Disclaimer : les persos ne sont pas à moi.
Merci à Tolena pour sa betalecture et son conseil judicieux.^^
Résumé : durant le procès, un témoin surprise fait son apparition il s'agit de l'ancien petit ami de Casey qui affirme avoir eu des relations intimes avec Casey.
Chapitre 19 : Déclaration
Je n'osais même plus lever les yeux, il me mettait dans une situation impossible, devant tous ces inconnus, ma famille, ma tante et surtout devant Derek qui selon toute vraisemblance n'appréciait pas cette vision des choses.
— Le salaud. Chuchotais-je.
— Le témoin est à vous maitre. Formula doucereusement l'avocat de ma tante.
Ma belle mère se leva à sa manière bien à elle, pas du tout impressionnée, sûre d'elle.
— Puis-je vous demander quelles étaient la nature de vos relations sexuelles avec madame Venturi ? S'enquit-elle.
— Objection ! s'écria l'avocat de Fiona, nous ne sommes pas là pour demander des détails sordides à caractère sexuels, nous ne sommes pas sur une chaine câblée.
— Accordé.
Satané juge, qu'il dise que nous ne sommes pas allés bien loin, pas aussi loin qu'ils veulent le laisser croire. Fiona se rengorgea sur son siège, cette sale truie, jubilait. Je tentais de prendre la main de Derek, il la retira vivement, les yeux me piquaient comment tout pouvait basculer ainsi en quelques secondes.
Le juge leva la séance le temps du déjeuner, nous reprendrions dans une heure avec mon interrogatoire cette fois ci.
Mon mari sortit précipitamment de la salle, je le suivis en courant et l'appelant, mais il faisait la sourde oreille. Je remarquais ma cousine au fond de la salle qui ricanait lorsque je passais près d'elle. A la sortie je retrouvais mon père et Alice, mais pas de Derek.
— Ce procès commence à ressembler à une page de journal à scandale. S'énerva mon père.
— Je sais. Répondis-je les larmes au bord des paupières. J'avais honte que ma vie sexuelle soit ainsi exposée.
— Vous savez où est Derek ? J'espérais qu'ils auraient une réponse, qu'ils m'indiqueraient la direction qu'il avait prise en sortant du la salle d'audience.
— Tu devrais le laisser tranquille un moment, me conseilla Alice, et tu devrais manger un peu, la journée promet d'être longue.
— Mais il ne reste plus que mon témoignage.
— Les délibérations risquent de prendre un certain temps.
A ce moment là, le téléphone portable de papa sonna, il répondit chaleureusement quand il vit le numéro qui était affiché.
— Ma chérie comment vas-tu ?
Je devinais que Lizzie appelait pour prendre des nouvelles de la mâtinée. Mon père lui relata brièvement les événements. Il me demanda du regard si je voulais parler à ma sœur, ce que je ne souhaitais pas. Je n'avais pas le courage, je lui fis signe que non. Je profitais qu'il était en pleine conversation avec Lizzie pour partir à le recherche de Derek, en parcourant les couloirs du tribunal je l'aperçus pénétrant dans les toilettes pour hommes, il ne restait pas beaucoup de temps avant la reprise de l'audience, je décidais de l'y suivre. Quand je passai le pas de la porte quelques énergumènes en costumes trois pièces me regardèrent bizarrement, mais je n'en avais strictement rien à faire, il fallait que je lui parle, je devais avoir une discussion avec lui, c'était capital.
— Je crois tu t'es trompée de porte, les toilettes pour dames c'est celles de droite. M'informa mon mari d'un ton morne, il me tournait le dos tandis qu'il se lavait minutieusement les mains.
— Il ne s'est jamais vraiment passé quelque chose avec lui. Lui expliquais-je en m'approchant doucement de lui.
— Ha oui ! Et que veut-il dire par relation intime ? Questionna calmement Derek alors qu'il se saisissait de la serviette en papier qui trônait dans le distributeur.
— Je n'ai jamais eu que toi, je n'aurais pas inventé que j'étais vierge. Me crus-je obligée de justifier.
— Je sais, soupira mon mari, mais je croyais que tu avais à peine embrassé tes autres petits amis.
— J'ai vingt deux ans, tu crois que je faisais quoi quand j'étais seule avec eux ? Jouer aux cartes ? Ma voix grimpait dans les aigus, que me reprochait-il au juste ?
— C'est juste que je…je ne m'attendais pas à ça. Je remarquais qu'il ne voulait pas dire tout ce haut ce qu'il pensait tout bas, et cela me mettait hors de moi.
— Et tu t'attendais à quoi ? Tu n'as pas appris à me connaître depuis un mois ? M'exaspérais-je, lui il avait couché avec Sally et d'autres filles, il était sorti avec ma meilleure amie.
— Je croyais que tu te livrais ainsi pour d'autres raisons. Grinça-t-il.
— Pourquoi crois-tu que je couche avec toi ? Le questionnais-je simplement.
— Le sexe, le plaisir, il n'y a rien d'autre.
Et il sortit sans aucun regard pour moi. Les hommes qui restaient depuis mon entrée n'avaient pas perdu une miette de notre conversation je lus sur leur visage, que cet intermède avait été un sympathique divertissement.
J'avais les larmes aux yeux, il fallait que je me reprenne, l'heure de retourner dans la salle approchait, je devais me montrer forte. Je n'avais pas faim et ne suivais pas les conseils d'Alice, je ne me nourrissais pas, j'en étais incapable.
Alors que je reprenais place, Derek ne me jeta même pas un regard, je ne l'avais jamais senti aussi distant, même lorsque nous étions deux adolescents rivaux pour contraindre toute la famille au moindre de nos désirs. Au moment où j'allais lui parler, lui dire ce qu'il souhaitait peut-être entendre, du moins je l'espérais, le juge fit son apparition. Nous aurions cette conversation plus tard, me promis-je mentalement. Je fus appelée à la barre, Alice commença à me poser quelques questions de routine.
— Comment décririez-vous votre couple ?
— Nous nous entendons bien, je pense que nous sommes plutôt complices.
— Et Lana comment cela se passe avec elle ?
— Il faudrait lui poser la question, mais je passe la plupart de mes journées avec elle, et Derek s'occupe d'elle quand il rentre du travail. Nous arrivons à privilégier de véritables moments familiaux.
Avant de rentrer dans le vif du sujet.
— Qui a été votre premier amant.
— Derek. Répondis-je du tac au tac.
— Pouvez nous décrire ce qu'a voulu dire M Fielding par relation intime. Je reconnaissais bien là l'avocate de renom qu'était ma belle mère.
— Objection ! L'avocat de ma tante s'époumona en vain puisque Alice enchaina :
— Cette information est capitale pour la crédibilité de ma cliente.
— Poursuivez maitre. Engagea le juge.
— Donc madame Venturi pouvez-vous répondre à ma question ?
— Il voulait sûrement parler de certains attouchements auxquels je consentais.
Derek avait toujours la tête baissée, il écoutait apparemment, mais ne me regardait pas, je détournais le regard pour voir Vicky qui affichait un air triomphant sur le visage, elle aussi avait remarqué que Derek ne me couvait plus du regard.
L'avocat de Fiona prit la suite de mon interrogatoire.
— Madame, il faudrait que vous m'expliquiez comment vous avez pu sortir avec votre mari ici présent et monsieur Fielding à la même période.
— Je n'étais pas mariée quand je suis sortie avec François.
— Vous en êtes certaine ? Vous n'avez informé monsieur Fielding de votre rupture que deux mois après la célébration de votre mariage à Las Vegas.
— Pour moi nous n'étions plus en couple, il m'a laissé seule après la mort de maman sans aucune nouvelle, sans réconfort. Dis-je avec des trémolos dans la voix.
— Vous l'avez trompé ! Affirma l'homme.
— Non ! M'écriais-je, je sentais que j'allais craquer, je devais être forte encore un peu, ne pas leur donner cette satisfaction.
— Vous n'avez rien d'une femme amoureuse de son mari.
— Je le suis. Affirmais-je, malgré moi, ma voix tremblait.
Je jetais des regards apeurés autour de moi, Alice observait la scène avec grand intérêt, cependant elle n'était pas prête à intervenir, et Derek à présent avait ses yeux sur moi.
— Ho arrêtez de nous jouer la comédie s'il vous plait, vous essayez de nous attendrir avec votre air de petite fille perdue mais vous ne m'y prendrez pas. Puis il continua féroce. Nous savons que votre mariage ne signifie rien pour vous ! S'exclama-t-il
— Non ! M'écriais-je prête à pleurer, non je l'aime. Repris-je plus calmement. Cependant les larmes finirent par couler je ne tentais plus de les retenir.
Je me tournais vers Derek lui déclarant entre deux reniflements.
— Je t'aime.
« Moi aussi ». Pus-je lire sur ses lèvres.
Les réponses aux rewiews anonymes sont toujours sur mon lj (je viens juste de faire la mise à jour, et pour le prochain je ne peux rien dire quant à la date de sa publication, je ne l'ai pas encore écrit, mais je l'écrirai c'est promis^^)
