Bonjour à tous ! Je sais que je n'ai plus mis à jour cette histoire depuis bien longtemps et que mes quelques lecteurs de l'époque ont sans doute dû m'oublier, mais je ne les ai pas oublié, en ce qui me concerne, et j'essaie d'écrire la suite malgré la difficulté de mettre mon imagination, d'habitude si débordante, au service de l'histoire. J'espère que ce chapitre vous plaira et que vous attendrez moins longtemps pour le prochain que pour les précédents.
Disclaimer : Les personnages des quatre Fondateurs et les lieux que vous reconnaîtrez appartiennent à J.K Rowling et à la Warner Bros, tout le reste est à moi.
Note : Je sais que bien des auteurs ont écrit sur les Fondateurs, toutefois, j'avais envie de mettre ma graine là-dedans. Voici donc ma version de la vie de Salazar Slytherin, Godric Gryffindor, Helga Hufflepuff et Rowena Ravenclaw. L'histoire sera principalement centrée sur la vie de Salazar, à mon avis le plus mystérieux des quatre célèbres fondateurs de Poudlard. Je garderai les noms anglais des Fondateurs, pour le reste, il s'agit des noms français.
And now, enjoy and review…
Le Temps des Fondateurs :
1ère Partie : Avant Poudlard :
Lorsque Salazar s'éveilla, ce soir-là, la migraine qui lui martelait le crâne s'était quelque peu calmée. Quelque peu, seulement. Un gémissement s'échappa de sa bouche lorsqu'il se leva : le simple fait de se lever avait de nouveau augmenté l'intensité de la migraine et il se frotta les tempes afin de calmer un tant soit peu la douleur. Lorsqu'elle se fit plus supportable, il finit par se lever et ouvrit la porte de sa chambre. D'un pas lent, il se dirigea vers la salle de réception du château où l'attendaient son frère de sang et le père de celui-ci.
« Bonsoir, Salazar », l'accueillit Aldebaric Gryffindor. « Comment te sens-tu ? »
« En forme », répondit le jeune homme. « Dormir m'a vraiment fait du bien. Mais j'ai une migraine qui me martèle le crâne. »
« C'est normal. Ta magie réagit à cette barrière qui n'est pas la sienne. Elle fait tout pour l'abattre. »
« Cela signifie que je vais ressentir ces migraines jusqu'à ce que j'aie construit ma propre barrière ? », s'épouvanta Salazar.
« Oui, mais ne t'inquiète pas. Ta magie va progressivement s'habituer à cette magie étrangère et va finir par l'accepter. Et plus tu avanceras la construction de ta propre barrière, mieux ça ira. »
« Je crois bien que je vais malgré tout me préparer quelques chaudrons de potion. »
Aldebaric sourit puis changea de sujet :
« Godric m'a dit que tu arrivais. Votre lien de sang vous donne donc la possibilité de savoir ce que fait l'autre ? »
« Pas exactement. Il permet de savoir si l'autre dort ou s'il est réveillé, s'il est fatigué, quels sont ses sentiments. Mais je ne pense pas que je saurais si Godric travaille son latin ou sa métamorphose théorique. »
« Vous ne le saviez pas, père ? »
« Non. »
« Pourtant, vous nous aviez parlé de la symbiose entre nos deux magies... »
« C'est exact, mais j'ai beau avoir lu tous les ouvrages traitant des liens de sang, je n'ai rien trouvé sur ce lien si particulier que vous semblez partager. Il est possible que votre promesse aux Esprits de la Nature ait influencé ce mélange des sangs et que vous ayez ainsi créé un lien que nul n'avait encore jamais eu jusqu'à présent. Mais si Godric a su, grâce à ce lien commun, que tu arrivais, et si ce qu'il m'a dit au sujet de vos transferts de magie et de force lorsque l'un de vous deux est fatigué est vrai, alors il va falloir travailler à ce sujet en plus de la méditation magique. »
« Avez-vous vu avec Godric comment je devrais reconstruire ma barrière magique ? »
« Effectivement, mais nous en reparlerons demain ensemble. Je vais l'assister pour la première fois, au cas où il y aurait des difficultés. Mais je pense que dès après-demain, vous pourrez vous en occuper seuls, tous les deux. »
« Êtes-vous sûr qu'il n'y a aucun risque d'affaiblir ma magie si je n'y travaille pas régulièrement ? »
« Non seulement j'en suis sûr mais je suis persuadé du contraire : bien sûr, si tu ne travaillais pas ta magie ni n'utilisais la méditation magique, ta magie s'endormirait et s'affaiblirait progressivement. Mais la méditation magique permet de la travailler, même si tu ne lances pas de sortilèges. Bien évidemment, ta puissance n'augmentera pas aussi rapidement que si tu travaillais tes sortilèges en même temps que la méditation, mais tu gagneras quand même en puissance. C'est pourquoi il est nécessaire que tu t'entraînes beaucoup sur le plan physique, car lorsque tu auras repris l'entraînement magique, il est fort probable que tu prennes très vite beaucoup de puissance. De ce fait, comme je t'en avais déjà parlé, il faudra que ton corps soit suffisamment fort pour accepter cette magie qui coulera en toi. »
« Afin qu'il ne s'autodétruise pas. »
« C'est exact », confirma Aldebaric. « La matinée sera donc réservée à dix minutes de médiation magique après le petit-déjeuner. Ensuite, tu devras te reposer jusqu'au déjeuner, puis vous reprendrez ensemble l'entraînement physique après avoir mangé. L'entraînement durera jusqu'à la tombée du jour, afin que la puissance que tu gagneras soit compensée par ta force physique. »
« Bien, Monsieur. »
« Ces restrictions s'appliquent-elles également à moi, père ? », interrogea Godric.
Le Seigneur Gryffondor resta un instant pensif, puis il se concentra et regarda la magie couler dans le corps de son fils. Finalement, il hocha la tête.
« Ton corps est peut-être plus fort que celui de Salazar, mais ton flot de magie est encore trop impétueux pour être facilement dompté. Si tu continuais l'entraînement magique en plus de la méditation, il est probable que tu finirais par te laisser submerger par ta magie. Tu devras donc faire comme Salazar. Mais je crois qu'il serait mieux pour toi de ne faire que cinq minutes, et non dix. »
« Pour quelle raison, père ? »
« Comme je l'ai dit, ton flot de magie est très impétueux. Il sera donc pour toi bien plus fatigant de le dompter que pour Salazar, qui est d'un caractère plus posé que le tien. La barrière que tu avais posée il y a quelques années était suffisante, mais elle commence à vaciller sous la puissance que tu as gagnée de par votre entraînement. Il va donc falloir que tu en reconstruises une qui sera plus solide. Si vous n'aviez pas eu cet entraînement, tu aurais pu la conserver encore plusieurs années, peut-être même définitivement, car de façon naturelle, la barrière serait devenue plus solide. Mais elle a gardé la même solidité alors même que ta magie gagnait très nettement en puissance. Tu vas donc devoir la renforcer pour qu'elle puisse résister à cette augmentation du flux magique. »
« Mais, Monsieur, si Godric m'aide à reconstruire ma propre barrière, il sera déjà en méditation magique, cela lui fera donc dix minutes par jour, pour lui aussi. »
« Non, car il ne t'aidera pas à reconstruire ta barrière. Il n'y a que toi qui puisses le faire. Et il n'aura pas à entrer en méditation pour t'aider, il lui suffira de te donner les conseils dont tu auras besoin. Et je garderai un œil sur toi, demain. Si votre première séance de méditation magique se déroule bien, je ne pense pas que vous aurez besoin de moi par la suite. »
« Mais, n'y a-t-il pas le risque que ma magie s'échappe et fasse la même chose que ce matin ? »
« Pas si tu agis avec prudence. Bien sûr, lorsque tu détruiras une partie de la barrière, ta magie s'échappera par la brèche. Mais si tu suis bien les instructions que te donnera Godric, la brèche ne sera pas très grande et la quantité de magie qui s'échappera de cette manière sera vraisemblablement infime. Et maintenant, avant de manger, il est temps de faire une dernière chose. »
« Laquelle, père ? »
« Je ne veux pas que vous soyez tentés d'utiliser vos baguettes tant que vous ne serez pas prêts à reprendre votre entraînement magique. Cependant, je ne souhaite pas non plus que vous vous retrouviez sans défense face à un ennemi qui aurait la mauvaise idée de pénétrer dans le château d'ici la reprise de vos duels magiques. »
« Mais comment allez-vous faire ? », demanda Salazar.
« Nous allons lier vos baguettes à votre sang, afin qu'en cas de besoin, vous puissiez les appeler à vous et les utiliser. »
« Lier nos baguettes ? », s'étonna Godric.
« Oui. C'est une technique créée par Echtelion Gryffindor, le trisaïeul de ton arrière-grand-père, et par son ami Septimus Slytherin. Une technique qui n'a été transmise que de père en fils dans notre famille et dans celle d'Emrys. S'il n'y avait pas eu Vent-de-Parque, nous aurions attendu encore plusieurs années avant de vous en parler. Mais les circonstances font que je préfère le faire dès à présent. »
« Et comment faire pour lier nos baguettes ? », interrogea Salazar.
« Vous allez devoir préparer une potion. Cette potion n'est pas des plus simples mais tous les ingrédients se trouvent au château. Ne t'inquiète pas, mon garçon », sourit Aldebaric en voyant le regard effaré de son fils. « Je vais t'aider à la préparer. Mais le dernier élément, il n'y a que toi qui pourras l'ajouter. »
« Lequel est-ce, père ? »
« Ton sang. »
« Et cette potion est-elle longue à préparer, Monsieur ? »
« Non, à peine une heure. D'ailleurs, je crois que nous ferions mieux d'aller dès à présent à ton laboratoire de potions, Salazar. »
« Tous les ingrédients nécessaires se trouvent-ils dans la réserve ? »
« Oui. »
Ils se rendirent alors dans la petite salle des sous-sols du manoir que le jeune Slytherin avait investie pour en faire son laboratoire. Juste à côté, séparée de la pièce par une lourde porte en bois, se trouvait une réserve d'ingrédients. À la demande du maître des lieux, Salazar en sortit des graines de pipaillon, de l'écorce de delfier, un bocal rempli de sève de sureau, des yeux de tritons séchés et une fiole remplie d'un liquide qui lui était inconnu et qu'Aldebaric avait appelé essence de liaison. Enfin, il avait également récupéré dans la réserve deux couteaux à manche d'argent et à lame de bronze ainsi que deux récipients en étain avec des dorures sur le bord.
Sur les instructions du comte de Gryffindor, les garçons mélangèrent dans le chaudron trois onces de graines de pipaillon écrasées avec cinq gouttes de sève de sureau diluées dans une demi-mesure d'eau. Après avoir laissé mijoter pendant vingt minutes, ils ajoutèrent l'écorce de delfier réduite en poudre et les yeux de tritons séchés. Puis ils remuèrent de façon régulière leur préparation en ajoutant de temps à autres un filet d'eau. Après un peu plus de cinquante minutes, alors que le clocher de l'église du village situé près du manoir venait de sonner les huit coups de vingt heures, ils ajoutèrent trois gouttes d'essence de liaison dans leur potion. Finalement, Aldebaric leur demanda de saisir le couteau à lame de bronze, de prononcer une incantation qu'il leur apprit et de finalement trancher les veines au niveau de la paume.
Lorsque le sang coula dans le chaudron, le liquide bleu nuit se mit à bouillonner et prit une couleur d'un jaune pâle presque blanc. Alors, le père de Godric leur intima de faire une entaille d'un doigt de long sur leur baguette et de plonger cette dernière dans la potion sans jamais la lâcher entièrement. Salazar s'exécuta et une intense fumée violette s'éleva du chaudron. Après quelques instants, la fumée se dissipa et le jeune homme ressentit une douce chaleur qui venait de sa baguette et se diffusait dans tout son corps pour finalement se concentrer au niveau de la paume de sa main droite, là où il venait de s'entailler.
Lorsque la chaleur disparut, Salazar remarqua que la potion avait entièrement disparu, comme si elle avait été absorbé par son corps ou par sa baguette. Alors, Aldebaric leur demanda de lui donner leur baguette magique. Godric fit tourner une dernière fois entre ses doigts la baguette que lui avait créée le grand fabriquant de baguettes magiques, John Ollivander. Cette baguette en bois de hêtre qui contenait en son centre un crin de licorne. Au même instant, son ami faisait de même avec sa baguette en bois de noyer qui renfermait en son cœur un bec de diricawl. Puis, dans un bel ensemble, ils remirent tous deux leur arme au comte de Gryffindor.
Celui-ci les saisit puis leur dit :
« Maintenant, cherchez à la récupérer. »
Aussitôt, les deux garçons tendirent leur main pour essayer d'arracher leur baguette à la main d'Aldebaric, mais ce dernier les tint hors de leur portée avant d'ajouter :
« Ce n'est pas comme ça que vous devez les récupérer. Si un adversaire vous désarme, il ne se tiendra pas juste en face de vous à moins d'un mètre. Utilisez votre esprit, votre lien, pour la récupérer. »
Au même moment que son ami, Salazar pensa 'baguette' et tous deux virent avec surprise leur arme apparaître dans la paume de leur main. N'en croyant pas leurs yeux, ils laissèrent la baguette rouler hors de leur paume et tomber au sol. Puis le jeune Slytherin referma sa main comme s'il tenait son arme et la rappela une seconde fois. Lorsqu'il la sentit, il referma sa paume dessus et la maintint bien serrée.
« C'est bien », approuva Aldebaric lorsque son fils eut lui aussi réussi l'exercice. « Je compte bien évidemment sur vous pour ne pas appeler votre baguette à mauvais escient. Votre magie est assez instable, et la tienne, Salazar, l'est plus encore que celle de Godric. Vous devez donc éviter au maximum d'utiliser votre baguette si cela n'est pas nécessaire. »
« Mais vous allez garder les baguettes en lieu sûr, n'est-ce pas ? »
« C'est exact. »
« Alors comment pourrons-nous les y remettre, lorsque nous n'en auront plus besoin ? »
« Pensez simplement : 'repère', et les baguettes seront automatiquement transportées vers le lieu où elles se trouvaient l'instant d'avant. Maintenant, je vous conseille de vous rendre à la salle de réception pour prendre un bon repas, surtout toi, Salazar. Quant à moi, je vous rejoindrai dès que j'aurai mis vos baguettes en lieu sûr. »
Les deux enfants acquiescèrent et se rendirent dans la salle de réception du manoir où le repas était déjà prêt. Lorsque le maître de maison les eut rejoint, ils commencèrent à dîner et montèrent dans leurs chambres respectives une heure plus tard.
Salazar avait à peine posé la tête sur l'oreiller qu'il s'endormit profondément.
Voilà, c'est fini pour ce chapitre. J'espère encore une fois que vous aurez un peu moins longtemps à attendre pour le prochain :s. J'ai retrouvé une certaine inspiration pour cette histoire, j'espère que cela durera. En tout cas, encore une fois, vous pouvez être certain que quoiqu'il en soit, je terminerai cette histoire.
