Résumé : Casey s'était disputée avec Derek, parce qu'il n'avait pas dit à Sally qu'ils étaient mariés, elle rencontra un gars dans un bar qui l'avait fait boire mais Derek vint la cherche de retour à la maison elle tente de le séduire mais il la repousse à nouveau car elle est saoule, elle resta alors dormir sur le canapé.

Un grand merci à Tolena pour sa relecture.

Chapitre 15 : Gueule de bois

Une voix douce m'appelait, sans que je réussisse réellement à la reconnaître. J'avais la bouche pâteuse et un mal de crane terrible. Je me risquais à ouvrir un œil, la lumière s'insinuant à travers mon iris, me fit immédiatement refermer les paupières. Une main poussa doucement mes jambes.

— Réveille-toi fainéante, il est plus de dix heures.

Dix heures ? Je m'assis d'un bon.

— Lana ! M'inquiétais, immédiatement.

— Elle est encore chez Abby. Me rassura Emily.

Sa voix résonnait douloureusement dans ma tête, je fis la grimace.

— Attends, j'ai déjà tout préparé. M'informa ma meilleure amie.

Alors que je me demandais, ce qu'elle avait bien pu mitonner, je remarquais sur la table basse un tube de paracétamol et un verre d'eau qui trônait, au milieu de ma pile de vêtement à plier. Elle déboucha le cylindre et fit fondre un comprimé.

— Que fais-tu là ? La questionnais-je essayant péniblement de m'asseoir.

— Derek m'a demandé de veiller sur toi ce matin. M'expliqua-t-elle.

Mon dieu Derek ! Je portais une main à mon front, je ne pourrais plus le regarder en face, après le numéro que je lui avais fait la veille.

— Qu'est qu'il t'a raconté au juste ? Me renseignais-je.

— Que tu avais un peu trop bu hier soir. Me répondit-elle en souriant.

Puis elle me tendit le verre effervescent, je le bus d'un trait en faisant la grimace, sous les encouragements de mon amie, qui exigea que je l'avale jusqu'à la dernière goutte.

Elle attendit patiemment, que je fasse mes ablutions matinales, quand je refis mon apparition à peu près présentable. Elle m'assaillit de questions, je ne l'avais pas vu depuis notre conversation sur ma virginité. Elle voulait tout savoir, si j'en avais parlé à Derek, ce qu'il avait dit, pourquoi j'avais bu hier, pourquoi j'avais du linge qui attendait dans le salon, moi qui étais si ordonnée d'habitude.

J'entrepris de tout lui raconter dans l'ordre sans rien omettre, l'hésitation de Derek, la première tentative qui s'était soldée par un véritable fiasco, Vicky, Sally, la dispute, le bar, l'alcool, le retour à la maison, le nouvel échec. Emily ne m'interrompit que pour faire quelques commentaires succins. Quand j'eus terminé, elle déclara seulement, que désormais elle me passerait un coup de fil tous les soirs, vu la vitesse à laquelle s'enchainaient les événements. Je lui fis part de mon inquiétude, la plus secrète.

— Je ne lui plais pas. Dis-je tristement.

— Mais non ! Bien sur qu'il est attiré par toi, quel homme ne le serait pas, tu es superbe.

Cette gentille flatterie ne réussit pas à me convaincre.

— Et s'il me considérait comme sa sœur. Ajoutais-je septique.

— Crois moi ce n'est pas le cas, il ne t'as jamais considéré comme telle. Souviens-toi quand on était au lycée, la façon dont vous chamailliez sans cesse. Elle avait l'air sûre d'elle, je haussais les épaules, l'avenir me dirait si elle avait raison. Nous continuâmes à discuter, de sujets moins sensibles. Elle m'aida à terminer de plier le linge. J'avais une question à lui poser moi aussi. L'autre jour, elle s'était moquée de moi, parce que je n'avais jamais couché avec un garçon. J'avais réalisé qu'elle avait fait don de son corps à un homme, mais elle ne m'avait jamais confié le nom de son premier amant. J'étais légèrement déstabilisée sur le moment, je la croyais comme moi. Cependant un point, me tracassait, j'avais vraiment envie de savoir si elle l'avait fait avec mon mari à l'époque où ils s'étaient fréquentés.

— Derek et toi vous avez… ? Lançais-je soudain.

— Non, je n'était pas prête à l'époque.

— Qui ? Insistais-je, un brin taquine.

— Un copain, comme ça de temps en temps. Son ton était nonchalant, elle tentais de me faire croire que ce garçon n'avait aucune importance pour elle.

— De temps en temps, comme ça ? M'étonnais-je.

Je n'arrivais pas à croire qu'Emily faisait ça, avec n'importe quel garçon.

— Oui, tu sais quand Derek m'a quittée, j'étais si malheureuse, nous nous sommes rapprochés lui et moi…tu comprends, toi tu étais loin, à Queens. Et je n'avais personne à qui me confier, puis de fil en aiguille, un soir nous avons couché ensemble, depuis nous recommençons de temps en temps pour le fun. Elle souriait, mais quelque chose me disait, qu'elle en pinçait pour son amant occasionnel.

— Je te ne te crois pas, tu es amoureuse de lui, ça se voit dans tes yeux, quand tu parles de lui. L'asticotais-je.

Elle détourna le regard, je compris que j'avais visé juste, ça me faisait du bien de parler des problèmes de quelqu'un d'autre.

— Je le connais ? Mon interrogatoire allait tourner au harcèlement, jusqu'à ce qu'elle m'ait dévoilé les moindres détails, je le savais et elle le savait.

Nous avions terminé la phase pliage, il me fallait encore monter au premier, pour ranger les vêtements.

Elle hésita avant de me répondre que non, je ne pouvais pas le connaitre.

— Si ! M'écriais-je. Je l'ai déjà vu. Dis moi qui est ce ? Insistai-je en montant les escaliers, le panier dans les bras

Je priais encore mon amie, elle finirait par cracher le morceau. Le comprimé avait fait effet, je n'avais plus la gueule de bois, je riais la tourmentant. Elle me coupa net en confiant le nom de l'heureux élu.

— C'est Sam.

Sur le coup je n'avais plus envie de rire, tellement l'identité de son amant me surpris.

— Vous cachez bien vote jeu tous les deux. Constatais-je.

— Oui. Me dit-elle simplement, comme si le fait de m'avoir fait cette confidence la rendait tout à coup plus triste.

— Tu devrais lui dire ce que tu ressens. Lui affirmais-je en ouvrant la porte de notre chambre pour ranger nos habits.

Elle détourna mon attention de sa vie sentimentale brutalement en revenant sur la mienne

— Ne me dis pas que ce machin est à toi ! Hurla-t-elle soulevant de deux doigts, mon haut de pyjama en polaire. Elle avait un air pincé sur le visage.

— Si. Répondis-je coupable.

— Rassure-moi, tu ne mets plus ce machin pour dormir avec Derek.

J'avais l'impression d'être prise en flat grand délit, j'avais un peu honte, d'après Emily j'avais commis un impair.

— Si. Déclarais-je à nouveau.

Elle leva les yeux au ciel.

— Tu m'étonnes qu'il n'essaie pas de te toucher, si tu es attifée de cette manière, ce truc est un vrai contraceptif à lui tout seul.

Je la trouvais dure, je l'aimais bien, moi, mon pyjama. Elle garda mon vêtement de nuit entre ses mains. Je finissais mon rangement, puis elle m'intima de prendre mon blouson. Nous allions faire les magasins. Elle jeta mon précieux bien à la poubelle, le qualifiant d'un adjectif peu glorieux. Elle m'entraina dans une boutique de lingerie.

— Choisis c'est moi qui offre. M'ordonna Emily.

— Non. Voulus-je protester, mais c'était peine perdue

— Considère que c'est mon cadeau de mariage. Sourit mon amie avec clin d'œil.

Débuta alors une série d'essayage, de nuisettes et de déshabillés, plus sexy les uns que les autres. Je les refusais tous un à un. Jamais je n'oserais mettre des bouts de tissus pareils. Le pire fut, lorsque la vendeuse me proposa une chemise de nuit transparente, je refusais même de la passer.

– Ce n'est pas moi. Me lamentais-je.

Lola, la jeune femme à qui appartenait la boutique, eut alors une idée, elle venait de rentrer un pyjama beaucoup plus sage, que ce qu'elle avait l'habitude de vendre, mais il était si joli qu'elle l'avait commandé en plusieurs couleurs. Elle me fit passer dans la cabine, un caraco en satin écru assorti d'un short. Je le trouvait immédiatement à mon gout. Lorsque j'ouvris le rideau, Emily battit des mains.

— Parfait. Déclara-t-elle. Tu es torride.

Ce n'était pas forcement le qualificatif, que j'aurais employé. Je me trouvais parfaitement décente.

Sur le chemin du retour, je récupérais Lana chez Abby, la fillette me sauta dans les bras dès qu'elle me vit. Je ne fis aucun commentaire sur la soirée d'hier, ne sachant ce que Derek avait raconté. Abby s'en abstint également.

En rentrant, je pris le rendez vous chez le gynécologue de Fiona. Quand je déclinais mon identité à secrétaire il me sembla que l'on lui avait déjà parlé de moi, elle me donna rendez-vous dans seulement quatre jours. Un vent de stress me parcourut, il allait falloir, que j'agisse, et vite.

Ce soir là quand Derek rentra du travail, il me proposa gentiment de prendre le temps de nous connaître autrement, il me proposa de sortir un soir, comme un rendez vous galant, de recommencer notre relation à zéro. Je lui annonçais que je devais allez chez le médecin dans quatre jours. Alors, Il saisit ma nuque et me déposa un bisou sur les lèvres.

— Nous devrions nous mettre au travail. Me susurra-t-il.

N'oubliez pas de laisser une petite rewiew ça fait toujours plaisir à l'auteure, en l'occurrence moi.^^