Résumé : Dernière ligne droite, Casey a vu le gynécologue, le jour du procès pour la garde de Lana est arrivé.

Avertissement : je ne connais absolument pas le monde de la justice, ce procès et purement fictif, ce qui s'y passe est romancé.

Je suis vraiment désolée pour tout ce retard, mais ma vraie vie me prend beaucoup de temps en ce moment, et je n'ai vraiment pas beaucoup de temps pour écrire, lire et poster. Je vous remercie pour tous vos messages je pense avoir répondu à chacun soit par MP soit sur mon lj, sauf quelques uns que je trouvais plutôt insultants et décevants. Mais je ne m'attarderai pas sur le sujet cela ne le mérite pas. Pour la suite il va falloir de la patience, elle est écrite oui, mais sur papier. Une chose est certaine elle sera postée mais pas dans l'immédiat, je suis comme vous je n'aime pas me retrouver le bec dans l'eau quand je suis une fic.^^ La suite de trente baisers, elle, sera postée certainement dans l'été également (pour celles qui suivent aussi cette fic).



Chapitre 18 : Procès

Seulement un mois s'écoula entre ma visite chez le gynécologue, et le procès. Mon père et Alice arrivèrent la veille. Papa nous annonça qu'il ne pourrait nous représenter, mais nous ne devions pas nous faire de soucis Alice était un vrai requin, nous expliqua-t-il avec un sourire affectueux envers sa compagne.

Je remarquais immédiatement que ma belle-mère mourait d'envie de me parler en privé, elle tenta mille et une approches pour que nous ayons un peu d'intimité. Dès qu'elle le pu ma belle-mère me coinça dans un coin.

— Alors Derek et toi ? Où en êtes-vous ? Me questionna-t-elle tout sourire, je compris très vite qu'elle avait détecté ce qu'il se passait entre nous.

— On s'entend bien. Répondis-je succinctement.

— Ne me la fait pas à moi je ne suis pas ton père, j'ai vu la façon dont vous vous regardez. Vous avez concrétisez, ou je me trompe ?

— Tu ne te trompes pas. Mais, il n'y pas grand-chose à dire, il dit qu'il m'accordera le divorce après le procès. Expliquais-je tristement.

— Mais toi tu le veux ce divorce ?

— Bien sûr que non, je l'aime, mais pour avoir un vrai mariage, il faut être deux.

— Je suis sûre que tout peut s'arranger, ce garçon est amoureux de toi, ça se voit comme le nez au milieu de la figure.

— Si seulement tu pouvais avoir raison. Soupirais-je peu convaincue.

Le jour J, mon mari et moi rentrâmes main dans la main, dans la salle du tribunal. Je croisais le regard mauvais de Vicky, tandis que Derek et moi nous nous asseyions côte à côte, à notre table. Mon père s'assit juste derrière nous, il pouvait ainsi nous apporter tout son soutien. Il avait prévu que le tout se joue sur la validité de notre mariage, ils n'avaient aucune preuve contre nous, le mariage était légal, et à notre connaissance tous nos amis ainsi que notre famille avaient confirmé que nous étions bien amoureux. Le gynécologue s'il n'avait pu prouver que le mariage était consommé, ne pouvait pas dire qu'il ne l'était pas.

Ils allaient donc essayer de nous coincer à l'interrogatoire, mon père m'avait prévenue, ils risquaient d'être méchants et choquants.

Le juge pénétra enfin dans la salle, il avait une mine revêche, pas du tout sympathique, ce qui acheva de me rendre encore plus nerveuse que nécessaire. Mes mains étaient moites.

L'homme déclara la séance ouverte.

Je vis défiler Emily et Sam qui affirmèrent chacun que nous formions un couple solide, les rapports de la médiation, de la visite chez le gynécologue confirmaient le tout. Fiona faisait une tête de six pieds de long, toutes les preuves qu'elle voulait accumuler se réduisaient à néant, elle avait plutôt l'air d'une cinglée prête à tout pour arriver à ses fins. Cependant le perfide avocat de la partie adverse lui demanda s'il pouvait confirmer que Derek et moi avions des relations sexuelles sa réponse fut bien évidement non.

Nous, nos témoins ainsi qu'Alice s'efforçaient de montrer que Lana était heureuse avec nous et que nous nous occupions très bien d'elle.

Puis ce fut au tour de Fiona de passer à la barre, elle fit une déclaration les larmes aux yeux qu'elle aimait Lana plus que tout. L'avocat de ma tante laissa alors la place à Alice. Je l'admirais, elle se leva sûre d'elle et se dirigea droit sur ma tante, ses talons hauts claquant sur le parquet.

— Quelle est la dernière fois où vous avez pris des nouvelles de votre nièce ? Fut la première question d'Alice.

— Casey mon autre nièce ne répond jamais à mes appels, elle m'empêche de voir ma nièce orpheline. Larmoya-t-elle en s'épongeant les yeux.

Je faillis me lever pour crier mon indignation à cette horrible bonne femme, cependant une main ferme me retenut par l'épaule, heureusement que papa s'était placé juste derrière nous, il était clair qu'elle allait raconter les pire mensonges sur moi, il me faudrait garder mon calme.

— Madame Venturi vous a clairement dit qu'elle ne souhaitait pas que vous voyez Lana.

— Non… mais…

— C'est tout ce que je voulais savoir.

Et Alice revint s'asseoir à mes côtés, je lui souriais, elle avait été formidable, elle avait remis en place cette mégère en moins de temps qu'il ne fallait pour le dire.

Puis ce fut au tour de Derek.

L'avocat de Fiona lui posa plusieurs questions, sur notre vie, nos habitudes cela me rappelait les questions que nous avions eues pour la médiation. Derek se débrouilla comme un chef, il était calme posé, et me décrocha même un petit sourire quand on lui demanda la fréquence de nos rapports.

Lorsque ce fut le tour d'Alice de l'interroger, elle affirma qu'elle n'avait pas plus de question à lui poser.

Derek revint alors prendre sa place près de moi, tout se passait à merveille. Mon avocate me glissa à l'oreille de me préparer. Cependant je remarquais que l'on apportait un morceau de papier à l'avocat de Fiona, je remarquais son sourire qui s'agrandissait au fur et à mesure qu'il lisait le mot, quand il eut terminé il montra la feuille à ma tante, et il demanda un entretien avec la juge. Alice fit la grimace et se rendit pour se mêler à la conversation. Je me retournais pour jeter un œil à mon père, il avait les lèvres pincées. J'échangeais un regard silencieux avec Derek apparemment il ne comprenait pas plus que moi ce qu'il se passait. Dans tous les cas tout cela ne présageait rien de bon.

Alice réintégra son siège visiblement contrariée.

— Qu'est ce qui se passe ? Chuchota Derek.

— Un témoin de dernière minute. Nous expliqua Alice.

— Mais ça n'existe pas que dans les films ce genre de trucs. Pestais-je.

— Non je l'utilise parfois quand je sens que je vais perdre une affaire, cela permet de déstabiliser la partie adverse, et de semer le doute.

— Monsieur François Fielding est appelé à la barre.

Quand je reconnus ce nom, je sentis le sang quitter mon visage, non il n'allait pas témoigner contre moi, ok il ne savait rien des raisons qui m'avaient poussées à épouser Derek, mais quand je me suis mariée, je sortais encore techniquement avec lui, ils allaient dire que j'avais trompé mon époux.

J'observais mon ancien petit ami traverser le tribunal d'une démarche nonchalante, il me fit un sourire hypocrite lorsqu'il passa près de moi. Je devinais alors qu'il allait se venger, il était vrai que je ne l'avais pas congédié de la façon la plus élégante qui soit, mais après tout il avait été un vrai goujat. Il s'assit tel un conquérant. Je me retournais vers Derek, il ne me fit aucun signe, aucun geste encourageant, il avait compris qui était ce garçon et à la façon dont il le regardait, il ne le portait pas dans son cœur.

L'avocat de Fiona commença alors son interrogatoire.

— Monsieur Fielding pouvez nous dire quelle sont vos relations avec madame Venturi.

— Casey est mon ex petite amie, nous sommes sortis ensemble l'année dernière.

— Elle n'avait que vous dans sa vie à ce moment là ?

— C'est ce qu'elle m'avait affirmé.

— Comment s'est terminée votre relation ?

— Après plusieurs semaines sans ses nouvelles, je l'ai appelé un soir, c'est son mari qui a répondu, c'est là qu'elle m'a annoncé qu'elle était mariée.

— Depuis combien de temps n'avez-vous pas eu de nouvelles ?

— Deux mois.

Je glissais à l'oreille d'Alice, que j'avais considéré notre relation comme terminée lorsqu'après le décès de maman il n'avait pris aucune nouvelle, elle acquiesça d'un signe de tête.

— J'ai une dernière question monsieur Fielding, avez-vous eu des relations intimes avec madame Venturi ?

Mon dieu il n'oserait pas.

— Objection ! S'écria Alice.

— Nous essayons de déterminer si la prévenue était vierge à son mariage comme elle le prétend.

— Répondez à la question. Ordonna le juge

— Oui.

La main de Derek se crispa sur la table.