Coucou !
Et oui c'est bien moi après 1 (ou je sais plus) 2 mois d'absence ! :)
Comme je l'avais dit, j'étais pas mal occupée ces derniers mois mais là je suis en (grande ^^) vacance dans quelques jours ! :D
Donc les chapitres devraient arriver plus vite .... si il y a toujours quelqu'un pour les lire lol
Sur ce .... Bonne lecture à vous !!!!
Ah et aussi un grand grand grand GRAND merciiiii encore une fois à toute les personnes qui me laisse des reviews, ça me fais plus que méga plaisir ! :D :D
Chapitre 8 –Tête à tête
Mon cours d'histoire ne commençait qu'à 9h, pourtant, j'étais déjà debout depuis 6h30. La nuit avait été courte. Alice et Charlie dormaient encore bien profondément tandis que je prenais mon petit déjeuner seule dans la cuisine. Attablée devant mon bol de céréales, je repensais au conseil d'hier soir. Parler à ma sœur m'avais fait du bien, je me sentais plus sereine et beaucoup plus en confiance pour affronter mon déjeuner de midi avec celui que j'aimais. Mais est-ce que cela allait durer … ?
Une fois mon déjeuner engloutit, je cherchais un moyen de m'occuper. Je fis un tour dans le salon et découvris les restes d'une soirée Base-ball devant la télé, c'est-à-dire : bouteilles de bières vides sur le sol, chips renversés sur le tapis qui avait appartenu à ma grand-mère maternelle bref … le chao. Je soupirai et me mis au travail. Le nettoyage du salon ne me prit que 15min alors pour ne pas m'arrêter en si bon chemin, je continuais avec le reste de la maison : entrée, toilettes, cuisine …. Je venais de finir de frotter l'évier quand Alice fit son apparition à côté de moi.
- Bonjour !
Je sursautai bien évidemment.
- Tu m'as fait peur !
- Tu es bien matinale aujourd'hui …, me dit-elle avec un grand sourire.
- Oui je …
- Tu es stressée ça se comprend. Un tête à tête avec un beau garçon, c'est toujours un peu déstabilisant. Il ne faut pas faire de gaffe, ne pas paraître trop débile, ne pas bégayer, avoir toujours le sourire, éviter de ne pas se tacher bref c'est un effort monumental pour certaine.
Je la dévisageai. Elle continuait de me sourire.
Alice était Alice dès le matin et même après une nuit assez courte.
- Fais-moi penser à te remercier pour tes magnifiques conseils ce soir !, m'exclamai-je avec ironie.
- J'y compte bien !
Elle prit un bol dans l'étagère et prépara son petit-déjeuner ainsi que celui de Charlie et tandis que je rangeais mes accessoires de nettoyage, elle reprit :
- Au fait, papa et moi-même on va chez tante Carmen aujourd'hui.
- Ah bon ? Mais je vais être obligée de venir non ?, demandai-je.
- Non. Je lui ai déjà dit que tu étais occupée aujourd'hui et donc qu'il n'y aurait que moi et Charlie. En conclusion, tu as la maison pour toi toute la journée chère petite sœur.
Ouah, cela voulait dire que je pouvais amener Edward à la maison. Mon cœur fit un bond rien que de m'imaginer Edward à la place d'Alice sur la chaise. Quelle chance mais surtout quelle coïncidence, cela me semblait des plus bizarre!
- Attends ! Tante Carmen vous a invités quand exactement ?
- Hier après-midi. Pourquoi ?
Je réfléchis 2 petites secondes avant de comprendre enfin ce qui clochait dans tout ça.
- Mais comment hier après-midi, tu pouvais savoir que j'allais être occupée aujourd'hui ? Je t'ai parlé de mon déjeuner avec Edward cette nuit !
Je la toisais avec insistance. Elle me regarda avec de grands yeux ronds cherchant sûrement une réponse logique à me dire. Elle prit une gorgée de son bol, le reposa sur la table et avança sa tête vers moi tout en murmurant :
- Je n'en ai aucune idée !
- Sérieusement ?
Elle hocha la tête.
- Tu sais des fois tu me fais peur …, lui avouai-je.
- Je sais mais au moins grâce à moi, tu seras tranquille avec ton prince. A moins que tu tiennes absolument rendre visite à tante Carmen ?
Je ne répondis pas.
Même si j'adorais ma tante Carmen ainsi que ses enfants Lizzie et Benjamin, pour rien au monde je n'aurais loupé un « rencart » avec Edward. Et puis connaissant ma cousine Lizzie, collectionneuse de petits amis à la chaîne, qui passait son temps à me pousser à être moins timide et à sortir un peu plus, elle ne m'en voudrait pas.
- Soit !, reprit Alice. L'affaire est réglée ! Maintenant vas te préparer ou tu vas être en retard.
Je jetais un coup d'œil à l'horloge … 8h.
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1h plus tard, j'arrivais au lycée avec le bus scolaire. Alice m'avait encore emprunté ma Chevrolet, sous les protestations de mon père qui ne comprenait pas pourquoi on le traitait comme un malade, pour se rendre chez tante Carmen qui habitait à 15km de là dans une petite maison dans les bois. Jacob n'avait pas pu m'amener car les mercredis, il travaillait toute la journée au « Garage de Marcus ». J'avais donc été obligée d'utiliser le bus, où se regroupaient tous les adolescents de famille modeste qui ne pouvaient s'offrir une voiture. A vrai dire, j'avais souvent utilisé ce bus à une époque mais grâce à mon père et au talent de mon meilleur ami, je pouvais me rendre moi-même au lycée au volant de ma vielle et fidèle Chevrolet.
Je rejoignis Angela et Ben sur le parking et nous nous dirigeâmes à l'intérieur du bâtiment principal. Pendant que nous traversions le couloir, je fis part immédiatement des derniers évènements à Angela. Elle réagit comme une meilleure amie pouvait le faire, c'est-à-dire, qu'elle était contente pour moi et qu'elle souhaitait que tout se passe pour le mieux sans pour autant demander plus de détails. Elle me conseilla d'attendre un petit moment avant de donner une réponse à Riley, et trouva que l'alibi Jacob était une bonne idée si …
- Si Edward ne m'invite pas au bal, terminai-je.
Le cours d'histoire passa assez rapidement. Ce n'était pas ma matière préférée mais elle était assez intéressante pour qu'elle m'occupe l'esprit une petite heure. Malheureusement une fois le cours terminé, je retrouvai mes pensées vagabondes et pleines d'angoisse. La sérénité et la confiance que j'avais en moi ce matin, c'étaient bien vite envolées. Et la pause de 10h n'arrangea rien.
- Bella ! Il s'approche ! me murmura Angela dans l'oreille.
Je tournai la tête à gauche. Personne.
- Il s'approche ! Oh mon dieu il vient vers toi ! Il vient vers toi !, gémissait-elle à présent.
Elle me serra le bras de toute sa force. Et croyez-moi elle ne faisait pas semblant.
- Où ça ?, lui dis-je en me tournant vers elle.
Et là je le vis. Derrière l'épaule gauche d'Angela, je voyais le beau Edward Cullen avancer vers moi au ralentit. Mon dieu ! Alice avait raison j'étais vraiment accro à ce garçon. Le couloir me sembla tout d'un coup beaucoup trop court car il se tenait déjà devant moi.
- Salut Bella, me dit sa voix douce.
- Sa... Salut …
Okay. Parler en face à face n'avait rien à voir avec une discussion par téléphone. J'avais l'air d'une idiote. Conseil d'Alice : Ne pas bégayer. Raté !
- Euh … Tu connais Ange- …, repris-je en voulant inclure ma meilleure amie dans la conversation.
Je me tournai vers elle et découvris l'espace vide qu'elle avait occupé il y a un instant.
- … -la ? Euh … elle a du partir aux toilettes, me rattrapai-je en rougissant.
Il rigola doucement avant de dire :
- Au fait, hier soir je ne t'ai pas dit où je voulais t'inviter à manger …
- Tu veux manger chez moi ?, lâchai-je d'un coup.
Il me regarda surpris tandis que je regrettais soudainement cet élan de spontanéité chez moi. Edward chez moi. Edward dans mon salon. Edward dans ma cuisine. Edward dans ma chambre … ouh la tout cela me semblait bien irréel et pourtant …
- Si tu veux, me dit-il en souriant. Midi, sur le parking, c'est bon ?
Je hochai la tête, incapable de dire quoi que ce soit.
La sonnerie de fin de pause retentit.
- A tout à l'heure alors.
Et il rejoignit son cours à pas rapide me laissant seule dans le couloir qui se vidait. Angela se matérialisa alors devant moi, me pris par le bras et me fit avancer tout en maugréant qu'on allait être en retard pour le prochain cours.
Les 2 heures qui suivirent furent les plus longues de ma vie. J'avais hâte et j'étais à la fois stressée de ce qu'il pourrait se passer ou ne pas se passer. La sonnerie se fit entendre et je me précipitais vers la sortie une fois mes affaires rassemblées.
Le parking était désert, sûrement dû au fait que j'avais cavalé dans les couloirs. Cela me fit remarquer justement que c'était la première fois que je courais sans finir avec une égratignure. L'adrénaline était vraiment un remède efficace contre sa nature, la mienne étant une maladresse certaine. Les élèves commençaient à présent à sortir du lycée et se dirigeaient sur le parking. Les mains dans les poches, je guettais de tous les côtés l'arrivée d'Edward, quand un klaxon derrière moi me fit sursauter :
- Swan ! Tu es au milieu de la route ! Bouge !
Je me décalai sur la droite pour laisser passer un cabriolet d'un rouge flambant neuf à en faire pâlir les plus grandes Ferrari. Rosalie ne me jeta même pas un regard tandis que son sportif de petit ami me fit un clin d'œil des plus douteux. Exaspérant !
Le parking se vidait peu à peu et toujours pas d'Edward à l'horizon. Le bus scolaire était déjà partit, seul quelques élèves flânaient par endroit. Et c'est au moment où je pensais qu'il ne viendrait pas qu'un nouveau klaxon retentit derrière moi. Croyant que je bloquais la circulation une nouvelle fois, je fis un pas sur le côté. Une Volvo grise s'arrêta alors devant moi tandis que par la fenêtre baissée, un visage d'ange me dit :
- Monte !
Sans aucune hésitation, je m'engouffrai dans la voiture. Dehors, le temps était maussade et il faisait un froid de canard mais au côté d'Edward, tout mon corps bouillonnait. C'était la première fois que je me retrouvais dans sa voiture, et encore mieux, c'était la première fois que je me trouvais seule avec sa seule compagnie. Il redémarra rapidement et sortit de l'enceinte du parking. Il tourna à gauche et suivi la grande route, la principale de Forks. Aucun mot n'avait été pour le moment échangé. Je décidai alors de rompre le silence et d'essayer d'arracher quelques mots à mon apollon.
- Il va bientôt pleuvoir …
Du coin de l'œil, je le vis tourner la tête vers moi, surpris.
- Tu me parles météo ? me dit-il en rigolant
Okay sur ce coup-là, j'avais été une imbécile. J'aurais pu lui parler de n'importe quoi d'autre, qui aurait été beaucoup plus intelligent, et au lieu de ça, voilà que je lui parle du temps qui fait dehors ! Je me mordis aussitôt la lèvre.
- Excuse-moi, je ne suis pas très douée pour lancer des conversations intéressantes, lui avouai-je.
Il passa la 4ème et tout en surveillant la route, il m'avoua lui aussi, non sans humour, que ce n'était pas sa tasse de thé non plus.
- Je crois que tu as pu t'en apercevoir pendant les TD de bio, ajouta t-il.
- Oui en effet.
J'étais à présent un peu plus à l'aise en sa présence mais mon cœur continuait de tambouriner à 100 à l'heure. Edward avait du remarquer quelques chose car il me demanda si j'allais bien.
- On ne peut mieux !, lui répondis-je avec mon plus beau sourire.
Mon apollon me décrocha un petit regard et l'espace d'une seconde, qui dura une éternité pour moi, ses yeux d'un vert émeraude croisèrent les miens. Mon cœur dans sa course folle eu un raté. Si nous n'étions pas encore sur la route, je crois bien que je me serais jetée sur ses merveilleuses lèvres et qu'importe son consentement ou non. Malheureusement, son beau visage se re-concentra sur la route me laissant contempler discrètement son profil.
- Nous y voilà !, s'exclama t-il.
Je tournais la tête par la fenêtre et découvris, assez surprise d'ailleurs, que nous nous étions garés à l'emplacement exact de ma Chevrolet ce matin.
- Com ... comment tu savais où j'habite ?, le questionnai-je en descendant de la Volvo.
- Bella, tout le monde sait ici où habite le chef Swan, me dit-il comme une évidence en claquant sa portière.
Bien sûr suis-je bête …
- Ton père est là ? reprit-il en désignant la voiture de Shérif garée le long du trottoir.
- Non, il est sortit pour la journée avec ma sœur. Donc … il n'y a que toi et moi …
Ces derniers mots me firent frissonner, à moins que ce ne soit les fines gouttelettes de pluie qui tombaient sur mon visage car comme je l'avais dit juste avant « il pleuvait ». Je remontai donc la petite allée menant à ma porte d'entrée à pas rapides, Edward juste derrière moi. Une fois la porte ouverte, j'invitai Edward à entrer et à faire si je puis dire « comme chez lui ». Il s'avança dans l'entrée et commença à enlever son manteau gris. Je refermai la porte tout en le couvant des yeux. Il était si beau … même de dos …. Il se retourna et ses lèvres bougèrent doucement …
- Isabella ?
Je repris soudain mes esprits.
- Hein ? Quoi ?, dis-je rouge de honte. Excuse-moi, tu disais quelque chose ?
- Je disais que ton entrée est très accueillante, et je viens de te demander si je peux visiter le reste de la maison …
Ouah j'avais loupé tout ça, et ben ….
Je réfléchis un quart de seconde : salon okay, cuisine okay, toilette okay ….. Rez-de-chaussée okay ! Je bénis d'un coup mon envie soudaine de ménage de ce matin. En revanche, l'idée que Edward puisse visiter ma chambre … pas okay ! Qui sait ce qu'il pourrait y trouver ? Alors vite, vite il me fallait une excuse pour le 1er étage !
- Oui si tu veux mais je te déconseille l'étage, ma sœur est très bordélique et ne veut surtout pas qu'on puisse déranger son havre de paix.
Si Alice avait été là, elle m'aurait rigolé au nez.
- Sans problème ! Je ne voudrais pas être mal vu par ta … sœur.
L'hésitation dans sa voix me parue bizarre, mais je ne sus dire pourquoi sur le moment.
- Le salon est par là ?, ajouta t-il.
J'acquiesçai et il se dirigea vers le séjour d'un pas lent en jetant des petits coups d'œil partout. Pour ma part, je pris mon rôle de maîtresse de maison très au sérieux et m'élançai dans la cuisine afin d'y préparer un bon repas pour Edward et moi. J'étais assez bonne cuisinière à la différence du reste de ma famille. Charlie et Alice avaient tendance à manger ce qu'ils avaient sous la main, ma mère elle … à vrai dire je me demande encore comment elle faisait pour manger quand je n'étais pas née. Je ne l'avais jamais vu derrière une casserole.
Je parcourrai les placards à la recherche d'une idée mais malheureusement, je fus déçue de constater qu'il n'y avait pas de quoi faire un bon festin. Je m'apprêtai à refermer le dernier placard quand mon œil capta un petit papier rose accroché sur une boîte de gâteaux. C'était un post-it sur lequel on pouvait lire :
« Bella, j'ai oublié de faire les courses. Pardonne-moi.
J'espère que ton cavalier ne lira pas ce mot.
Ta vilaine sœur »
Je rigolai, obligée de constater, encore une fois, qu'Alice avait prévu que j'inviterais Edward à la maison. D'ailleurs, le post-scriptum me le confirma :
« Ps : J'ai commandé chinois pour 13h ! Bon appétit à vous 2 ! »
Edward arriva à ce moment là dans la cuisine. Je refermai le placard vivement d'une main tandis que l'autre mettait le petit papier dans ma poche.
- Vraiment très joli chez toi ! L'écran plat est vraiment super !, s'exclama t-il.
- Merci.
(Je ne comprendrais jamais les hommes et leurs passions pour les écrans plats.)
- Alors qu'allons-nous manger mademoiselle Swan ? reprit Edward avec un grand sourire en s'installant sur une chaise.
Je rougis. C'était tellement bizarre d'avoir en face de soi, l'être auquel on est irrésistiblement attirée, et qui auparavant ne m'avais presque jamais parlé.
Je décidai de rentrer dans son petit jeu.
- Chinois monsieur Cullen !
Comme si tout avait été calculé à la seconde, l'horloge de la cuisine sonna. Il était 13h. Et au même moment, on frappa à la porte.
- Ah ! Notre repas est arrivé ! Je reviens.
Je traversai la cuisine et sentis son regard me suivre. J'ouvris la porte et la livreuse commença son discours d'une voix enjouée et avec un grand sourire commercial.
- Mademoiselle Swan ? Vous avez commandé 2 repas complets, c'est bien ça ? me dit-elle en regardant son carnet.
- Sûrement …, lui répondis-je simplement.
Elle leva la tête et me regarda bizarrement.
- Combien je vous dois ?, repris-je en pensant à Edward qui m'attendait dans la cuisine.
- 10 dollars et 50 cents, s'il vous plaît.
- Tenez, c'est pour moi, s'éleva une voix dans mon dos.
Edward lui tendit un billet de 20 dollars et récupéra notre repas.
- Et gardez la monnaie, continua t-il.
- Merci …, dit la livreuse en contemplant le billet avec de grands yeux.
Edward me fit alors un clin d'œil et rejoignit la cuisine. Je remerciais à mon tour la jeune fille et entendis juste au moment où je refermais la porte :
- Et la maison « Chinois Chez toi » vous souhaite un bon appétit !
Je retournai dans la cuisine et l'odeur du riz chaud et des sushis parvint à mes narines, mon ventre répondit assez bruyamment à cet appel d'ailleurs. Edward avait déjà sortit les plats et les baguettes du sac et attendait tranquillement mon retour en souriant. J'allais lui dire qu'il n'aurait pas dû payer et faire tout ça mais avant que j'ai pu sortir le moindre mot …
- Je te rappelle que c'est moi qui t'ai invité au départ, se justifia t-il. Donc c'est mon devoir de te servir aujourd'hui. (Il se racla la gorge) Et comme mon petit doigt me dit que vous avez très faim mademoiselle Swan, je vous propose de commencer à manger tout de suite avant que cela ne refroidisse.
Il se la jouait « gentleman » et c'était très mignon à voir. Je m'installai donc en face de mon apollon et nous commençâmes à manger. Durant quelques minutes, nous mangeâmes en silence mais je ne pus me retenir plus longtemps de lui poser la question qui me tracassait l'esprit depuis hier soir.
- Edward, je peux te poser une question ?
- Je t'en prie, me répondit-il avant d'avaler un bout de sushi.
- Pourquoi tu m'as invitée à déjeuner ?
Il ne répondit pas, se contentant de baisser les yeux dans son plat de riz sans arrêter de sourire.
- Je veux dire, pourquoi tu m'invites aujourd'hui ? Depuis que ta famille et toi vous avez aménagé ici, nous ne nous sommes que très rarement parlés et on ne peut pas dire que nous sommes spécialement amis. Mais ça ne veut pas dire que je ne veux pas que nous soyons amis hein !, me rattrapai-je rapidement. A vrai dire, je voudrais comprendre ce qui a changé du jour au lendemain ? Est-ce que c'est moi ? Ou alors toi ? Ou …
Ou alors tu t'es rendu compte que j'étais la femme de ta vie ? J'avais fermé la bouche avant de dire une bêtise mais ces derniers mots me restaient dans la tête.
Il leva les yeux vers moi, posa ses baguettes sur la table, joignit ses mains entre elles et fit mine de réfléchir avant de s'exclamer:
- Et ben, ça fait beaucoup de questions tout ça !
Je baissais à mon tour le regard, terriblement embarrassée d'avoir pu le mettre mal à l'aise et d'avoir gâché la bonne ambiance qui s'était installée entre nous.
- Bon. Je réponds à toutes tes questions mais ensuite tu réponds aux miennes, me dit-il doucement. Est-ce que cela te va ?
Je hochais la tête et lui fis un petit sourire en coin en signe d'accord.
- Tout d'abord, commença Edward, je t'ai invitée à déjeuner car … j'en avais très envie. Quand j'ai appris pour ton père et son malaise, je me suis rendu compte que je ne te connaissais pas autant que je ne le voulais. Après tout, ça fait plus d'un an que tu es ma partenaire de TD mais nous n'avions jamais discuté … enfin … d'autres choses que les cours je sous-entends.
Il fit une pause, attendant sûrement une réponse de ma part … sauf que mon cerveau avait bloqué dès sa première phrase et j'avoue ne pas avoir trop suivi le reste de sa tirade. Il continua donc.
- Et je me suis dit que c'était peut-être le bon moment maintenant pour apprendre à se connaître … enfin si tu veux …
Mon cerveau se reconnecta aussitôt. Bien sûr que je le voulais ! Je n'attendais que ça depuis son arrivée dans ma vie. Mon monde tournait autour de lui sans qu'il le sache. Il était l'objet de mes rêves, de mes pensées … et « apprendre à se connaître » était le plus beau des cadeaux que l'on pouvait me faire.
Ma réponse fut donc très solennelle mais elle était des plus sincère …
- Oui …, bredouillai-je. Je veux bien …
Il m'adressa son plus beau des sourires. Nos regards se rencontrèrent alors encore une fois, mais cette fois-ci, aucun de nous deux ne détourna les yeux. Il devenait de plus en plus évident pour moi, qu'une petite flamme c'était installée entre nous. Je le regardai en scrutant la moindre partie de son visage. Il avait les mêmes yeux qu'Alice hier soir quand elle m'avait parlé de sa rencontre avec Jasper, c'est-à-dire pleins de malice et très pétillants. Je me mis à espérer qu'il pourrait avoir des sentiments pour moi …
- A mon tour de te poser une question !, dit-il en brisant le silence.
Il inspira à fond puis chercha quelques choses dans la poche de son jean. Je le regardai intriguée et puis surtout très stressée, comme si il allait me demander … en mariage ou autre chose dans ce genre là. Une part de moi espérait tout de même qu'il s'agissait du bal … une invitation par exemple.
- Explique moi … (Et non !) … ce que c'est ça ?
- Oh ! Nom d'…
J'avais plaqué mes mains sur la bouche de peur de dire une vulgarité. Edward venait de sortir de sa poche, un tout petit papier rose fluo sur lequel je reconnus immédiatement l'écriture de ma chère sœur.
- C'est écrit, continua t-il, « Si tu fais du mal à ma petite sœur, gare à toi ! »
Je lui attrapai alors le papier des mains tandis qu'il se mettait à rigoler, apparemment très content de voir la réaction que sa trouvaille avait sur moi. Pour ma part, je devins rouge de honte. Alice avait beau être une sœur très prévenante et protectrice, elle me mettait assez souvent dans des situations que j'avais du mal à expliquer aux autres.
- Alors ?, ré-enchérit Edward, toujours en rigolant de son doux rire charmeur. Dois-je me sentir menacé par ta sœur ?
- Non, bien sûr que non ! Alice a juste un humour très spécial c'est tout …, donc ne fais pas attention à ce genre de chose, lui dis-je en désignant le post-it qui retrouva ensuite très vite son copain « post-it jaune » dans le fond de ma propre poche.
Je m'attendais à ce qu'il rigole mais son visage c'était soudain durcit. J'avais l'impression qu'il se posait des milliards de questions et que tout se bousculait dans sa tête. Il ne me regardait plus et fixait un point dans le vide. Puis avant que je n'aie eu le temps de lui demander ce qui n'allait pas, il se leva doucement de sa chaise.
- Bella … je vais y aller. Je ne me sens pas très bien. Je … je crois que je ne digère pas bien la nourriture chinoise.
Je me levais à mon tour, terriblement déçue il faut dire, mais aussi très inquiète par son état. Il devait sûrement être malade car en effet il était devenu bien plus pâle qu'il ne l'était déjà.
- Tu veux que je te raccompagne jusqu'à chez toi ?, lui demandai-je.
- Non non … ça ira … je peux conduire.
Il se dirigea vers l'entrée et enfila son manteau. Je l'avais suivi sans dire un mot, ne sachant pas quoi dire, ni quoi faire pour le retenir. J'aurais voulu qu'il reste toute l'après-midi, lui raconter ma vie, écouter la sienne, discuter, rigoler ensemble … malheureusement ce fut trop court. Il ouvrit la porte et se retourna vers moi.
- Je suis désolé de partir comme ça Bella …
Il avait l'air sincère.
- Ce n'est rien, lui répondis-je doucement.
Je l'étais un peu moins …
- Je te remercie de m'avoir invité dans ta maison.
- Et moi je te remercie d'être venu.
Le silence revient. Nous étions tous les deux sur le pas de la porte, attendant sûrement l'un et l'autre qu'un de nous ne mette fin à la pause silencieuse. A croire que ni Edward, ni moi ne voulait vraiment que ce moment se termine. J'aurais voulu une fin comme les films d'amour, où le prince charmant avant de quitter sa belle, l'embrasse d'un tendre baiser avant de rejoindre son royaume. J'aurais voulu une fin digne d'un conte de fée … J'aurais tellement voulu …
Ta daaaaaaa ! Encore une fin bien sadique ! mdrrr XD
Je sais je sais , c'est chiant mais moi j'adore ! lol
Bon allez boys and girls, je veux tout tout tout savoir : vos avis, vos questions etc ... tout tout !! :D
Je suis trop curieuse ! lol
Pour cela un petit clic sur le bouton vert ;)
Pleins de Bisous et je vous dit à bientôt pour un nouveau chap ! :)
