Bonjour à tous, voici la suite d'Un Si Terrible Secret. Merci à mes revieweurs.

Disclaimer : Les personnages appartiennent à J.K Rowling, l'idée est de Kim, et l'histoire m'appartient.

Note: Je tenais juste à vous préciser que non, je n'étais pas mort, et que non, je ne vous avais pas oubliés. Simplement, me trouvant en Allemagne jusque la fin de l'année universitaire, je n'ai pas la possibilité de vous envoyer des chapitres régulièrement (en même temps, je viens de terminer ce chapitre aujourd'hui, donc…). Enfin voilà. Et pour vous remercier de votre patience, j'ai décidé de vous faire un petit cadeau de Noël avec un petit peu de retard: deux nouveaux chapitres, ainsi qu'un nouveau one-shot! Joyeux Noël et bonne année à tous!

Et maintenant, bonne lecture, et à bientôt.

Un Si Terrible Secret :

Chapitre 5 :

Cinq ans! Cinq ans qu'elle avait déjà passés à Poudlard! Cinq années de bonheurs et de malheurs, d'amitiés et de haines. Et si les trois premières années avaient été remplies de moments de joie et de paix, les deux suivantes s'étaient révélées des plus noires. Cela avait commencé en quatrième année, lorsque Voldemort était revenu à la vie, tuant Cedric Digorry, un de leurs condisciples de Poudlard en sixième année à Pouffsouffle,sous les yeux d'Harry, qui avait, une fois de plus, vaincu le mage noir. Revenant à Poudlard, il avait du faire face à l'un des plus terribles de ses Mangemorts, que le professeur Dumbledore parvint à désarmer, mais qui perdit définitivement la raison avant d'avoir pu être interrogé. Et personne ou presque n'avait cru Harry et le professeur Dumbledore lorsque ceux-ci avaient annoncé le retour du Seigneur des Ténèbres. C'est à cause de cela, et aussi à cause de l'imbécillité du ministre de la Magie, Cornelius Fudge, que le parrain d'Harry, Sirius Black, avait perdu la vie quelques semaines auparavant.

Et désormais, Harry se retrouvait seul, avec pour seule famille son oncle et sa tante, qui l'avaient toujours détesté, et son cousin, dont le passe-temps favori était de frapper tous ceux qui étaient plus faibles que lui. Et il lui fallait encore passer un mois sans avoir le droit de voir ses amis, à cause du professeur Dumbledore, qui le lui interdisait toujours. Et bien entendu, interdiction aussi de lui donner des informations venant du monde sorcier, car elles pourraient soi-disant tomber entre les mains de Voldemort.

Une voix la sortit soudain de ses sombres pensées:

"Hermione, ma chérie, que se passe-t-il? Toi qui es toujours si bavarde, tu n'as rien dit depuis tout à l'heure. Il y a quelque chose qui ne va pas?"

"Ne t'inquiète pas, maman, ce n'est rien. C'est juste que j'étais un peu perdue dans mes pensées.", mentit-elle, espérant que sa mère ne remarquerait pas ses joues, qui s'empourpraient déjà.

Sa mère soupira, puis reprit:

"Ne me mens pas, s'il te plaît, Hermione. Je vois bien que quelque chose ne va pas. Tu sais que tu peux nous en parler. Mais si tu ne veux pas le faire, dis-le nous franchement, au lieu de nous mentir, parce que ton père et moi avons bien senti dans tes dernières lettres que quelque chose te tracassait."

Hermione baissa les yeux, puis dit:

"C'est juste que c'est encore trop proche pour que je puisse en parler."

"Ca concerne Harry, c'est ça?"

"Oui."

Sa mère regarda Hermione d'un air compatissant, puis se retourna, la laissant tranquille, et le reste du trajet se déroula dans le silence. Revenue chez elle, Hermione alla directement dans sa chambre déballer ses affaires et se coucha sans même manger.

Le lendemain, Hermione fut réveillée par une bonne odeur de bacon flottant dans l'air. Secouant la tête afin de chasser les idées noires qui pointaient déjà, elle descendit dans la cuisine et y trouva sa mère qui préparait le petit-déjeuner, ce qui rendit Hermione nostalgique du temps où elle ne connaissait pas encore Poudlard. Bien sûr, elle y avait vécu tant de belles choses, bien sûr, elle s'y était fait de très bons amis, comme Harry, Ron, ou encore Hagrid, le garde-chasse, mais elle regrettait ce temps où elle ne connaissais pas encore le malheur, et la crainte sans cesse renouvelée de perdre son meilleur ami. Tout à coup, elle sentit sa mère auprès d'elle, et elle se laissa aller dans son étreinte, versant les larmes qu'elle ne s'était pas autorisée à laisser couler durant ces dernières semaines, considérant qu'elle se devait d'être forte. Pour Harry. Et pour Remus. Désormais, elle n'avait plus à être forte à leur place, et elle sentit enfin combien la mort de Sirius l'avait marquée. Puis, après un long moment, elle releva la tête.

"Dis, maman, tu te souvient de Sirius Black?"

"Le criminel qui s'est échappé il y a deux ans?"

Hermione hocha la tête, puis ajouta:

"Il était innocent, et c'était le parrain d'Harry."

"Etait? Tu veux dire que…"

"Oui. A cause de Dumbledore. Et à cause de Fudge."

"Qu'est-ce que tu veux dire?"

"S'il n'avait pas refusé de croire au retour de Voldemort, ça ne serait jamais arrivé."

A ces mots, Hermione vit sa mère pâlir considérablement.

"Voldemort?", répéta-t-elle d'une voix blanche.

"Que se passe-t-il, Wendy chérie?", demanda Mr. Granger, arrivant dans la cuisine à cet instant.

Mrs. Granger se tourna vers son mari et souffla simplement:

"Voldemort."

Le visage de Mr. Granger se crispa, et les deux époux se tournèrent vers Hermione.

"Hermione, pourrais-tu nous en dire un peu plus sur ce Voldemort?"

"C'est le pire ennemi d'Harry. Depuis que Harry a un an, il a toujours essayé de le tuer. Et il a fait régner la terreur pendant onze ans dans le monde sorcier, à cause de ses Mangemorts. Il a été détruit momentanément par Harry quand il avait un an, mais il est revenu l'année dernière, en fin d'année. Mais presque personne n'a cru Dumbledore quand il a dit qu'Il était de retour, et même Fudge n'a pas voulu le croire. Et il a fallu que Sirius meure et qu'il voie Voldemort de ses propres yeux pour qu'il accepte d'annoncer Son retour."

Lorsqu'elle eût achevé de parler, son visage ruisselait de larmes. Mr. Granger demanda d'une voix blanche:

"Il est donc si terrible, ce Voldemort?"

"Demande ça aux Diggory ou à Neville, tu verras ce qu'ils te diront!", lança Hermione d'un air rageur.

Mr. Granger baissa la tête, tandis que sa femme prenait Hermione dans ses bras pour la réconforter. Lorsqu'elle l'eût enfin lâchée, il releva la tête et regarda Hermione droit dans les yeux.

"Je crois qu'il est temps que nous te disions quelque chose que nous aurions du te dire depuis bien longtemps déjà."

"Tu ne crois pas qu'il faudrait plutôt attendre encore un peu, mon chéri?", intervint Mrs. Granger, affolée.

"Nous avons déjà attendu trop longtemps. Il est grand temps qu'elle sache la vérité."

"La vérité sur quoi?"

Mr. Granger regarda sa femme, qui haussa les épaules, accablée, puis il enchaîna:

"Tu te souviens que tu nous avais souvent demandé d'avoir un petit frère ou une petite sœur, quand tu étais petite?"

Hermione acquiesça, sans comprendre où son père voulait en venir. Celui-ci soupira longuement, les yeux dans le vague, comme essayant de trouver ses mots.

"La vérité est que Wendy et moi n'avons jamais pu avoir d'enfants. Et toi-même, nous t'avons adoptée. Afin de te protéger."

"Adoptée? Afin de me protéger?"

"Lorsque nous avons découvert ta mère, elle était sur le point de mourir. Et elle nous a demandé de t'adopter afin de te protéger de ton père. C'est lui qui l'avait tuée, et elle ne voulait pas qu'il t'arrive le même sort."

"Et est-ce qu'elle a dit qui était mon père?"

"Oui. C'est…"

"Non, mon amour, ne lui dis pas! Ce sera trop dur à supporter pour elle!"

"Pour elle? Ou pour toi?"

Mrs. Granger baissa la tête.

"Qui est-ce? S'il te plaît!"

Mr. Granger ferma les yeux et tenta de garder une respiration calme.

"Ce n'est autre que Voldemort.", dit-il, la voix à peine plus élevée qu'un murmure.

Lorsqu'il rouvrit les yeux, ce fut pour voir Hermione qui le regardait, le regard flamboyant.

"Pourquoi est-ce que vous ne me l'avez jamais dit?", siffla-t-elle.

"Je suis désolé, ma chérie, je…"

"Ne m'appelle plus jamais comme ça!", hurla-t-elle, avant de sortir de la pièce en courant, les larmes aux yeux.

Quand elle fut sortie, Mrs. Granger releva la tête et regarda son mari droit dans les yeux:

"Je t'avais bien dit qu'elle ne l'accepterait pas, et que ce serait trop dur pour elle à supporter.", cracha-t-elle.

"C'aurait été encore plus dur pour elle à supporter si nous avions attendu encore plus longtemps.", se défendit son mari. "C'est nous qui avons attendu trop longtemps. Nous aurions du déjà le lui dire lorsqu'elle a reçu sa lettre pour Poudlard."

"Nous en avions déjà discuté à ce moment-là, tu t'en souviens, et nous avions décidé qu'il valait mieux ne rien lui dire. Que ça n'avait sans doute rien à voir…"

"Et c'était une erreur. Il était grand temps que nous la réparions. Tant pis si elle nous déteste pendant quelques temps à cause de cela. Je préfère lui avoir dit la vérité."

"Tant pis? Tant pis? Comment peux-tu réagir aussi calmement? C'est notre fille, Hugh!", hurla-t-elle.

"Hermione n'est pas notre fille, Wendy.", soupira Hugh Granger. "Tu le sais aussi bien que moi. Nous avons beau l'aimer comme si elle était notre propre fille, elle a beau être notre fille aux yeux de la loi, Hermione ne sera jamais réellement notre fille. Elle est la fille de Voldemort et de la femme qui nous l'a confiée. Un point c'est tout. Tu n'as pas le droit de te voiler la face et de te dire envers et contre tout qu'elle est notre fille, ou c'est pour toi que le réveil sera difficile à accepter."

Mrs. Granger éclata en sanglot et s'enfuit de la pièce, laissant son mari seul.

Pendant ce temps, les larmes d'Hermione s'étaient taries, laissant la place à une colère sourde, et à une rage mêlée de haine envers ceux qu'elle avait considérés pendant tant d'années comme ses parents. Elle savait bien que c'était le côté de son père qui se réveillait en elle, mais elle s'en fichait. Puis les mots du Choixpeau lui revinrent à l'esprit:

'Tu tiens tout autant de ton père que de ta mère'. Sur le coup, elle n'avait pas compris le sens de ces paroles. Mais maintenant qu'elle connaissait la vérité, voilà qu'elle se rappelait de nombreux faits étranges qui s'étaient passées autour d'elle:

'Je n'arrive pas à voir laquelle des deux maisons t'irait le mieux. Serpentard ou Gryffondor?' Pourquoi le Choixpeau ne l'avait-il pas envoyé à Serpentard? Cela aurait été tellement plus simple. Comment dire à son meilleur ami qu'elle était la fille de l'homme qui voulait le tuer, la fille de son pire ennemi? Et comment réagirait-il? Et Ron? Ils la détesteraient sûrement. Ne valait-il pas mieux qu'elle se fasse détester d'eux dès maintenant?

Ou alors, qu'ils ne sachent rien de ses origines! Oui. C'est ce qu'elle allait faire! Ils ne sauraient jamais la vérité. Elle la leur cacherait. Ce serait certainement très dur, mais ses "parents" avaient bien su le faire pendant quinze ans, elle-même pourrait bien le faire avec ses amis. Sa décision était prise.

Et non seulement elle cacherait la vérité à Harry, mais elle se servirait de lui pour venger sa mère. Elle ne pourrait sûrement pas tuer Voldemort de ses propres mains, alors elle trouverait le moyen de tuer son père, et elle le donnerait à Harry. Ainsi, sa mère serait enfin vengée à la fois de la cruauté de son père et de la lâcheté et de la trahison de ceux qu'elle avait toujours considérés comme ses parents, et qui le lui avaient laissé croire quinze ans durant.

'Quelle puissance en est sortie!' N'était-ce pas ce que lui avait dit aussi Mr. Ollivander? 'Une baguette très puissante, utile pour les sortilèges d'attaque.' C'était encore un trait qui lui venait de son père. De plus, elle avait bien senti une hésitation dans la voix du marchand. Une baguette qui ne devait pas tomber entre de mauvaises mains. Il ne l'avait pas dit explicitement, mais c'était aussi ce qu'il avait voulu dire. Un sourire mauvais étira les lèvres d'Hermione: si le vieillard avait su à qui il vendait cette baguette! La fille de Voldemort en personne! Celle qui serait bientôt la terreur du monde sorcier, tout comme son père l'avait été à son époque…

L'horreur se peignit sur le visage d'Hermione: comment avait-elle pu avoir de telles pensées? Comme si ça ne suffisait déjà pas d'être la fille d'un tel monstre, fallait-il encore qu'elle pense comme son père? Et personne ne pourrait l'aider, à ce niveau-là. Finalement, Harry et Ron la détesteraient sans doute même sans avoir à connaître sa véritable nature, si elle continuait à avoir de telles réactions.

C'était le genre de moment où elle serait normalement allée voir Wendy, pour être réconfortée. Mais sa colère contre les Granger était encore trop forte pour qu'elle pense un seul instant à le faire. Comment avaient-ils pu lui cacher la vérité comme ça pendant si longtemps? Elle leur avait fait confiance pendant toutes ces années, et voilà comment ils la récompensaient! En lui mentant sans cesse. En lui cachant la vérité sur ses origines. Comment pourrait-elle jamais leur pardonner? C'était tout simplement impossible.

Fort heureusement, elle n'aurait que quelques jours à passer avec les Granger, puisque les parents de Ron viendraient la chercher avant la fin de la semaine. Mais où iraient-ils? Maintenant que Sirius était mort, ils ne pouvaient plus aller au 12, square Grimmauld. Et le Terrier n'était pas assez sûr. Finalement, qu'importait le lieu: l'essentiel était qu'elle soit enfin éloignée de ces lâches qui lui avaient menti pendant tant d'années.

Soudain, un hibou toquant à la fenêtre la sortit de ses pensées. Elle lui ouvrit, et décacheta la lettre. C'était le professeur Dumbledore:

Chère Miss Granger,

En tant que chef de l'Ordre du Phœnix, je tiens à vous informer que vous serez emmenée au nouveau Quartier Général de l'Ordre par Mr. Weasley, qui passera chez vous demain matin, à 10h30 précise. Si Mr. Weasley n'est pas là à l'heure dite, vous devrez prendre de la Poudre de Cheminette afin de vous rendre à l'ancien Quartier Général de l'Ordre. Les professeurs Rogue et McGonagall vous y attendront, ainsi que Mr. Maugrey. Je tiens à vous rappeler que les règles en vigueur l'année dernière concernant Mr. Potter sont maintenues cette année, et même renforcées pour des questions de sécurité. J'ose espérer sincèrement que vous comprendrez et accepterez sans difficultés ces mesures prises dans votre propre intérêt et dans celui de Mr. Potter.

Bien à vous,

Professeur Albus Dumbledore.

Hermione froissa la lettre et la jeta dans la poubelle. Après de telles injonctions, elle n'avait aucun mal à comprendre pourquoi son père détestait tant Dumbledore. A peine avait-elle formulé cette pensée que l'horreur et la peur se peignirent à nouveau sur son visage: elle considérait les crimes ou désirs criminels de son père comme étant normaux! Elle s'assit sur son lit, au bord des larmes. Elle commençait à se rendre compte de ce que signifiait cette filiation: elle allait commencer à penser comme son père, peut-être –certainement – allait-elle même prendre sa suite. Quoique son père n'accepterait sûrement pas la concurrence que risquait de lui faire sa propre fille. Il ne lui resterait alors plus qu'une solution: la tuer.

Les paroles de Hugh Granger lui revinrent alors en mémoire: 'C'est lui qui l'avait tuée, et elle ne voulait pas qu'il t'arrive la même chose.' Alors comme ça, c'était pour la protéger qu'ils l'avaient adoptée. Une lueur d'espoir illumina son regard: et si son père ne savait jamais qu'il avait une fille. Mais c'était impossible, pensa-t-elle sombrement. S'il avait tué sa mère, c'était à cause de cette paternité qu'il refusait. Il ne voulait pas de concurrence. Et il devait bien savoir qu'il avait raté son but: qu'Hermione était toujours vivante.

Si Malefoy le savait: la "Sang de Bourbe" qu'il avait insulté pendant tant d'années était en fait une Sang Pur, et même des plus purs, puisqu'elle descendait directement de l'un des plus grands sorciers de tous les temps: Salazar Serpentard! Mais un sorcier qui est aussi le plus grand mage noir de tous les temps, lui glissa une petite voix venant de l'intérieur d'elle-même. Peut-être, mais l'un des plus grands sorciers qui ait jamais vécu tout de même, répliqua-t-elle à sa conscience.

Et les étincelles qui étaient sorties de sa baguette, et qui en sortaient dès lors qu'elle la nettoyait: encore une chose qu'elle tenait de son père. Comment avait-elle pu être envoyée à Gryffondor, alors que sa baguette lançait des étincelles vertes et argent, et qu'elle était l'héritière de Salazar Serpentard? Car c'était ça que signifiait 'L'héritier du serpent'. Bien sûr, le Choixpeau avait hésité, bien sûr, c'était sa compétence pour la métamorphose qui l'avait décidé, mais elle était tout de même l'héritière de Salazar Serpentard, la fille du Seigneur des Ténèbres.

Pourtant, il semblait qu'elle ne tenait pas tant que ça de son père: après tout, elle n'avait jamais parlé Fourchelang. Et elle n'avait pas compris ce que Harry avait dit au serpent en deuxième année. De plus, elle était à Gryffondor, et le Choixpeau avait bien dit qu'elle avait le courage des membres de cette maison. Et ce n'est pas spécialement ce que son père aurait attendu de l'héritière de Salazar Serpentard. Peut-être y avait-il encore un espoir? Après tout, qui pourrait imaginer la fille de Voldemort autre part qu'à Serpentard? Personne, pas même Harry, si, par le plus grand des hasards, il avait un jour vent de son existence.

Et si même Harry ne pouvait pas se l'imaginer, ce n'est pas son père qui allait une seule seconde pouvoir le concevoir!

Oui, la chance d'échapper à son père se trouvait justement là, dans ce simple fait qu'elle se trouvait à Gryffondor. Dès lors, il n'y avait plus à se soucier de quoi que ce soit: elle cacherait tout simplement tout de ses origines à ses amis, et la vie quotidienne d'étudiante à Poudlard continuerait comme avant. Et puis, le seul lien qu'elle avait avec Voldemort était un lien de parenté. Elle était sa fille, rien de plus. Dès lors que personne n'était au courant, il n'y avait rien à craindre. Bien sûr, être la fille de Voldemort ne signifiait pas rien, mais ce n'était pas comme si elle allait soudain se mettre à pratiquer la magie noire et à torturer les Moldus.

Non, tout continuerait comme avant, rien ne changerait dans ses relations avec les autres, qu'il s'agisse de Ron et Harry, ou de Malefoy. Il n'y avait aucune raison que cela change. Même si elle était la fille de Voldemort, elle resterait aux yeux de tous Hermione Granger, "Sang-de-Bourbe" en sixième année à Gryffondor. Et pendant ce temps-là, dans l'ombre, elle se mettrait à œuvrer contre son père, cherchant tous les moyens possibles et imaginables de le détruire, et de venger sa mère.

Mais était-il possible de le vaincre? Après tout, Harry avait bien renvoyé l'Avada Kedavra il y a quinze ans, et ça n'avait fait que l'affaiblir. Certes, il avait été assez affaibli pour devoir disparaître durant treize années, sans pouvoirs, mais lui aussi avait survécu. Et il n'existait pas, à sa connaissance, et Merlin savait combien elle avait lu, de sortilège plus puissant que l'Avada Kedavra. Certes, Harry avait pu y résister, mais la protection que lui avait accordée sa mère en se sacrifiant pour lui avait été brisée lorsque Voldemort était revenu à la vie. Et cette protection n'avait fait que renvoyer le sortilège.

Même si c'était déjà beaucoup, ce n'était qu'un sortilège de défense, que le mage noir était parvenu à vaincre d'une manière ou d'une autre. Et désormais, lui-même possédait cette protection. Et elle savait bien que seul un sortilège d'Antique Magie pouvait vaincre un autre sortilège d'Antique Magie. De plus, cette magie n'était pas enseignée à Poudlard, car jugée trop dangereuse pour peu qu'un sorcier l'utilisât à de mauvaises fins. Et Merlin savait combien cette magie était puissante.

Mais si Lily Evans avait été capable de l'apprendre, c'était bien qu'elle avait du trouver des livres. Et Hermione se doutait bien de l'endroit où elle avait du trouver un tel livre. Car il n'y avait qu'un seul lieu dans l'enceinte de Poudlard où cela était possible : la Réserve de la bibliothèque. Bien sûr, il était interdit d'y pénétrer, mais il lui avait malgré tout été possible de le faire, pour apprendre cette magie si puissante. Et même si elle avait pris option renforcement en Défense contre les Forces du Mal, ce n'est pas ainsi qu'elle aurait pu avoir accès à ces grimoires.

Cependant, Hermione était dans son caractère et dans son sang une Serpentard, et si le courage la caractérisait, la ruse et la persévérance qui pouvaient se révéler être les siennes lorsqu'elle avait une idée en tête étaient loin d'être ses moindres qualités. De plus, elle avait déjà prouvée à plusieurs reprises qu'elle était capable, elle, la petite fille modèle, préfète exemplaire de Gryffindor, de briser les règles, pour peu qu'elle l'estime nécessaire à la réalisation de ses projets. Et cette fois-ci, il était plus que nécessaire d'agir telle une Serpentard, au mépris de toute règle. Les lois valent en tant de paix, les règles se tiennent lorsque tout va bien, mais désormais, il était question de l'avenir du monde sorcier dans son ensemble, et Hermione n'avait pas l'intention de s'embarrasser de principes et de règles établies pour la protection de savoirs dangereux lorsque l'enjeu en face n'était autre que la survie de tout un peuple et la défense de la liberté et de la justice. Réflexion faite, il ne s'agissait pas de la survie d'un seul peuple. Si Voldemort vainquait, c'était le monde entier qui était en danger. Et les peuples de la terre, qu'ils soient humains ou non, sorciers ou Moldus, étaient tous concernés par la menace que représentait son père.

Et face à cet enjeu, les règles qu'elles estimaient juste jusqu'à quelques jours auparavant étaient désormais devenues obsolètes, et elle allait se faire un devoir de les briser.

Sa décision était désormais prise, et rien ni personne ne saurait jamais l'en détourner.

Ce qu'elle ne savait pas, c'est que le destin avait décidé de l'aider dans la tâche qu'elle s'était imposée

Merci à tous mes revieweurs, et place aux RAR.

Cassy: Hello! Je suis prêt à subir les assauts de la poseuse de questions-qui-ne-donnent-aucun-répit-à-l'auteur en chef. Alors c'est parti pour les réponses: non, comme tu viens de le lire, on ne vivra pas la première année en entier, première année qui sert seulement d'introduction à l'histoire. Quant aux "gens", c'est maintenant qu'on les voit plus vieux. Sa maman, je n'ai pas encore décidé du moment où l'on apprendrait son identité. Pour tout dire, je n'avais même pas prévu de le faire, mais je vais essayer de le caser dans mon histoire. Son little papa? Pour le moment, il en aura plus après Harry qu'après Hermione, puisqu'il ne sait pas où ni qui elle est. Mais il pourra compter sur un fidèle Mangemort pour lui rapporter certains évènements étranges se passant autour d'une certaine Gryffindor, et comme il est intelligent, il n'aura pas trop de mal à faire le lien, gniark, gniark, gniark… Ron va bien sûr rester en second plan par rapport à Hermione, tout comme il l'est avec elle par rapport à Harry dans les livres originaux, mais il va naturellement avoir son importance dans l'histoire. J'ai quelques projets pour ces deux-là, mais comme je suis (légèrement/terriblement/extrêmement, barrer la/les mention(s) inutile(s)) sadique/cruel (idem) avec mes personnages, ils sont loin d'être réjouissant, pour l'instant… Mon pseudo, c'est plutôt à cause du Ron du tome 2 en particulier (arachnophobe), et de tous les tomes, en fait (roux et impulsif). En fait de demain, il a fallu attendre un long moment pour pouvoir lire ce chapitre, que j'ai eu un mal fou à terminer, du fait de mon manque total d'inspiration quant aux sentiments d'Hermione. L'histoire va se passer durant les sixième et septième années d'Hermione (tu l'avais déjà demandé, sous une autre forme). Et par conséquent, les cinq premières années se sont passées "comme en vrai". Je ne peux pas encore savoir si c'est un vrai AU, mais je serais franchement étonné d'apprendre que tonton Voldy à une fille (ou même un garçon)!!! Je n'en ai pas encore marre de toutes tes questions, même si c'est un peu dur pour lire tout ça d'un coup, sans avoir un paragraphe par question (tu vois, je suis)! Je choisirais plutôt la réponse c: tu t'arrêteras peut-être un jour. Je ne vais pas te frapper pour n'être (désormais) qu'au chapitre 19, mais j'aimerais quand même que tu m'envoies quelque chose à corriger, parce que je commence à m'ennuyer, en tant que bêta-lecteur. Moi, j'ai une question: est-ce que c'est pour me remercier de t'avoir fait une grande réponse que tu me fais une grande review en retour? Pas que je n'aime pas, bien au contraire, mais c'est un peu difficile de lire tout ça, comme je viens de te le dire un peu plus haut… J'avoue que je n'espérais plus ce compliment que tu me fais, en me disant que tu aimes bien mon chapitre. Merci! Dans ce chapitre, tu as eu accès à "ce qui se passe dans sa petite tête trop remplie", mais tu ne sais pas encore comment elle fait pour ne pas griller ses neurones (et moi non plus, au juste). Donc, pour résumer cette RAR sans queue ni tête (forcément, la review était de même), et que je n'espère pas bourrée de faute (j'ai un correcteur d'horrtaugrafes sur Word, donc, ça devrait aller), merci pour ta review, et viva Cass', petite co- de moi!

P.S: Ne t'inquiètes pas, je t'ai déjà lue dans nos discussions sur MSN, et je connais cet état qui t'est naturel.

Robisous,

Ron.

Link9: La voilà! Merci pour ta review.

Miss Bact: Merci pour ta review, souhait exaucé. Voilà la suite.

Setsuna Girl: J'ai suivi ton avis, comme tu peux le voir (c'était déjà le mien, alors je n'ai pas eu trop de mal;)). Merci pour ta review. Concernant nos échanges de points de vue, je tenais à te préciser que j'avais, après réflexion, retenu certaines de tes idées en ce qui concerne la suite de la fic.