PDV BELLA

Comme si elle s'entêtait à gâcher ma vie, ce fût un SMS de ma soit disant meilleure amie, Alice, qui me réveilla… À sept heures le matin. J'empoignais vivement mon portable posé sur ma table de chevet, hésitant entre le jeter contre le mur ou tout simplement marcher jusqu'à la toilette pour lui faire passer un joyeux typhon, mais j'étais une fille bien. Jamais je ne ferais subir cette torture à mon Nokia pour les conneries d'Alice.

Impatiente d'avoir tous les détails, Alice décida qu'il était préférable de m'appeler au lieu de me texter une deuxième fois. Mais c'est qu'elle était une vraie diablesse cette fille !

Alice, grognais-je au téléphone. Es-tu seulement au courant qu'il est sept heures du mat et que j'essaie de dormir ?

Qu'est-ce que tu crois, si je ne savais pas que tu dormais, je t'aurais appelé bien plus tôt.

Hurmpf Hum, répondis-je en me retournant sur mon oreiller.

Fatiguée, Bella ? Est-ce que c'est parce que tu aurais fait des activités… stimulantes ?

Les sous-entendus explicites d'Alice avaient le don de me mettre en rogne.

Et toi tu n'es pas fatiguée avec ton putain de dégât d'eau imaginaire ?

Tu m'en veux ?

Je ne sais pas, dis-je en empruntant mon ton le plus dur. Une chance qu'Edward est un type bien, sinon je n'attendrais pas jusqu'à ce que tu passes après le boulot pour te casser les deux jambes.

Edward est un type bien ! Hurla une Alice enjouée en ignorant le reste de ma phrase.

Tu n'auras rien de plus, ma belle.

Pourquoi ? S'insurgea-t-elle.

Vengeance, vengeance, chantonnais-je.

Tu n'es pas croyable !

Franchement, je me foutais des yeux de cocker abandonné sans laisse sur le bord de la nationale. Alice n'aura rien de moi. Et puis, moi et Edward ce n'était pas sérieux. Nous avions seulement passé la soirée ensemble parce que nous nous étions fait planté là. Ce n'était pas de notre faute et nous n'aurions sûrement même pas l'occasion de nous revoir.

Bells ?

Hein ?

Je ne sais pas sur quelle planète tu étais, mais tu étais loin.

Peu importe, dis-je en me secouant vivement la tête. On se reparle.

Compte-y.

Je raccrochais avec un sourire accroché aux lèvres. Peu importe ce que Alice pouvait faire, il était impossible que je puisse être fâché contre elle.

Mon réveil sonna, signe que je devais me préparer avant d'être encore une fois en retard. Je sautais dans ma douche, pris le temps de chanter des chansons (même si chanter était un grand mot pour décrire ce que je faisais) et séchais mes cheveux. J'allais dans la cuisine chercher une barre de céréale. Je ne passais pas grand temps devant ma garde-robe à choisir ce que j'allais mettre étant donné que j'étais déjà en retard. J'optais pour un pantalon noir avec un cache cœur couleur crème. Je me regardais dans le miroir avant de faire mon sac pour la journée. Emmett vint me voir dans ma chambre. Encore une fois, il était en boxer devant moi. Je ne savais pas comment il faisait pour passer de son appartement au mien sans avoir le rouge aux joues. Je devrais penser à reprendre les clefs que je lui avais fait faire.

Il faudra que j'aie une petite discussion avec toi, jeune sœur ! Dit-il sur un ton de réprimande.

Ce n'est pas moi, mais Alice. Donc c'est à elle que tu feras la morale.

Mais…

Écoute Em'Bear, je t'assure que j'aimerais beaucoup t'entendre parler de cela, mais je suis super pressée… Et surtout super en retard !

Mon frère préféré (surtout le seul) me serra fort dans ses bras tout en me souhaitant de passer une belle journée. Je lui dis de même avant de sauter sur mon vélo et me diriger vers la bibliothèque de la ville, là où je travaillais.

J'aimais beaucoup cet emploi si plaisant et si merdique à la fois. J'éprouvais un grand amour envers les livres, ils étaient probablement les seules choses – excluant les cafés de chez Starbucks – que j'aimais et qui ne me brisait pas le cœur. J'étais toujours en mesure de conseiller quelqu'un sur ses choix littéraires et même aider quiconque sur leurs recherches pour l'école. Sans vouloir me vanter, j'étais quelqu'un d'efficace… si on oubliait la ponctualité.

Je garais mon vélo dans l'espace pour et le barrais avec mon cadenas. Au loin, j'entendis Carmen m'appeler. Carmen était ma gérante (ce qui ne faisait pas d'elle une peau de vache pour autant). Elle me couvrait souvent devant les boss lorsque j'arrivais en retard comme aujourd'hui.

Vite, Bella.

Désolé, je mettrais mon cadran plus tôt.

Tu dis ça à chaque fois, rigola-t-elle.

Elle m'entraîna dans la salle du personnel et me donna mon épinglette marquer : « Bonjour mon nom est Isabella Swan, puis-je vous aidez ? » Je détestais déjà ce badge puisqu'il y était marqué mon nom en entier et qu'il y était marqué une phrase niaiseuse comme chez les alcooliques anonymes, pas que je sois alcoolique, mais j'étais sûre qu'ils portaient cela.

J'allais rejoindre mes collègues qui étaient tous rassemblés pour discuter avant que la bibliothèque n'ouvre. Je cherchais Angela, ma meilleure amie si on omettait Alice. Nous étions les deux seules employés ne possédant pas de carte de l'âge d'or. Elle était une fille magnifique, mais réservée. Bref je l'adorais.

Elle plaçait des livres dans les étagères d'un rayon de psychologie lorsque je vins à sa rencontre.

Hey, Ang. Qu'est-ce que tu fous là ? Le travail n'est même pas encore commencé.

Oh, dit-elle. Les livres traînaient et ça m'écœurait des les voir là.

Oui, elle pouvait parfois sembler bizarre. Elle était une accro du ménage. Tout devait briller autour d'elle.

Alors ta soirée ? Changea-t-elle de sujet.

Et bien, je croyais que j'allais revoir les parents d'Alice, mais j'avais plutôt un rendez-vous arrangé avec un de ses collègues.

Elle haussa ses sourcils pour m'inciter à en dire plus. Un petit sourire sournois illuminait son visage mulâtre.

Il était comment ?

Normal.

Elle poussa un petit rire avant de placer un livre.

Tu mens très mal. Je parie que c'était un type parfait.

Oui, il l'était, mais je sens qu'il cache quelque chose.

Qu'entends-tu par là ?

Bah, il y a quelque chose qui me chicote en lui.

Elle soupira avant de descendre de l'escabeau d'où elle était montée. Elle devait me comprendre avec tous les types louches qu'Alice m'avait présentés, je me devais d'être méfiante.

Tu n'es pas écœurée d'être encore célibataire ?

Je partie d'un rire nerveux tout en l'aidant a placé les livres dans les étagères. Je ne préférais pas répondre sous peine de me chamailler avec elle.

Moi je suis sûre que oui.

Ce n'était pas Angela qui avait parlé, mais plutôt Irina. Elle était un rayon a côté de nous, son visage de septuagénaire apparaissant entre les livres. Irina était de loin la plus extravertie des bibliothécaires ici. Elle avait toujours conservée son attitude de jeune adolescente délurée malgré ses innombrables cheveux gris et son dos courbé. Je me surprenais souvent à penser être sa copie conforme plus vieille.

C'est la doyenne qui le dit, répliqua Ang en riant.

Je ne sais pas ce que vous avez tous avec le fait que c'est mal d'être célibataire, mais je suis très bien comme ça.

Vieille fille, termina Irina tout en poussant son chariot pour changer de rayon.

Je soupirais tout en roulant mes yeux. Dieu qu'elles étaient désespérantes. Angela remonta ses longs cheveux noirs en une queue de cheval et réajusta ses lunettes qui descendaient sur son nez.

Alors comment s'est passée cette soirée à trois. Dit-moi tout sinon je sollicite Alice pour les détails.

Alice ne sait rien de cette soirée. Elle a quittée prétextant un dégât d'eau chez elle.

Elle ria avant de me demander encore une fois comment s'était passé ma soirée tout en me suppliant de lui décrire le mystérieux inconnu avec lequel j'ai trinqué.

Edward et moi avons bu ensembles. Il est très gentil, nous avons parlé de tout et de rien, il se passionne même pour la lecture tout comme moi. Il parait qu'il est également un très bon joueur de piano. Il m'a ramené chez moi puisqu'Alice avait volé mon porte monnaie et il a même insisté pour payer les consommations.

Inutile de mentionner l'épisode du condom.

Et tu ne lui as même pas sautée dessus.

Je roulais des yeux tout en grimaçant.

Je ne crois pas qu'Edward soit un type comme ça…

Il est comment alors ?

Angela avait du mal à croire que les garçons ne soient pas tous accros du sexe. Évidemment Ben était un bon chrétien comme elle, alors il n'était pas possédé de la folie de la débauche comme tous les non-croyants, disait-elle.

C'est un homme… charmant.

Angela voulait que je continue sur les détails, mais cette soirée allait rester entre lui et moi. À moins qu'il ne se décide à en parler. Moi je ne le ferais pas.

Le reste de ma journée s'était avérée relativement tranquille, mis à part le fait qu'un client m'a gueulé après parce que le livre qu'il voulait s'acheter était au dessus de ses moyens. Carmen avait prit le relais lorsque je menaçais d'étrangler l'homme de quarante ans mon aîné. Il s'était finalement éclipsé les mains vides marmonnant dans sa barbe que notre génération était tous des mal-élevés.

J'enfourchais mon vélo pour rejoindre Alice à son travail comme nous le faisions très souvent lorsqu'il faisait beau. Nous faisions le chemin du retour ensembles tout en discutant de tout et de rien. J'étais anxieuse quant à mon arrivée. Je ne voulais surtout pas croiser Edward, pas que je ne l'aimais pas, mais il y avait une force mystique qui me repoussait de lui.

Il était trop parfait pour moi, voilà…

J'empruntais le grand ascenseur central pour me rendre au dix-septième étage. Étrangement, l'élévateur était vide, seule la musique typique des ascenseurs comblait le silence. Les portes s'ouvrirent sur l'étage vide de vie. Je parcourais les isoloirs gris pour tomber sur Alice qui écoutait sa musique sur son lecteur MP3 tout en jouant de la « air batterie » avec deux crayons sur son carnet de note. Elle ne semblait pas avoir remarqué ma présence et j'en profitais pour prendre une photo d'elle avec mon portable. Je pourrais toujours l'utiliser pour faire du chantage. Dieu sait que j'en avais besoin avec elle.

Elle fût sortie de son concert rock grâce à mon rire. Elle me regarda avec un grand sourire.

Hey, je t'attendais.

Ça se voit !

Ne te fous pas de ma gueule. Dois-je te rappeler que tu me dois tous les détails de ta soirée ?

Détails que tu n'auras pas.

Elle se leva de son bureau et me foudroya de son regard de petit chat en colère.

Ah non ni toi ni Edward ne voulez me dire ce qui s'est passé, tandis que c'est moi qui vous ai présenté l'un à l'autre !

Tu nous as plutôt forcés.

On s'en fou. Dit-moi ?

Je riais et commençais à me diriger vers l'ascenseur. Je repensais à Edward. Je trouvais gentil de sa part qu'il veuille également garder notre soirée secrète. Non pas qu'il se soit passé quelque chose d'extraordinaire, mais l'idée qu'il s'amuse à caché notre moment ensemble, me faisait sourire. Nous avions un autre point en commun : Celui de toujours vouloir mettre Alice en rogne et il était rare qu'elle le soit.

Ma meilleure amie me rattrapa en mettant son pied pour bloquer la porte de l'ascenseur, elle cliqua sur un bouton et l'élévateur monta.

Alice, dois-je te rappeler que le premier niveau se trouve en bas ?

Elle me regarda avec une moue malicieuse avant de dire :

Je dois aller porter un dossier à mon patron.

Ah ouais et tu crois que je vais avaler ça ? Dis-je. Je pense plus à une façon pas très honnête de me faire recroiser Edward.

Non, tiens la preuve !

Elle me tendit une enveloppe cartonnée adressée à Monsieur Clap, un des grands dirigeants de l'entreprise. Elle me tira la langue avant de s'engouffrer hors de l'ascenseur. Je la suivais d'un pas lent, tandis qu'elle sautillait partout. Au bout d'un moment, elle se tourna et s'arrêta.

Ça risque d'être long, dit-elle.

Pas grave, j'ai tout mon temps.

Elle sourit.

J'y pense. Edward travaille à cet étage, il doit être dans son bureau si ça se trouve.

Je fronçais les sourcils d'un air fâché.

Tu fais exprès, hein ?

Nenon, s'empressa-t-elle de dire.

Elle s'avança vers un bureau dont les rideaux horizontaux étaient tirés. Il y avait un écriteau en or marqué Monsieur Edward Cullen, concepteur web. Alors monsieur était assez important pour avoir son bureau à lui. Je riais intérieurement à l'appellation monsieur. Écrit de même, on aurait cru qu'Edward était âgé de plus de soixante ans, pas dans la vingtaine et son nom n'aidait pas.

Tu restes avec lui le temps que je remette ce dossier, c'est vraiment important. Ensuite, nous irons prendre un verre.

Je levais les yeux au ciel.

T'es irrécupérable, je te dis.

C'est pour ça que tu m'aimes.

Puis, elle me donna un baiser sur la joue avant de s'éloigner. Je soupirais tout en me tournant vers la porte d'Edward. Étais-je assez bête pour demander la compagnie de ce presque inconnu ? Oui, je l'étais parce qu'Edward était quelqu'un de sympa. Résignée, je cognais à la porte. Après quelques secondes, Edward m'ouvrit. Il portait une chemise d'un turquoise soutenu retroussé sur ses manches accompagné d'un pantalon chic noir. À en juger par son expression, il ne s'attendait visiblement pas à ma venue. Il passa ses doigts dans ses cheveux en bataille, gêné.

Bella, je ne m'attendais pas à te voir ici ?

Alice m'a encore largué et je me disais que je pourrais aller voir la seule autre personne qui pourrait me comprendre.

Bien sûr, dit-il. Entre !

Il me laissa passer et mit sa main dans mon dos sans vraiment me toucher pour me guider. Je pris place sur une des chaises devant son bureau et il alla derrière.

Que fait Alice ?

Elle est en train de porter un dossier à un de ses patrons. Un certain Clap.

Il ne travail pas au même étage, dit-il.

Satané d'Alice, je savais qu'il n'y avait qu'elle pour me faire un coup aussi bas.

Je sentais le regard d'Edward me transpercer le corps, tandis qu'il était assis à a peine un mètre de moi, de l'autre côté du bureau. Le silence régnait déjà depuis quelques secondes de trop, il fallait vraiment que je trouve quelque chose à dire. Je regardais partout, faisant semblant de m'intéresser au bureau d'Edward.

Tu aimes ?

Mouais, marmonnais-je.

Mouais ?

Et bien. C'est que…

Edward cachait mal son irritation, ses sourcils étaient froncés et son regard se faisait des plus interrogateurs même s'il avait toujours ce sourire trônant fièrement sur ses lèvres.

Tes sièges, crachais-je.

Quoi, qu'est-ce qu'elles ont mes chaises ?

Pourquoi ce serait toi qui aurais le plus confortable ?

Je su que je venais de susciter son intention, mais qu'il n'avait pas complètement saisit ce que je venais de dire.

Je m'explique, pourquoi toi, tu pourrais être assis sur ta chaise de bureau en cuir hyper confortable et moi sur ces chaises en bois droite et inconfortables ?

Il éclata d'un rire franc.

Si ce n'est que cela le problème…

Edward se leva debout et m'invita à prendre sa place d'un geste de révérence. Avec plaisir, j'acceptais son offre, tandis que nous échangions de place. Il s'affala négligemment sur l'assise en bois foncé, pendant que je prenais une posture de femme d'affaire dans son siège capitonné.

Une vraie business woman, lâcha-t-il taquin. Je crois que je vais remédier à ce problème dès demain.

Je l'espère. Sinon, tu as passé une belle journée « monsieur Edward Cullen, concepteur web ? »Dis-je en empruntant des accents hautains.

Rien d'intéressant et toi ?

Un vieux crouton m'a fait une scène à la bibliothèque, la normale quoi.

Ta vie doit être palpitante, dit-il tout en riant faiblement.

Comme ce doit d'être la vie d'une bibliothécaire aux études. Sinon, Alice va sûrement t'inviter prendre un verre avec nous en sortant d'ici, tu vas venir ?

Qu'est-ce qui te fait croire qu'elle va m'inviter à prendre un verre avec vous ?

Elle a dit qu'après nous irions prendre un verre, elle devait t'inclure dans le nous.

Edward prit appuie avec ses coudes sur le bureau et se rapprocha du coup de moi. Je sentais son haleine chaude caresser mon cou malgré la distance qui nous séparait.

Toi, veux-tu que je vienne ?

Venait-il vraiment de me susurrer ceci avec des intonations si sensuelles qui en fit frémir mon corps de stupeur ? Je le regardais, les yeux ronds comme des billes tandis qu'il me servait son implacable sourire que je connaissais depuis hier, mais que j'avais tout de suite appris à aimer. Je ne pus que faire mis à part bredouiller comme une incapable.

Viens si ça te chante.

Ce n'est pas ce genre de réponse que j'attendais, mais je m'en contenterais. Je viens avec vous, déclara-t-il.

Quel genre de réponse aurais-tu voulu que je te serve ?

Je ne sais pas, dit-il en se frottant la nuque. Une réponse qui m'aiderait à me décidé.

Et bien tu y es parvenu seul, bravo !

Alice cogna au moment où Edward riait de ma blague. Elle me regarda un moment avant de lever les sourcils et de pincer ses lèvres en signe de victoire. Je levais les yeux au ciel, comme je le faisais presque toujours aux réactions de mon amie. Edward semblait n'avoir rien remarqué, trop occupé à étouffer son rire si viril et sensuel…

J'ai finie, dit-elle. On va le prendre notre verre ?

Oui, oui.

Edward, tu viens ?

Il se concentra pour montrer un minimum de surprise, mais Alice se faisait parfois si prévisible dans son impondérabilité, que cela n'étonna personne. Il rassembla en un paquet les diverses feuilles qui traînaient sur son bureau et les fourra dans son case.

Je peux bien vous accompagner, dit-il.

Alice se figea, un sourire sur le visage nous jaugeant tous les deux.

Quoi, Alice ? Crachais-je.

Je penserais que ce serait plus dur de te convaincre, Edward, dit-elle simplement.

Je suis seul ce soir alors pourquoi pas.

Alice me jeta un coup d'œil qui voulait dire : « je vous vois déjà à votre mariage ! » C'est pourquoi je levais à nouveau les yeux au ciel. Edward attrapa ses clefs et nous entraîna à la sortie avant de fermer les lumières de son bureau.

Je marchais devant, Edward et Alice me succédait. Le silence régnait dans l'étage vide et je n'avais pas la misère à deviner ce qui se passait derrière. Alice devait mimer des bisous avec ses mains de manière suggestive. De la manière dont Edward lui répondait.

Non, Alice. Non, disait-il.

Elle riait comme une gamine. Je les attendais à l'ascenseur, pesant plusieurs fois sur le bouton.

On prend ta voiture, Edward. Comme ça on va économiser sur l'essence.

Il sortit ses clefs de sa poche pour montrer son accord et il s'engouffra dans l'élévateur.

Je n'arrivais pas à croire que je me trouvais dans une Volvo de l'année. Une sorte de voiture que je n'avais même pas les moyens de me payer l'assurance. Monsieur le concepteur de site web avait l'argent pour se payer une Volvo argentée.

Je prenais place à mon aise dans les sièges en cuir noirs de l'arrière du véhicule qui était spacieux ma foi. Alice et Edward occupait les sièges du devant. Mon amie jouait après les postes de radios, cherchant une station qui ait de l'allure.

C'est bizarre que les seules fois où on veut avoir de la bonne musique… On tombe sur des spots publicitaires à la con, se plaignit-elle.

Coup de gueule d'Alice l'enragée ! Dis-je en levant les yeux au ciel.

T'as quoi comme zik, Edward ?

Elle pesa sur le bouton CD. Edward n'eût même pas le temps de l'en empêcher qu'une musique enveloppante habitait la voiture. Je n'eus besoin que d'entendre quelques notes avant de reconnaître cet air. Alice également. Elle se retourna pour me toiser. Ses yeux ronds brillaient de milles deux.

Ce n'était pas ce morceau que tu avais joué au piano au spectacle de printemps à l'école.

Clair de lune, oui. Je m'étonne que tu t'en rappelles encore. Ça fait des années.

Edward me regarda dans son rétroviseur central avec une expression que je ne su décrire.

Tu joues du piano ?

Pas vraiment, admis-je. Mes parents m'ont forcée à prendre des cours, mais j'étais loin d'être bonne.

Je connais ce morceau, il faut être doué pour pouvoir le jouer.

Bella, n'a jamais été douée dans le domaine musical. D'ailleurs à la petite école on a fait un spectacle où elle s'est complètement ridiculisée…

C'est correct Alice, je lui ai raconté.

Edward ria.

Je ne croyais pas que tu ais été si mauvaise, mais j'en ai la preuve.

Dit, Edward. Tu as dis que tu connaissais ce morceau, comment ça se fait ? Demanda Alice.

Je le joue au piano.

En vraie impolie qu'elle était, Alice fouillait dans le coffre à gants, saisissant une pochette de CD dans laquelle elle fouilla. Elle attrapa un disque qu'elle mit dans le lecteur. Elle donna comme raison que la musique qu'il écoutait était bonne pour un enterrement, mais pas pour mettre de l'ambiance.

Vous devriez faire un duo, dit-elle.

Je ne joue plus au piano. Alice, articulais-je.

Elle avait le don de faire mes louanges sur des points qui ne me concernaient même pas.

Edward se gara devant un petit café que je fréquentais parfois. Le Meadow. J'y allais parfois le midi puisque c'était près de mon travail. Il m'aida à sortir du véhicule en tenant ma main.

Merci, dis-je.

Le rouge me venait aux joues. Il était le seul garçon de gentleman que je connaissais. On était loin de mon cher meilleur ami Jacob qui ne connaissait pas le mot galanterie. Edward tint même à nous tenir la porte avant de passer lui-même.

Nous nous installâmes à une table près de la fenêtre. Alice et moi commandâmes un plat de pâte et Edward prit un burger d'agneau.

J'ai trop une bonne nouvelle à t'annoncer, Edward, s'enthousiasma Alice en se penchant au milieu de la table pour que nous l'entendions bien.

Elle semblait si ravie, souriante. Comme si c'était la nouvelle du siècle. Edward se pencha également près d'elle pour ne pas que le bruit le dérange. Faut dire qu'il régnait une atmosphère monstre dans le bistro.

Clap m'a fait jurer de ne rien dire, alors ne le répète à personne.

Bien sûr Alice.

Ok, des clients importants sont intéressé à ce que ont leur monte leurs tout nouveau site web. Devine c'est où ?

Alice sautait sur place, jubilait.

Crache le morceau Alice, l'empressa Edward.

Vegas, baby !

Edward sauta de sa banquette tant il était surprit.

On s'en va à Las Vegas, toute dépense payé, pendant toute une fin de semaine.

Wow, c'est tellement différent des fins de semaines de congrès que l'on a habituellement.

Tu l'as dis ! Évidemment, il n'y aura que les employés les plus importants, ceux qui ont un bureau, je veux dire.

Je fronçais des sourcils. Alice était simplement une employée parmi tant d'autre. Elle n'avait pas un bureau prestigieux pourvu de grandes fenêtres comme celui d'Edward. Tout ce qu'elle avait, c'était quatre murs gris que l'on appelait « isoloirs. »

Edward aussi avec la même expression d'interrogation sur son visage. Pourquoi Alice s'enthousiasmait autant, elle n'était même pas invitée. Avant que nous puissions lui poser la question, Alice nous arrêta d'un geste de la main.

Je sais ce que vous vous dites. Nous sommes ici pour fêter… MA PROMOTION !

Elle avait gueulé comme une dingue tout en nous montrant une enveloppe brune, que j'attrapais. Dedans, il y avait une enveloppe que je lisais à haute voix pendant qu'elle se remettait de ses émotions.

Chère Alice Mary Brandon, nous avons l'honneur de vous annoncer que votre demande de promotion à été acceptée. Vous prendrez le bureau de Vasili Denali et vous vous acquitterez de ses fonctions à partir du lundi suivant la réception de cette lettre. Félicitation ! Mais Alice c'est génial, m'exclamais-je.

Vraiment, moi aussi je suis content pour toi, lança Edward. On va enfin pouvoir travailler au même étage.

Et ton travail consistera à quoi, maintenant ?

La même chose qu'avant, mais payer plus cher.

Nos commandes arrivèrent et Edward paya une bière à tous. J'étais vraiment ravie pour ma meilleure amie. Je savais qu'elle avait travaillée très fort pour avoir cette promotion et qu'elle rêvait de ce jour depuis longtemps déjà.

Évidemment, on va pouvoir invitée une personne de notre choix pour nous accompagner, lança Alice tout en mâchouillant une pâte. Pour ma part c'est Jasper, ajouta-t-elle. Et toi ?

Point de vue Edward

Connaissant Alice, je savais à quel point elle n'avait pas la langue dans sa poche. Présentement, elle dépassait les bornes et pas seulement qu'un peu. Je n'appréciais surtout pas le fait de me sentir piégé.

Oui, j'aimais bien Bella. Pas assez pour éprouver un amour irrépressible envers elle, je la trouvais vraiment sympa. Elle aussi semblait m'apprécier, mais à quel point ?

Je savais qu'Alice avait l'intention que je demande à sa meilleure amie de m'accompagner dans ce fabuleux voyage et ainsi voir ce qui se passerait entre nous deux, mais je n'étais pas un gars comme cela. Je ne profiterais jamais d'une fille, surtout dans un endroit où il est si facile de tomber amoureux. J'ai bien nommé Vegas !

Alors je me contentais de détourner le regard et de prendre une grosse bouchée de mon burger.

PDV BELLA

Alice ne tarda pas à changer de sujet pour mon plus grand bonheur. Elle pouvait être adorable, un vrai ange, mais elle était souvent du genre à créer des froids entre les gens sans le savoir. Exactement ce qui se passait entre Edward et moi en ce moment, mais elle, elle continuait toujours à parler comme si de rien n'était.

La soirée se termina assez vite, nous terminâmes nos repas avant d'embarquer de nouveau dans la voiture d'Edward. Le chemin de retour se fût dans le calme. J'étais perdu dans la contemplation des lampadaires qui éclairait la route, traçant une ligne jaune dans le ciel et pour cause, Edward conduisait excessivement trop vite. Surtout sur les routes désertes. Il insista pour nous accompagner jusqu'au stationnement intérieur, question de sécurité. Il nous souhaita bonne nuit avant que nous quittions l'habitacle de son auto. Les phares de sa voiture nous éclairaient alors que nous nous dirigions vers le véhicule d'Alice. Nos bruits faisaient échos : nos pas, les claquements de nos portes, le moteur qui tourne. Edward nous précéda avant de nous laisser à une intersection. Allant vers la ville et nous la banlieue.

Il n'était pas très bavard, dit-elle en se stoppant à un feu rouge.

Je ne répondis pas, j'étais quelques peu en colère contre elle. Je préférais regarder par la fenêtre comme je le faisais toujours.

Ok, ok, dit-elle. Si tu ne veux pas me parler je vais mettre de la musique.

J'étais très rancunière, mais avec Alice ça ne durait jamais longtemps. Ok, elle me faisait honte, elle me mettait toujours dans des situations débiles et elle était énervante à vouloir me caser à tout prix avec tout ce qui bouge, mais Alice était la meilleure amie que je n'avais jamais eue.

Elle s'arrêta devant mon appartement. Je ne bougeais pas, ne parlais pas. Elle se retourna dans son siège et me regarda.

Tu m'excuses pour mon manque de tact ?

Sa voix n'était que tremblement. Je me retournais pour constater qu'elle pleurait. Ses yeux brillaient dans l'obscurité. Je la pris dans mes bras et la serrais fort.

Tu sais bien que je te pardonne toujours, c'est moi qui suis désolée d'avoir été autant vache.

De quoi tu parles, tu n'as été vache avec personne ?

Avec toi dans la voiture.

Mais non, je le méritais, assura-t-elle.

J'arrêtais de la serrer et ouvrait la porte tout en lui demandant si elle était correcte. Elle hocha la tête comme une gamine après une grosse crise de pleurs et me laissa sortir. Je m'apprêtais à fermer la porte, lorsqu'Alice m'appela.

Oui ? Dis-je en ouvrant un peu plus la porte pour bien l'entendre.

La prochaine fois je serais plus subtile lorsque je lancerais des perches à Edward pour que vous soyez ensemble.

T'es pas croyable Alice, dis-je en levant les yeux au ciel.

Bye !

La voiture partie dans un grognement et je me dirigeais chez moi. J'empruntais encore le grand escalier qui me menait au dernier étage, soit cinq étage plus haut. Je me demandais encore pourquoi je m'étais installé au dernier palier. Était-ce pour avoir une meilleure vue ? Non, je ne voyais rien d'intéressant à part les autres buildings agglutinés autour du nôtre.

Les lumières du couloir ne marchaient toujours pas, donc je dus patienter plusieurs fois avant que ma clé n'entre dans la serrure. Je déposais mon trousseau sur la table basse avant de m'engouffrer dans le salon.

Mike m'attendait, couché sur le sofa. Il remua la queue à ma venue et me laissa une place sur le canapé, que j'acceptais volontiers. J'adorais cette boule de poil qu'était mon chien.

Hey, la racaille.

Personne n'aimait Mike hormis moi et Emmett. Il était gros, sale et puant. En plus d'être, stupide, poilu et bâtard, mais il était un cœur. Plus petite, j'avais peur des fantômes et des monstres la nuit (certes j'aurais plutôt du être plus effrayé par mes deux pestes de sœurs). Il n'y avait aucun moyen pour me faire sentir plus en sécurité, nous avions tout essayé. Les attrapes rêves, les veilleuses et mon frère à même été obligé de dormir avec moi. Alors mon père avait décidé de m'acheter un chien de mon choix. Il m'avait dit un truc bidon comme quoi les chiens chassaient le mal. Alors il m'avait emmené dans un refuge où j'avais pu choisir mon nouveau. Bien que tous les toutous là-bas me regardaient avec les yeux du chat botté dans Shrek et qu'ils étaient tous trop mignons : j'étais ressortis de là les mains en vides en disant à mon père que j'étais certaine qu'aucun chiens là-bas pourrait me sortir des griffes du mal !

Sur le chemin du retour, j'avais fais arrêter mon père. Ne sachant pas pourquoi, il s'était stationné sur le rebord de la rue, pensant que j'allais vomir ou un truc du genre, mais aussitôt arrêté, j'avais couru rejoindre un homme. C'était un sans-abri avec deux chiens. Il me regardait bizarrement lorsque je lui avais dit que ses bâtards étaient magnifiques. Mon père était alors arrivé en courant, me demandant de revenir dans la voiture. C'est alors que je lui dis que je voulais un de ses deux chiens. Je croyais dur comme le fer que si ce pauvre itinérant avait réussit à survivre dans ce froid glacial : c'était tout à cause de ses chiens. Mon avait été surpris par ma requête, mais prit par les émotions lorsque je lui avais fais les yeux ronds et la moue qu'Alice m'avait apprise. Il avait accepté à contrecœur en payant le plus jeune chien au clochard. Il était au moins heureux que j'aille trouver chaussure à mon pied.

Je me souvenais exactement de la teneur du cri que ma mère avait poussé à la venue de mon nouveau chien. Aussitôt que ses grosses pattes boueuses avaient foulées le sol blanc immaculé de notre maison : Mike était devenu la nouvelle bête noire de la famille (en remplacement de moi). Ma mère n'aimait vraiment pas tout ce qui était crasseux, poilu et puant, mais j'avais insisté pour le garder...

Emmet quant à lui, adorait notre chien malodorant il l'appelait « fat Mike » et tout le monde s'était habitué à ce nom. Avec le temps, nous avons gardé juste Mike. Et c'était avec étonnement que j'avais réalisé qu'il me protégeait vraiment des cauchemars (et de mes deux sœurs qui s'enfuyaient en courant quand elles le voyaient arriver) et était tout le temps avec moi. Mike n'a jamais été dompté, il était trop stupide pour ça, mais il était un adorable toutou.

J'attrapais la télécommande et fis défiler les postes de télé devant mes yeux. Mike coucha sa tête sur ma cuisse et recommença à somnoler. J'arrêtais mon choix sur une émission où des femmes cherchaient la robe parfaite pour leur mariage et allait dans un grand magasin pour y trouver la bonne. Ces femmes étaient folles, riches et prétentieuses. Elles pleuraient pour un rien et criaient lorsqu'elles voyaient une belle robe. Bref, elles me faisaient toutes penser à un mélange d'Alice et de mes sœurs. C'était amusant à regarder… en autant que ce ne soit pas live.

Je n'étais pas du genre à vouloir un mariage féerique et gigantesque. Pourvu qu'il y ait l'homme de mes rêves, c'était tout ce qui comptait. Mais pour ces gribiches, qui disaient que c'était plus dur de dire oui à la robe qu'à l'homme lui-même, la robe semblait être tout ce qui comptait. J'essayais de m'imaginer le jour où je me marierais juste pour un stupide bout de tissu blanc, mais sans succès. Et puis, je n'avais même pas envie de me marier.

Je poussais la tête de Mike et me levais. Je me dirigeais dans la cuisine pour me prendre un encas.

En tout cas, Mike. Si je me marie, ce sera toi ma bouquetière.

Il releva la tête à l'entente de son nom, mais la rebaissa sachant que je ne disais rien d'important (je parlais souvent toute seule). J'attrapais des chips et un soda et revins à ma place encore chaude. La fille – une blonde écervelée aux ongles roses bonbons – était partagée entre cinq robes plus bouffantes les unes que les autres. Cinq !

Je pouvais déjà prévoir qu'elle prendrait la plus cher et la plus gonflante – celle avec la longue traîne et les couches de dentelle en trop sur le col. Les femmes étaient si prévisibles que des fois je rêvais d'être un gars. De toute façon, ma manière de penser rejoignait plus l'espèce mâle que féminin… Bref, je m'écarte de l'émission qui était ô combien divertissante ce soir. La mère de la future mariée suppliait sa fille de prendre la robe la plus simpliste, mais ses amies lui ordonnaient de prendre celle qui la faisait ressembler le plus à une princesse. La blonde regarda sa pauvre mère avec un pauvre sourire vaguement désolé et lui dit que c'était son jour et qu'elle voulait que toutes les têtes se tournent vers elle et son affreuse robe qui ressemblait à un glissement de terrain. La mère tenait fermement un cintre d'où lequel pendait une robe qui – j'en étais sûre – aurait enjolivée sa fille qui n'avait même pas voulue l'essayer pour faire plaisir à sa mère. La pauvre conne se serait aperçue que cette robe était magnifique sur elle, mais les gosses de riches aiment la démence et non la simplicité.

Je regardais cette robe que la pauvre dame remettait à la vendeuse avec un pauvre sourire. Elle était tout simplement sublime : une petite robe longue d'un blanc cassé avec un col en cœur. Elle épousait bien les formes des hanches et des seins et les petits ornements ne surchargeaient pas la tenue. C'était comme si la conceptrice de cette robe unique avait placée chaque perle avec un but précis, car chacune avaient leurs significations : leurs histoires. J'essayais de refrénée cette envie de m'imaginé avec ce carrée de tissu qui valait au moins autant que ce que je gagnais présentement en une année : de pensée à la douceur du satin qui caresse ma peau ou encore à la couleur de la robe contrastant étrangement avec la blancheur de ma peau. J'aimais cette robe au moins autant que la mère qui venait de la remettre et ça me faisait du mal de l'admettre. Je n'étais vraiment pas du genre à tomber follement amoureuse d'un vêtement – surtout quand ledit vêtement coûte la peau des fesses. Non, c'était plus le genre d'Alice !

J'entendis soudainement des pas lourds et glissant sur la carpette grise du corridor menant aux appartements. Je devinais aisément qui cela ne pouvait qu'être mon frère et en souriait. Je me levais prestement alors que l'émission entamait le générique et sortit de mon logement pour retrouvez un Emmett saoul qui essayait de débarrer sa porte. Le tableau était assez comique : il s'agrippait au cadrage de porte tout en essayant – vainement – de rentrer ses clefs dans la serrure. Emmet habitait l'appartement à côté du mien (je ne saurais dire si c'était un malheur ou une bénédiction… tout dépendait du moment). Nous nous aimions trop pour être séparés donc nous avions loués des logements côtes à côtes pour veiller l'un sur l'autre même si c'était plus lui qui veillait sur moi selon ses dires.

J'attrapais ses clefs et le poussait pour débarrer la porte à sa place. Emmett me regarda faire avant d'entrer dans son appart.

Alors comment expliques-tu que tu sois saoul lorsque tu reviens de la job ?

Bah, des jeunes avaient emmenés de l'alcool que moi et les autres gardes avons confisqués alors après le concert, nous nous sommes quelques peu gâtés.

Emmett était un agent de sécurité dans une salle de concert réputé. Il avait la chance de regarder des spectacles soirs après soirs et même de me procurer quelques billets, ce qui arrivait souvent.

Tu n'es pas croyable.

Il me donna un câlin avant de s'asseoir dans son lazy-boy et de syntonisé sur une chaîne de sports.

Et alors avec ce « Edward » Hier ? Lança-t-il d'un ton dédaigneux.

Il est très gentil.

Avez-vous fait l'amour ?

Emmett !

Il me rappelait souvent Alice.

Quoi, je demande seulement.

Ferme ta grande trappe. Et pour information, je ne suis pas ce genre de fille qui couche avec le premier venu.

Tu comptes le revoir, alors ?

C'est un des amis d'Alice.

Il soupira, il connaissait ma meilleure amie depuis qu'il était haut comme trois pommes alors il avait appris à vivre avec ses petites combines sournoises. Heureusement pour elle, il la considérait comme sa petite sœur alors elle ne souffrait pas trop lorsqu'elle me faisait la vie dure. Il la protégeait autant qu'il le faisait avec moi étant donné qu'elle était fille unique. Même s'il avait passé le flambeau à Jasper avec le temps.

…Emmett était mon seul frère (Dieu merci). Il était aussi le seul avec qui j'arrivais à bien m'entendre dans la famille hormis mon père. Mes deux sœurs ainées aimaient faire de ma vie un enfer et je ne m'étais jamais vraiment bien entendue avec elles. Selon elles, j'étais trop jeune pour faire partie de leur complicité… Emmet qui était le deuxième plus jeune après moi avait prit l'affaire en main. Nous ne pouvions pas dire qu'elles étaient nos sœurs, juste les boulets que nous avions à nous coltiné chaque fois que nous les voyions. Emmett et moi nous nous ressemblions et nous étions complètement différents de Carlie et Renesmée qui étaient pareilles comme le restant de notre famille. Des sales prétentieuses.

Et elle essaye de te caser avec lui ?

Il venait de me réveiller de mes songes.

Comme toujours.

Il rit.

Ne te laisse pas faire.

Emmett m'embrassa la joue et je le laissais écouter son match. Quant à moi, je rentrais dans la maison et alla me coucher. Mike me suivit dans ma chambre.