Le matin était arrivé, et la lumière du jour traversa les rideaux de la chambre a coucher. Aucun bruit ne filtrait de cette pièce qui semblait s'être endormie, tout comme les deux corps endoloris sur le matelas. Les draps fins du lit recouvraient leurs parties intimes, tandis que la couette semblait avoir été jetée par terre durant leurs ébats. Pour preuve de cette fatigue qui respirait de désir, une chevelure ébène reposait sur le torse nu du médecin. Quelques boucles tournicotaient délicatement sur le coin de sa joue. La doyenne affichait alors une parfaite plénitude. Quant a House, il dormait a poings fermés, et on pouvait presque voir un sourire qui se dessinait sur le coin de ses lèvres.
Une épaule sembla retrouver sa mobilité, et Lisa Cuddy ouvrit les yeux. Elle tourna la tête vers l'homme de ses rêves. Rien ne semblait pouvoir le réveiller, et elle décida de s'asseoir dans le lit pour reprendre ses esprits. Elle inspecta rapidement la pièce, les yeux encore lourd de sommeil, et s'aperçu que la veille elle n'avait même pas prêté attention a l'ordre qui y régnait. Son docteur préféré avait sans doute rangé cette pièce, spécialement pour elle qui aimait que tout soit a sa place afin de trouver son équilibre. Il savait aussi que le désordre n'aurait sans doute pas arrangé l'état dans lequel ils se trouvaient hier soir, mélangé entre la gêne et le désir insatiable qu'ils partageaient.
Après quelques minutes de recherches intensives, elle ne trouva toujours pas ses sous-vêtements, qui avaient du se perdre entre la porte d'entrée et la chambre a coucher. Seule une chemise de son amant trainait sur un fauteuil de la chambre. Elle l'enfila et se dirigea vers la salle de bains. Après s'être passée un peu d'eau fraiche sur le visage pour oublier le mal de tête qui faisait rage dans son crane, elle alla dans la cuisine. L'odeur du café frais réveillerait sans doute son bel amant, et annoncerait une belle journée. Après s'être servi une tasse elle s'assit derrière le piano noir qui occupait tant les pensées du diagnosticien.
House : Je serais ravi que tu me joues quelque chose.
Le son de sa voix grave fit sursauter la belle qui leva la tête spontanément vers son amant, appuyé sur l'arche du couloir, et vêtu seulement d'un caleçon froissé par la nuit torride qu'ils venaient de passer.
Cuddy : Je ne savais pas que tu étais réveillé, et je ne voulais pas te réveiller, alors je…enfin bref, tu as passé une bonne nuit ?
House, souriant : Evidemment…
Cuddy : Je parle de ton sommeil.
House : J'avais bien compris !
Cuddy : J'ai fait du café, je t'en sers une tasse ?
A ce moment elle se leva et dévoila alors sa tenue qui était jusque la cachée par le piano. La chemise de House, trop grande pour elle, lui faisait des manches énormes qui tombait jusqu'au bas des reins. Les épaules, trop larges, découvraient sa nuque et le devant de sa poitrine, quant a ses cuisses, elles étaient a peine couvertes par le tissu clair de la chemise.
House : C'est le meilleur pyjama que j'ai jamais vu…
Elle se mit a rire et s'approcha de lui délicatement. Elle posa sa main sur sa joue piquante, et lui donna un baiser tendre et délicat. House sourit, la prit dans ses bras et lui donna un baiser sur le front. Subtilement, il détacha les boutons de sa chemise portée par Cuddy, qui glissa alors doucement aux pieds de Lisa. Elle était complètement nue, et serrée dans les bras musclés de Gregory House, cet homme qui semblait tout savoir d'elle, et qui était prêt a la combler au détriment de son propre bonheur.
Quelques heures plus tard, après avoir fait l'amour sensuellement, Lisa Cuddy se leva brusquement.
Cuddy : Bon sang House, il est 10h30 !
House : Oui je sais…
Cuddy : Nous ne sommes pas en week-end, et donc je dois aller travailler.
House : Ah…
Cuddy : Et toi aussi je te rappelle !
House : Ah…
Cuddy : Lève-toi de la, allez hop !
House regardait sa doyenne préférée s'agiter dans toute la pièce afin de retrouver ses vêtements.
Cuddy : Oh non !
House : Quoi ?
Cuddy : Je n'ai pas d'affaires ! Je n'ai que ma robe d'hier.
House : Tu sais, tu pourrais aller travailler avec ca, c'est très sexy ! Et je te parie que la moitié des malades voudront t'avoir personnellement en consultation !
Cuddy : J'en doute pas…il faut que je passe chez moi.
House se leva du lit. Et commença a s'habiller.
House : Tu ne va pas aller chez toi en robe du soir, ni même en sous-vêtements. Laisse j'y vais et je te ramène quelque chose.
Cuddy : Je ne pense pas que ce soit une bonne solution.
House : Pourquoi ca ?
Cuddy : Parce que Lucas va surement m'attendre…
A ces mots House se crispa. Qu'allait-il advenir d'eux ? Est-ce qu'elle quitterait Lucas, ou bien est-ce qu'elle oublierait cette nuit torride ?
House : Lucas…évidemment…
Cuddy : Non ca n'est pas ce que tu crois. Je, je l'ai quitté.
A ces mots, House sentit un énorme soulagement en lui. Plus de problèmes, plus de questions délicates, et surtout plus de détective niais derrière eux.
House : Vraiment ?
Cuddy : Je l'ai quitté hier.
House : Pourquoi tu ne me l'as pas dit hier quand on parlait de lui ?
Cuddy : Parce que je ne voyais pas l'intérêt de le faire.
House : Tu rigoles ? L'intérêt était de savoir si tu commettais un adultère, ou bien si tu vivais librement ! L'intérêt est énorme Cuddy.
Cuddy : Depuis quand ca te préoccupe de savoir si les choses sont faites dans les règles ?
House : Depuis que ca te préoccupes toi…
Cuddy : …
House : …Si tu l'as quitté, pourquoi il serait encore chez toi ?
Cuddy : Il devait venir récupérer ses affaires.
House : Je me débrouillerais, t'inquiètes pas. Après tout je me suis déjà battu avec un yorkshire, même pas peur !
HHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH
Il gara sa moto devant la maison de Cuddy. De l'extérieur rien ne laissait présager que quelqu'un y était. Et effectivement, une fois a l'intérieur, tout était calme. Il se dirigea vers la chambre de Cuddy, récupéra quelques affaires dans la commode, et sortit de la chambre. Au moment de quitter la maison, il trouva un mot sur la table du salon.
« Ce n'est pas terminé Lisa. Je ne le laisserais pas te prendre a moi.
Tu es la femme de ma vie, et si il faut que je te le prouve,
je te le prouverais. »
Il comprit alors que ce merdeux de Lucas Douglas ne les laisserait pas tranquille. Il déchira le mot, et claqua la porte derrière lui.
