Chapitre 8 :

Ginny était dans la salle commune avec Liliane, la fille de 5e année.

-Pourquoi tes parents ont voulu que tu restes à Poudlard ? demanda Ginny.

-Parce que pour eux, Poudlard restera toujours l'endroit le plus sûr au monde même sans Dumbledore.

-C'est vrai, ils ont raison. Je n'ai jamais vécu un Halloween aussi calme.

-Moi non plus.

C'est là que Seamus et Dean entrèrent dans la salle commune. Une salle commune pour quatre, le rêve.

-Vous étiez où ?questionna la rouquine.

-On est parti prendre des bonbons dans la grande salle. Vous en voulez ?

-Il ne faut pas parler de bonbons devant moi où je mange tout, alors moi oui, j'en veux et de préférence tout ce que vous avez, dit Liliane en souriant.

Ils s'assirent tout les quatre à terre avec les bonbons au milieu, prêts à finir dans les estomacs des Gryffondor.

-Prêts à tomber malade demain ? demanda Dean.

-Oui.

Et c'était parti. Les bonbons n'avaient pas fait long feu.

-Avec un repas aussi bien équilibré, on ne peut que bien dormir après. Dean, tu peux me passer les chocogrenouilles.

-Tiens.

-Merci, bonne nuit.

-Ginny, attends-moi.

Liliane se leva, remplit ses poches de bonbons et monta dans son dortoir. Les deux garçons se regardèrent et regardèrent le seul sachet de bonbons qui restait à terre.

-C'est moi ou elles ont tout piqué ?

-Elles ont tout piqué.

-Et elles sont dans le dortoir des filles ?

-Oui.

Les deux jeunes hommes soupirèrent et mangèrent le dernier paquet qui leur restait. Pendant ce temps les deux filles étaient chacune allongées dans leur lit.

-Seamus est trop mignon, déclara Liliane.

Ginny se leva de son lit et alla sur celui de Liliane.

-Seamus te plait ?

-Oui. Il n'est pas spécialement mon genre comme mon dernier petit copain, mais il me plait.

-C'est la première fois que j'entend une fille qui est tombée sous le charme de Seamus. Il y aura au moins un peu d'amour dans cette école.

-Et toi avec Harry ? Vous êtes toujours ensemble ?

-Pas vraiment, c'est compliqué. On est plus ensemble mais on a … enfin, c'est compliqué. Avant de partir pour Poudlard je l'ai embrassé et je lui ai promis de l'attendre.

-Attends, je comprend pas, vous êtes ensemble ou vous ne l'êtes pas et si c'est le cas, qui a rompu ?

-C'est lui qui a rompu, mais ce n'est pas parce qu'il ne m'aime plus. Il a rompu pour me protéger.

-Ah. Je comprends maintenant. C'est vrai que c'est Harry Potter. Donc il a rompu pour te protéger mais après vous aimeriez bien retourner ensemble. Mais pourquoi ?

-Parce que la guerre sera finie.

-Moi je pense que vous êtes toujours ensemble mais qu'Harry est un soldat parti sur le front.

-J'aimerai bien que ce soit ça.

Le lendemain au 12 Square Grimmaud, Hermione avait décidé de faire une grande lessive. Elle ne voulait plus toucher une casserole de sa vie alors elle touchait le balai et là c'était le linge.

-Julie, j'ai une lessive à faire. Tu as du linge à laver ?

-Oui, je vais le chercher j'arrive.

Julie alla dans sa chambre pour pendre ses vêtements pendant qu'Hermione se dirigeait vers la chambre de Ron, elle frappa et y entra mais quand elle vit ce qu'elle vit, Hermione préféra refermer la porte tout de suite se laissant tomber à terre.

-Hermione, tu ne peux pas frapper avant d'entrer !

-J'ai frappé !

-Alors attends que j'ouvre la porte ! Qu'est-ce que tu veux ?

-Tu as du linge à laver ?!

-Attends…

Pendant ce temps, Julie sortie de la chambre avec son linge et vit Hermione à terre toute rouge et Ron sortir de sa chambre aussi rouge qu'elle avec son linge.

-Je… je vais mettre le panier en bas, dit Ron.

Ron fila et Julie alla vers Hermione.

-Qu'est-ce que tu as ?

-Je suis une fille frustrée !

-Pourquoi ?

-Je viens de voir Ron torse nu, chose que je n'avais pas vu depuis… trois mois ! On fait souvent la lessive et jamais je ne l'ai vu torse nu et là, PAF !

-C'est ça qui te frustre ?

-Tu ne l'as pas vu Julie, tu ne l'as pas vu. Ma frustration a atteint le summum. Je risque de faire une bêtise.

-Tu veux que j'aille voir Harry ?

-Oui s'il te plait.

Julie se la et alla frapper à la porte de la chambre d'Harry. Elle attendit qu'il lui dise d'entrer pour le faire.

-Hermione veut faire une lessive.

Harry lui donna son linge et retourna à son occupation qui était de faire ses devoirs, devant la photo de Ginny. Julie, adolescente curieuse, regarda ce qui le préoccupait plus que ses devoirs.

-C'est ta petite amie ?

Harry soupira bruyamment. Apparemment ça ne lui faisait pas vraiment plaisir qu'elle lui pose cette question, mais il répondit.

-Oui et non. C'est compliqué.

-Ça tombe bien, j'aime les choses compliquées. Dis-moi, lui dit-elle en s'asseyant sur le lit d'Harry. Je peux être d'une curiosité extrême alors fait attention.

-Bon, pour éviter le harcèlement. Elle s'appelle Ginny Weasley, c'est la sœur de Ron et j'ai rompu avec elle.

-Pourquoi ?

-Pour la protéger. Voldemort s'en prend à ceux que j'aime et Ginny en fait partie. Mais après il serait peut-être prévu qu'on se remette ensemble, enfin si je m'en sors vivant.

-C'est sûr que si tu penses comme ça, tu ne risques pas de t'en sortir vivant. Mais si c'est ton projet c'est génial. Reste avec cet objectif dans la tête et tu verras, la guerre tu la gagneras haut la main.

-Et toi ? Tu n'as personne qui t'attend en France ? Tu as dû quitter quelqu'un non ?

-A part mes grands-parents, non. Je suis le genre de fille qui tombe sur des types bizarres avec de mauvaises arrières pensées.

-Je vois.

-Bon, je vais donner ce panier à Hermione. Juste une chose Harry, parler ne fait pas de mal.

Julie sortit de la chambre et alla rejoindre Hermione.

-Tu en as mit du temps, il t'a séquestré ?

-Non, on a juste parlé un peu.

-Ah oui ?! Prochaine étape, vous serez les meilleurs amis du monde.

-Ne compte pas là-dessus. Tiens voilà le linge. Et toi, toujours aussi frustrée ?

-Arrête, j'y pensais plus. Oh mon Dieu ! Je l'ai revu torse nu !

-Il est si baraqué que ça ?

-Tu ne l'as pas vu Julie. Tu ne l'a pas vu, répéta Hermione.

-Ça fait combien de temps que t'en pince pour ton meilleur ami ?

-En pincer pour Ron ? Non, je dirai qu'il a un torse à en faire rêver n'importe qu'elle fille digne de ce nom.

-Hermione, je ne te connais pas depuis longtemps mais je sais quand quelqu'un me ment. Alors ?

-Tu vas me prendre pour une pauvre fille désespérée.

-Dit toujours.

-Je m'en suis rendu compte l'an dernier mais je crois que j'en pince pour lui depuis que j'ai 14 ans.

-Quatorze ans ? Tu as quel âge ?

-Dix-huit ans.

-Quatre ans ! Quatre ans que tu en pinces pour lui ! Mais qu'est-ce que t'attends, l'apocalypse ?!

-Mais ce n'est pas facile. Je suis sortie avec un garçon, puis il est sorti avec une fille, je suis même sortie avec un autre garçon pour le rendre jaloux, rien.

-Ça n'a pas duré quatre ans ?

-Non !

-Ecoute, tu as la chance de cohabiter avec deux garçons. Ce n'est pas donner à n'importe qui tu sais, alors je ne sais pas moi, attire-le, séduis-le. Fais-lui savoir que tu es là et qu'il te plait. Un peu d'amour dans ce monde en guerre ne ferait pas de mal.

Pendant que les deux filles discutaient, la lessive se termina. Tout au long de la journée, Ron et Hermione se regardaient à peine. A chaque fois que leurs yeux se croisaient, des rougeurs apparaissaient sur leurs visages.

-Je sais ce que je vais faire, dit Hermione. Je vais aller l'embrasser.

-Et il prendra la fuite, termina Julie. Ta méthode est trop brutale pour ce genre de garçon. Non, j'ai remarqué que Ron était un bon gourmand, alors tu peux commencer par cuisiner quelque chose.

-Quoi ? Non ! Je ne toucherai plus une casserole de ma vie !

-Hermione, ce n'était qu'un repas et puis tu sais la purée d'artichaut, c'est comme les choux de Bruxelles, tout le monde déteste ça. Aller viens, dis-toi que tu vas te mettre aux fourneaux pour tes meilleurs amis. Aller en cuisine.

Julie traîna Hermione dans la cuisine.

-Tout d'abords, quand on n'arrive pas à innover, prendre un livre de recette.

-Mais c'était une recette prise dans un livre.

-Aïe. Ça pose un autre problème ça. Ce n'est pas grave, on va quand même suivre une recette. Ils sont où les livres de recettes ?

-Dans le placards là.

Julie alla en prendre un, le feuilleta. C'est là que les garçons arrivèrent dans la cuisine.

-Qu'est-ce que vous faîtes, demanda Harry.

-On…

-Rien, s'empressa de dire Hermione. Vous ne pouvez pas allez ailleurs ? Merci !

-C'est quoi ce livre, demanda Ron.

-Rien, dehors !

Hermione le cacha sous la table et les garçons sortirent de la cuisine.

-Bon on reprend.

Elles cherchèrent une recette bonne et simple à faire.

-Tu me crois si je te dis que Harry cuisine mieux que moi et sans mode d'emploi.

-Oui, je te crois.

-Je ne suis bonne qu'à faire les petits déjeuners. Les pâtisseries c'est mon truc mais la cuisine… je risque d'empoisonner Ron !

-Ne raconte pas de bêtises, aller, deux casseroles remplit d'eau…

Hermione se leva et alla faire ce que Julie lui dictait. Environ une heure et demie après s'être mis aux fourneaux, le repas était enfin prêt. Julie était entrain de mettre la table pendant qu'Hermione faisait les cent pas dans la cuisine.

-Je vais les empoisonner, je n'avais même pas tous les ingrédients.

-Pour une simple différence. J'y ai goûté en plus et je ne suis pas morte. Va les appeler.

Hermione obéit. Ron et Harry arrivèrent, titillés par l'odeur que dégageait le repas.

-Hum… ça sent bon. C'est toi qui a fait le repas Julie, demanda Ron.

-Non, c'est Hermione.

Deux pairs d'yeux se braquèrent sur Hermione.

-Rassure-moi, t'y a mit ton grain de sel, Julie.

-J'ai plus très faim tout à coup, dit Harry

-Vous êtes des crétins, je vous déteste !

Hermione monta ans sa chambre.

-Vous êtes pathétiques, leur dit Julie. Hermione fait un effort pour pouvoir cuisiner correctement pour vous et tout ce que vous trouvez à dire c'est « j'espère que t'y a mit ton grain de sel Julie » et « Je n'ai plus très faim ». J'aimerai beaucoup vous avoir comme amis. Alors écoutez-moi, vous allez vous asseoir tout de suite, manger ce que votre chère amie Hermione a fait et vous excuser ensuite. Asseyez-vous, tout de suite !

Les deux garçons s'assirent et se servirent. Pendant ce temps Julie était partie voir Hermione avec deux assiettes.

-Elle sait se faire obéir, n'empêche.

-Oui, ça m'inquiète un peu.

Harry et Ron se mirent à manger et ils se rendirent compte que le repas qu'Hermione avait fait était plutôt bon.

-Tu verras, dit Julie, ils vont venir te dire que c'était très bon.

-Tu parles.

Aussitôt dit, aussitôt fait, Ron et Harry arrivèrent dans la chambre d'Hermione.

-Ça va ?

-Dehors ! Je ne veux pas vous voir !

-Hermine on est venu s'excuser…

-Oui, et te dire que c'était très bon, c'est vrai.

-Ouais, c'est ça et je suis la Reine d'Angleterre.

-Alors on se prosterne devant notre Reine.

Harry et Ron se mirent à genoux devant Hermione qui ne savait plus où se mettre et une Julie écroulée de rire.

Fin du chapitre.