Chapitre 1
PDV Percy
Ma tête émergea de l'eau glacée. Je la rejetai en arrière en inspirant profondément l'air l'air marin. Battant toujours des pieds je lissais mes cheveux en arrière et regardais où je me trouvais. La côte de la colonie était terriblement floue.
- Merde, grommelai-je.
En soupirant, je me mis à faire du crawl pour rejoindre la côte avant de me faire taper dessus par Chiron en arrivant encore une fois en retard à l'entraînement. Ouvrant les yeux je scrutais le fond de l'eau. Elle était remplie de plante et fleur aquatique, de toutes sortes d'animaux marins, etc.… En effet, depuis que la guerre entre Poséidon et les dieux marins avait éclaté, les habitants des mers et des océans se réfugiaient dans les limites sécurisées de la colonie. Quand j'émergeais à nouveau, je me retrouvais à deux mètres peine de la plage. Grover m'y attendait, assis sur un rocher, s'essuyant ses mains recouvertes de sable sur ses jambes de chèvres. Il s'approcha de l'eau pour me saluer. Quand ses pattes de chèvres touchèrent l'eau, il émit un long bêlement. En riant, je créais une vague et la projetait sur lui. Grover poussa un bêlement aigu et se mis à se secouer pour chasser l'eau. Comment pouvait-il être aquaphobe ? C'était, pour moi, impossible. Je me levais et sortis de l'eau, totalement sec. Grover siffla.
- Un mois que t'es là et regardez-moi ces abdos. Pas un gramme de graisse chez Percy Jackson les filles !
- Ah ah, ah, ah ! Très drôle, biquet !
- Grand frère, cria Tyson en se précipitant vers moi.
- Hey, salut grand lascar ! T'es en congé.
- Ouais, dit le cyclope en m'ébouriffant les cheveux.
Je souris.
- On va pouvoir faire plein de chose, nager avec les dadas-poissons, se battre ensemble,…
- Dis Percy, tu savais qu'une ancienne élève revenais aujourd'hui, l'interrompit Grover.
- Nan. C'est qui ?
Grover détourna les yeux.
- Une ancienne amie d'Annabeth… Elle avait un frère jumeau, Thomas. Annabeth et lui sortaient ensemble. Quand il a découvert qu'elle faisait ça pour rendre Luke jaloux, il a pété un câble. Et vu qu'ils sont bizarres, les jumeaux, et puissant, ça a été la cata. Lui et sa sœur se sont battus. Il c'est casser et elle est partis, refusant de rester près de gens qui l'a méprisait.
- Comment Annabeth a-t-elle pu faire ça, demanda Tyson.
Mon visage se ferma. Annabeth. Mon cauchemar personnel. Elle avait changé. Trop. Je ne la reconnaissais plus. Et d'après ce que je venais d'apprendre, elle avait toujours été comme ça. Elle avait juste masqué sa véritable personnalité à mes côtés.
- Allez viens grand lascar, dis-je à Tyson., allons accueillir la revenante.
Alors qu'on se dirigeait vers l'entré de la Colonie, les pensionnaires partaient, s'enfuyaient, dans l'autre sens.
- Annabeth les a tous montés contre elle, murmura Grover.
- Pourquoi ?
- Parce que c'est elle qui a dit a Thomas se qu'Annabeth faisait.
- Comment est-ce qu'elle s'appelle ?
- Heu… Roke Tepe.
Je le regardais dans les yeux.
- Tu déconnes, mec. Dis-moi que tu déconnes.
- Non, je te jure que c'est son nom !
J'hochais la tête, abasourdis. Nous nous postâmes à l'entrée. C'est alors qu'elle arriva. Ces cheveux noirs étaient ondulés, ses yeux changeaient de couleurs, mais les deux yeux n'étaient jamais de la même couleur, sa peau était pâle, son nez fins et légèrement en trompette. Mais le plus frappant était ses habits. Elle portait un début de corset en cuir noir, s'arrêtant sous la poitrine, la moulant parfaitement. Mais le corset continuait mais en n'étant plus que des fils s'entremêlant et créant d'étrange motifs. Elle portait un slim noir découpé au-dessous des genoux, elle avait un long trou sur la cuisse gauche. Elle avait des converse noirs et bleu marines à l'air centenaire. Le tout était compété par un long manteau en cuir noir et par son épée rangée dans un fourreau en cuir noir qui pendait sur sa hanche gauche. Ses yeux étaient rendus charbonneux par un épais trait d'eye-liner et de khôl, ainsi que du fard à paupière noir, appliqué tout près du bord de sa paupière et large d'un centimètre. Son nez, parsemé de petites tâches de rousseurs se plissa, comme si une mauvaise odeur régnait dans l'air. Le regard de Roke, se plongea dans le mien.
- Allez viens mec, dit Grover, faut que tu ailles t'entraîner.
Mais je ne bougeais pas. Mon regard planté dans celui de la déesse devant moi. Le vent balaya ses longs cheveux, et son odeur me frappa de plein nez. Grover me tira en arrière.
- Putin, mec, bouge !
Ce fut elle qui rompu le contact pour regarder Chiron, qui essayait d'attirer son attention. Ce fut alors que je l'entendis. Elle qui s'était tut depuis si longtemps. Elle ne dit que quatre petits mots. Ouvre les yeux Percy.
- Allez, bouge, Percy.
- Je…Ouais, j'arrive.
Je courus le rejoindre tandis que ces quatre mots perturbants trottaient sans relâche dans ma tête.
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Je fis tourner mon épée dans ma main. Depuis que j'étais arrivé sur le terrain, personne ne voulait se battre contre moi. Pas étonnant, étant donner que je les désormais en une minute, ou moins. Je soupirais et plantais mon épée dans le sol, avant de m'allonger sur le dos, décidé à faire un somme si je ne m'entraînais pas.
- Sais-tu que la paresse est un péché, fils de Poséidon.
J'ouvris les yeux, malgré le fait que le soleil m'éblouissait, je reconnus la silhouette.
- Pas quand personne ne veut se battre contre toi. Dans ce cas là, la paresse devient quelque chose d'agréable.
La silhouette sourit.
- Allez, debout fils de Poséidon, nous allons voir si tu mérites de commettre la paresse.
Je ris en me levant. Récupérant mon épée, je la fis tourner en me plaçant devant elle.
- Si je gagne, dit-elle, tu me laisses faire partie de ton bungalow.
Je ris.
- Qu'en dit Chiron ?
- Il m'a dit de me débrouiller pour dormir quelque part, dit-elle en haussant les épaules.
- D'accord. Mais si je gagne tu me dis ton vrai nom.
Elle haussa les sourcils.
- Tu veux que je te dise, fils de Poséidon.
- Ouais.
- T'es moins con que t'en a l'air.
Et elle attaqua. Son épée siffla dans l'ai et frappa, plus vite qu'un serpent. Je parais difficilement son attaque. Je relançais l'attaque, mais elle paraît toutes mes bottes et autres ruses. Nous avancions t reculions, pour finirent dans la forêt. Je l'acculais à un arbre. Au moment où j'allais la désarmer, elle sauta en l'air. Entraînée par son élan, Turbulence frappa contre le rocher. Roke, amortis sa chute, coinça Turbulence sous son pieds, et me donna un coup de pied au visage. Je ma retrouvais projeter à trois mètres. N'ayant pas lâcher mon épée, je me relevais pour tenter de gagner tout de même se combat. Mais Roke, encore debout sur le rocher, fit un bond et atterri devant moi. Dégainant son épée, elle frappa mon poignet du plat de sa lame. La douleur me fit lâcher Turbulence, qui tomba au sol en un bruit sourd. Elle mit ensuite la pointe de son épée contre ma gorge.
- Fais un peu de place dans ton armoire, fils de Poséidon. Et prévient ton frère. Vous avez une nouvelle colocataire. Elle me sourit. Je remarquais alors la cicatrice sur sa pommette droite. Elle était fine, et mesurait entre cinq et dix centimètres. Note à ma conscience : quand on sera ami, à lui demander :
- son vrai nom
- d'où vient sa cicatrice.
- Tu as gagné une bataille mais pas la guerre, dis-je.
Elle me sourit.
- Vraiment, fils de Poséidon, tu es moins con que t'en a l'air… Il se pourrait même qu'il y ait une parcelle d'intelligence en toi. On se voit au dîner, dit-elle en me tendant mon épée.
J'empoignais Turbulence et Roke partit en courant. Je secouais la tête.
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- Tu es sûr que ça ne te dérange pas, demandai-je pour la cinquième fois.
- Mais non, t'en qu'elle touche pas aux dadas-poissons que j'ai accroché au plafond.
- J'y veillerais personnellement. Elle ne touchera à rien.
- Mais elle pourra rajouter quelques petits trucs, ça je suis d'accord.
- Je lui dirais.
- Elle va mangé avec nous ?
- Je ne c'est pas grand lascar… Je ne c'est pas, soupirai-je.
- Dit, Percy, t'as réparé la fontaine, demanda Tyson d'une petite voix.
Immédiatement je me crispais, tandis que de mauvais souvenirs envahissaient mon esprit.
- Non, dis-je.
Seulement ma voix était plus rauque et plus basse.
- Je vais le faire alors, dit-il, a toute à l'heure.
- Ouais, c'est ça, à plus ! Je vais voir Kitty O'Leary.
Tyson partit en courant.
- C'est pas une chienne des enfers, ça ?
Je sursautais.
- Nico, m'exclamai-je.
- Lui même. Salut Percy.
- Je suis content de te voir Nico mais… Qu'est-ce que tu fais là ?
Il rit.
- Et bien, vu que la guerre est imminente, j'ai décidé d'apprendre à manier l'épée et tout le reste.
Je souris.
- Il faudra qu'on parle de se que tu m'as dit à la fin des vacances...
- Ouais, dit Nico, mais en attendant, où je dors moi?
- Je reviens, dis-je en riant.
Je me mis à courir.
- Chiron, attendez !
Je lui dis ma requête.
- Pourquoi pas, dit-il.
- Et Monsieur D ?
- Une fois que se sera fait, il n'y pourra rien. Donc, autant commencer tout de suite.
Je souris et courut jusqu'à mon bungalow, en étant allez chercher Nico auparavant.
- Tyson, dis-je, on a dut boulot.
Il haussa sont long sourcil.
- Ah bon ?
- Oui, on est chargé de construire le bungalow de Nico.
Tyson sourit.
- Au boulot, dit-il.
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Autant vous le dire, bosser avec un cyclope, c'est géniale. Lorsque la conque annonçant le dîner sonné, nous venions de terminer. Le bungalow était plus reculé que les autres, mais un chemin en dalles noires y conduisait. Le bungalow était en pierre grise et noire, un énorme 13 en fer forgé le surplombais, et sur le toit il y avait une gargouille crachant de la lave, mais la lave tombait dans une cuve et était réutilisé, comme dans une fontaine. L'intérieur était éclairé par deux fenêtres et une fontaine de lave au fond du bungalow, il y avait un lit rond au milieu, les pierres étaient incrustées d'un espèce de labyrinthe éclairé par du feu, au plafond était suspendu des fleurs noirs. La seule chose claire dans la pièce, était une représentation de la sœur de Nico, Bianca Di Angelo, en glace stygienne.
- Merci beaucoup les gars, c'est vraiment sympa.
- De rien, mec, dis-je, c'était avec plaisir.
- J'ai faim, chouina soudain Tyson.
- Vas-y Tyson, on t'y rejoint.
Tyson partit en courant sans se faire prier.
- Alors, a dit Nico, paraît que t'as une nouvelle colocataire.
- Ouais, soupirai-je.
- Elle est sympa ?
- Ouais, sa va.
- Et elle est comment?
- Comment ça?
- Physiquement.
- Plus belle que toutes les déesses réunies.
- Mais se n'est pas ça qui... le truc c'est que... nan, rien, laisse tomber.
Nico m'observa.
- Qu'est-ce qui va pas ?
- Quand j'étais gamin, y avait une voix dans ma tête…
- T'étais schizophrène, se moqua-t-il gentiment.
- Non, elle…elle était là.
- Comment elle s'appelait ?
- Eko Peter…
- Comme l'amante de Zeus ?
- Non, elle a juste le même prénom. Mais, elle avait disparut quand j'ai rencontré d'autre demi- dieux. Et là… Je… Je l'ai entendus… Elle m'a reparlé…
- Qu'est-ce qu'elle a dit ?
- « Ouvre les yeux »… Mais je crois qu'elle sait quelque chose au sujet de ce que tu m'as dit à la fin des vacances… Pour tué Luke et Cronos… Autre chose… tu sais que Luke à un espion à la Colonie…
- Ouais.
- Je crois que je sais qui c'est…
- Qui ?
- Percy, Nico, vite, cria Tyson en haut de la colline.
- On arrive, criai-je, on en reparle plus tard.
Nico hocha la tête.
- Dit Percy, c'est moi ou t'as de la barbe?
- Hein?
-Bah ouais, quand je t'ai vu, j'ai crus voir Poséidon plus petit.
Je rougis. En effet, depuis peu, une barbe semblable à celle de mon père recouvrait mes joues.
-Hum... On peut changer de sujet.
Nico rit.
- Aller, on y go le barbu.
J'arrivais en haut, et vit, assise à la table des enfants de Poséidon, Roke, triturant sa nourriture.
- Elle est belle, dirent Nico et Tyson simultanément.
Elle nous aperçut et nous sourit. En soupirant je m'assis à la table.
- Je m'assois où, demanda Nico.
- Avec nous, en attendant qu'on construise ta table.
- Merci, dit-il.
Vint le moment des offrandes. Je jetais la moitié de mon assiette dans le feu, en disant l'habituel « Poséidon ». Quand je revins à la table, je vis que Roke ne s'était pas levée.
- Tu ne fait pas d'offrandes, demandai-je.
Elle planta ses yeux dans les mien. L'un était du même bleu-vert que moi, l'autre était presque noir, comme Nico.
- Les dieux sont des êtres cupides, orgueilleux et égoïste, ils me pourrissent la vie depuis qu'ils m'ont créés, ils m'ont enlevé mon frère et le peu d'amour propre qui me restait… Alors non, je ne fais pas d'offrande et préfèrerais crever plutôt que d'en faire une.
Je la fixais.
- D'accord, dis-je en haussant les épaules et commençant à manger.
- D'accord ?
- Oui.
- Tu ne me traître pas d'égoïste, d'irresponsable ou de monstre ?
- Non… si je ne risquais pas ma vie à chaque instant et si je n'avais pas besoin de certains dieux pour survivre, je n'en ferais pas non plus.
Elle me fixa puis éclata de rire.
- Tu veux que je te dise, fils de Poséidon, dit-elle en se levant.
- Ouais.
- Je vais faire une offrande pour toi, apprécie l'odeur, dit-elle en riant.
Elle jeta sa dorade dans le feu en disant haut et fort « Persée Jackson ».
J'haussais un sourcil.
- Continue comme ça, fils de Poséidon, et vers la fin de l'année à quelque mois près, je te dirais que tu es intelligent. Et crois moi, c'est un honneur. Pour moi, même Annabeth n'est pas intelligente. Je ne le dis que rarement... Tout comme le mot beau, dit-elle en rougissant et en me fixant, elle secoua la tête. Fais attention à toi, fils de Poséidon, ne te nois pas..., et elle rajouta comme pour elle-même, et rêve bien... et profondément.
A se moment là, elle me regarda, d'un regard lourd, et j'eus l'impression qu'elle avait pris d'un coup une trentaine d'année, et j'eus la conviction qu'elle cachait un lourd secret. Il était bien sûr de mon devoir de le découvrir. Roke se leva en riant.
- Dors bien, fils de Poséidon.
Et elle dévala la colline. Je mâchais lentement mon pain. Et me rendis compte que je tenais à ce bout de femme plus que je ne devrais… Et ce ne fut qu'à ce moment là que je me rendis compte de ses paroles... Les dieux l'avait créée... Je secouais la tête... C'était une expression, d'une certaine manière, les dieux nous avaient tous créé... Mais je ne pus empêcher une certaine apréhension de se loger dans mon ventre en allant me coucher... Si je prenais ses mots à la lettre, la réponse serait dans mes rèves...
Voilà, fin du premier chapitre, le prochain sera peut être du point de vue d'Annabeth, je verrais. A+
