MUSIQUE
BODY CONTROL - LEIGHTON MEESTER
Après avoir fini nos bières, Edward et moi décidions d'arrêter de consommer, car nous nous sentions un peu chauds. Nous discutâmes de nos emplois respectifs et j'avais appris qu'il était concepteur de site internet, un boulot qui s'apparentait à celui d'Alice qui travaillait en marketing. Je lui avais dit pour mes études, le fait que je vivais près Emmett et que j'adorais mon job de bibliothécaire même si l'ambiance était assommante. Nous parlâmes ainsi de tout et de rien, en apprenant l'un sur l'autre : nos niaiseries d'adolescents et notre statut de popularité lors de notre passage au secondaire. Il m'avait appris qu'il aimait faire des tours bien que tout le monde le croyait sage puisqu'il était dans une classe supérieure et qu'il pratiquait plusieurs sports. Pour ma part, je déclarais seulement que j'étais assez proche d'être populaire, mais pas assez pour être considérée comme étant salope. Réponse qui sembla lui plaire.
Bien que je fusse trop bornée pour l'avouer à Alice, je passais une excellente soirée en compagnie d'Edward. Nous étions si proches, mais en même temps si différent. Il n'avait pas seulement la beauté des dieux, mais aussi leurs charmes. Pourtant, quelque chose refrénait mon envie d'en vouloir plus. Non pas que je ne voulais plus le voir, mais seulement, j'étais convaincue qu'il y avait un truc chez Edward, qui me chicoterait. Enfin, ce truc m'énervait déjà, mais je n'arrivais pas à mettre un doigt dessus. Disons que je n'arrivais pas à me l'expliquer. Était-il trop parfait ?
— Serais-tu d'accord pour que l'on se revoie ? Osa Edward tout en fouillant dans ses poches. Ne pas me regarder semblait l'apaiser.
Tout d'un coup, mes doigts se mirent à me picoter, se propageant à une vitesse fulgurante dans tout mon corps. Un voile de sueur recouvrit mon front et mes joues, tandis que ma mâchoire se tordit dans un sourire niaiseux. Pourquoi me faisait-il tant d'effet sans même que je ne le connaisse vraiment ?
— Bien sûr, accouchais-je enfin.
— Cool.
Je mis ma sacoche sur la table pour trouver mon portefeuille plus facilement. Encore une fois, Edward me fixa avec une émotion que je ne sus décrire. Interrogation ?
— Quoi ?
— Tu ne crois quand même pas que tu vas payer ? Dit-il tout en fronçant des sourcils.
— Ça va de soit, as-tu vue tout ce que j'ai consommé ?
— Oui, mais c'est à l'homme de payer pour tout ça !
— J'y tiens.
— Moi aussi.
Je trouvais enfin mon long portefeuille noir et l'ouvris avec empressement. C'est alors qu'il se passa un truc qui m'a extrêmement foutu la honte. Un condom dans un emballage rouge tomba sur la table devant les yeux ahuris d'Edward. Ma bouche s'ouvrit dans un O parfait et mes sourcils s'arquèrent.
— Alice !
J'imaginais déjà la scène. Lorsque j'étais dans les cabines, elle avait dû acheter un préservatif dans l'une des machines de la salle de bain et le glisser dans mon porte-monnaie. Mais elle se prenait pour qui celle-là?
— Je suis désolée, ce n'est pas moi qui ait mis ça là, crachais-je d'une voix surprise. C'est certainement Alice qui a mis ça pendant que j'étais aux toilettes !
— Je te crois, dit-il calmement. C'est totalement le genre à Alice, elle est toujours un peu vite en affaire. La discrétion n'a jamais été son fort.
— En effet !
Il ria de bon cœur, tandis que je fourrais le préservatif dans ma sacoche. J'attrapais la facture et chercha dans le portefeuille l'argent qu'il me fallait pour payer mes consommations. Une expression de surprise apparue sur mon visage lorsque je réalisais qu'il n'y avait plus rien. Pas d'argent, ni mes cartes. Mais quelle emmerdeuse cette Alice !!!
— Ça va ? Me demanda Edward.
— Non, ça ne va pas. Cette putain d'Alice m'a volé tout mon argent et mes cartes.
— T'inquiètes, c'est moi qui régale, dit-il avec un clin d'œil.
Je fus résignée à ce qu'il paye la note et dans ma tête j'essayais de m'imaginer tous les scénarios possibles pour faire souffrir ma meilleure amie avant de la tuer. Edward tendit sa carte de débit à une jeune serveuse blonde qui le courtisa un moment avant que nous ne sortions dehors. Mais un problème persistait. Chose dont se rendit tout de suite compte Edward lorsqu'il ne me vit pas me diriger vers le stationnement.
— Où tu vas ? Me demanda-t-il en se dirigeant vers moi sur le trottoir.
— Chez moi.
— Tu n'as pas de voiture ?
— Non, je suis venue avec Alice, j'ai dû laisser ma voiture chez moi.
Edward fronça des sourcils et me prit par le coude. Il m'entraîna vers le parking illuminé faiblement par des lampadaires qui diffusaient une lumière jaune.
— Il fallait que tu me le dises. Viens, je te ramène chez toi.
— Ce n'est vraiment pas la peine, dis-je en essayant de me défaire quelque peu de sa prise. J'habite tout près.
— J'insiste, tu ne vas pas rentrer chez toi toute seule, dans ce noir et ce froid.
J'avoue que le temps me donnait l'impression d'être dans un vieux film d'horreur où la jeune fille innocente se promène seule dans les rues avant de se faire attaquer par un monstre, mais quand Alice était partie, je me disais que je pourrais prendre un taxi, mais comme elle prévoit toujours tout, il était sûr qu'elle prévoyait qu'Edward me ramène à mon chez-moi, espérant qu'il y vienne aussi.
Edward et moi étions rendus entre une Volvo argentée de l'année et une vieille Toyota beige rouillée de toutes parts. Je levais mes deux mains dans les airs en signe de résignation et consentis à le suivre dans sa voiture. Je fus surprise lorsqu'il débarra la Volvo et m'ouvris la porte du côté passager. Moi qui croyais que la Toyota lui appartenait. Je pris place à mon aise sur le siège en cuir noir de sa voiture, tandis qu'il fit le tour pour venir s'asseoir à mes côtés.
— Alors, où est-ce que je vous emmène, jolie demoiselle ?
Je piquais un fard au compliment qu'il venait de me dire avant de lui répondre le plus normalement que possible bien que ma voix se comparait à un chat qui s'était pris la queue dans la porte :
— 1555, Mapple Street. Près du parc Jefferson.
Edward fronça à nouveau les sourcils.
— Franchement, Bella, tu voulais sérieusement marcher pour aller là-bas ?
— Ce n'est pas si loin.
Une heure environ de marche ne fait de mal à personne, voulais-je rajouter, mais je m'en abstins. Surtout lorsqu'il déclara qu'il était bien content que j'aie accepté de monter avec lui. Mes joues se colorèrent de rouge et la température de mon corps augmenta radicalement. Pourquoi était-il si parfait ?
La voiture décolla dans un vrombissement puissant et elle s'engagea sur la nationale. Je me concentrais pour ne pas le regarder, mais je n'avais jamais cru que cela puisse être aussi difficile. Surtout que l'éclat de la lune faisait briller sa peau blanche comme de la neige, me donnant encore plus l'envie de le toucher. Ses cheveux cuivrés prenaient des teintes plus foncées avec le noir qui régnait dans l'habitacle. Tout était silence, on entendait seulement les roues glisser sur le gravier lisse.
Les arbres défilaient à une vitesse fulgurante et il me semblait que la voiture accélérait de plus en plus, mais j'étais trop bien pour bouger, et même parler. J'étais calme pour la première fois depuis notre rencontre.
— Dis, Bella, je ne sais pas si Alice t'en a parlé, mais il y a une petite fête, samedi que l'un de nos collègues organise. Il nous a dit d'inviter qui nous voulons et… je ne sais pas si tu aimes ce genre de soirée où tout le monde danse et se saoule, mais ce serait cool si tu passais faire un tour avec Alice et tes amis… tu peux inviter tes amis aussi…
Je m'étais figée sur mon banc. N'allait-il pas trop vite ? Bien entendu, il ne m'avait pas invitée pour que je vienne avec lui, il voulait simplement me voir et être poli. Sinon, il ne m'aurait pas proposé d'y emmener mes amis.
— Euh… ouais, j'y penserais !
— Cool.
La voiture s'immobilisa lentement devant le complexe immobilier où je logeais.
— Bon, alors on se dit à la prochaine, lançais-je.
— Ouais, merci. J'ai passé une super soirée.
— Moi aussi.
Et qu'est-ce qu'on fait dans ces moments-là ? Je l'embrasse ? Lui fait la bise ? Ou alors, une bonne bine sur l'épaule ? J'optais pour le deuxième choix. Je me baissais à la hauteur de sa joue et avança mon visage près de lui. Il se recula un peu sur son banc, mais se ravisa à mon plus grand soulagement. Un premier baiser s'abattit sur sa joue gauche. Il n'avait pas mis ses mains sur mes hanches ou attrapé ma tête pour m'embrasser sur les lèvres, ce que je pris pour un bon présage. Au deuxième baiser, je sentis sa main sur la mienne, mais il la retira vivement.
— Désolé, je ne voulais pas. Je ne savais pas que ta main se trouvait là…, paniqua-t-il.
— C'est correct, Edward.
Il semblait se calmer. Puis, il débarra les portes en appuyant sur un bouton.
— Bonne nuit, Bella, souffla-t-il d'une voix apaisée et douce.
— Bonne nuit Edward.
Je sortis doucement de la voiture et me dirigeais dans l'allée quand je manquais une marche et m'affala dans l'une des deux marches de pierre que je devais monter. J'entendis une porte s'ouvrir.
— C'est correct Edward, ça m'arrive toujours, avisais-je en levant une main pour montrer que j'étais indemne.
— Tu ne serais pas un peu saoule ? Lança-t-il d'un ton moqueur.
Je terminais de monter les escaliers et me retournais pour voir Edward sur le trottoir, devant mon appartement. Je fis un signe négatif de la tête. Pas besoin qu'il sache que j'étais d'un naturel maladroit, Alice le lui dirait bien assez vite.
— Crois-moi, si j'étais saoule. Tu le saurais bien assez vite.
— Alors, j'ai bien hâte de voir ça, il semblait se poser des questions là.
J'ouvris le portique et retins la porte pour lui parler une dernière fois.
— Je te dis bye pour la deuxième fois.
Il me souhaita à nouveau bonne nuit et monta dans sa Volvo. Je fermais la porte du portique en vitre et m'engouffra dans le grand logement. Je montais les escaliers et entrai dans ma maison. Je m'adossais dos contre la porte et respirais enfin. Mais quelle soirée !
Puis, j'allais dans ma chambre, enlevai mes vêtements pour enfiler l'un des chandails à mon frère et je me couchai dans mon lit. J'attendrais demain pour tuer Alice.
Vous pensiez sérieusement qu'Edward et Bella serait déjà mariés au court du 2e chapitre? Non, mais c'est trop prévisible, laissez-vous le temps d'apprendre à connaître les personnages un peu. Sinon, comment avez-vous trouver ce chapitre? Je veux vos précieux avis.
Continuons à nous connaître un peu : Quelles sont vos chansons préférées et pourquoi? J'adore la musique de tous les genres alors conseillez-moi. Le prochain chapitre arrive sous peu mes chéris! :)
