
-D'accord, je vais te le dire, mais tu dois me promettre que tu ne le diras jamais à personne, ni à ta famille, ni à tes amis. A personne.
-Je te le promets, me dit-elle, solennellement.
-Je suis enceinte, murmurais-je.
Alice ouvrit de grands yeux, puis, sans un mot, me serra fort dans ses bras. Son étreinte me rassura tandis que je prenais pleinement conscience de ce que cette grossesse impliquait.
Alice se redressa et me sourit tendrement :
-Tout va bien se passer, tu vas voir. Je vais t'aider.
Je savais qu'elle ne disait pas ça comme ça, et je réalisais que désormais, Alice ferait également partie entière de ma vie.
-Mais, je ne comprends pas Bella, pourquoi ne veux-tu pas que ça se sache ?
-Je veux une vie normale. J'étouffe dans ma vie actuelle et j'ai besoin de ce nouveau départ. Je veux offrir une vie normale à ce bébé, loin de la célébrité.
-Je comprends, fit-elle. Mais pourquoi ne puis-je pas le dire à ma famille ou mes amis ? Je t'assure que l'on peut leur faire confiance, surtout avec Edward. Ils savent à quel point la célébrité peut peser, et te protègeront. Tu devrais au moins le dire au père de ce bébé.
Mes yeux s'élargirent sous la panique.
-Je t'en supplie, ne dis rien à personne. Je veux que ça reste entre nous, s'il te plait, la suppliais-je, sachant pertinemment que je ne pouvais pas lui donner d'explication.
Je me voyais mal lui dire : « en fait, c'est Edward le père, et comme je ne supporterais pas sa réaction s'il l'apprenait, je ne vais pas lui dire ».
Devant mon visage suppliant, Alice me rassura.
-Je ne dirais jamais rien, ne t'inquiète pas. C'est notre secret, fit-elle en posant sa main sur mon ventre.
Je lui souris, reconnaissante, soulagée et heureuse.
Pourtant, je sentais un poids peser sur mes épaules. Avais-je réellement le droit de priver mon enfant d'un père, et Edward de son enfant ?
Voilà ! J'avoue que j'angoisse un peu ...
Plein de bisous,
Auxane
