Torllusque : merci.
Kamomille : Merci. J'espère que tes partiels ce sont bien passés, moi j'étais en plein Bac blanc.
Chapitre15 :
Le lendemain matin, quand Julie était sortie de sa chambre, elle croisa déjà Harry qui était devant la porte de sa propre chambre.
-Salut, dit la jeune fille un peu maladroitement.
-Salut, ça va ?
-Ben… oui et toi ?
-Bien. Ton doigt, ça va ?
-Oui. Ce n'était qu'une coupure après tout.
Ils restèrent devant leur chambre à se regarder. Hermione sortit de la salle de bain à ce moment là et les regarda alternativement.
-Tout va bien ?
-Oui, oui, répondirent-il en même temps.
-Euh... en fait j'ai entendu un drôle de bruit cette nuit.
-Oui, j'ai cassé un verre sans le faire exprès.
-Ah, bon et bien, si quelqu'un est prêt pour le salle de bain…
Hermione alla prendre son petit déjeuner. Les deux autres adolescents étaient comme scotchés devant leur porte ne sachant pas quoi faire ou dire. Il y avait comme un malaise entre eux. Cette fois ce fut Ron qui débarqua.
-Salut vous, Hermione est dans la salle de bain ?
-Non.
-Bon ben j'y vais.
Ron y alla et Julie profita de ce moment pour bouger et… retourner dans sa chambre. Harry bougea également et alla rejoindre Hermione qui mangeait.
-Tu es sûr que ça va ? Lui demanda-t-elle.
-Très bien. Et toi ça va ?
-Oui, pourquoi ?
-Tu es bizarre depuis quelque temps, lui dit Harry. Tu n'arrêtes de me demander si je vais bien, comme si je devais aller mal.
-Tu es mon meilleur ami, j'ai quand même le droit de te demander ton état d'âme, non ?
Hermione se leva, se mit derrière Harry et mit se bras autour de son cou et le berça en lui faisant une bise.
-Ça va ? Lui redemanda-t-elle.
-Hermione arrête. Tu deviens de plus en plus maternelle, ça fait peur.
-Vous vous sentez bien ? demanda Ron qui venait d'arriver.
-Moi je vais bien, mais ta copine est bizarre Ron.
-Oh, donc maintenant je suis la copine de Ron mais je ne suis pas ta meilleure amie ?
-Mais non…
-Pour la peine tu es privée de petit-déjeuner. Et c'est la mère qui parle !
-Eh mon assiette !
Alors qu'au Square Grimmaud, le trio riait aux éclats en prenant son petit-déjeuner, à Poudlard, la joie n'était pas au beau fixe. Seamus, Liliane et Luna était tout les trois entrain de manger mais Liliane contrairement au deux autre ne semblait pas de comme humeur.
-Après Ginny c'est Liliane. Qu'est-ce qui t'arrive ? Tu as trompé Seamus, c'est ça ? dit Luna.
-Quoi ?
-Luna évite de dire des bêtises, tu veux.
-Tiens Ginny et le substitutif. Eh salut, vous allez bien ?
-Oui, très bien, répondit Dean.
Ginny se mit à côté de Liliane et lui fit un sourire en guise de bonjour mais cette dernière ne le lui rendit pas. Ginny décida donc de parler.
-Ça va bien ce matin Liliane ?
-Seamus tu peux me passer le jus de citrouille s'il te plait ? Merci.
Ce fut sa réponse. Ça voulait tout simplement dire « je ne veux pas te parler » et ça Ginny l'avait bien comprit. D'ailleurs tout le monde avait compris, même Luna.
-Bon moi j'y vais. A plus tard Seamus, salut Luna.
-A plus tard.
Liliane embrassa Seamus fit un signe de la main à Luna et ignora les deux autres. Son cours ne commençait que dans un demi-heure mais elle ne voulait pas rester en présence de Ginny et Dean. Mais ce qu'elle ne savait pas, c'était Ginny l'avait suivit jusqu'aux toilettes des filles.
-Tu ne m'adresses plus la parole ?
Liliane ne répondit pas et se contenta de regarder par la fenêtre. Elle soupira et regarda rouquine.
-Que te dis ton cœur ?
-Mon cœur ?
-A propos de Dean.
-Il… il me dit que… Dean a changé et que je me sens mieux avec lui.
-Et ta tête ?
-Ma tête ?
Ginny se mit à réfléchir quelques instants.
-Elle… elle me dit la même chose.
Liliane soupira encore une fois avec un drôle de sourire.
-C'est bien ce que je pensais.
-De quoi ?
-Rien, je te laisse. Je n'ai pas envie d'être en retard.
Liliane sortit des toilettes en laissant une Ginny remise en questions. La sonnerie retentit. La jeune rousse se précipita pour aller en cours. Elle entra en classe et s'assit près de Luna. Pendant le cours Luna se mit à fredonner.
-Cœur tête, tête cœur, cœur tête, tête cœur.
-Quoi ? Qu'est-ce que tu dis ?
-Rien, je ne dis rien.
-Miss Weasley et Lovegood, silence s'il vous plait.
Les deux filles essayèrent de se faire discrète.
-Alors, Liliane te parle ?
-Oui et non, ça dépend. Elle est assez spéciale comme fille.
-Oui je sais, mais je la trouve sympa, moi. Et avec Dean tout se passe bien.
-Oui, très bien pourquoi ?
-Comme ça.
-Miss Weasley, Miss Lovegood., veuillez vous taire !
Chez les septièmes années, Dean et Seamus était en pleine conversation également.
-Tu es content d'avoir fait tes petites affaires avec Ginny ?
-Mes petites affaires avec Ginny ? On dirait que tu me le reproches ? Ne me dis pas que toi et Liliane…
-Non ! Pas du tout mais bon, vous l'avez choqué.
-En fait, qu'est-ce qui se passe entre-elles ?
-Rien de spéciale. Quoi je ne lui ai pas demandé à Liliane. Tout ce que je sais c'est qu'elle n'est pas tout à fait d'accord pour ta relation avec Ginny.
-Pourquoi ?
-Aucune idée.
Deux semaines était passées depuis le jour où Harry et Julie avaient faillit s'embrasser. Durant ces semaines Harry et Julie essayaient d'être le plus naturels possible parce que malgré tout, même s'il ne s'était rien passé, il y avait quand même un gène entre eux. Durant toute la semaine, Julie avait été de bonne humeur, de très bonne humeur même, mais allez savoir pourquoi, ce jour-là, elle se leva du pied gauche. Elle n'avait d'ailleurs dit bonjour à personne.
-Julie, ça va ?
-Très bien !
Elle avait prit une tasse de café, un pancake et était monté dans sa chambre.
-Bon, c'est le moment de jouer aux devinettes ? Quelle est l'humeur de Julie aujourd'hui ? Je dirais de cochon.
-Ron, ce n'est pas drôle, lui dit Hermione.
-Je sais mais elle ne nous le dira pas d'elle-même.
-Elle nous le dira bien à un moment, il faut la laisser.
Pendant que Ron et Hermione discutaient sur l'humeur de Julie Dulac, Harry se posait tout un tas de questions et d'autres à son sujet. L'après-midi, Harry avait décidé d'aller à la bibliothèque de la maison pour s'isoler quelque peu, autre que dans sa chambre. Quand il entra, il tomba sur une Julie assise sur un canapé et en pleure. Quand elle s'aperçut qu'elle n'était pas seule, elle s'empressa d'essuyer ses larmes.
-Tu… tu pleures ?
-Non, non, je ne pleure pas. Tout va bien.
Harry s'assit à côté d'elle.
-Tu ne veux pas me dire ce qui en va pas ?
-Non.
-Ce n'est pas toi qui m'avais dit que parler ça ne faisait pas de mal ?
-Si mais…
-Aller, dit-moi.
Julie essuya encore ses yeux.
-Aujourd'hui ça fait un an que mes parents sont morts. Et depuis ce matin j'ai l'impression de revivre ce moment. De mon réveil, jusqu'à ce que je les voie. Cette photo : c'est le dernière que j'ai d'eux. C'était Noël dernier. C'est mon père qui m'avait offerte la robe que je porte. Je la trouvait hideuse et je ne voulais pas la porter mais ma mère m'avait dit, « il a vidé la dinde, fait au moins ça pour lui ». Je ne leur ai jamais dit que je les aimais, jamais, et ils ne le sauront jamais. Ils me manquent tellement.
Julie fondit en larme ; Elle avait du mal à faire son deuil. Ne sachant pas quoi faire, Harry la prit dans ses bras de la plus maladroite des façons.
-Je sais ce que c'est, dit-il.
-Je devrais avoir honte. Toi, tu n'as même pas connu tes parents et je te parle des miens que j'ai connu pendant plus de seize ans.
-Mais non, tu ne dois pas avoir honte, pas du tout. C'est normal de pleurer la mort de ses parents. Je te comprends.
Ils restèrent quelques intants comme ça sans rien dire, Julie dans les bras d'Harry, pleurant toujours.
-Tu sais, dit-il, j'ai un remède infaillible contre les gros chagrins comme ça.
-Glace au caramel et pépite de chocolat, dit la jeune fille tel un automate. Harry se mit à rire. Apparemment, Julie était une fille qui avait beaucoup de chagrin.
-Non, un autre remède infaillible.
-Ah oui ? Dit-elle peu enthousiaste. Et c'est quoi si ce n'est pas de la glace au caramel avec des pépites de chocolat.
-Euh… les chatouilles ?
-Les chatouilles ? Non, Harry non !
Trop tard. Harry s'était déjà attaqué à elle et Julie lui suppliait d'arrêter tout en éclatant de rire. Elle était très sensible aux chatouilles.
-Non, je t'en supplie Harry, arrête ça !
Ils bougeaient tellement sur le canapé qu'il se laissèrent tomber à terre et pour qu'Harry arrête Julie se retourna et se retrouva à califourchon que lui tout en riant. Son chagrin semblait être passé.
-Et voilà le travail, dit-elle.
-Je vois ça. Tel est pris qui croyais prendre.
-Exactement. Je suis très sensible aux chatouilles mais je m'en sors toujours.
-J'avais compris. Alors ça va mieux ?
-Oui, merci. Tu sais… je ne pensais pas que tu deviendrais plus sympa avec moi. Je veux dire, au début tu te méfiais de moi et tu me le faisais bien sentir.
-C'est vrai, mais tu as fait tes preuves et puis il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis.
-Oui. En tout cas merci.
C'est là que « l'imprévisible » se produisit, Harry se redressa un peu pour donner un baiser volé à Julie, qui était toujours sur lui. Celle-ci cligna des yeux comme si elle venait de se réveiller.
-Tu… tu as changé d'avis à ce point là ?
Harry ne répondit pas et se redressa à nouveau pour mieux l'embrasser. Julie, qui n'avait déjà mis aucune barrière, se laissa totalement aller sous ce baiser. Harry la serra plus contre lui et se retourna pour que Julie soit cette fois au sol. Ils savaient tout les deux qu'ils ne devaient pas le faire. Leurs consciences le leur disaient bien. Ils devaient arrêter, ils ne devaient pas s'embrasser. Ils n'en avaient pas le droit. Ils s'étaient d'ailleurs arrêter pour se regarder un moment mais le désir était plus présent que la conscience et ils avaient reprit là où ils en étaient restés. Après cet échange très passionné, ils furent interrompus par un raclement de gorge. C'était Hermione. C'est à ce moment-là qu'ils redescendirent sur terre et qu'ils se rendirent compte de la boulette qu'ils venaient de faire. Ils s'éloignèrent très vite l'un de l'autre. Hermione les regardaient en se disant « Loin des yeux, loin du cœur ».
-Hermione, qu'est-ce qui se passe, demanda Harry.
-Une dépêche.
-Laquelle ?
-Rogue et Malefoy. Ils sont morts.
Fin du chapitre.
