Bonsoir (Bonjour selon les creneaux horaires) à toutes !
J'espère que vous allez bien ! Voici le nouveau chapitre ! Je pense que vous allez encore plus détester Edward mais tant pis, je prends le risque ... En tout cas, j'ai vraiment hâte d'avoir vos avis parce que son écriture n'a vraiment pas évidente et je me suis encore engagée sur une "drôle" de pente ... Bref, je stresse !
Je voulais également vous dire un tout grand merci pour vos nombreuses reviews qui m'ont absolument ravi ! Merci merci merci !
Mention spéciale à Marjorie qui est toujours là pour me rassurer et me donner son incontournable avis.
Bonne lecture !
J'avais décidé de ne pas aller travailler le lendemain. J'avais besoin de réfléchir à ce qu'il s'était produit et de me retrouver seule avec ma fille. Evidemment, Maëlle m'avait interrogé, posé des questions sur ce qu'il s'était produit dans le parc. Je lui avais expliqué au mieux qu'Edward était une personne que j'avais rencontrée plusieurs années auparavant et que nous n'étions pas restés en bons termes.
Elle avait accepté sans broncher mon explication et je supposais que son jeune âge ne lui permettait pas de comprendre réellement ce qu'Edward avait insinué dans sa colère.
La colère d'Edward m'avait fait peur, très peur. J'étais terrifiée par ce qu'il allait faire. J'imaginais qu'il allait vouloir connaître Maëlle au regard de son air accablé quand il avait probablement compris que je l'avais privé des deux premières années de la vie de Maëlle.
Je n'étais pas non plus très à l'aise vis-à-vis de la famille Cullen. J'imaginais qu'il leur en avait parlé puisque Jasper, qui devait m'appeler le jeudi soir pour me donner des nouvelles d'Alice, ne l'avait jamais fait. J'avais préféré éviter de l'appeler pour lui laisser le temps de « diriger » la nouvelle.
Le week-end passa rapidement et je profitais de ma fille autant que possible, ayant pleinement conscience que rien ne serait plus jamais comme avant.
Le lundi matin, après avoir déposé Maëlle à la crèche comme d'habitude, je me dirigeais une boule au ventre vers la chambre d'Alice. Il fallait que je sache comment elle allait.
Alors que je m'engageais dans le couloir qui menait à sa chambre, deux policiers se dressèrent devant moi :
-Vous êtes Isabella Marie Swan ? Me demanda l'un d'entre eux.
Je fronçais les sourcils, étonnée.
-Oui, c'est bien moi.
-Vous avez interdiction de vous approcher de tout membre de la famille Cullen jusqu'à nouvel ordre.
Je fis un pas en arrière, choquée par la violence de ces propos. Mais enfin pourquoi ?
Je tentais de reprendre contenance et les interrogeais.
-Je ne comprends pas. Que se passe-t-il ? Pourquoi m'interdit-on une telle chose ? Je ne comprends pas, répétais-je en secouant la tête.
-Tu es sûre que tu ne comprends pas, Bella ? Fit soudain une voix derrière moi.
Jasper me contourna rapidement, se mettant derrière les policiers, se protégeant comme si je pouvais l'attaquer. Sa voix était d'une froideur extrême et son regard semblait être un iceberg.
-Je … mais … , bafouillais-je lamentablement, incapable de faire face à ce que je voyais dans ses yeux, durs comme de l'acier, habituellement si doux.
-Comment as-tu pu nous mentir pendant toutes ces années à Alice et à moi ? Pendant trois ans, on t'a plaint de t'être fait lâchement abandonné par le père de ton enfant. En réalité, tu savais parfaitement qui il était, et TU as fait le choix de ne pas lui en parler. Tu as continué à nous fréquenter sans remord alors que TU savais qu'Alice était la sœur d'Edward. COMMENT AS-TU PU ? Finit-il en hurlant.
Terrorisée et impressionnée, je me ratatinais sur moi-même face à sa colère. Je ne l'avais jamais vu comme cela, c'était pourtant un homme tellement calme.
-Jasper, laisse-moi t'expliquer, commençais-je.
Mais il ne me laissa pas le temps de poursuivre :
-Non, Mademoiselle Swan, vous aviez largement le temps de vous expliquer au cours de ces trois dernières années. Dorénavant, nous ne nous connaissons plus intimement. Je suis l'avocat de Monsieur Edward Cullen. Il a réclamé une injonction contre vous pour manipulation : vous n'avez pas le droit de vous approcher à moins de 50 mètres d'un membre de la famille Cullen. De plus, je vous demanderais de bien vouloir soumettre Maëlle Swan à un test de paternité pour s'assurer du lien de filiation avant d'entreprendre des poursuites.
Au fur et à mesure qu'il parlait, je sentis mon monde s'écrouler. Je n'existais plus pour Jasper. C'était fini. De telles mesures avaient été prises à mon encontre : étais-je à ce point dangereuse ?
Mon Dieu ! Avait-il réellement parlé de poursuites ? Allaient-ils me prendre ma fille ?
Jasper tournait déjà les talons, insensible à ma douleur et à mon désespoir qui se lisaient probablement sur mon visage.
-Attends ! M'écriais-je, faisant un mouvement vers l'avant, arrêté par la barrière que formaient les deux policiers.
Il s'immobilisa néanmoins, sans se retourner pourtant.
-Dis-moi au moins comment elle va, murmurais-je, anéantie.
J'eu l'impression de dire quelque chose de terrible car il se retourna, furibond.
-C'est maintenant que tu t'en préoccupes, s'exclama-t-il violemment, oubliant le vouvoiement.
Puis, il se retourna pour de bon et s'éloigna à grands pas vers la chambre d'Alice.
A cet instant, je m'écroulais à même le sol, au pied des deux policiers qui parurent déstabilisés. Je me mis à pleurer silencieusement.
Qu'avais-je donc fait ? J'avais simplement voulu une famille. Pourquoi étais-je donc incapable d'avoir une famille ? Etais-je maudite ? Etais-je porteuse de malheur ?
Je restais prostrée ainsi de façon indéterminée, pleurant mon chagrin et mon désespoir.
Au bout d'un long moment, je sentis une main se poser sur mon épaule puis des bras s'enrouler autour de moi et me soulever. Incapable de faire le moindre mouvement, je me laissais faire sachant que j'étais en sécurité dans les bras qui m'enveloppaient, probablement ceux de John à en juger le parfum.
Je sentis qu'il me déposait sur le canapé d'une des salles de repos. Je me roulais en boule et restais ainsi léthargique. Comment avais-je pu croire que tout irait bien ? Je vivais au pays des bisounours ou quoi ? On allait me prendre ma fille, c'était certain. Je n'avais aucune chance contre LUI. Le désespoir me traversa par grandes vagues. Je me sentais vide.
Je sentis la main de John faire des cercles dans mon dos, tentant de me rassurer.
-Bella, murmura-t-il, tu veux essayer d'en parler ?
Je secouais la tête, incapable de parler. Puis, soudain, prise d'une peur panique, je me relevais précipitamment et courrais jusque la crèche qui gardait ma fille.
La panique s'accentua quand je remarquais qu'un policier se tenait devant la porte.
Quand je voulus entrer, il ne m'en empêcha pas. Je pénétrais donc dans la pièce avec un mauvais pressentiment, qui s'accentua en entendant les pleurs puissants de ma fille qui s'élevait.
Je me dirigeais vers la porte d'où émanaient les pleurs et l'ouvris. Je restais figée sur place en découvrant le spectacle qui se jouait sous mes yeux.
Un homme était penché sur ma fille de deux ans tentant de lui faire ouvrir la bouche tandis qu'Edward se tenait droit comme un piquet à côté de lui. Il tourna la tête quand j'entrais dans la pièce et un sourire narquois se dessina sur ses lèvres.
Maëlle hurlait à s'en briser les tympans.
-Mais qu'est ce que vous lui faites ? M'écriais-je, outrée en me dirigeant à grand pas vers ma fille, avec la ferme intention de la soustraire à cette torture.
Edward se mit en travers de ma route et se contenta de répondre :
-Un test de paternité évidemment.
Je le regardais, choquée. D'après ce que Jasper m'avait dit, c'était moi qui devais lui transmettre le test de paternité une fois que Maëlle s'y serait soumise. Apparemment, Edward avait décidé de prendre les devants.
Je lui répondis avec toute la froideur dont j'étais capable, les cris de ma fille toujours bien présents dans la pièce :
-C'est vraiment de cette manière que tu comptes apprendre à connaître ta fille ? En la terrorisant ?
-Il se trouve que sa mère n'a pas daigné mentionner son existence donc oui, c'est un peu la seule manière que j'ai trouvé.
Je secouais la tête, recevant comme un coup de poignard dans le cœur ce qu'il venait de dire. J'avais peut-être merdé mais ce n'était pas à Maëlle d'en subir les conséquences, même si elle allait forcément devoir se les coltiner.
-Tout ça est peut-être de ma faute, lui accordais-je en le regardant droit dans les yeux, mais ce n'est pas à Maëlle d'en pâtir. La douceur, tu connais ?
Ma dernière phrase sonna dans le vide. Il semblait être statufié par ce que je venais de dire. Je fronçais les sourcils.
-Maëlle ? Murmura-t-il.
Je fronçais les sourcils davantage encore.
-Elle s'appelle Maëlle.
Ce qu'il venait de dire me transperça d'horreur.
-Ne me dis pas que tu as essayé de lui faire ce test sans même lui parler, lui expliquer, fis-je furieuse.
Son regard répondit de lui-même. Ma fureur augmenta d'un cran. D'un pas décidé, je le contournai et m'agenouillai à côté de ma fille.
Maëlle, en me voyant, se calma directement mais son petit corps était encore secoué des soubresauts de ses sanglots. Cette vision me serra le cœur, elle semblait réellement terrorisée.
-Hey, mon cœur, lui fis-je en lui faisant un sourire tendre et en déposant un baiser sur sa tempe.
Elle me tendit ses bras dans un geste désespéré, regardant, inquiète, en direction des deux hommes.
Je la pris et m'assis sur une chaise. Je lui fis d'abord un énorme câlin, tentant de la rassurer le plus possible au travers de cette étreinte. Puis, je me redressais et commençais à lui parler :
-Ecoute moi bien mon cœur, je voudrais te parler de quelque chose de très sérieux. Ces deux messieurs qui sont ici avec nous ne te veulent pas de mal. Pas du tout. En réalité, ils voudraient juste que tu leur donne un petit peu de ta salive.
Elle me regarda, ses grands yeux baignés de larmes, m'interrogeant.
La partie délicate était pour maintenant.
-Tu sais, mon cœur, tu m'as posé il y a quelques temps des questions sur ton papa. Eh bien, ta salive porte en elle ton ADN c'est-à-dire ce qui définit qui tu es et qui sont tes parents. C'est pour ça que l'on a besoin de ton ADN, pour essayer de retrouver ton papa. Tu veux bien que l'on t'en prenne un peu ?
Je voyais dans ses yeux qu'elle comprenait ce que j'essayais de lui dire. Elle hocha doucement la tête, signifiant son accord. Je lui souris à mon tour, pour la rassurer au mieux.
Je me tournais vers l'homme qui tentait de lui faire ouvrir la bouche et lui tendis la main. Sans opposition, il y posa une paire de gants et un coton tige dans une boite stérilisée.
J'enfilais les gants et fis glisser le coton tige dans la bouche de ma fille pour y récupérer un peu d'ADN.
Je rendis à l'homme son matériel et il s'empressa de quitter la pièce.
-Maman ? La petite voix de Maëlle me parvient.
-Oui, ma chérie.
-Tu crois qu'on va trouver mon papa ?
J'inspirais profondément, me demandant que répondre sachant qu'Edward était toujours là. Je sentais son regard brûlant poser sur nous.
-Je ne sais pas du tout mon cœur, je l'espère très fort.
-Mé, poursuivit Maëlle, si on trouve mon papa, qu'est ce qui va arriver ?
Je la regardais, prenant à nouveau une profonde inspiration, maîtrisant le tremblement dans ma voix.
-Je ne sais pas encore mais on avisera au moment venu. Je pense que tu commenceras d'abord par apprendre à le connaître comme lui apprendra à te connaître. Tu penses que ça pourrait te convenir ?
Elle sembla réfléchir un instant puis hocha la tête en me faisant un petit sourire. Je lui souris à mon tour.
-Aller, il est temps de retourner avec tes camarades. Vu l'heure qu'il est, ça doit être le goûter. Tu ne voudrais pas rater ça ? L'interrogeais-je
Elle secoua violemment la tête en s'exclamant un « Ah non alors » avant d'éclater de son rire d'enfant. Sa joie me fit plaisir à voir et je lui souris tendrement.
J'allais finalement la déposer dans la salle où se trouvaient les autres enfants et la laissa là après un dernier baiser.
J'avais un instant hésité à la ramener à la maison étant donné qu'elle avait tout de même subi un traumatisme, mais je ne souhaitais pas justement que cet événement prenne plus d'ampleur qu'il ne le devrait.
Je ressortis enfin de la crèche et m'adossais contre le mur, perdue.
-Isabella ? M'interpella la voix de velours d'Edward.
Je relevais la tête, prête à l'affronter.
-Oui ? Fis-je faiblement.
-Pourquoi n'as-tu pas dit la vérité à … Maëlle puisque tu es si sûre que c'est moi le père ?
Je le regardais un instant, puis, pesant mes mots, je lui répondis calmement :
-Je suis sûre et certaine que tu es son père. Je n'ai pas besoin de faire un test pour ça. Je ne lui ai rien dit pour une simple raison : je ne sais absolument ce que tu veux faire, Edward. Qui veux-tu être pour elle ?
Il me regarda fixement :
-Je veux être son père. Peu importe ce que je dois faire pour cela. Tu en as déjà profité deux ans, à moi de profiter de ma fille.
Ses mots me terrifièrent :
-Que veux-tu dire ? Je ne comprends pas !
-C'est pourtant simple, Isabella, je veux sa garde.
J'avais été incapable de travailler correctement toute la journée. Les mots d'Edward me hantaient. Je savais que ce que j'avais fait été mal mais il ne pouvait pas me priver de ma fille, ni priver ma fille de moi. C'était impossible ? Quel juge serait capable de laisser faire une telle chose ? Puis, avec terreur, je réalisais qu'Edward avait le bras long, très long.
La journée s'acheva et je décidais d'aller récupérer Maëlle à la crèche avant de rentrer.
Au moment où je m'apprêtais à récupérer ma fille, John m'interpella :
-Bella ! Je voulais simplement te prévenir : Alice Hale s'est réveillée.
Je n'ai qu'une hâte : connaître votre avis !
Je vous embrasse,
Auxane
