Titre : Good bye prey, I won't be soon before a long.
Auteur : Waders, le boulet de son petit nom.
Raiting : ...T . Pas de M, non, non. Mais T quand même.
Disclaimer : Les personnages appartiennent tous à Tite Kubo.
Spoil : Scans, tome 27, donc, 'gaffe !
Ichigo aurait du le savoir, il était rare, voire même impossible pour lui de s'ennuyer depuis quelques temps. C'était quelque chose de physiquement impossible pour un lycéen et shinigami après les cours – ou même pendant mais il l'évitait le plus souvent pour éviter à Mme Ochi de griller un fusible.
Pourtant, aujourd'hui, il n'y avait rien.
C'était un samedi, et rien d'autre. Pas de Keigo/Mizuiro appelant à point d'heures pour le tirer de chez lui. Pas non plus de Tatsuki, sans doute allée voir un film de gonzesses avec Inoue. Quoique. Non, en fait, à mieux y réfléchir elles devaient être allées voir un film de baston avec des yakuzas, des mafieux russes ou quelque chose dans le genre.
Karin était partie jouer au foot. Yuzu partie faire des courses. Son père parti... quelque part, mais il n'en avait cure, en fait, bien que celui-ci ai bien du lui crier du bas de l'escalier, il avait appris à faire abstraction de ce genre de gueulantes.
Kon l'avait laissé tranquille depuis qu'il avait découvert la console de jeux de Karin, abandonnée dans un coin de sa chambre. Il lui arrivait de soudainement hurler qu'il voulait des piles, puis repartait, à son plus grand bonheur.
Pas de Hollows.
Pas de shinigamis.
Rukia, Renji et les autres rentrés au bercail après la réussite de leur mission au Hueco Mundo.
Ichigo soupira. Tout le monde n'avait pas été de leur avis. Déjà que les capitaines avaient été sur le point d'aller les chercher par la peau cou ou autre lorsqu'il avaient appris leur «escapade» chez Aizen... A vrai dire, lui s'en fichait. Ils avaient réussi à ramener Inoue, c'était l'essentiel. Ça ne s'était pas fait tout seul, cependant, et le simple fait de s'en souvenir amochait salement sa fierté. Il n'avait pas prévu que les vizards soient aussi de la partie, pour une quelconque raison... Qu'il ne connaissait pas, d'ailleurs.
Mais en fait, tout ça il l'avait quand même réussi grâce à une personne en particulier.
L'interrompant dans sa paresse ô combien délectable, la sonnette de la porte d'entrée côté clinique retentit. Ichigo se leva donc sans plus d'énergie, et se dirigea les mains dans les poches pour aller ouvrir.
Il y en avait décidément qui ne savait pas lire les écriteaux «fermeture le samedi». A l'occasion, il demanderait à Rukia de faire de magnifiques nounours explicatifs, histoire que n'importe quel déluré assimile l'information.
L'ennui c'était qu'avec le demeuré qu'il trouva devant sa porte, aucun ours ni aucun être ne pouvait lutter.
– Excusez-moi, mais la clinique est... commença le roux en ouvrant poliment la porte, avant de le reconnaître. Bordel c'est vous !
– Non, c'est juste moi, répondit Urahara.
– Qu'est-ce que vous foutez là ? Demanda-t-il sans oser refermer la porte sinon quoi elle risquerait bien de ne plus exister dans quelques secondes.
Pour toute réponse, il fit un pas sur le côté, faisant voler un court instant son kimono large, et Ichigo put ainsi apercevoir une personne derrière lui. Il était habillé normalement, et c'était étonnant quand on savait qu'il accompagnait Urahara, mais son visage était caché par la capuche de son sweet-shirt. Les mains fermement tanquées dans les poches de son jean, il attendait la suite.
Le lycéen eut un mauvais pressentiment, puis le commerçant le pointa du pouce.
– Je te laisse ça, mon petit Ichigo.
– P-Pardon ? Balbutia le concerné en alternant son regard entre l'inconnu et l'autre.
– Je suis un homme occupé, vois-tu, répondit Kisuke en souriant derrière son éventail, comme si cela expliquait tout.
Et ni d'une ni deux, sans lui laisser le temps de répliquer, il adressa un bref signe de tête à l'homme à côté de lui, puis tourna les talons.
Alors qu'il s'apprêtait à répliquer ou à le poursuivre, l'autre le choppa par le col et l'entraîna avec lui à l'intérieur.
– Laisse-le, rammène toi.
Cette voix. Et cet ordre.
Ichigo eut un horrible frisson qui s'accentua lorsque l'individu abaissa sa capuche, dégageant une légère chevelure... bleue.
Oh.
– Grimmjow !
Le dénommé croisa les bras, laissant à son hôte le temps de réagir.
Grimmjow. En civil. En humain, en fait, et c'était surtout ça le pire. Mais le même air arrogant et Ichigo eut ainsi la furieuse impression qu'il n'avait pas l'air du tout changé.
– Mais.. bon sang, tu... il...
– Oui, c'est Urahara. Montons.
Et à nouveau, sans nulle discussion il se dirigea dans la chambre de l'adolescent, allant naturellement par les escaliers comme s'il était venu des milliers de fois.
Une fois en haut, GrimmJow inspecta la chambre d'un air las, avant d'attraper une chaise, et contrairement à la norme, évidemment, décida plutôt de s'asseoir sur le bureau après l'avoir poussée. Voyant que Ichigo le toisait et avait la tête si pleine de questions qu'il ne savait pas par où commencer, il trouva bien vu de dresser un topo.
– Tu ne piges rien, n'est-ce pas ?
– Que dalle.
Il se leva.
C'est alors que le roux remarqua quelque chose qu'il n'avait pas signalé avant.
– Tu n'as plus ton... dit-il en montrant sa propre mâchoire.
D'un geste geste de la main, l'arrancar toucha sa joue gauche, là où était anciennement le reste de son masque de hollow et soupira.
– Ouais, Urahara a fait du bon boulot.
Alors oui. Il était bien en mode «humain». Et Urahara avait encore déconné, ça allait saigner pour lui.
Assommé par l'assaut d'événements en seulement cinq minutes et des poussières, Ichigo se laissa lourdement retomber sur le lit, en passant sa main dans ses cheveux.
– Pourquoi moi ?
Étonnement, l'autre sourit. Rapidement.
Et cette fois plus effrayant, il se rapprocha du lit et ouvrit la fermeture éclair de sa veste puis les boutons de la chemise qu'il avait dessous.
– Que.. Qu'est-ce que tu fous ? Demanda Ichigo sans vraiment réfléchir.
– Rah, ta gueule, je vais pas te violer.
Et il ouvrit en grand le haut. Il n'y avait plus de trou, juste les abdominaux bien dessinés.
Perdu. Ichigo était totalement perdu.
– Je pige plus rien, souffla-t-il. Qu'est-ce que vous avez foutu ?
Sous-entendu avec l'ex-capitaine.
GrimmJow reboutonna sa chemise, laissant juste les deux boutons du col ouvert, sans doute même pas par soucis d'allure mais par pure flegme, et s'assit aux côtés du shinigamis.
– C'est un corps artificiel. On va dire que c'est une faveur que j'ai demandé à Urahara.
La situation peinait à s'éclaircir, et c'était compréhensible vu le peu d'informations que lui délivrait le nouveau venu.
Tentant de résumer intérieurement les récents événements, Ichigo resta silencieux quelques instants.
Au Hueco Mundo, il s'était passé beaucoup de choses... Ils avaient, certes, «récupéré» Inoue, mais celle-ci, aidée d'une autre personne, avait détruit le Hogyoku.
Et cette personne, c'était GrimmJow.
Inutile de dire que bien qu'ils eurent été de plus en plus nombreux, les vizards, rappelons-le, étant arrivés à la rescousse(ainsi que quelques capitaines officiellement là pour leur botter le train mais officieusement bottèrent ceux des ennemis). Résultat des courses prévisible : trahison, tout les arrancars font «bouh !» et lui en prend méchamment pris son grade. Mais Orihime lui avait à peine administré quelques soins qu'il était déjà réparti avec Ichigo éliminer les ennemis. Sauf Aizen et Gin, malheureusement.
Ç'aurait du être à Toshiro de les arrêter, mais pour une raison qu'il ignorait, et apparemment en rapport avec le vice-capitaine Hinamori, il ne l'avait pas fait. Mais de toutes façons, le Hogyoku n'existait plus, c'était l'essentiel.
Oui, en gros, c'était ça.
Bon, on faisait là les grandes lignes sans s'attarder sur les détails, mais les résumés n'étaient pas vraiment le fort de Ichigo.
Si GrimmJow n'avait pas été là, s'ils ne s'était pas battus l'un contre l'autre puis ensemble, s'il n'avait pas compris la vérité, s'il ne les avait pas guidé au Hueco Mundo... Dieu sait où ils en seraient, en fait.
La seule question que Ichigo parvint à formuler fut très simple.
– Comment ?
– Quoi ?
– Tu es un arrancar. Tu n'es pas une âme humaine, comment l'a-t-il fixée à ce corps ?
Comme s'il était gêné, GrimmJow se leva et alla se poster devant la fenêtre, lui tournant le dos.
– C'est apparemment une particularité. Inutile de te dire qu'il ne faut pas que ça se sache.
GrimmJow JaggerJack était poursuivi.
Avis de recherche, mort ou vif dans toute la Soul Society, en tant que sixième et surtout dernier arrancar.
Aucun n'avait tenté de dissuader le capitaine Yamamoto de cette décision, GrimmJow les en avait empêché. S'il s'y opposaient, ils seraient les premiers soupçonnés quant à une collaboration avec «l'ennemi». Alors il avait fuit, et ils n'avaient plus eu de nouvelles et n'en demandaient surtout pas.
Il venait de prendre un gros risque en faisant ça.
Il risquait sa vie à tout moment et le fait que l'on puisse accoler une âme de Hollow à un corps humain était un crime, bien qu'encore inconnu.
Plus, cela signifiait... La résurrection. En somme. Mais ça ce n'était pas nouveau, le seul fait était que d'une certaine façon... c'était comme si on accolait une âme et un esprit de monstre à un corps humain.
Une montagne de scénarios différents se succédèrent à toute allure dans le crâne du roux, avant qu'il se souvienne avec soulagement qu'il était le dernier arrancar et que, le Hogyoku détruit, il n'y en aurait pas d'autres.
Et puis ce n'était pas comme si Grimmjow était effrayé par le danger. Au contraire.
– Je vais pas rester longtemps cependant.
Ichigo eut un temps de réaction avant de demander :
– Pourquoi ?
– C'est un truc dangereux. Il risque d'y avoir bientôt un rejet, expliqua-t-il. Je suis... déjà mort.
– ... Le Hogyoku est encore plus puissant que je ne l'avait imaginé. Et si Aizen l'avait découvert...
Vu le manque de répondant de son interlocuteur, le shinigami comprit qu'il n'y avait pas pensé.
– Ça aurait bien pire, en ce cas.
Il y eut un moment de silence affreux. GrimmJow était toujours de dos à l'autre, et regardait sans voir par la fenêtre. Ichigo essayait de récupérer ses esprits, un peu inquiet.
Tout à coup, l'arrancar croisa les bras et déclara d'un air féroce :
– Allez, du nerf, merde. Je suis pas venu là pour te voir pioncer !
– C'est vrai, ça, t'es venu pour quoi au juste ? Demanda-t-il, pris de court.
Il posa ses mains sur ses hanches.
– Demain je repars en cavale. Alors aujourd'hui, prend ça pour une journée de vacances.
Puis d'un coup et d'un geste peu délicat, il saisit les cheveux en épis indisciplinés à l'arrière de son crâne et se pencha vers lui, mettant sa tête au même niveau que l'adolescent assis qui eut un rapide mouvement de recul.
– Alors on va s'amuser un peu...
Un nouveau frisson particulièrement intense parcourut sa colonne vertébrale.
– 'Tain, c'est qu'il y a du monde, ici.
Ichigo se sentait vraiment mal.
Déjà, les manières de GrimmJow, humain ou non, ami ou non, semblaient être restées intactes, et si les sous-entendus semblaient nombreux, il parvenait difficilement à savoir s'ils étaient fondés... Pour tout dire le moindre acte portait fortement à confusion, c'était là l'archétype du type sans second degré...
Ensuite, la ville.
Non pas qu'il ne sortait jamais, mais il allait tout de même rarement dans des quartiers aussi populaires que celui où ils étaient actuellement. Le fait d'avoir à surveiller un type d'un tel ressort était plus difficile dans ses conditions.
Ichigo souffla.
– Bon, tu veux faire quoi au juste ?
GrimmJow avait remis sa capuche en place. Apparemment, il avait aussi réfléchi à un moyen de camoufler sa pression spirituelle avec Urahara, et c'était enfin une bonne chose, parce qu'il se sentait déjà assez oppressé comme ça.
– J'ai la dalle.
Et apparemment, Ichigo ne serait pas le seul à souffrir aujourd'hui.
Son porte-feuille semblait bien parti.
Mais sitôt dit, sitôt fait, ils se dirigèrent vers le fast-food le plus proche, même si c'était vraiment du suicide, un samedi.
Une fois arrivés sur les lieux, Ichigo se rappela pourquoi au juste il n'aimait pas aller en ville dans ces quartiers populaires. La véritable raison était toujours la même : dans ces endroits populaires, il y avait du monde, comme l'avait intelligemment fait remarquer l'autre tout à l'heure. Et là où il y avait du monde, il risquait fort d'être reconnu, non pas par une horde de fans enragées, non, pas sans Mizuiro, mais plutôt par les habituels «furyos». Pas moyen de faire un pas dehors sans qu'on le provoque, même, et plutôt assez souvent, sans raison particulière.
Essayant donc de se faire discret, il se rangea dans la file.
Sous sa capuche, il parvenait à distinguer GrimmJow qui regardait l'endroit d'un air qui ne lui était pas familier.
– Cet endroit est bizarre.
Ichigo pouffa d'autant plus lorsqu'il tenta d'avancer mais qu'il fut ralenti par le sol qui collait désagréablement à ses chaussures dont les semelles finissaient par se détacher en un bruit de succion sec. L'arrancar resta perplexe.
– Cherche pas. C'est quelque chose de physiquement inexplicable.
Et encore, il n'avait pas vu les tables, mais ça, il décida de lui en laisser la surprise.
En bon guide, il lui traduit les menus, se faisant violence pour ne pas royalement se foutre de lui devant ses remarques comme «pourquoi on photographie la bouffe ?». Après ça il commandèrent. L'ennui fut la suite.
À bien y réfléchir, en plus des sols et tables qui collent, des menus étranges, des caissières aggressivo-dépressives, et surtout de la queue, il y avait le moment où il fallait se trouver un endroit où se poser, mais avant ça, il fallait maîtriser une manœuvre très difficile qui consistait à faire demi-tour sans transformer la file d'attente en jeu de quille humain.
Chose trop dure pour quelqu'un de peu expérimenté. Voire impossible.
À peine s'était-il retourné qu'il rentra dans un grand type en tenue sportive (à cependant noter que ce ne sont pas les gars portant des tenues dans ce genre qui sont les plus sportifs, «l'habit ne fait pas le moine» prend enfin un sens). Le résultat fut à la hauteur du choc : le plateau entier se renversa contre la veste blanche de l'homme qui semblait fort être une des racailles qui ne portaient pas Ichigo très haut dans leur estime.
Mais que celui-ci avait sans doute oublié avec sa formidable mémoire des noms, vu qu'il ne l'avait pas remarqué jusque là.
– Connard, t'as vu ce que t'as fait ? Dit le type alors que Ichigo cherchait encore son nom – Rayu.. Ruya... Ryuzaki... non, ça c'était un manga débile qu'il avait lu la semaine dernière...
Peu porté sur les questions de rhétorique, GrimmJow ne trouva pas l'intérêt de perdre son temps à répondre, ce qui agaça la personne que nous appellerons X jusqu'à ce que Ichigo se décide à retrouver la mémoire.
Apparemment, X n'était vraiment pas content, mais alors pas du tout, sans doute parce que ce n'était pas lui qui lavait son linge et que le soda sur le blouson ne plairait pas à maman, mais l'auteur s'égare.
Assez vite, ses trois ou quatre copains arrivèrent en «renfort», et les deux amis virent la foule s'écarter autour d'eux, redoutant la suite. Contrairement à GrimmJow qui semblait s'en ficher royalement.
– T'es un poteau de Kurosaki ? Demanda l'autre plein de cola.
Il ne répondit pas et se tourna vers le dénommé en pointant le nerveux du doigt d'un air calme.
– Tu le connais ?
Ichigo, toujours en pleine réflexion, répondit en accompagnant le tout d'un geste rond de la main :
– Ça va me revenir...
La réplique ne plut pas à X, donc, et une veine apparut sur son front. Ses quelques chiens comprirent bien vite, et, erreur grossière, se rapprochèrent de GrimmJow avant de lui décocher un coup à l'arrière du crâne pour le faire répondre.
Il ne broncha pas, et le shinigami fut impressionné de le voir prendre sur lui comme ça, mais savait pertinemment que ça ne durerait pas. Il savait qu'au fond de lui, il prenait un malin plaisir à attendre un peu. Restait à savoir combien de temps cela allait durer.
Avec le coup, sa capuche était tombée, et le pressentiment de Ichigo se confirma lorsqu'il aperçu son sourire.
Et merde. Il jubilait, là.
– Il a les cheveux bleus, c'est sûrement en de ses potes ! Dit un des sous-fifres.
Alors que le deuxième toutou s'apprêtait à revenir à l'attaque, sa main fut stoppée en plein vol par la poigne forte du soit-disant teint.
Et merde.
– Evite ça. Souffla simplement Ichigo à son oreille, se souvenant d'affrontements pour le moins musclés.
Son sourire s'élargit un peu plus, malheureusement.
– T'inquiète. Dans «cet état», je peux pas énormément de choses.
Cependant, ne lui laissant même pas le temps de se rendre compte que c'était amplement suffisant, le coup de poing de l'arrancar parti directement dans l'estomac de celui qu'il tenait, le faisant fléchir. Cette inclinaison devait être calculée car, sans que cela ne lui demanda trop d'effort, il remonta violemment son genou dans le menton.
Le type retomba carrément en arrière, la bouche en sang. GrimmJow remit sa capuche et dans un signe de défi déclara :
– J'attends la suite.
Et elle arriva comme il l'avait souhaité.
Il furent respectivement K.O par un coup de coude dans le nez, un pied dans le visage puis dans un endroit un peu plus fragile – inutile de dire que celui-là résista bien moins bien que les autres.
Apparemment, il aimait toujours autant se battre, même contre des gars comme ça.
C'est pourquoi il ne remarqua même pas le chef X arriver de façon fourbe par derrière avec un stun gun en main (1). Mais il n'eut pas le loisir de s'en servir, Ichigo l'en empêchant en lui shootant rapidement dans les mains. Ainsi embarqué malgré lui dans le combat, il dut abandonner à son triste sort le plateau repas n'importe où.
Le reste alla assez vite.
Quelques minutes, voire même secondes, la petite bande était réunie en un tas compact sur le sol, et ça allait sans doute donner un bruit sympa pour les décoller.
La sécurité, restée fermement planquée durant l'affrontement car terrorisée, choisit ce moment de calme pour arriver. Ne sachant pas bien faire la différence entre un employé et un nouvel ennemi, GrimmJow faillit repartir à l'assaut, mais fut heureusement stoppé au bon moment par son camarade, qui s'excusa bien vite, attrapant l'autre par le bras pour déserter l'endroit.
Au préalable, le chef de tout à l'heure interpella GrimmJow qui se pencha vers lui. On lui tendit un billet, pour le repas que Ichigo avait du laisser pour le rejoindre.
Sur ce charmant pot-de-vin, ils quittèrent le fast-food.
Ce n'était pas comme si ce genre de restaurants manquaient. Au bout d'un quart d'heure, il furent en possession de quoi manger, et Ichigo d'une canette qu'il but en route.
C'était vraiment une erreur de s'être battu tout à l'heure... Il avait traversé une période assez calme niveau réputation, et s'en était satisfait. Là, il était reparti pour un tour.
– Ça t'arrive souvent ? Demanda GrimmJow de bout-en-blanc.
– Ces bastons ? Oui. Un peu trop, d'ailleurs.
L'arrancar ricana.
– C'est pas mal.
– Ça l'est pas du tout !
Encore heureux, il était en vacances. Le temps qu'il rentre en cours, l'histoire se serait peut-être tassée. Mais s'il croyait dur comme fer à la capacité des lycéens à faire courir des rumeurs, fondées ou non, il faisait aussi confiance à leur bonne mémoire.
– Pourquoi tu fais cette tronche ? Demanda GrimmJow.
Il n'eut pas le loisir de répondre, on les aborda subitement.
– Kurosaki-kun ! Clama Inoue à travers la foule, en agitant les bras.
À côté d'elle, Tatsuki se frayait un chemin, certes avec un peu moins d'entrain. À la façon dont la rousse souriait, Ichigo comprit qu'il avait précédemment eu une bonne intuition : Elles étaient allées voir un film d'action. Il n'y avait presque que ça et des plats bizarres pour faire sourire Inoue de cette manière. C'était quelque chose qu'il avait remarqué mais qu'il ne dirait sans doute jamais.
– Salut, Ichigo, dit Tatsuki. T'es pas seul ?
Orihime, qui n'avait pas remarqué ce point parut soudainement perplexe.
– C'est un ... proche. Éloigné, mentit le roux.
– Tu dis tout et son contraire... Au fait, tu t'es encore battu il paraît ?
– Nouveau record, 14 minutes pour faire circuler une information... pesta Ichigo.
Pendant que les deux recommençaient à se crêper le chignon avec application, GrimmJow essayait de se faire, et c'était difficile pour lui, discret.
La présence de Inoue l'incommodait parfaitement.
Ce n'était même pas le fait de l'avoir peut-être méchamment traité durant son emprisonnement qui le tracassait, comparé aux autres il avait peut-être même été le moins pire, et ce n'était pas son genre de s'apitoyer sur ces choses-là.
Le simple fait qu'il lui doive quelque chose était pour lui le vrai problème.
Et qu'elle se comporte systématiquement de manière agréable aussi, malgré qui il était.
Malheureusement, malgré son apparence, Inoue était loin d'être stupide, et depuis qu'elle avait constaté sa présence, un gros doute lui était apparu. Elle s'avança de lui, et, doucement, avec ses gestes subitement sérieux et donc parfaitement doux, approcha ses mains de la capuche qui cachait son visage. Il la stoppa aussitôt en lui attrapant le poignet.
– Je pense que c'est suffisant.
Ça l'était avec cette phrase.
N'ayant ainsi plus aucun soupçon sur son identité, elle retira ses mains. Elle ne posa aucune question, rien sur sa présence ici. Alors que la situation aurait pu s'envenimer d'un silence pesant, les deux autres à côté semblaient avoir fini leur discussion, et Tatsuki la rappela à l'ordre.
– Bon, allons-y, ou on va manquer le bus.
– Oui ! Répondit-elle avec un des ses sourires dont elle avait la spécialité.
Chacun se salua, et ils poursuivirent leur route.
Mais avant que les deux jeunes filles ne disparaissent dans la foule, GrimmJow se retourna malgré lui, et put voir Inoue lui adresser un regard en sus d'un signe de la main.
Faisant mine de n'avoir rien vu, il se retourna et lança une phrase au hasard à son compagnon. Le sourire de l'adolescente s'agrandit, puis bientôt elle ne les distingua plus dans la foule.
– Inoue est toujours bien tanquée en tout cas.
Le shinigami qui était jusque là en train de boire recracha tout d'un trait.
– Que... Dis pas ça comme ça !
GrimmJow ricana. L'autre eut soudainement peur.
– Quand tu disais «t'amuser», tu ne pensais pas à ça, au moins, rassure-moi ? Demanda Ichigo.
– Qui sait.
Et s'il n'arrivait pas à voir son visage, il parvenait parfaitement à l'imaginer sourire.
La vérité était que s'il y avait bien quelque chose de dangereux, c'était de se lier à GrimmJow maintenant. Il faudrait éviter tout contact, à l'avenir, pour ne pas prendre de risques. Pour une raison comme une autre il n'aimait pas être redevable, mais pas non plus mettre quelqu'un en danger pour des conneries comme l'amitié ou ce genre de choses.
Alors autant que possible, camoufler tout ça. Mais il avait de toutes façon l'habitude de ne pas avoir de relations avec quiconque, il n'y avait que lui sur qui il pouvait compter.
La situation de loup solitaire lui convenait parfaitement.
– N'y pense même pas ! Et ce soir tu dors par terre !
– Fais pas ton puceau, je vais pas te bouffer.
– Ta gueule !
Mais plus cette journée avançait, plus il se disait que ça n'allait pas être si facile.
À suivre...
Free talk :
No comments.
J'avais prévu de faire un OS mais pour finir j'ai tranché en deux parties, donc toutes les explications et commentaires seront dans le prochain et dernier chapitre.
Oh, si, juste une chose.
La dernière partie avec Inoueest nulle, non ?
