Disclaimer: les personnages ne m'appartiennent pas.
Note : Je suis vraiment désolée pour ce retard mais j'ai eu du mal à poster, il semble qu'il ait un bug pour se connecté à son interface personnelle. quoi qu'il en soit, il y aura tout de même le prochain chapitre dimanche.
Résumé : Le testament de Georges et Nora à été lu, le notaire confiera Lana à un couple marié. Derek et Casey ont demandé une semaine pour se retourner, l'homme de loi a accepté. Fiona veut également la garde de Lana.
Chapitre 4 : Décision
Le retour à la maison fut rapide. J'étais étrangement calme, réfléchissant à ce que je pourrais dire à mon petit ami, que je connaissais depuis à peine deux mois, pour qu'il accepte de m'épouser. Sauf que je n'avais plus de ses nouvelle depuis que l'avais prévenu du crash. Quand nous arrivâmes Emily m'interrogea du regard, à l'expression de mon visage, elle comprit immédiatement que ça ne tournait pas rond. Néanmoins elle posa tout de même la question.
— Alors comment ça s'est passé ?
— Eh bien Casey ou moi devons trouver quelqu'un pour se marier en moins d'une semaine. Ce sera difficile mais pas impossible. Proclama mon demi-frère sur de lui.
Voir la mâchoire d'Emily se décrocher à cette annonce, me donna envie de m'esclaffer. Abby, en mère inquiète intervint.
— Mais Derek tu n'y as pas pensé…
— Bien sur que j'y ai pensé. La coupa-t-il. Tu ne crois pas que j'ai retourné toutes les possibilités dans mon esprit, il n'y pas d'autre choix.
— Tu es fou mon garçon. Ajouta mon père. Je sais que tu aimes ta petite sœur, mais penser au mariage à votre âge, aucun de vous n'a fini ses études.
— Je suis d'accord avec Derek. Intervins-je. Qui va s'occuper de Lana ? Fiona la garce ? Son oncle qu'elle n'a jamais vu ?
— Tu peux exclure mon oncle, nous avons discuté après la lecture du testament. M'expliqua Derek. Il ne souhaite pas s'opposer à nous pour la garde. Il pense que Lana serait bien mieux avec nous. Par contre il m'a proposé de participer financièrement à l'éducation de Lana. J'ai refusé.
Le frère de Georges me semblait être quelqu'un de bien. Je regrettais que ma tante ne soit pas comme lui.
— Tu ne connais aucune fille qui accepterait de t'épouser ? Demandais-je anxieusement.
— Je ne crois pas. Tu sais, j'ai plutôt mauvaise réputation avec les filles, dans le coin.
Il plaisantait, évidemment, ce qui n'empêcha pas Emily de faire une grimace. Il l'avait lâchement abandonnée, quand il était entré à l'université. Elle ne lui en voulait plus, mais le souvenir était tenace.
— Et toi ? Il me retournait la question.
— Oui tu as ce nouveau petit ami, l'étudiant en médecine. Intercéda ma meilleure amie, avec comme un espoir dans la voix.
— Tu m'avais caché ça ! S'écria Lizzie.
Elle me lança un regard de reproche, nous nous racontions tout d'habitude. Mais cette fois je ne lui avais pas parlé du garçon que je voyais, elle sortait tout juste d'une rupture difficile, et je n'avais pas osé lui mettre mon « bonheur » sous le nez.
Pourtant à l'évocation de François, je rougis, cela ne faisait pas très longtemps que je le connaissais. Je ne croyais pas que j'avais réellement envie de me marier avec lui et tout ce cela impliquait. Je l'avais averti de la mort de maman et de mon beau-père, il ne s'était pas déplacé pour me présenter ses condoléances. Dire que je croyais que c'était le bon !
— C'est terminé. Mentis-je.
J'avais honte de raconter un tel mensonge, bien que ce n'en était pas totalement un. Je prévoyais de rompre de toutes les manières.
— Nous pourrions passer une annonce sur internet. Proposa Derek.
Je trouvais que c'était une bonne idée, du moins jusqu'à ce qu'Abby condamne ce système.
— Est-ce vous réalisez à quoi vous vous exposez en agissant ainsi ? Il va falloir vous engager sur au moins seize ans, pas quelques mois. La sœur de Nora a l'air tenace, elle ne lâchera le morceau si facilement.
Et évidemment, mon père soutenait son opinion.
— Casey tu as beau être majeure, mais si tu crois que je vais te laisser gâcher ta vie et tes études, tu te mets le doigt dans l'œil ma fille.
Je m'énervais
— Comme si je n'y avais pas pensé, je n'abandonnerais pas Lana ! Fin de la discussion !
Je les plantais là, saisissais mon sac et claquais la porte derrière moi. J'avais conscience d'en faire qu'à ma tête, mais je refusais que Fiona fasse de Lana une nouvelle Vicky, imbue d'elle-même, et jalouse. Je m'installais au volant de ma voiture, pourtant je n'eus pas la force de démarrer, j'éclatais en sanglot.
Une main frappa à ma vitre, je reconnus ma meilleure amie, toujours là pour moi. J'appuyais sur le bouton de l'ouverture centralisée, pour lui permettre de s'asseoir sur le siège passager.
— Je ne te juge pas Casey, je te soutiens. Commença-t-elle. Mais je ne sais pas, épouser un inconnu. Tu y as bien réfléchi ? Si tu tombais sur un cinglé ou pire encore. As-tu pensé qu'il exigerait des choses de toi ? Il ne se contentera pas de jouer le parfait petit mari, il voudra plus.
Je devais reconnaître qu'elle avait raison. Mais après tous ces événements, je ne réfléchissais plus avec ma tête, mais avec mes émotions. Les larmes recommencèrent à couler.
— Je ne veux la perdre elle aussi. Couinais-je.
Mon amies me serra alors dans ses bras.
— Je sais, je sais. Me chuchota-t-elle d'un ton apaisant en caressant mes cheveux.
Je n'avais pas à me plaindre, j'avais trouvé la meilleure amie que l'on puisse avoir.
Je passais une nuit de plus sans beaucoup dormir. Lana vint me réveiller de bonne heure le matin, impatiente que je lui fasse son « tétou avec du chocolat dedans » selon sa propre expression. Je l'attrapais pour lui faire des papouilles, ma sœur se mit à pousser des glapissements de joie, et bientôt Marti réveillée elle aussi par tout ce chahut se joignit à nous.
C'était donc ça le bonheur ? Je me promis de garder précieusement ces petits instants au fond de mon cœur, quand dans une semaine je serais obligée de laisser Lana à Fiona.
Plus tard dans la matinée, je devisais avec Derek de la situation. Nous n'avions pas totalement abandonné le mariage, seulement nous avions passé tous nos amis en revue. Nous en étions arrivés à la conclusion, que nous ne pouvions pas leur demander un tel sacrifice.
— Je vais arrêter mes études. M'annonça alors Derek.
— Mais tu es fou. Protestais-je.
— Le notaire a dit que nous étions encore étudiants, peut être que si je trouvais un emploi il me confierait Lana.
— Je les arrête aussi alors.
— Non Casey, les études ne m'ont jamais vraiment intéressées, mais toi depuis que je te connais tu n'a que ce mot là bouche : réussir.
— J'ai d'autres priorités maintenant.
— Non je ne te laisserais pas faire et je devine que j'aurais un allié de poids dans cette affaire. Il désigna mon père du menton qui jouait avec Lana à la poupée. Le regarder ainsi m'arracha un rire. Il le remarqua et me lança pour se défendre.
— N'oublie pas que j'ai élevé deux filles.
Attendrie, j'allais l'embrasser sur le front. Parfois je me demandais, ce que j'aurais fais sans lui ces derniers jours.
Derek nous appris qu'il sortait, nous ne devions pas l'attendre pour le repas. Je n'eus pas le temps de lui dire au revoir, qu'il avait déjà disparut.
Mon demi-frère rentra tard ce soir là, j'avais mis au lit Lana depuis une heure et lui avait lu la même histoire au moins une bonne dizaine de fois. Nous faisions une partie d'Uno, pour passer le temps en l'attendant. Marti venait juste de me bloquer avec un quatre vert. Je m'enrageais car je n'avais pas réussit à contrer le Uno de papa, quant à Lizzie, Edwin et Abby, ils avaient déjà écoulé leur cartes et patientaient pour reprendre à jouer.
— Ecoutez tous j'ai quelque chose de très important à vous dire.
Nous levâmes la tête vers Derek qui avait une mine rayonnante.
— J'ai acheté le Smelly Nelly.
— Mais avec quel argent ? S'insurgea Abby.
— Rien n'est signé encore, mais j'ai hypothéqué ma partie de la maison, j'ai vendu ma voiture, mes économies et puis pour le reste un prêt partagé entre Sam et moi. Nous nous associons. Le banquier a dit qu'il ne devrait y avoir aucun problème.
Il était fou mais je ne pouvais m'empêcher d'admirer sa débrouillardise.
— Et tes études ? S'inquiéta sa mère.
— Je pourrais toujours les reprendre plus tard, quand les affaires fonctionneront bien.
— Je sais pourquoi tu as fait cela Derek, mais saches que le notaire ne reviendra pas sur son idée première, confier l'enfant à un couple marié.
Je craignais que mon père ait malheureusement raison, je remarquais que Derek pensais certainement comme moi. Edwin qui n'en s'était pas fait beaucoup entendre ces derniers temps, recroquevillé dans son chagrin. Eleva alors la voix.
— Il y a quelque chose que je ne comprends pas, si Casey et Derek doivent trouver une personne à épouser de toute urgence. Si les inconnus et les amis sont exclus cela réduit considérablement le champ de recherche. Pourquoi ne se marient-ils pas tous les deux après tout ?
Y a pas à dire Edwin, il dit des fois des choses vachement intelligentes.
