Résumé : Derek a dit à Casey que Vicky lui avait fait des avances, en téléphonant à sa cousine Casey apprend que Derek a revu Sally ce qui la déstabilise, finalement Casey invite Sally, elle lui annonce qu'elle est mariée à Derek.
Merci à Tolena pour sa relecture.
Chapitre 14 : Dispute
J'avais passé un moment agréable en compagnie de Sally. Mon mariage avec Derek la troublait, bien qu'elle ne fit pas de remarque à ce sujet, j'avais remarqué sa surprise puis sa tristesse quand je lui avais appris la nouvelle. Je lui avais montré les photos, elle avait eu ce petit air de résignation, que je lui avais déjà vu des années plus tôt, quand Derek lui faisait faire quelque chose dont elle n'avait pas envie, mais qu'elle effectuait tout de même pour lui faire plaisir. Elle me promit de revenir bientôt nous voir. Pourtant un fait me tracassait. Derek ne lui avait pas dit que nous étions mariés. Je craignais que ce fusse parce qu'il était encore amoureux d'elle. J'avais du mal à analyser mes sentiments à ce sujet. Une voix me soufflait que j'étais jalouse, mais je rejetais cette idée de toutes mes forces.
Cependant dès que j'en eu l'occasion, c'est-à-dire deux soirs plus tard après la visite de Sally. Je me lançais, Lana était endormie depuis une bonne heure, et il regardait le sport à la télé. Installée sur notre vieux canapé, je pliais le linge que je n'avais pas besoin de repasser. Je ne voulais pas reculer, il fallait que je lui pose la question, j'étais persuadée que j'irais beaucoup mieux après, autant crever l'abcès tout de suite, c'était comme arracher un sparadrap.
— Pourquoi n'as-tu pas dit à Sally que nous étions mariés ? Débitais-je rapidement, d'un ton que j'espérais innocent.
— Je ne sais pas. Il avait les yeux rivés sur l'écran comme si ma question n'avait aucune importance.
— Peut être que tu es encore amoureux d'elle. Risquais-je, je désirais du plus profond de mon être que sa réponse soit non, pourtant il éluda ma question. Il détourna les yeux pour les poser sur moi, je tentais de me donner une contenance détachée, en triant les paires de chaussettes.
— Ma parole, tu me fais une crise de jalousie. Plaisanta-t-il.
Cependant, je n'étais pas d'humeur à plaisanter, sa remarque me piqua au vif. Ce fut entièrement indignée que je m'écriais.
— Non ! Puis je me radoucis, réalisant que j'avais répondu un peu trop vite. C'est juste que je me préoccupe de Lana.
Il avait dû sentir la tension qui montait dans mes veines, car il me répliqua méchamment qu'il n'avait rien fait de mal, que c'était moi qui gâchais toutes nos chances. C'était un coup bas, je me défendis du mieux que je pus.
— J'ai pris rendez vous avec le médecin de Fiona. C'était entièrement faux, mais je me promis mentalement de le faire à la première heure le lendemain.
— Ha oui ? Et tu comptes faire comment ? Cette fois, il plaisantait, son timbre était clairement ironique, ce qui me fit sortir de mes gonds. Il allait voir comment j'allais faire, il n'était pas le seul gars sur Terre, loin de là. J'étais certaine d'en trouver un pas trop moche, qui lui ne se ferais pas prier.
Adieu chaussettes, culottes et caleçons, bonjour, fer à friser, maquillage et mini jupe. Apprêtée, je fis claquer mes talons dans l'escalier, pour qu'il m'entende. Je pris ma veste et claironnais à son intention depuis l'entrée.
— Je sors !
Ça faisait plus d'une heure que je discutais avec ce type, et je n'arrivai toujours pas à me souvenir de son prénom. J'avais une bonne excuse cependant, après plusieurs bières et quelque téquilas paf, j'avais plus ou moins l'esprit embrumé. Je flirtais outrageusement avec lui, rigolant à ses blagues, lui touchant les biceps. Mais comment s'appelait-il déjà ? Jean ? Jacques ?
— Derek. Je riais béatement
— Derek ? S'étonna-t-il.
Il semblait que j'avais parlé un peu trop fort. Je battis l'espace devant moi d'un air fatigué.
— Ne fait pas attention. Je suis complètement saoule
Et j'éclatais de rire sans aucune raison. Je me voyais agir, je réalisais que mon attitude était idiote, mais mon cerveau ne contrôlait plus mon corps, ni mes zygomatiques qui étaient constamment étirés dans un sourire figé. Mes inhibitions habituelles étaient levées. Tout à coup une voix dans mon dos exigea que mon nouvel ami s'en aille.
— C'est qui celui là ? Me demanda Brad, ce fut comme une illumination, c'était comme cela qu'il se nommait, Brad, ça me revenait à présent. Je me retournais pour croiser le regard furieux de mon mari.
— Où est Lana ? M'inquiétais-je.
— Chez ma mère. Me répondit-il sèchement, il n'était pas très content, même ivre je pouvais le constater.
— Tu ne m'as pas répondu. Insista mon compagnon de beuverie.
— Lui ? C'est personne. Répliquai-je en essayant de vider les dernières gouttes d'alcool qui résidaient dans mon verre sur ma langue.
— Je suis son mari. Énonça Derek.
L'autre ne demanda pas son reste et déguerpit en murmurant des excuses. Je pouffais, il était vraiment drôle ce type, comment s'appelait-il déjà ? Il n'y était pour rien, je l'avais allumé et ne l'avais pas informé de ma situation matrimoniale.
— Prends ton sac, je te ramène à la maison.
Il ne prit pas le temps de m'attendre, je dus me dépêcher de sortir derrière lui, il avait l'air fâché. J'avais peut être exagéré, un peu, beaucoup même. Mais moi, je ne lui cachais rien et puis si j'avais à tout hasard rencontré Max, je lui aurais dis que j'étais mariée avec Derek. Dehors, la température fraiche me dégrisa un peu. Nous n'échangeâmes pas une seule parole, durant tout le trajet. Je pensais que nous irions chercher Lana. Je m'étonnai lorsqu'il se gara dans l'allée devant la maison, sans notre sœur.
— Non, j'ai dit à maman que tu irais la chercher demain matin, enfin si tu es en état.
Je gloussais.
— Nous sommes seuls.
Il baissa les yeux, si j'avais eus les yeux en face des trous j'aurais juré qu'il avait rougi, mais étant donné mon taux d'alcoolémie, je jugeai que ce devait être le fruit de mon imagination. Il me laissa seule dans la voiture. Le cœur battant, je m'empressais de le rejoindre sous le porche. J'avais encore assez d'alcool dans les veines, pour me donner une bonne dose de courage.
Dans le hall d'entrée, j'ôtais ma veste d'un mouvement que je crus aguicheur. Il était juste derrière moi, je me retournais pour saisir son cuir et le poser tout près de mon veston.
Enfin je lui barrai le passage de mon corps, doucement je m'approchai de lui, le fixai dans les yeux. Je fus bientôt à sa hauteur, je pouvais respirer son parfum. Je fourrai mon nez dans son col. Je me collai à lui, lui tenant les avant bras près de ses hanches. Je lui fis des centaines de baisers dans son cou, il pencha la tête en arrière, alors je parcourais son encolure. Alors je lâchais ses poignets, pour sortir sa chemise de son pantalon, tout en continuant d'embrasser l'arête de son menton. Comme je commençais à déboutonner son jean, il me repoussa, je n'avais pas encore pu toucher ses lèvres des miennes.
— Casey non. Me supplia-t-il.
— Tu n'en as pas envie ? Ton pantalon crie le contraire. Lui signalai-je
— Tu es saoule.
— C'est faux et tu le sais. Mon ton était plus qu'affirmatif.
— Tu sens l'alcool à plein nez.
— Je ne te plais pas ? C'est ça ? Comme si mes questions ne suffisaient pas, je l'interrogeai du regard.
— Un jour tu souffles le froid, un autre le chaud, une fois j'ai l'impression de te violer, l'autre d'abuser de toi.
— Je ne te crois pas, c'est juste je ne suis pas assez belle, pas assez sexy pas assez blonde. Crachais-je larmoyante.
— Je te veux mais pas comme ça.
Il tendit une main vers moi. Je fis un écart, je ne voulais plus qu'il me touche, pas après m'avoir repoussé encore une fois.
— Vas-t'en. Je lui tournais le dos.
Il n'insista pas et monta se coucher dans notre lit. Cette nuit c'était moi qui le désertais. Je restais dormir sur le canapé.
