Disclaimer: Toujours pas à moi.
Note :Encore merci pour votre soutien, les réponses aux rewiews anonymes sont toujours sur mon live journal, je viens de mettre à jour le cinquième chapitre.
Résumé : Pour pouvoir garder Lana. Derek et Casey sont partis à Las Vegas pour se marier, il leur manque pourtant un objet, auquel ils n'ont pas pensé à acheter les alliances.
Chapitre 6 : Union
Ne panique Casey, ne panique pas. Je n'arrêtais pas de me répéter cette phrase dans un coin de ma tête, tandis que Derek et moi faisions les vitrines des bijouteries. Des alliances, il y en avait partout, quoi de plus normal dans la capitale du mariage improvisé, cependant les prix étaient exorbitants. Finalement nous trouvâmes une petite boutique, qui vendait des alliances moitié prix, je ne croyais pas notre chance.
Le marchand nous appris qu'il écoulait son stock, avant que les promoteurs détruisent son magasin, pour construire un de ces gigantesques casinos. J'avais un peu d'argent de côté, il disparut en un instant, alors que je payais nos alliances. Derek lui n'avait plus rien, il avait tout investit dans le Smelly Nelly.
Nous nous promenâmes encore un peu, avant d'aller manger un hamburger et des frites, arrosés de coca. Derek avait une requête à me soumettre, il voulait que nous jouions aux machines à sous.
— Ce n'est pas possible. Lui expliquais-je.
Cependant, essayer de raisonner Derek, quand il avait une idée en tête, relevait de l'impossible.
— Seulement vingt dollars, dix chacun. Insista mon fiancé.
— Je ne sais pas.
Il réduisit mes réticences à néant, lorsqu'il évoqua le prêtre sosie d'Elvis. Je cédais à mon tour, à condition qu'il ne me ressorte pas cette excuse à chaque fois.
Nous échangeâmes notre billet contre un petit pot de pièces, et nous choisîmes une machine qui nous semblait accueillante, en vérité c'était la seule de libre.
On a commencé par se faire rembourser nos jetons, puis à gagner un peu, nous sautions de joie comme deux gamins. La femme au chapeau, à côté regarda le montant de nos gains qui s'élevaient à cinq malheureux dollars. Elle nous jeta un regard dédaigneux du genre « y a pas de quoi s'exciter pour si peu. ».
Notre joie fut de courte durée, nous ne tardâmes pas à être plumés. Ce petit intermède avait réussit à me faire oublier, mon stress pour le lendemain.
A l'hôtel, nous fûmes interpellés par la réceptionniste, qui nous demanda si nous étions enfin mariés.
— La noce a lieu demain. Précisais-je avec un sourire que j'espérais joyeux.
— Ce que vous devez être impatient. Puis sur le ton de la confidence elle ajouta. Je vois beaucoup de couples comme vous.
Je remarquais qu'elle zieutait ma bague, de mauvaise grâce, je tendis la main pour qu'elle puisse l'admirer, ce qui lui arracha des glapissements d'émerveillement.
— Il doit beaucoup vous aimer, pour vous offrir une bague aussi belle, je n'en ai pas vu souvent d'aussi précieuse.
Je me tournais vers Derek amusée.
— Oui nous sommes tellement pressés de dire oui.
Derek réprima un fou rire, et lança à la réceptionniste qu'il était impatient de se retrouver seul avec sa fiancée. Dans l'ascenseur, il me confia qu'il y avait un match de hockey, qu'il ne voulait pas manquer.
— Mais si tu veux redescendre discuter avec ta nouvelle copine…
— Non ! Le coupais-je. En plus elle ne connaît pas grand chose aux bagues, comme elle le dit. La pierre est fausse mon grand-père avait peu d'argent, et n'avait pu offrir de diamant à ma grand-mère.
Dormir loin de la maison me réussit, je dormais toute la nuit. La proximité de Derek ne me dérangea pas plus que cela.
Nous nous éveillâmes tard dans la matinée, je sursautais. Derek se moqua de moi, selon lui, nous avions tout le temps qu'il fallait, pour nous préparer.
Pour commencer il commanda le petit déjeuner. Lorsque le service d'étage frappa à la porte, il était déjà sous la douche. Je m'installais sur mon lit et mangeais mes tartines avec appétit. Alors, il sortit de la salle de bain avec seulement une serviette autour de la taille. Je l'avais déjà vu ainsi plusieurs fois, dans le couloir du premier étage, à la maison. Mais ce jour là, ce n'était pas pareil, la situation était différente, je n'osais poser mes yeux sur lui, gênée pas sa semi-nudité.
Il s'assit en face moi, et entama son café au lait. J'essayais d'avoir l'air naturelle, je finissais de manger avec application, et me précipitais dans la salle de bain. L'eau chaude ne calma pas mon angoisse grandissante. C'était idiot de stresser pour un faux mariage, mais je n'arrivais pas à me tranquilliser. Je revêtis ma robe, laissais mes cheveux détachés et me maquillais légèrement. Je rejoignis Derek dans la chambre, il avait revêtu un costume de son père, j'eus les larmes aux yeux, quand je reconnus son vêtement.
— Tu es très belle. Je fus surprise que Derek me fasse un tel compliment, je réalisais que c'était certainement pour me détendre.
A la chapelle nous dûmes attendre notre tour, le secrétaire de la veille me plaça entre les mains un bouquet en plastique, et nous demanda de nous mettre sous l'arche décorée pour prendre une photo, c'était compris dans le prix, cinq clichés des jeunes mariés.
Enfin ce fut à notre tour, Derek parti le premier, j'attendis que ce soit à moi de faire de mon entrée. Lorsque la marche nuptiale retentit je m'avançais dans l'allée, j'essayais de sourire pour ne pas paraitre morose sur la photo.
Voir Elvis en face de moi me facilita les choses, j'avais envie de rire, qu'elle idée j'avais eu ! Derek me saisit les mains et le « prêtre » commença sa litanie.
Enfin il me demanda si j'acceptais de prendre Derek pour époux je regardai mon fiancé dans les yeux et susurrai.
— Oui.
À son tour Derek dit :
— Oui.
Puis vint l'échange des anneaux, un des témoins nous les donna, nous glissâmes chacun à notre tour les alliances à nos annulaires, sous le crépitement de deux malheureux flash. Enfin Elvis annonça :
— Vous pouvez embrasser la mariée.
J'avais réfléchi à ce moment toute la matinée, je réalisais alors que c'était cela qui m'angoissait. Tout se passa très vite mon nouveau mari s'approcha et déposa un bisou chaste du bout des lèvres sur les miennes. Nouvel éclair de lumière.
— Je vous déclare mari et femme
Je me nommais désormais Casey Venturi.
Les témoins et Elvis nous lancèrent des confettis, cette fois nous fûmes éblouis. Nous quittâmes la salle des mariages, tandis qu'Elvis passait le balai. Le secrétaire nous informa que nous recevrions nos photos par courrier.
Nous courûmes à l'hôtel, pour boucler nos bagages et prîmes l'avion direction Toronto. Le certificat de mariage, soigneusement plié, au fond de mon sac à main.
Lizzie et Edwin nous attendaient à l'aéroport. Ces deux là étaient toujours aussi amis, une vrai relation frère sœur, le genre que j'aurais souhaitée que nous ayons Derek et moi. Nous avions passé notre adolescence, à nous disputer puis à nous supporter, et maintenant je constatais, que les dernières heures nous avions été plutôt complice, peut être que nous pourrions devenir bons amis.
Lizzie me confia qu'ils avaient hâte que nous revenions. Lana avait réclamé ma présence, puis quand elle avait compris, que je n'étais pas là, elle avait hurlé voulant que notre mère revienne. L'escapade avait été sympathique, je retrouvais la réalité avec fracas, les larmes aux yeux je me demandais quand les pleurs de Lana cesseraient. Certainement quand elle oublierait sa mère, elle était trop jeune pour s'en souvenir. Quoi qu'il soit ma jeune sœur me sauta dans les bras quand elle me vit.
Il nous restait deux jours à patienter avant de connaître la décision du notaire. Je les passais à récurer, le moindre recoin de la maison du sol au plafond. Alice la compagne de papa, vint nous rendre visite. Elle n'avait pas pu se libérer avant, mais avait téléphoné tous les jours pour avoir de nos nouvelles. Je l'aimais beaucoup elle me faisait rire. Lana l'accepta immédiatement.
Le mardi, mon père en tant qu'avocat nous accompagna Derek et moi chez le notaire.
Le petit homme chauve nous reçut, comme la semaine précédente dans son bureau.
Fiona était là aussi, avec son avocat également. Je remarquais que mon père le connaissait certainement, et il n'avait pas l'air de beaucoup l'apprécier.
L'homme nous invita à nous assoir puis il nous demanda si quelque chose avait changé depuis la semaine précédente.
— J'ai une source de revenus maintenant. Commença Derek. Je peux prendre en charge ma sœur.
— Vous comprendrez que ce n'est pas suffisant monsieur Venturi. Expliqua le petit chauve.
Je remarquais que Fiona se rengorgeait sur son siège. Alors un sourire sur les lèvres je sortis le certificat de mariage de mon sac et le donnait au notaire, il mit ses lunettes pour mieux le lire. L'air triomphant de ma tante s'évanouit de son visage.
— Très bien. Dit l'homme de loi. Félicitation monsieur et madame Venturi vous obtenez la garde de votre jeune sœur.
