Disclaimer : do I really need to write this everytime ?
je connais cet excellent restaurant…commença Margaret.
Je t'arrête tout de suite, nous n'allons pas aller manger dans un endroit où la nourriture est beaucoup trop cher et où on doit manger au moins quinze plats avant d'être rassasié. Je connais un endroit où on mange une nourriture excellente et pas cher.
Laisse moi deviner : chinois ?
…Thaï.
Ah, je le savais, dit Margaret.
Tu en as déjà mangé ?
Evidemment. Qu'est-ce que tu crois que je mangeais ?
Je ne sais pas. Des bébés ? répondit-il, moqueur.
Non, j'ai du arrêter, c'était beaucoup trop gras.
Andrew éclata de rire et indiqua la direction à suivre au chauffeur. Au bout d'un moment, le taxi s'arrêta en face d'un restaurant et Andrew en sortit, passa commende et revint quelques minutes plus tard.
je dois admettre que ça sent plutôt bon.
Mon dieu, est-ce que tu viens juste d'être d'accord avec moi ? c'est un miracle.
Elle frappa son épaule et prit un des plats qu'il avait commandé.
mange, gamin.
gamin ? c'est super sexy.
Ça l'est pour moi, dit Margaret en riant.
Au fait, quel âge as-tu exactement ? tu ne me l'as jamais dit.
A ton avis ? lui demanda t-elle, la bouche pleine de nouilles.
Andrew fit semblant de réfléchir pendant quelques secondes puis dit :
je dirais dans les trente…cinq ans ?
elle ne répondit rien mais un léger sourire éclaira son visage.
quoi ? c'est quarante ? cinquante ?
et toi, quel âge as-tu ? vingt ans ?
neuf.
Quoi ?
J'ai vingt neufs ans.
Alors j'avais raison de t'appeler gamin.
Ouais, et moi je dois t'appeler mamie c'est ça ?
Tu as déjà une grand-mère.
En parlant d'elle…
Je ne préfère pas. Je n'imagine même pas ce qu'elle doit penser de moi.
Annie ? elle est la dernière personne dont tu dois t'inquiéter, crois moi, lui répondit Andrew.
Margaret grimaça au souvenir de la famille d'Andrew. Elle n'était pas seulement tombée amoureuse de lui mais également de sa famille. Surtout de la grand-mère complètement folle d'Andrew, Annie.
est-ce qu'ils m'en veulent vraiment beaucoup ? demanda t-elle doucement.
Andrew la regarda tendrement, d'un regard qui la fit fondre. Personne ne l'avait jamais regardée ainsi.
ne t'inquiètes pas de ça pour le moment.
Pourquoi ?
Parce que nous sommes en face de ton appartement, dit-il, montrant un immense bâtiment du doigt.
Margaret paya le taxi, puis, attrapant Andrew par la main, elle le mena à l'intérieur du bâtiment. Il n'était venu qu'une seule fois et était très curieux de voir l'endroit où elle vivait.
Son appartement se situait au dernier étage et pendant que l'ascenseur les y emmené, il se pencha pour l'embrasser.
tu m'as manqué, murmura t-il à son oreille.
En souriant, elle lui rendit son baiser, pressant son corps contre le sien, respirant son parfum. Ce parfum qui lui avait tant manqué.
je…commença t-elle, mais fut interrompu par la porte de l'ascenseur qui s'ouvrit.
Ouah, j'avais oublié à quel point c'est immense, dit Andrew.
Elle lui sourit et ouvrit la porte de son appartement. Avant qu'il ne puisse entrer, elle plaça sa main sur son torse et dit :
attends ici quelques minutes, d'accord ?
pourquoi ? tu as quelque chose à me cacher ? lui demanda t-il, un sourire ironique aux lèvres.
Fais ce que je te dis.
Et sur ce, elle le laissa sur le palier et ferma la porte. Il pressa son oreille contre la porte et entendit de bruits courses et des bruits de quelques choses que l'on déplace. En souriant, il essaya d'ouvrir la porte mais l'entendit crier :
n'y pense même pas !
il s'arrêta et soupira.
d'accord, d'accord. J'ai tout le temps de découvrir ce que tu me cache de toute façon.
C'est bon, dit-elle, quelques minutes plus tard.
Elle était un peu essoufflée et sa curiosité le chatouilla. Quand il pénétra enfin dans l'appartement, il posa son regard partout pour chercher quelque chose d'étrange ou de mal placé mais il n'y avait rien. L'appartement était grand, clair et propre. Trop propre, pensa t-il. Il n'y avait aucune âme dan cet appartement. Il réalisa alors que cet endroit n'était pas un foyer pour Margaret. C'était juste un endroit où rester en attendant d'aller au travail.
c'est…joli, dit il.
Merci.
Alors…où est ta chambre ?
Elle lui jeta un regard moqueur.
quoi ? C'est juste que je me suis toujours demandé à quoi pouvait ressembler ta chambre, dit-il, levant ses deux mains en l'air comme pour se rendre.
Elle rit silencieusement et lui indiqua le chemin jusqu'à sa chambre. Quand Andrew y pénétra, il sentit tout de suite la différence entre cette pièce et le reste de l'appartement. Alors que les autres pièces étaient vides et impersonnelles, sa chambre était très différente. Les murs étaient peints dans des teintes vertes et blanc ivoire, le bois des meubles était sombre et des centaines de livres trônaient sur les étagères d'une immense bibliothèque. Ses yeux cherchèrent instinctivement des photos accrochées au mur mais n'en trouvèrent aucune.
j'aime bien, ça te ressemble, dit-il au bout d'un moment.
Merci. C'est ma pièce préférée. Je m'y sens au calme et en sécurité.
Il se contenta d'hocher la tête et se rapprocha d'elle. Elle avait l'air nerveuse, ce qui aurait put le faire sourire s'il n'avait pas ressentit exactement la même chose. Il l'avait toujours trouvée belle, mais ne s'était jamais laisser aller à fantasmer sur elle. Jusqu'à il y avait trois jours, quand il l'avait embrassé devant sa famille et ses amis. Pour la première fois, il avait ressentit un vrai désir pour elle.
Andrew, murmura t-elle doucement.
Il hocha la tête et plaça ses bras autour de sa taille fine, l'attirant à lui. Avec un rire nerveux, elle plaça ses bras autour de son cou.
Elle n'avait pas l'habitude d'être proche de quelqu'un, encore moins un homme, mais c'était différent avec Andrew. Il l'avait en quelque sorte réveillée. Elle savait qu'elle l'aimait, car quand elle se trouvait avec lui, elle était elle-même. Celle qu'elle était avant de devenir froide et distante. Elle plongea son regard dans ses yeux bruns dorés et ressentit son amour pour lui plus fort qu'auparavant.
je t'aime, Andrew.
Je t'aime, Margaret, répondit-il, caressant doucement sa joue.
Puis il se pencha pour l'embrasser et elle oublia ce qu'elle allait lui dire. Elle se serra contre lui et l'embrassa passionnément. En riant, il la poussa gentiment sur son lit et continua à l'embrasser. Il était en train de déboutonner sa chemise quand ils furent interrompus par la fugue de Bach en D mineur.
zut, marmonna t-il, en tirant son portable hors de sa poche. Allo ?
