Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas.
Résumé : Casey et Derek se sont mariés en urgence à las Vegas ce qui leur a permis d'obtenir la garde Lana. Derek s'est associé avec Sam, ils ont acheté le Smelly Nelly.
Chapitre 7 : Après
— Félicitation monsieur et madame Venturi vous obtenez la garde de votre jeune sœur.
Nous avions réussi, nous avions la garde de Lana. Je poussais un cri de joie, et sautais dans les bras de mon père. Il avait été merveilleux, il m'avait apporté tout le soutien dont j'avais besoin.
Fiona commença à hurler de fureur.
— C'est un mariage blanc ! Ils n'ont jamais pu s'entendre, ils se détestent ! Tout le monde le sait !
— Voyons Fiona, vous connaissez Casey. Répliqua Derek sur un ton ironique. Pensez vous sérieusement qu'elle se serait marié avec moi si elle n'était pas amoureuse de moi.
— Je l'en crois capable. Siffla ma tante.
— Nous nous voyons depuis longtemps, Casey et moi, nous dissimulions notre relation, pour ne pas fâcher nos parents, mais désormais il n'y a plus aucune raison de nous cacher.
J'observais Derek raconter ces histoires, il mentait bien, une fois il avait essayé de m'enseigner à mentir, cela avait été une catastrophe, ce souvenir me rendit joyeuse.
— Ça ne se passera pas comme ça. Cracha ma tante.
Je n'avais pas ouvert la bouche jusqu'à maintenant, j'explosais.
— Ce n'est pas parce que tu ne peux plus avoir d'enfants que tu dois nous prendre Lana !
Derek me pris par l'épaule, et m'entraina vers la sortie. Notre retour à la maison fut un vrai triomphe, nous parlions tous en même temps, c'était une véritable cacophonie, un vrai bonheur. Quand je remarquais Lana dans les bras d'Alice, je l'attrapais et la faisais tournoyer dans les airs.
Mon père devais repartir à New York cela faisais presque deux semaines qu'il avait quitté son cabinet, il était temps qu'il rentre, Alice me serra contre son cœur, et me chuchota à l'oreille, pour que personne n'entende, que devrais tenter ma chance avec mon mari. Elle m'avait déjà donné ce conseil la veille. Je lui avais répondu que Derek et moi avions déjà une longue histoire derrière nous, et que ce genre de relation n'était pas le moins du monde envisageable.
Puis ce fut au tour de Marti de faire ses bagages, elle partait avec sa mère, elle ne l'avait pas beaucoup connu enfant, et le décès de maman et de son père l'avait considérablement rapprochée d'Abby. Elles repartaient jusqu'à la rentrée scolaire faire leurs cartons, ensuite elles viendraient aménager à London. Abby avait trouvé un emploi d'enseignante, elle avait jugé que c'était mieux ainsi, Marti ne quitterait pas ses amies et elle pourrait venir chez nous autant qu'elle le voudrait.
Puis ce fut au tour de Lizzie et d'Edwin de nous quitter, pour rejoindre chacun leur université. Derek avait commencé à travailler au Smelly Nelly, il n'était pas souvent à la maison, je me retrouvais presque tout le temps seule avec Lana. J'avais entamé, mes cours par correspondance. Seulement avec un enfant de l'âge de ma sœur, j'avais peu de temps pour travailler. Néanmoins je m'organisais, j'étudiais pendant qu'elle dormait.
Derek eut des problèmes avec une serveuse qui s'était cassé le tibia, elle ne reviendrait pas avant un mois. Je me portai volontaire, pour aider au salon de thé. Abby et Marti avait trouvé une maison près de la notre, je leur laissais Lana pendant mes heures de travail, que Derek et Sam avaient adaptées spécialement pour moi. J'arrivais au restaurant avec mes cahiers révisant, quand il y avait un creux. Le patron me laissait faire ce que je voulais, premièrement j'étais sa femme, deuxièmement je travaillais gratuitement et troisièmement il n'avait pas intérêt, sinon il aurait eu affaire à moi. Avec tout ça, il fallait en plus que j'entretienne la maison. J'avertissais Derek, il devait m'aider, il accepta sans rechigner. Je dessinais alors un tableau, pour déterminer les taches de chacun. Je devais souvent lui rappeler ses corvées. Malgré tout, cette organisation nous convenait. Pourtant je me sentais seule, Emily étudiait à l'université de London, mais je ne la voyais que le weekend. Un soir François, mon ex, étudiant en médecine téléphona. Ce fut Derek qui répondit. Il me tendit le combiné, en me disant sans un regard.
— C'est ton petit ami.
Etonnée je saisis le combiné.
— Je ne t'ai pas vu à la rentrée. Bien observé espèce de nul.
— Oui je continue mes études par correspondance.
— Qui était ce au téléphone ? Mais pourquoi je ne viens plus le campus ne t'intéresse pas.
— Lui ? Ce n'était que mon mari.
J'entendis un blanc au bout du fil.
— Eh bien tu n'as pas perdu ton temps, nous n'avons même pas rompu. Ha bon ?je pensais que deux mois sans coup de fil, signifiaient que nous nous voyons plus.
— Prends ça comme une rupture, au revoir François.
Je ne lui laissais pas le temps de me répondre et raccrochait. Derek qui était dans son vieux fauteuil, me lança.
— Je croyais que tu n'étais plus avec lui.
— C'était le cas, sauf que je ne lui avais rien dit.
Je commençais à craindre qu'il me fasse des reproches à ce sujet.
— J'aurais bien aimé voir sa tête quand tu lui as dit que tu étais mariée. Rigola-t-il.
— Moi aussi.
J'éclatais de rire avec lui.
Pourtant cette quiétude fut de courte durée. Un matin, nous reçûmes un courrier nous informant que Fiona intentait un procès, pour la garde de Lana. Derek n'était pas à la maison. Je courus au Smelly Nelly, afin de lui annoncer la mauvaise nouvelle. Je débarquais complètement affolée, tirant Lana pleurnichant, qui ne comprenait pas ce qui lui arrivait. Dès qu'il me vit, Derek me fit asseoir et m'apporta un verre d'eau. Je lui tendis la lettre, son visage devint dur, tandis qu'il la parcourait. Je l'entendis souffler entre ses dents.
— Elle ne nous laissera pas tranquille, cette vieille c… Il jeta un regard à Lana et se ravisa, chouette. Il partit dire quelques mots à Sam,
— Il n'y a personne aujourd'hui, je te ramène à la maison.
Nous appelâmes papa à son bureau lui demandant conseil. J'appuyais sur le haut parleur, pour que nous discutions tous les trois.
— J'étais surpris qu'elle n'ait encore rien intenté. Commenta mon père quand je lui eus lu la lettre.
— Qu'est que nous devons faire ? Le questionnais-je.
— Si vous voulez garder Lana, vous devez scrupuleusement suivre tous mes conseils. Fiona n'hésitera pas à venir chez vous à l'improviste, elle va engager un détective privé, interroger vos proches, même Lana.
— Elle peut faire cela ? Demanda Derek
— Elle en est capable, de plus elle a un avocat véreux, qui ne reculera devant rien pour vous confondre. Son principal argument sera que votre mariage est blanc il faudra prouver le contraire.
— Explique-nous tout papa.
— Pour commencer, vous ne devez pas avoir pas de rendez-vous galant, personne que l'on pourrait prendre pour une maitresses ou un amant. Ensuite vous devez organiser un repas avec quelques amis, dans le but qu'ils sachent que vous êtes officiellement mariés. Racontez leur ce que Derek a dit à Fiona l'autre matin chez le notaire : vous vous cachiez depuis longtemps, faites leur croire que vous êtes amoureux. Qui est au courant de la situation à part la famille proche
— Seulement Emily et Sam. Rapportais-je.
— Parfait vous pouvez leur faire confiance. Les enfants ce que je vais vous demander maintenant ne sera pas facile. Mais il faut absolument que vous vous y pliez. Vous devez avoir la même chambre, y mettre toutes vos vêtements à tous les deux, et vous devez y dormir tous les deux.
— Mais papa.
— Casey ils risquent d'interroger Lana, il faut qu'elle leur dise que vous dormez dans le même lit. De plus ta tante risque d'envoyer des émissaires chez vous à l'improviste, pour constater que dormez bien ensemble.
J'échangeais quelques mots de tendresse avec papa et raccrochais. Derek attendais dans la cuisine certainement pour parce qu'il souhaitait, que nous ayons une petite discussion.
— Je suis désolé. Commença-t-il. Si tu le veux, nous pouvons faire autrement.
— Non ! M'empressais-je de répondre. Il faux faire tout ce qui est en notre pouvoir pour garder Lana.
— On garde ma chambre. Conclut mon mari comique. Je le reconnaissais bien là
— A condition que tu me laisses la décorer, je ne pense pas que des posters de femmes en petite tenue soient l'idéal, pour un couple marié et puis tout ce vert… Je fis la grimace.
— Je t'interdis de jeter ou déchirer mes posters. Me menaça-t-il avec un doigt.
Le lendemain je travaillais toute la journée à arracher la tapisserie, j'avais acheté des pots de peintures d'un vert très clair, des rideaux pastels et un couvre lit assorti.
Nous passâmes le weekend à repeindre la chambre, Marti nous aida avec bonne humeur. Enfin le soir je rangeais son placard et transférais mes vêtements, ainsi ma coiffeuse que je plaçais à la place du bureau. Derek protesta en vain, je lui expliquais que nous ne pouvions pas avoir de bureau dans notre chambre. Après maintes argumentations, il accepta.
Il était près de minuit, quand je mis la touche finale à notre installation. J'allais me préparer pour la nuit dans la salle de bain. Pour l'occasion j'avais ressorti, un vieux pyjama en polaire, peu seyant, il cachait parfaitement mes formes. Je m'admirais dans le miroir. Et je rejoignais Derek, dans notre chambre, je m'allongeais à ses côtés. Cette situation m'était particulièrement gênante. Je remontais les draps sous mon menton. Derek tendis la main pour éteindre la lumière, puis me tourna le dos. Je gardais les yeux grands ouverts guettant le son de sa respiration, puis je m'écroulais de fatigue.
