Sur le chemin du retour, Lisa resta silencieuse, partagée entre l'envie d'aller avec House, tout en sachant ce qui allait ce qui se passer entre eux, et le devoir de rentrer chez elle, avec cet homme qu'elle n'aimait plus et qui l'attendait sans doute depuis plusieurs heures. Elle avait profité du fait qu'il était en filature pour aller diner, Rachel étant chez ses grands-parents, elle retrouvait sa liberté d'autrefois. Cette liberté qui lui manquait et qu'elle aimait tant. Elle profitait simplement au maximum de ce moment délicieux qu'elle passait en compagnie d'un homme qu'elle aimait depuis sa plus tendre jeunesse.
Ils arrivèrent devant l'appartement de House. Il sortit aussi rapidement que sa jambe lui permettait pour aller ouvrir la portière de Cuddy. Au moment de sortir, il lui bloqua le passage. Elle se trouva alors entre la voiture et le corps brulant de House qui la plaqua contre lui, prise par les hanches avec une violente douceur. Leurs visages se rapprochèrent délicatement l'un de l'autre. Leurs lèvres s'efflorèrent, et leur souffle se fit ressentir contre leur visage, engourdit d'un coté par la passion se déchainant dans leurs corps, et par le vent glacial qui soufflait dans les rues froides de Midtown. Ce fut un baiser doux et voluptueux qu'ils partagèrent, comme le début d'un long souvenir d'enfance qui trouvait enfin son épilogue…
Il la prit par la main, et l'emmena vers son appartement. En claquant la porte du 221bis derrière lui, il se jeta sur la femme de ses rêves, avant de s'arrêter un instant.
House : Est-ce que tu es sure ? Parce que…
Cuddy : La ferme ! Bon sang, Greg, pour une fois, la ferme !
Lisa prit le visage de House entre ses mains, et tout en caressant sa joue piquante, elle ouvrit sa bouche pour laisser sa langue toucher celle du diagnosticien qui semblait en transe. Leurs bouches dévoilaient toute la passion et la frustration accumulées durant ces vingt dernières années. Dans un élan passionné, Lisa enleva la veste de tailleur de House, détacha sa cravate et déboutonna la chemise de Greg. Elle dévoila ainsi son torse nu, et sentit la poitrine du diagnosticien s'affoler a mesure que leur passion se consumait.
Arrivé près du canapé, House détacha dans le dos de Cuddy, les lacets de sa robe qui la serraient bien trop fort, maintenant que sa poitrine était gonflée par sa respiration rapide et saccadée, menée par le désir fulgurant que lui procurait son amant. En une seconde sa robe glissa le long de ses hanches, et dévoila son corps parfait et excitant. Ses sous-vêtements noirs et son porte-jarretelle fit l'effet d'une bombe dans le corps de House qui se sentait emporté par le désir qui se manifestait en lui. A cet instant il prit Cuddy par les reins et l'assit sur le dossier du canapé, ses jambes entourant le bassin du médecin.
Tout en continuant a s'embrasser, Cuddy détacha la ceinture de House, déboutonna son pantalon et le fit tomber le long de ses jambes.
House : Non…Je, je ne peux pas…
Cuddy : Quoi… ?
House tenta de s'expliquer malgré sa respiration saccadée et irrégulière.
Cuddy : Comment ça tu ne peux pas ?
House : Ma cicatrice, je ne peux pas…je ne peux pas…
Cuddy : House, regarde-moi ! Regarde-moi ! Tout va bien…d'accord ? Tout va bien…allez viens…
Il lâcha alors son pantalon qu'il tenait d'une main et Lisa passa sa main dans son dos, le caressant assez pour lui faire éprouver un sentiment de sécurité et de confiance envers elle. Elle l'embrassa fougueusement, et prouva qu'elle menait la danse entre eux.
House détacha le soutien-gorge de Cuddy, et divulgua ainsi la poitrine de cette femme magnifique qui hantait ses nuits depuis près d'une vingtaine d'années.
L'excitation de Lisa, et ses cris délicats presque perçus comme des soubresauts rendait House dans un état indescriptible. Sa bouche fine léchant les seins de la doyenne et les caresses de Lisa qui descendaient ses mains un peu plus a chaque seconde, avait rendu les deux amants dans une telle excitation qu'ils avaient atteint un point de non-retour.
House reprit Lisa par les hanches et la descendit a terre. Toujours collés l'un a l'autre ils traversèrent le salon avant de s'enfermer dans la chambre a coucher.
