Disclaimer: Les personnages des quatre Fondateurs et les lieux que vous reconnaîtrez appartiennent à J.K Rowling et à la Warner Bros, tout le reste, c'est-à-dire pas grand-chose, est à moi.
Note: Je sais que bien des auteurs ont écrit sur les Fondateurs, toutefois, j'avais envie de mettre ma graine là-dedans. Voici donc ma version de la vie de Salazar Slytherin, Godric Gryffindor, Helga Hufflepuff et Rowena Ravenclaw. L'histoire sera principalement centrée sur la vie de Salazar, à mon avis le plus mystérieux des quatre célèbres fondateurs de Poudlard. Je garderai les noms anglais des Fondateurs, pour le reste, il s'agit des noms français.
Note 2: Les chiffres entre parenthèse ramènent à des notes en bas de page.
And now, enjoy and review…
Le Temps des Fondateurs:
1ère Partie: Avant Poudlard:
Lorsque Salazar se réveilla, ce matin-là, il eut le sentiment que cette journée, si elle n'allait pas être de tout repos, comme toutes les autres depuis l'enterrement de ses parents, allait marquer un nouveau pas dans leur entraînement. Il l'avait déjà pressenti, la veille, lorsque Aldebaric avait marqué la fin de leur séance. Il y avait dans ses yeux un étrange mélange d'étonnement et de fierté, dirigé vers ses deux fils.
Par la marque, il sentit que Godric était encore en train de dormir. Salazar sourit. Son frère était incapable de se lever tôt. Depuis un mois, ils avaient tous deux eu l'occasion de découvrir les pouvoirs qu'avait la marque sur leur avant-bras. Ayant été liés par le même serment, ils avaient désormais la possibilité de ressentir les émotions de l'autre, ou de sentir ce qu'il faisait, mais encore d'échanger leur énergie physique ou magique.
Et cela leur était des plus utiles pendant leur entraînement, car Aldebaric avait passé le premier mois à leur faire entraîner leur symbiose. Et dès lors que Godric avait l'intention de lancer le sortilège demandé par son père, Salazar le sentait et était capable de le lancer en même temps que son ami. De même, lorsque Salazar commençait à fatiguer de l'entraînement physique, son frère, qui était plus résistant physiquement, lui redonnait des forces par l'intermédiaire de la marque, et Salazar pouvait repartir de plus belle.
Salazar entendit un bruissement d'ailes près de lui, et il regarda le phœnix qui s'était posé à ses côtés. Depuis quelques temps, Fumseck, le phœnix des Gryffindor, s'était attaché au jeune garçon, à tel point que son maître disait souvent que se serait Salazar, et non Godric, que le jeune phœnix choisirait lorsqu'il aurait à prendre un nouveau maître. Il venait de sortir de l'œuf, lorsque le maître des lieux l'avait découvert sur ses terres, tentant de commencer à voler. Aldebaric l'avait pris avec lui, et l'avait emporté jusqu'au château, demandant à Godric de s'en occuper. Et le garçon s'en était tellement bien occupé qu'au bout de quelques jours, Fumseck, ainsi nommé par l'enfant, volait de-ci de-là dans tout le château, resplendissant dans ses couleurs rouge et or, illuminant presque le manoir de sa simple présence.
Voilà désormais dix ans que le phœnix vivait au manoir Gryffindor, et il emplissait de bonheur le cœur de ses hôtes lorsqu'il apparaissait, chantant joyeusement des trilles mélodieux. Et depuis l'arrivée de Salazar au manoir, un mois plus tôt, il s'appliquait à suivre le jeune garçon et à lui réchauffer le cœur de trilles joyeux, afin que, sans pour autant oublier la mort de ses parents, celui-ci puisse vivre pleinement cette nouvelle période qui s'offrait à lui. Une période de bonheur dont il garderait longtemps le souvenir, entre son frère et Fumseck, entre Aldebaric et ses progrès lors des entraînements.
Doucement, il caressa le plumage de l'oiseau, qui ferma les yeux de contentement. Salazar sourit à cette vue. Dès qu'il avait vu l'oiseau pour la première fois, deux ans auparavant, il l'avait tout de suite trouvé magnifique, bien qu'il fût sur le point de s'enflammer. Lorsqu'il l'avait revu quelques mois plus tard, il avait d'ailleurs été subjugué par sa beauté. Et désormais, l'oiseau venait le voir tous les matins, dès son réveil, afin de profiter des caresses de l'adolescent et de lui chanter quelques trilles.
Salazar se leva finalement et montra son épaule au phœnix pour l'inviter à venir s'y percher. L'oiseau accepta le perchoir et s'envola pour se poser délicatement sur l'épaule du garçon. Et ils sortirent ainsi tous deux de la chambre pour se diriger vers la salle de réception. En chemin, Salazar sentit Godric se réveiller enfin et il rejoignit son frère, qui se dirigeait aussi vers la salle principale du château. Ils déjeunèrent en silence, Godric étant encore quelque peu envahi par les brumes du sommeil, puis attendirent patiemment le maître des lieux, qui ne tarda d'ailleurs pas à arriver. Celui-ci sourit en voyant l'état de son fils, et il décida de le réveiller à sa manière.
"Bien, comme je vois que vous êtes tous les deux levés et rassasiés, je pense qu'il est temps de commencer l'entraînement. Que diriez-vous de faire quelques tours d'échauffement dans le parc du château."
Les deux adolescents se levèrent et partirent chercher de quoi s'entraîner, avant de sortir tous deux dans le parc. A peine était-il sorti que Godric sentit l'air frais de ce début novembre le vivifier et le réveiller tout à fait. Il regarda son ami, puis, dans un même mouvement, ils se mirent à courir, d'abords à petites foulées, puis plus rapidement. Puis, sans même attendre l'arrivée d'Aldebaric, ils mirent en place le programme matinal d'entraînement physique mis au point par Salazar et approuvé par le seigneur des lieux, faisant des pointes de vitesses suivies de temps de repos, en marchant, suivant les points de repères placés dans le parc par Aldebaric. S'étant ainsi échauffé et étiré durant une bonne demi-heure, alternant les différents exercices mis en place par les adolescents et approuvé par leur père, ils virent arriver ce dernier, qui leur fit signe de venir, et de le suivre.
Tous trois se dirigèrent à travers le dédale des couloirs vers la salle désormais bien connue et continuèrent leur entraînement là-bas, suivant les directives d'Aldebaric. Finalement, après une autre demi-heure à enchaîner les exercices de mise en forme, Aldebaric stoppa l'entraînement. Puis il s'approcha des adolescents et prit la parole:
"Je suis vraiment fier de vous, mes enfants. Godric, je vois que tu as appris à te dominer et que tu es désormais plus calme. Quant à toi, Salazar, il semble que tu aies gagné en condition physique, ce qui ne peut que me satisfaire. Car crois-moi, la condition physique est extrêmement importante dans les duels, même lorsqu'ils ne sont que purement magiques. Bref, vous avez tous deux beaucoup progressé dans les domaines ou vous aviez le plus de lacunes.
"Et vous avez dépassé toutes mes espérances quant au temps nécessaires pour accomplir tous ces progrès. C'est pourquoi j'ai décidé à partir d'aujourd'hui une partie plus intéressante de votre entraînement. Du moins, selon votre vision de ce qui est intéressant. Nous allons aujourd'hui aborder une étape très importante, et même nécessaire, de votre entraînement. Les duels. Je ne vais pas vous apprendre les techniques de bases, bien sûr, car vous les connaissez déjà depuis un moment, mais il vous faudra donner le meilleur de vous-même, car vos ennemis ne vous feront aucun cadeau, si vous vous relâchez un seul instant.
"C'est pourquoi j'attends de vous que vous agissiez comme je vous le demanderai. Ce que vous allez apprendre à partir d'aujourd'hui doit être mis en pratique dès lors que vous vous trouverez en situation de duels, ou ceux-ci pourraient tourner court. Et en votre défaveur. Ce que vous avez appris jusque là en matière de duel vous suffisait à savoir vous battre. Mais vous êtes désormais arrivé dans une dimension supérieure. Les sorciers ou les Moldus contre qui vous vous battiez avait pour simple but de vous désarmer, ou de vous faire abandonner le combat. Les sorciers que vous devrez combattre par la suite ont bien plus de connaissances que les jeunes que vous combattiez, et ils n'auront plus pour but de vous désarmer, mais plus simplement de vous tuer.
"Par conséquent, vous aurez à être beaucoup plus vigilent que vous ne l'étiez jusque là. Vous n'aviez pas besoin d'être vigilent, ou pas tant que ça, car vous étiez confrontés à des adolescents de votre âge, et rarement de votre niveau. Les adversaires que vous aurez dès lors que vous combattrez réellement seront des sorciers expérimentés dans l'art des duels, que ce soit à l'épée ou à la baguette, et ils ne se borneront pas à vous faire remarquer vos erreurs, contrairement à vos adversaires précédents ou à moi.", acheva-t-il sur un ton lourd de menaces.
Les deux adolescents acquiescèrent gravement. Après tout, Emrys était puissant, et Vent de Parque avait du profiter d'une erreur de sa part pour l'assassiner lâchement. Comment aurait-il fait, sinon? Par conséquent, il s'agissait d'être des plus attentif, et ce, constamment, ou les deux amis subiraient tôt ou tard le même sort qu'Emrys Slytherin. C'était d'ailleurs ce qu'attendait probablement le mage noir. Une erreur de leur part, un moment d'inattention à un instant donné, et ils seraient de suite assassinés. Ils leur fallait donc tout surveiller en chaque instant et de chaque côté, à tel point qu'ils en devenaient fous: ils croyaient sans cesse être suivi, se retournaient, avant de se rendre compte qu'il s'agissait d'un simple elfe de maison ou d'un tableau qui considérait d'un air intrigué ces jeunes gens si craintifs. Et seuls les talents de Salazar en potion leur permettait de ne pas être poursuivis la nuit par la peur de Vent de Parque.
Ainsi, depuis quelques temps, Salazar avait créé une potion en mêlant la potion de Sommeil sans Rêve avec une potion d'insomnie et une autre d'ouïe, leur permettant d'être réveillés si quelqu'un s'approchait de leur chambre, tout en pouvant dormir sans crainte de cauchemarder les yeux à peines fermés.
Mais malheureusement, rien ne les protégeait de la peur durant la journée et, lorsqu'ils ne s'entraînaient pas ni ne mangeaient, ils restaient reclus dans la chambre de Godric ou dans le laboratoire de Salazar, une salle désaffectée dans les sous-sols du château qu'Aldebaric avait laissé au garçon pour qu'il puisse y faire ses propres potions, n'ayant pas lui-même de laboratoire, car n'ayant jamais voulu toucher aux potions. Dégoût qu'il avait d'ailleurs transmis à son fils, et ce n'était que par pure amitié que celui-ci accompagnait Salazar dans le laboratoire, à moins que ce ne fût par peur de rester seul.
C'est voyant cela, et remarquant aussi les progrès notoires des adolescents, qu'Aldebaric avait décidé d'accélérer l'entraînement et d'aborder désormais les duels, qu'il n'avait au départ prévu de débuter que deux mois plus tard. Ainsi, les enfants pourraient, non pas ne plus avoir peur, mais au moins se défendre s'ils étaient réellement attaqués. De plus, l'efficacité des entraînements qu'ils subissaient s'ajoutant aux capacités démultipliées que leur avait apportées le partage des sangs, les deux adolescents étaient désormais très puissants pour leur âge, et le duel serait le meilleur moyen de savoir quelles étaient désormais leurs possibilités.
Aldebaric coupa le fil de ses réflexions et finit par donner ses instructions:
"Mettez-vous en place au centre de l'aire de duel, puis reculez de trois pas, en vous faisant face. Il ne faut jamais tourner le dos à un adversaire, ni détourner son regard de lui. C'est pour cela que le sortilège le plus courant en duel, après l'Expelliarmus, naturellement, n'est autre que le sortilège de Cécité Temporaire, ou encore celui de Lumière Solaire, permettant d'aveugler ou d'éblouir son adversaire durant quelques instants, et l'empêchant de vous voir passer derrière son dos. Bien. Désormais, saluez-vous. C'est le seul moment du duel ou les regards des adversaires peuvent, et même doivent se quitter. Pas comme ça, Godric! Tu ne vas tout de même pas faire une révérence à ton ennemi? Un simple signe de tête. Aussi rapide que possible. C'est mieux. Désormais, mettez-vous en position de duel. Ta jambe d'appui plus en avant, Salazar. Il faut que vous ayez l'air de vouloir bondir sur votre adversaire. En duel, il n'y a jamais d'amis ou d'ennemis, d'alliés ou d'opposants. Il n'y a qu'un adversaire en face de soi. Seul un fou pourrait croire pouvoir faire face à deux adversaires en même temps et ne pas perdre. C'est exactement la bonne position, Godric, bravo. Cependant, fait attention à ta garde. Elle est un peu basse. Et ton centre magique n'est pas protégé. Il faut toujours protéger son centre magique dans un combat…"
"Excusez-moi, monsieur, mais comment fait-on pour connaître la position de son centre magique?"
"Tu ne connais pas le tien? Attends un instant… Il est très bien situé.", ajouta-t-il après quelques instants de concentration. "Un très bon centre magique. Dans la paume de ta main droite. Il ne peut donc être mieux protégé."
"Père, pourquoi lui dites-vous la position de son centre magique? Il aurait pu le découvrir par lui-même, comme vous me l'avez fait découvrir."
"A ce moment, nous avions le temps, Godric. Désormais, nous n'avons plus de temps à perdre pour laisser Salazar découvrir par lui-même son centre magique. En revanche, je compte sur toi pour lui apprendre la méditation dès ce soir!", répliqua son père, irrité.
"Bien, maintenant, je vais compter jusqu'à trois, et vous devrez lancer votre premier sort. Une seule règle, ne pas lancer de sorts pouvant blesser gravement votre adversaire. Un. Deux. Trois!"
"Expelliarmus!", s'écrièrent les deux adolescents d'une même voix.
Les deux rais de lumière rouge se heurtèrent, et les sortilèges se perdirent dans la salle. Immédiatement, Salazar prit la décision d'attaquer. Il n'y avait plus de Godric, il n'y avait plus de frère, plus d'ami. Il n'y avait plus qu'un adversaire à éliminer. Moins puissant que Vent de Parque, certes, mais la puissance importait peu. La victoire n'en serait que plus facile.
Sentant les pensées de son ami, Godric blêmit, avant de s'enflammer de fureur. Il n'allait pas se laisser vaincre par Salazar. Il allait lui prouver que la victoire ne serait pas si facile qu'il le croyait. Et il allait attaquer le premier.
"Tarentallegra!"
"Protectio! Cecitas!"
"Repulso!"
"Destructo Incantem!"
"Expelliarmus! Bronchos!"
"Protectio Ultima! Pyros!"
"Aquais! Glacius!"
"Pyros Maxima!"
"Protectio! Expelliarmus!"
Salazar fut surpris par le sortilège et, ne pouvant réagir à temps, fut expulsé de l'aire de duel. Godric s'approcha de lui avec un sourire triomphant sur le visage, qui s'effaça pour faire place à un air inquiet, lorsqu'il vit que Salazar avait du mal à se relever. Aldebaric s'avança vers eux et leur sourit.
"Un combat intéressant. Il a très bien montré vos faiblesses et vos forces. Autrement dit, ce sur quoi il vous faudra travailler, et ce que vous devrez rendre encore meilleur. Salazar, tu devrais faire attention à ne pas te laisser surprendre par ton adversaire. Ce n'est pas parce qu'il peut-être moins puissant que toi qu'il en est pour autant moins dangereux. Godric est certes plus fort à l'épée qu'en sortilèges, il n'en reste pas moins imprévisible dans ses manières d'agir et, par conséquent, dans les sortilèges qu'il utilisera. Toutefois, je vois que tu as bien compris la leçon que je vous ai faite. Il n'y a pas d'amis ou d'ennemis, il n'y a qu'un adversaire face à soi, qui tentera de vous abattre si vous ne le faites pas avant lui. Quant à toi, Godric, c'est le contraire: j'ai l'impression que tu as peur de lancer des sortilèges puissants. Tu te bornes à lancer des sortilèges basiques en attaque, mais surtout des sortilèges de défense. Bien sûr, sortilège basique ne signifie pas sortilège n'ayant aucune puissance, comme tu l'as montré à l'instant avec l'Expelliarmus, mais il faudrait que tu sois plus agressif dans tes attaques, car tes adversaires n'hésiteront pas, eux, à utiliser des sortilèges bien plus agressifs, comme l'a fait Salazar."
Les adolescents acquiescèrent. Salazar avait effectivement pour défaut d'être arrogant, et, lorsqu'il se croyait plus fort qu'un adversaire, il lui arrivait de ne pas se protéger assez, ce qui était dangereux face à un adversaire tel que Godric, qui n'avait aucune logique dans le choix de ses sortilèges. En effet, il prenait en duel n'importe quel sort lui venant à l'esprit, pourvu qu'il lui fût utile en défense ou en attaque, sort de désarmement ou de gel, de feu ou de rire, il n'avait aucune préférence, et pouvait utiliser deux fois de suite le même sort, ce qui déstabilisait assez souvent ses adversaires.
Cependant, il avait été impossible à celui-ci de réellement considérer Salazar comme un ennemi, et il n'avait pas voulu ni osé lui jeter des sortilèges de forte puissance, car il était avant tout à ses yeux son frère. Même si ce même frère lui avait jeté des sortilèges faisant partie des sortilèges les plus puissants qu'ils avaient appris, lui n'en avait pas été capable, car il était tout simplement incapable de faire abstraction de la personne se trouvant en face de lui. Certes, il lui avait jeté un sortilège de flammes, mais il l'avait fait le moins puissant possible, afin que son frère puisse, sinon l'éviter sans difficultés, du moins n'être brûlé que très légèrement.
Malheureusement, il lui faudrait bien faire abstraction de l'amitié qu'il avait pour Salazar, s'il voulait pouvoir le vaincre à l'avenir, et surtout, s'il voulait progresser en duel. Car son père avait bien raison, les adversaires qu'ils auraient plus tard voudrait les tuer, et ils ne seraient pas aussi regardant que lui à utiliser des sortilèges de forte puissance. Et quand bien même le but du duel ne serait pas la mort de l'adversaire, ce n'est pas cela qui les empêcherait de lui porter tous les coups possibles. Il avait donc à travailler énormément le blocage de son esprit. Bien sûr, il savait qu'il existait une technique le permettant (1), mais il n'avait jamais souhaité l'apprendre, estimant que le blocage de l'esprit était loin d'être une priorité, et qu'il s'agissait même plutôt d'un luxe.
Mais cette technique avait pour avantage de bloquer aussi les sentiments de toute personne l'utilisant. Autrement dit, en utilisant cette technique, il parviendrait enfin à considérer Salazar comme un adversaire à combattre, et non plus comme son frère, ce qui lui permettrait de se concentrer plus facilement sur ses sortilèges d'attaque et d'en lancer de plus puissants, qui lui permettraient de progresser. Et cette technique facilitait de plus la méditation magique, ce qui ne pouvait lui apporter que des avantages.
Coupant court aux considérations de son fils, Aldebaric reprit la parole :
"Bien! Maintenant que vous connaissez vos principales forces et vos plus grandes faiblesses, il est désormais temps de travailler dessus…"
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Ce furent un Salazar et un Godric éreintés qui s'effondrèrent sur les fauteuils du laboratoire de potions. Cinq heures! Cinq heures non-stop, durant lesquelles ils avaient du se concentrer sur leurs faiblesses et tenter de les surmonter. Aldebaric était impitoyable pour ce qui était de leurs fautes, et il n'était pour lui pas question de les lâcher tant qu'ils n'avaient pas fait de progrès, aussi minimes soient-ils. Certes, il leur était arrivé de combattre l'un contre l'autre des heures durant. Certes, il leur était arrivé durant leur entraînement de ne pas manger, tant ils étaient occupés à s'améliorer. Mais jamais entraînement ne les avait autant épuisés que celui qu'ils avaient du subir ce jour-ci.
Finalement, après quelques minutes pendant lesquelles ils récupérèrent en silence, Salazar sembla enfin retrouver l'usage de la parole.
"Godric ?"
"Hum ?"
"Qu'est-ce que c'est, cette méditation magique dont parlait ton père, tout à l'heure ?"
"C'est une technique qui te permet de libérer ton flux magique."
"Et ?"
"Et tu peux augmenter la puissance de tes sorts."
"Et comment est-ce que ça fonctionne ?"
"Il faut fermer les yeux, se détendre et essayer de visualiser son corps."
"Ca y'est."
Godric se retourna vers son ami et vit qu'il était effectivement en train de suivre ses conseils.
"Ensuite, tu dois tenter de retrouver ton centre magique, et…"
Godric s'interrompit lorsqu'il entendit un léger sifflement sortir de la bouche de son frère. Se retournant, il se rendit compte que celui-ci dormait déjà.
'Après tout, il n'a pas tellement tort', se dit-il, avant bien vite de suivre son ami dans les bras de Morphée.
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L'homme s'approcha, et il aperçut les deux frères en train de dormir. Un sourire se forma sur ses lèvres, et pour la première fois depuis un mois, il vit non plus deux jeunes adultes, mais deux enfants qui avaient grandi bien trop vite. Se détournant, Aldebaric adressa une prière muette à Merlin, afin qu'il accorde à ses deux fils de vivre plus souvent ces moments de pure sérénité et de vrai sommeil…
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Note :
(1) Eh non, ce n'est pas l'occlumencie, pas plus que le don de Salazar n'est la légilimencie. En revanche, l'idée de la méditation magique, appelée par la suite Mantra, m'a été inspirée par la fic de Ccilia : Lorsque les Maraudeurs deviennent plus qu'un mythe, que je vous conseille vivement de lire.
