Disclaimer :les personnages ne m'appartiennent pas.

Résumé : Nora et Georges ont péri dans un crash d'avion, laissant leurs enfants derrière eux.



Chapitre 3 : testament

Le soir de la commémoration, Derek et moi discutâmes devant une tasse de thé. Plusieurs possibilités s'offraient à nous, désormais.

— Je m'inquiète pour Lana. Lâchais-je. Qui va s'occuper d'elle ?

— Nous. M'assura-t-il. Il ne peut pas en être autrement.

— Et comment ? Nous nous partagerons la garde comme des parents divorcés ? J'étais incrédule, je ne savais pas si contraindre Lana à une garde alternée, était la meilleure chose pour elle, surtout maintenant qu'elle était orpheline.

— Pourquoi pas ? Mais surtout, ne lui transmet ta manie de tout organiser.

Il me souriait, j'étais surprise par la boutade, nous n'avions pas plaisanté depuis presque une semaine.

— Et toi ton je m'en fous de tout, tu comptes lui passer ? Répliquais-je.

Nous rîmes, pourtant notre joie fut de courte durée. Je m'arrêtais de glousser, réalisant que maman et Georges n'était plus de ce monde. Derek comprenant mon malaise stoppa lui aussi son hilarité, l'air coupable. Je tentais de changer de conversation.

— Tu crois que Marti va partir vivre avec ta mère ?

La question peut paraitre futile, mais je n'avais que celle-ci en stock pour dissiper notre trouble.

— J'avoue que franchement je n'en ai aucune idée, je serais prêt à m'occuper d'elle bien sur, mais peut être qu'il est temps qu'elle vive un peu avec maman.

La lecture du testament, le lendemain, me plongea dans une nouvelle insomnie, j'étais terriblement anxieuse pour l'avenir de Lana. Et le mien par la même occasion.

Je me réveillais avec des cernes violets sous les yeux, j'avais une tête à faire peur à un mort-vivant. Je m'aperçus que je reprenais conscience de mon apparence, c'était plutôt bon signe. Je souffrais toujours, malgré tout je reprenais gout à la vie. Je décidais de prendre une bonne douche, et de me laver les cheveux, je m'habillais dans une tenue confortable et terminais par me maquiller.

Papa nous accompagnait chez le notaire, Lizzie n'avait pas vingt et un an. Abby en faisait de même pour Edwin et Marti. Avoir leur présence à mes côtés me rassurait, toute stressée que j'étais par la lecture du testament, et les conséquences que cela engendrerait pour notre famille recomposée.

J'avais demandé à Emily de garder Lana, ce matin là. Il n'était pas la peine de lui infliger une épreuve de plus. Quand ma sœur vit mon amie arriver, elle lui sauta dans les bras. Je supposais que retrouver quelqu'un de joyeux la ravissait, je décidais donc de me montrer joyeuse en sa présence, du moins si Derek ou moi réussissaient à obtenir sa garde, à la fin de l'entretient avec l'homme de loi.

Quand je fis connaissance du notaire, mes espoirs commencèrent à s'envoler il avait une attitude peu amène et froide, pas du genre à confier une gamine à deux étudiants. Je remarquais que son regard était plutôt admiratif envers le décolleté de Fiona, d'ailleurs ses yeux faisaient des allers retours entre les seins de ma tante et les jambes de Vicky, qui étaient venues en renfort, vu que sa mère ne pouvait se permettre de le séduire avec les siennes, étant donné qu'elles étaient couvertes de varices. Quant au frère de Georges il se fit discret, je le connaissais mal, il se voyait peu avec mes parents. Pourtant il m'avait l'air d'être une bonne personne.

Le petit bonhomme chauve commença sa lecture.

La maison revenait à Derek, Edwin et Marti, elle avait été acquise lors de son précédent mariage avec Abby. Lizzie, Lana et moi n'y avions aucun droit, pourtant pour palier à ce manque, ils avaient tous deux contracté, une assurance vie dont nous étions toutes trois les bénéficiaires. Les larmes me vinrent aux yeux ils avaient parés à toutes les éventualités, pour qu'aucunes d'entre nous ne se sente lésée. Pourtant j'aurais préféré mille fois qu'ils soient présents à nos côtés plutôt que de toucher cette somme d'argent. Ensuite le notaire fit l'inventaire de divers biens de maman et de Georges qu'ils léguaient à chacun d'entre nous individuellement. Cela était constitué essentiellement de bijoux, maman avait fait en sorte que tout soit partagé également, pour ne pas faire de jaloux. Néanmoins je remarquais que Fiona trépignait, lorsque j'héritais de la bague de fiançailles de ma grand-mère, je savais qu'elle aurait voulu la récupérer. Je me souviens que maman avait été en furie après le partage Fiona avait récupéré tout ce qui avait de la valeur, et qu'elle avait du se battre pour pouvoir conserver la bague.

Enfin le plus important fut abordé : la garde de Lana. J'écoutais attentivement la voix monocorde du notaire.

— La garde de l'enfant Lana Venturi sera confiée alternativement à son frère ainé Derek Venturi et à sa sœur ainée Casey Macdonald, dans les conditions qui les arrangeront le mieux, soit une semaine chacun s'ils vivent dans la même ville, soit la semaine chez l'un, et un weekend sur deux ainsi que la moitié des vacances scolaires chez l'autre.

Un poids s'envola de ma poitrine, je souriais à Derek. Le notaire continua.

— Cependant jeunes gens, je me dois de vous dire que j'ai fait rajouter une clause à vos parents, tout ça dans l'intérêt de votre jeune sœur, bien sur.

Je sentis que le vent avait tourné.

— L'enfant sera confié en priorité à un couple marié.

Là je ne comprenais plus rien, l'instant d'avant j'avais Lana, et maintenant j'avais quoi ? Rien ? L'obligation de me marier ? Je perçus la pression apaisante de la main de papa sur mon épaule. Je jetais des regards autour de moi, nous étions tous atterrés, tandis que mon horrible tante jubilait, j'en venais à penser qu'elle avait soudoyée ce sale chauve pour avoir la garde.

— Je me permets d'ajouter, que vous n'avez aucune source de revenu, étant donné que vous poursuivez tous deux vos études.

Alors Derek pris courageusement la parole.

— S'il vous plait, consentez de nous laisser une semaine pour nous retourner, vous n'êtes pas obligé de prendre une décision immédiatement, rien ne presse.

— Effectivement, monsieur mais je vous rappelle que c'est reculer pour mieux sauter.

Le notaire ôta ses lunettes, comme s'il pouvait mieux appréhender la situation ainsi

— Je veux juste savoir une chose, Casey et moi sommes toujours les parents les plus proches de Lana, donc si l'un de nous était marié, il obtiendrait automatiquement sa garde.

— Indubitablement.

Le petit homme avait l'air légèrement dérouté.

— C'est tout ce que je voulais savoir. Conclut alors mon demi-frère.

— Approuvez, je vous en prie. Suppliai-je

Je ne sais, si c'est mon intervention ou la détermination dans le regard de Derek, mais l'homme de loi acquiesça et nous donna rendez vous le mardi qui suivait.

Je soufflais, pourtant une nouvelle vague de panique m'envahit, j'allais devoir trouver un mari en moins d'une semaine. Au mieux aider Derek à trouver une fille qui accepterait de l'épouser dans le même laps de temps. Cette nouvelle me rassura plus où moins, cela augmentait nos chances de réussite et puis Derek avait toujours une foule de prétendantes qui se bousculaient devant la porte, ce n'était qu'une image mais ce n'était pas tout à fait faux.

Quand nous sortîmes du bureau, Fiona et Vicky foncèrent sur moi comme sur une proie. Tandis que Derek discutait calmement avec son oncle.

— Il est évident que la garde Lana me revient. Commença vicieusement la tante Fiona.

— Rien n'est encore décidé, répliqua Lizzie.

J'approuvais vigoureusement.

— Lizzie a raison, tout n'est pas joué.

— Tu n'es pas prête de te marier, quel garçon voudrait de toi ? Persifla mon horrible cousine.

— Truman peut être. Rétorquai-je.

La répartie était facile, cependant je montrais bien à cette vipère que je n'avais pas oublié son comportement, d'y il avait quelques années. J'étais dans un tel état de nerf que j'avais envie de lui sauter à la gorge, ce que j'aurais fait volontiers si Derek ne m'avait pas saisi par le poignet pour m'éloigner d'elle.

— Tu veux quoi qu'elle puisse dire que tu es d'un naturel violent, pour pouvoir mettre la main sur Lana ? Me reprocha-t-il.

— Je me suis laissé emporter pas mes émotions, ça n'arrivera plus.

Mes excuses sonnaient faux, je lançais des regards meurtriers vers cette garce. Cependant Derek trouva un moyen de m'apaiser.

— Ha bon je n'avais jamais remarqué, que tu étais d'un tempérament volcanique. Déclara-t-il d'un ton innocent.

Nous échangeâmes un sourire complice, sans culpabilité cette fois-ci.


Je vous rappelle que je réponds aux rewiews anonymes sur mon live journal fjudy[point]livejournal[point]com