Disclaimer : les persos ne sont toujours pas à moi.

Résumé : Pour conserver la garde leur petite sœur Lana, après la mort tragique de leur parents, Casey et Derek se marient, mais Fiona la tante de Casey veut l'enfant, Casey et Derek doivent donc observer des règles strictes pour prouvez que leur mariage est un vrai mariage d'amour alors qu'il en est tout autre.

Chapitre 9 : Médiation

Le jour où nous eûmes la convocation à la médiation. Derek était à la maison c'est lui qui signa le reçu et me cria de le rejoindre. J'étais sous la douche à ce moment là, je reconnus au ton de sa voix qu'il y avait une urgence. J'enfilais mon peignoir et dévalais les escaliers. Il avait déjà ouvert l'enveloppe et lisait le document. Il prononça à mon intention.

— Dans un mois le huit février.

Je me sentis immédiatement nauséeuse, un mois, pour nous préparer à la médiation, je m'écroulais sur une chaise.

— Il faut que je téléphone à papa. Murmurais-je.

Mon compagnon me tendit le combiné, je composais le numéro du cabinet de mon père

— Case, ma chérie, que t'arrive-t-il ?

À peine j'avais entendu sa voix, que je savais que tout se passerait au mieux. Je lui donnais la date de la médiation, il me rassura il serait là, il allait annuler tous ses rendez vous ce jour là.

— Case, vous devez vous préparer. Ils vont vouloir prouver, qu'il y a bien mariage blanc, ils vont vous interroger tous les deux séparément.

— Je connais Derek depuis des années il n'y a aucun risque, n'est ce pas ?

— Ils vont vous poser des questions sur votre intimité, votre premier baiser, vos ébats…

Je rougissais à cette idée, pour finalement devenir livide, ils allaient tout deviner, s'ils nous posaient de telles questions.

— Case, tu es toujours là ? S'inquiéta mon père.

— Oui. Soufflais-je.

— Ne te fais pas de souci ma chérie, je serais là pour les empêcher de vous poser des questions trop personnelles.

— Merci papa.

— Mais peut être que vous devriez vous mettre d'accord sur ce vous allez dire.

— Tu as raison, je vais m'en occuper. Au revoir papa

— Au revoir ma chérie.

Je coupais la communication, Derek ne savait pas exactement ce que m'avait conseillé mon père.

— Nous allons devoir accorder nos violons, papa dit qu'ils vont surement nous proposer un interrogatoire, sur nos habitudes, toutes nos habitudes de couple.

Je rougissais à nouveau.

— Très bien, alors concocte nous une romance en béton. Me sourit-il. Je sais que tu es douée pour ce genre de choses.

Je ne sus trop comment, il me fit une bise sur la joue et courut au travail. Je me retrouvais seule avec Lana et son dessin animé préféré. Ne prenant pas le temps de m'habiller, je m'attablais avec un stylo et un paquet de feuilles blanches. Je commençais notre histoire. Je décrivais notre premier baiser. Je disais où, quand et comment il s'était produit. Je parlais de notre premier rendez vous. Timidement je formulais des phrases pour notre premier rapport, je choisissais qu'il ait eu lieu à las Vegas, juste après notre union. Je donnais les fréquences de nos ébats, une fois par jour au moins, nous devions avoir l'air amoureux, de véritables jeunes mariés. Enfin je concoctais des fiches de révision pour Derek et moi.

Ce soir là, il rentra tard, comme il en avait prit l'habitude depuis que nous dormions ensemble. Cependant, je ne faisais pas semblant de dormir. Je remarquais la surprise dans son regard quand il me découvrit dans notre lit, assise les yeux grands ouverts.

— Je t'attendais, il faut que je te parle.

Il commença à se déshabiller, je détournais les yeux. J'attrapais sur ma table de nuit sa fiche, celle qu'il devait connaître sur le bout des doigts, pour prouver que nous étions amoureux. Je lui tendais, mon visage n'était pas levé vers lui. Il rit.

— Case, je parie que dans ces lignes, il y a des détails sur notre vie amoureuse, et tu n'oses même pas me regarder lorsque je suis à demi nu.

En signe de défi je levais les yeux, il était en pyjama, il s'esclaffa.

— Tu verrais ta tête. Me taquina-t-il. Tu as l'air presque déçue.

— Idiot ! Pestais-je et j'éteignais ma lampe de chevet.

Nous passâmes le mois à nous interroger l'un l'autre. J'étais satisfaite, notre discours était le même. Nous avions un anniversaire, une chanson et lieu fétiche.

Le jour J, je me tordais les mains sur ma chaise. Papa était arrivé la veille sans Alice, qui n'avait pas pu se libérer. Fiona mon immonde tante était là avec …

— Vicky.

Rien de prononcer son prénom je sentais un aphte qui apparaissait sur ma langue.

Je me demandais bien pourquoi on appelait cela une médiation, c'était tout sauf ça. Nous campions tous sur nos positions. Fiona voulait la garde, nous aussi, pas de compromis possible. Je refusais catégoriquement la garde alternée, un weekend de temps en temps à la rigueur.

Leur détestable avocat eut même le culot de nous proposer, de l'argent. De l'argent ! À moi ! Contre ma petite sœur, je gardais mon calme extérieur.

— Des choses ne s'achètent pas Fiona. Répliquais-je. L'amour d'un enfant en fait parti.

Son avocat nous proposa un interrogatoire séparé avec un huissier, pour voir si nous nous connaissions bien. Nous acceptâmes immédiatement. Derek fut le premier à passer, mon père l'accompagna en qualité d'avocat. Je restais dons seule à attendre. Fiona et Vicky étaient entrées avec Derek, surement poussées par une curiosité malsaine. Bien que cela ne dura qu'une demi-heure, je trouvais que l'attente était horriblement longue. Lorsque la porte s'ouvrit, je me levais d'un bond, Derek l'ouvrit en grand et me déposa un rapide baiser sur les lèvres, il en profita pour chuchoter contre ma bouche.

— Détends toi tout s'est bien passé.

Est-ce que c'était son baiser ou l'attente qui prenait fin. Je me sentis tout de suite beaucoup plus légère, je pénétrais dans la pièce d'une démarche sûre. L'huissier m'invita à m'asseoir. Je pris place près de mon père, tandis que ma tante et ma cousine me faisaient face, entourant l'homme de loi. Il m'expliqua qu'il allait me poser quelques questions. Je devrais y répondre le plus sincèrement possible. J'acquiesçais. Les questions s'enchainèrent alors, je répondais du tac au tac.

— Quel est le sport favori de votre mari ?

— Le hockey.

— Son plat préféré ?

— La pizza.

— Comment vous êtes vous rencontrés ?

— Ma mère était mariée à son père.

— Votre premier rendez-vous ?

— Au cinéma

— Votre premier baiser ?

— Nous nous disputions pour une télécommande.(1)

— Vous disputez vous souvent ?

— Beaucoup moins depuis que nous nous fréquentons.

— Le nom de sa petite amie au lycée ?

— Sally.

— Le votre ?

— Max.

— Votre meilleure amie ?

— Emily.

— Le sien ?

— Sam.

Je commençais à me dire, que n'importe qui pourrait répondre à un tel questionnaire. Il était à la portée de tout le monde qui connaissant un tant soit peu Derek.

— L'anniversaire de votre rencontre ?

— Eh bien le jour où nous sommes vus la première fois ou notre premier baiser ?

— La question est claire il me semble.

— Le 3 juillet

Par défaut j'avais choisi pour la date de notre premier baiser, le jour de notre mariage, c'était plus facile à retenir pour nous deux, et c'était vrai

— Depuis combien de temps vous fréquentez vous ?

— Deux ans environ.

Dieu ce que je détestais mentir.

— Votre premier rapport ?

— Pardon ? La voix me manquait

— La première fois où vous et votre mari avez couché ensemble.

Je regardais papa, il m'encouragea à répondre.

— Juste après notre mariage.

Je savais que Derek avait du donner la même réponse, pourtant je vis Vicky sourire.

— Fréquence de vos rapports ?

— Environ une fois par jour.

Je me sentais totalement humiliée.

— Bon je crois que nous savons assez madame Venturi.

Un poids s'envola de ma poitrine, j'étais soulagée, tout était enfin terminé.

— Il ne me reste plus qu'à vous demander, l'autorisation de me rendre chez vous pour constater votre vie, le bien être de votre jeune sœur.

— Ça ne me pose aucun problème vous pouvez venir dès maintenant.

— C'est prévu.

Puis je vis ma cousine avec son sourire carnassier glisser un mot à l'oreille de l'avocat.

— Je crois madame Venturi que vous ne verrez aucun inconvénient à vous soumettre à un examen gynécologique.

Alors ça il n'en était pas question.



(1) C'est une référence à un de mes os pour trente baisers : Sacrée télécommande