Merci beaucoup Nass pour ta review !
Note : Juste pour information, je viens tout juste d'ouvrir un compte sur fictionpresse. Je mettrais certains de mes écrits originaux (principalement des réponses à des thèmes imposés), l'adresse est dans mon profil, merci à ceux qui iront le voir ^-^
Et voici sans plus attendre le chapitre 18, autant vous dire qu'il y en aura en tout 22.
Chapitre 18
Heure inconnue
Lieu inconnu
Les liens étaient trop serrés, Ilham ne parvenait tout simplement pas à les défaire.
Le bon côté des choses était qu'ils ne lui faisaient pas mal, pas comme ce que l'on pouvait voir dans les films en tout cas.
Il tenta à nouveau de se relever, mais ne parvint qu'à se hisser en position assise, il en profita pour inspecter les lieux.
Il devait être dans la cale d'un bateau, avec un peu de chance, celle du bateau sur lequel ils avaient embarqués.
On l'avait déposé sur un vieux matelas et on l'avait même bordé, il n'avait pas dû tomber sur des espèces de malades qui allaient le torturer à mort.
Et en même temps, il savait que c'était à Quatre qu'il devait cette situation…
Regardant bien autours de lui, il ne remarqua aucun autre meuble, ou objet, pouvant lui être utile, et on l'avait privé de toutes ses possessions à l'exception d'un tee-shirt trop grand qui ne lui avait jamais appartenu.
Ses vêtements n'étaient visibles nulle part.
La porte s'ouvrit en grinçant, le faisant sursauter violemment, et James entra.
Il tenait une assiette à la main, et il lui sourit en le voyant réveillé.
-Oh, tu es enfin levé toi.
Si la veille il avait semblé, dans un premier temps, gentil et agréable, il dégoûtait à présent Ilham au plus au point.
Et ses yeux qui se posaient sur les jambes fines d'Ilham n'avaient rien de rassurant.
-Qu'est-ce que vous me voulez au juste ?
Semblant sortir d'une rêverie dont il était le seul à pouvoir profiter, James répondit d'un ton calme :
-Ne t'inquiète de rien. Je t'emmène en voyage quelques temps, voilà tout.
Il s'installa face à Ilham, et ne s'offusqua pas de voir ce dernier reculer un peu.
Il lui montra l'assiette.
-Tu n'as pas faim ?
Pour toute réponse, le ventre d'Ilham se mit à grogner, déclenchant un sourire plus grand chez l'autre.
-Je me disais aussi, viens un peu par là.
Ilham se rapprocha, à contre cœur, et l'autre en profita pour l'attirer le plus possible contre lui.
Il tendit ensuite dans sa direction une cuillère emplie de…
De quoi d'ailleurs ?
-Je peux manger seul.
-Je ne crois pas non.
Et James entreprit de nourrir de force le garçon de cette substance sans réel goût.
Ilham sursauta en sentant l'une des mains de cet homme se promener sur l'une de ses jambes.
-Quatre ne m'avais pas dis grand-chose sur toi. Par exemple, j'ignorais que tu étais aussi mignon…
Ilham avait envi de pleurer.
Bateau de croisère
Egypte
La lettre de Quatre trônait sur la table, personne n'osait plus la toucher.
C'était comme si elle pouvait les mordre au moindre mouvement.
Son contenu n'était adressé qu'à Roye, mais les autres se sentaient tout aussi mal.
« Mon très cher frère,
Quand tu recevras cette lettre, je serais déjà loin. Et je ne serais pas le seul.
Je ne suis pas un malade, ni un sadique. Je suis juste égoïste, et tu dois le savoir, puisque tu l'es tout autant que moi. Aujourd'hui, tu es seul. L'un t'as quitté, l'autre a disparu. Alors, qu'est-ce que cela fait d'être seul et sans personne ? Sans personne pour vous comprendre, vous regarder et vous aimer ?
Moi, j'ai quelqu'un, aujourd'hui. Et j'avais quelqu'un hier.
La famille Denzel me l'a prit pour des raisons politiques.
Parce qu'il leur faisait de l'ombre, ma propre famille a tué celui que j'aimais, me laissant seul dans les ténèbres qui étaient avant sa lumière.
Tu es le dernier représentant de notre si merveilleuse famille, et j'ai fais très attention à toi.
Tu semblais vivre le bonheur parfait avec ces deux là, et je ne vois pas pourquoi tu aurais droit à ce que je n'ai jamais eu. Peut-être qu'ils ne sont pas en concurrence avec notre famille, et que c'est pour ça que tu as pu les garder à tes côtés, mais j'en ai décidé autrement.
Tu vas connaitre maintenant, cette détresse et cette solitude dans laquelle j'ai dû vivre pendant tant de temps.
Et, après avoir été abandonné par l'un, tu vas perdre l'autre.
A tout jamais.
Mais, tu me connais, je suis quelqu'un de très juste.
Aussi, je vais te donner une chance, une unique chance de le retrouver.
Ecoute attentivement mon indice, car il n'y a aucun droit à l'erreur, et tu as maintenant très peu de temps.
Nous avons porté des masques pendant des années, nos vies ressemblaient à des bals luxueux dans lesquels chaque invité jouait un rôle qui lui était donné.
Mais certains sont venus troubler la fête, parce qu'ils n'ont jamais su porter le moindre masque.
Alors, mon frère, va. Va, et retire ce masque qui s'est si bien collé à toi.
Et peut-être que tu retrouveras ce qui est réellement important. »
Duo se décida finalement à lancer la discussion qui devait obligatoirement avoir lieu.
-Est-ce que l'un d'entre vous voit de quel endroit il peut parler ?
Peter baissa la tête, il ne réfléchissait pas à l'indice donné, mais à ce qu'il n'avait pas su voir.
Ilham lui avait pourtant parlé d'une lettre qui n'était adressée qu'à lui, mais il avait préféré passer son temps avec Heero, il se sentait responsable, au moins un peu.
Axel prit la lettre en main.
-Il y a un problème.
Roye soupira bruyamment et croisa les bras.
-Oh, tu viens tout juste de le remarquer ?
-Non, pas ça ! Dans la lettre, il dit que je suis parti, mais… je suis de retour !
Peter prit la lettre des mains du jeune homme.
-Rien d'étonnant à ça, il devait l'avoir écrite depuis un moment, avant ton retour en tout cas.
-Donc, il avait déjà prévu… tout ça.
Marmonna Roye en songeant au jeune blond qu'il n'avait pas su protéger.
Il aurait dû se douter que ce grand type avec Ilham n'était pas fréquentable.
-Oui, mais maintenant, il faut rapidement trouver notre prochaine destination.
Acheva Peter.
Heero regarda au dessus de l'épaule de son amant.
-Il nous parle de masques. C'est donc un endroit, dans le monde, où les masques ont une certaine importance culturelle.
-Il parle aussi de bals !
Rappela Duo qui, fort heureusement, avait abandonné depuis un moment son M. Muscle.
-Des bals et des masques… ça pourrait être l'opéra ?
-Ou le théâtre.
-Il y a aussi la possibilité que ce soit en rapport avec l'un de ses livres…
-Excusez-moi…
Peter se leva et quitta la pièce rapidement, peu décidé à participer davantage à la conversation entre eux.
Les autres continuèrent encore un moment à se perdre en hypothèses.
Que ce soit l'Amérique du sud, Sydney et l'opéra ou n'importe quel pays européen…
Il y avait trop de probabilité d'erreur.
Heero abandonna les autres peu de temps après pour rejoindre l'homme de sa vie.
Il trouva ce dernier penché sur le plan d'une carte du monde, et au vu des traits, il devait déjà avoir un semblant de solution.
Mais il semblait abattu.
-Peter ?
Le jeune homme ne bougea pas, restant penché en avant sur ses pauvres plans, le nom d'une ville entouré de plusieurs traits rouges épais.
-Peter.
Heero était juste derrière lui maintenant, il posa doucement l'une de ses mains sur l'épaule du jeune homme.
Peter se retourna, faisant face à l'autre.
-Quoi ?
-Ce qu'il s'est passé, tu n'y es pour rien.
D'un mouvement en arrière, Peter se dégagea pour retourner à ses feuilles.
-Merci, ça je le sais. Dis le plutôt à Roye, il semble plus atteint que moi.
-Je te connais.
Le jeune homme s'immobilisa, il semblait à bout de nerfs.
-Ecoute Heero, tu es gentil, mais je vais bien.
-Je voulais juste que tu saches que tu n'y pouvais rien, personne n'y pouvait rien.
Peter ne bougea pas.
Heero s'approcha de lui, et l'enlaça par derrière, collant leurs deux corps.
-Il avait reçu une lettre.
-Ça ne l'a pas sauvé.
-J'aurais dû insister plus longtemps avec lui.
-Tu n'as pas à tous nous sauver tout le temps. Tu fais déjà beaucoup.
-Je sais où il a été emmené.
Heero haussa un sourcil que Peter ne pu voir, puis il se pencha pour observer la carte à son tour, ne lâchant pas son ami.
L'ensemble de leur parcours avait été représenté dessus, une sorte de tour du monde…
-Cette ville est connue pour ses bals, ses costumes et ses masques. Je pense que c'est là que nous devons aller.
Heero regarda le point que le doigt de Peter indiquait, et il resserra son étreinte.
Il ne savait pas pourquoi, mais il avait l'impression qu'il risquait de très bientôt le perdre.
Endroit inconnu
Heure inconnue
Il faisait noir maintenant, et Ilham se retrouvait dans un espace confiné.
Il ne savait pas trop quand on l'avait changé de place, mais il savait qu'il était encore en train d'être déplacé.
Il devait être dans une sorte de grande caisse.
Le jeune homme tenta de frapper dessus, ou de hurler, mais on l'avait bâillonné et soigneusement attaché, il ne réussi qu'à se faire mal.
Soudainement, la caisse fut jetée au sol, le projetant contre l'un des bords, lui faisant à ,ouveau mal par la même occasion, et le couvercle fut retiré.
D'abord, il fut aveuglé par une lumière artificielle, puis il reconnu James penché vers lui, avec toujours ce sourire qu'il finissait par trouver cruel.
Et à côté de James, un jeune homme blond à l'allure soignée qui l'observait avec dédain.
-Vous êtes sûr que c'est ça ?
Il parlait d'un ton détaché et assuré, et Ilham ne put que constater sa ressemblance avec Roye.
Oui, il devait faire face à Quatre.
-Affirmatif, il s'est lui-même présenté comme étant cet Ilham.
Les doigts fins de Quatre saisirent doucement le menton du jeune homme pour lui relever le visage.
-Il n'a pourtant rien de particulier… Bon, il n'est pas désagréable non plus.
-Ça c'est bien vrai.
Quatre ne releva pas le ton plus qu'enjoué de son employé et relâcha Ilham.
-Bien, je voulais juste le voir au moins une fois avec qu'il ne disparaisse. Je me demande si Roye sera triste de le voir s'éteindre devant ses yeux…
-Et s'ils ne viennent pas jusque là ?
-Ils viendront. Je me suis renseigné, et ils ont ce… Peter, quelque chose comme ça, qui me semble parfaitement bien indiqué pour réussir à suivre ma piste.
-Ah ouais ? Il est flic, un truc du genre ?
-Pas vraiment.
James remis le couvercle en place, replongeant Ilham dans le noir, mais le jeune homme pouvait encore entendre les deux autres parler de lui.
-Quand Roye viendra, vous vous occuperez de ce garçon.
-Mais… il n'a donc aucun moyen de le sauver ?
-Pourquoi devrait-il en avoir un ? C'est au contraire sa venue qui va précipiter sa perte. Je trouve ça terriblement ironique. Et terriblement plaisant.
Enfermé dans la cave
Date inconnue
Depuis combien de temps, maintenant, était-il là au juste ?
Quelques jours, très certainement, et Quatre n'était toujours pas revenu.
Il était même parti aujourd'hui, toute la journée, pour une destination inconnue de Trowa.
Il espérait juste que ce n'était pas en rapport avec son jeu.
Avec cette saloperie de jeu qui allait finir par avoir leurs peaux à tous.
En tout cas, il aurait la sienne.
Il faisait froid dans cette cave, et humide.
Il avait pourtant cherché tous les moyens possibles pour en sortir, mais en vain, c'était comme si chaque chose se retournait contre lui pour lui empêcher toute sortie.
Trowa ramena ses jambes contre lui, et se mit à tousser.
Avec de la chance, Duo et les autres réussiraient à gagner contre Quatre, mais ne parviendraient pas à lui faire le moindre mal.
Il suffisait de réussir à lui parler.
De réussir à lui donner les bons mots.
Il fallait juste lui laisser une chance.
A suivre...
