House arrive nonchalamment a Princeton vers 9h30 du matin. Il signe la fiche des registres et se dirige vers l'ascenseur. Soudain Cuddy débarque derrière lui.
Cuddy : House !
L'ascenseur ouvre ses portes et House se jette a l'intérieur.
House : Allez, petites portes fermez-vous ! Dépêchez !
Cuddy empêche la fermeture de l'ascenseur avec sa main au dernier moment. Elle monte a bord.
Cuddy : Il faut qu'on parle.
House : Vraiment ? Vous tenez vraiment a avoir cette conversation ? Si c'est pour me parler de votre décolleté provoquant, pas besoin, tout le monde ici a remarqué que vous ressembliez a une professionnelle !
Cuddy : Je parle d'hier…avec Wilson.
House : Laissez tomber…
Cuddy d'interroge.
Les portes de l'ascenseur s'ouvrent et House se dirige vers son bureau. Cuddy reste quelques secondes dans l'ascenseur et le rattrape dans le couloir.
Cuddy : Quoi ? Vous avez une info compromettante sur moi, et vous ne l'utilisez pas ? Vous ne dites pas que je ne suis qu'une idiote frigide, ou une mère totalement absurde de sortir avec un gamin comme Lucas ? Vous ne demandez même pas des réductions pour vos heures de consultations ?
House : Même pas !
Cuddy : Pourquoi ? Vous êtes sur que ca va ?
House : Oui et j'ai réfléchi, il est temps de grandir…ah sage Wilson !
House rentre dans son bureau, dépose son sac a dos par terre, et se dirige vers ses collègues dans la salle d'a coté.
Cuddy s'éloigne, passant derrière les vitres du bureau.
House : Dites-moi qu'on a un cas ! J'en ai besoin la !
Foreman : On a un cas.
House : Super ! Je le prends !
Taub : Vous ne demandez pas ce que c'est ?
House : Si Foreman a retenu un cas c'est qu'il sait qu'il est assez intéressant pour attirer mon attention. De plus Cuddy ne m'a pas obligé a en prendre un, ni même essayé de me convaincre de le prendre, donc vous avez sans doute passé des heures a essayé de choisir parmi tous ces dossiers déposés sur la table, lequel pourrait être assez étrange pour que j'ai envie de le résoudre.
Foreman : Exact. Et la on perd du temps, alors on peut commencer ?
House : On vous écoute, ô grand homme noir !
House et ses collègues exposent les faits du nouveau cas, pendant que le diagnosticien marque les symptômes sur son tableau blanc.
Pendant ce temps Cuddy s'est dirigée vers le bureau de Wilson. Elle frappe et passe la tête a travers la porte.
Cuddy : Je peux vous parler ?
Wilson referme son dossier et s'assoit au fond de son siège. Cuddy rentre.
Wilson : Si c'est a propos d'hier Cuddy, je suis désolé, je vous assure. Je ne voulais pas vous mettre dans l'embarras. Disons juste que c'est absurde toute cette situation, et ca me dépasse.
Cuddy : Je ne viens pas pour ca, enfin pas exactement.
Wilson : …Je vous écoute Lisa.
Cuddy : Vous avez parlé a House ? Enfin je veux dire, vous lui avez dit quelque chose en particulier ?
Wilson : En quelque sorte oui, pourquoi ?
Cuddy s'assoit soudainement dans le siège en face du bureau de l'oncologue.
Cuddy : Il est étrange ce matin, il n'a pas cherché a profiter de la situation, ni même a en savoir plus. C'est comme si…comme si il s'en fichait.
Wilson : Vraiment ? Qu'est-ce qu'il vous a dit précisément ?
Cuddy : Qu'il était temps de grandir…
Wilson sourit.
Cuddy : Quoi ?
Wilson : Je crois que le fait de ne pas être trop con aujourd'hui signifie qu'il essaie de faire des efforts conséquents…pour vous. Je lui ai simplement dit que s'il voulait que quelque chose se passe entre vous, il fallait qu'il grandisse et qu'il arrête de jouer au chat et a la souris.
Cuddy : Vous êtes une véritable agence matrimoniale, c'est pas possible ! Jamais vous ne perdez espoir ? Ca fait vingt ans qu'il ne se passe rien et vous espérez toujours…vous êtes incorrigible.
Wilson : Oui, et dire que je suis oncologue…
HHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH
House arrive a la cafeteria, il s'approche de Wilson qui fait la queue devant les desserts.
Wilson : Ca va House ?
House : Jamais tu me demandes si ca va, t'as un truc a te faire pardonner ou quoi ?
Wilson : Euh non je crois pas, je demande simplement. Tu vois c'est une simple discussion entre amis. Donc ca va ?
House, ironiquement : Non ca va pas, t'as raison, je me sens très mal et c'est a cause de toi. Pour te faire pardonner paye-moi a déjeuner !
Wilson : Toute façon je te paye toujours a déjeuner !
House : C'est vrai, alors perds pas la main tu veux !
Wilson paye les deux repas, et ils s'installent a une table.
Wilson : Cuddy est venue me voir ce matin.
House : Oh génial, si c'est pour me faire la leçon c'est bon ! Je l'ai déjà eue hier par le grand Wilson qui a une vie tellement formidable qu'il continue a être seul a quarante balais, après trois divorces fructueux.
Wilson : En fait ce serait pas pour te faire la leçon, mais plutôt pour te féliciter…
House : Vraiment ?
Wilson : Tu t'es comporté en adulte apparemment, c'est bien tu évolues.
House : Tu parles, ca c'est grâce a la télé réalité, on voit tous les defaults alors maintenant je fais gaffe !
Wilson : Je blague pas House, ca sent le changement.
House : Tu sais ce que ca sent ? Ca sent les compromis qui vont vite me gonfler, ca me soule déjà de devoir ravaler toutes mes allusions douteuses !
D'un ton sarcastique : C'est ce qui me fait vivre tu comprends !
Wilson : Elle t'a trouvé changé en tout cas, c'est déjà pas mal.
House : Ah ouais ? Qu'est-ce qu'elle a dit ?
Wilson : Peut importe, ce qui compte c'est que tu parviens a faire quelque chose qui lui plait, tu as réussi. Alors dis-moi, comment tu vas faire pour tout faire capoter ?
Parce que être responsable comme ca, ca peut pas continuer !
House : Tu m'étonnes ! Faut vite que je ruine ca avant de me faire une bonne réputation !
Wilson se lève emportant son plateau. House reste assis.
Wilson : T'es lamentable. Après faudra pas te plaindre qu'elle préfère être avec un gentil détective attentionné de seconde zone, plutôt qu'avec diagnosticien reconnu internationalement mais qui est un connard fini.
House reste assit, perplexe et forcé de reconnaitre qu'il existe une part vérité dans les propos
de Wilson.
