A/N: i'm sorry to anyone who is actually reading this but i'm wrinting an other story and i am quite taken with it. anyway, here's another chapter. enjoy!


Margaret ouvrit les yeux et fronça les sourcils : quelque chose n'allait pas. Elle tourna la tête et vit qu'Andrew était presque hors du lit. Elle prenait toute la place et l'un de ses bras barrait son visage. Elle se mordit la lèvre pour ne pas rire.

"qu'est-ce qu'il y a de si drôle ?" lui demanda Andrew, sans ouvrir les yeux.

"Tu es bien installé ?"

"Comment bien m'exprimer : j'ai eu l'impression de dormir à côté d'un…chien bruyant sous acide."

Elle se releva brusquement et s'écria :

"excuse-moi ?"

Andrew se leva à son tour et éclata de rire.

"un chien ? un chien bruyant ? tu n'as pas trouvé mieux comme comparaison ? en plus je ne ronfle pas."

"Je n'ai jamais dit que c'était le cas."

"Mais alors quel bruit…non."

"Si."

Elle cacha son visage de ses mains et secoua la tête. Il sourit et plaça sa main sur son épaule.

"c'est un aspect de toi que je ne pensais pas découvrir."

"La ferme. C'est de ta faute de toute façon, toi et ces stupides nouilles ! si tu parle de ça à quiconque, je te tue."

"Arrête, j'ai peur."

La tête toujours enfouie dans ses mains, elle ne vit pas la tendresse qui éclaira son visage.

"Margaret, ce n'est pas grave. Evidemment, ce n'est pas le truc le plus romantique qui soit mais…"

"on peut parler d'autre chose ?"

"à une condition."

"Laquelle ?"

"Regarde-moi."

Elle hésita mais releva finalement la tête. Ses joues étaient toutes rouges. Il ne l'avait jamais vue aussi embarrassée avant et il trouvait cela…adorable. Elle réussit à le regarder dans les yeux et sourit. Un tout petit sourire.

"est-ce que tu te sens mieux ?" lui demanda t-il, replaçant quelques mèches de ses cheveux derrière ses oreilles.

"A part une honte intense, je me sens bien."

"Bien. Enfin que tu te sentes mieux, pas le fait que tu ai honte. Est-ce que tu veux ton petit déjeuner au lit ?"

"Non…je…ça va, tu n'est pas obligé…"commença t-elle, n'ayant pas l'habitude d'être traitée aussi bien.

"J'en ai envie."

Il l'embrassa tendrement et elle lui sourit. Elle n'arrivait même pas à se rappeler de la dernière fois où quelqu'un s'était occupé d'elle comme cela. Elle allait devoir s'y habituer mais elle était plus que prête à s'y atteler.

"d'accord. Oh au fait…est-ce que c'était ta mère hier soir ?"

"oui. Elle voulait savoir si j'avais réussit à te reconquérir," lui répondit-il en lui souriant.

"Et…elle est d'accord ? je veux dire pour nous ? elle n'est pas en colère ?"

"Non. Elle a su quand tu as tout avoué que tu étais amoureuse de moi."

Margaret sourit en se rappelant ce qu'elle avait dit au mariage.

"et quand as-tu compris ?"

"j'ai eu un peu d'aide pour ça."

"Ah bon ? qui ?"

"Tu te rappelle de Gertrude ?"

"Laisse-moi réfléchir ? blonde ? sexy ? ex petite-amie ? à peine."

Andrew éclata de rire.

"jalouse ?"

"dans tes rêves."

"C'est ça. Enfin bref, j'ai trouvé ta lettre et ça m'a vraiment énervé. Tu n'avais même pas le cran de me dire tout ça en face. Puis elle m'a demandé si j'avais l'intention de te laisser m'échapper et c'est là que je me suis rendu compte que je ne pouvais pas. J'étais amoureux de toi."

"Bon, je la remercierai la prochaine fois que je la verrais."

"En parlant de ça, ma mère m'a demandé quelque chose."

"Quoi ?"

"Elle voudrait que nous venions à Sitka. A nouveau."

"Juste pour se parler."

"On ne peut pas faire ça au téléphone ? je n'ai pas vraiment hâte de les revoir. Ce n'est pas que je ne les aime pas, c'est même le contraire mais…après ce que j'ai fait."

"Ce que nous avons fait, Margaret. Tu n'étais pas seule dans l'histoire."

"Tu es leur fils, ils ne vont pas t'en vouloir à toi."

"Je n'en serais pas sis ure si j'étais toi. Ça va aller. De toute façon, tu as encore quelques jours de congés non ?"

"Si."

"Alors c'est parfait."

Margaret envisagea de refuser mais se rappela la conversation qu'elle avait eu avec Grace et Annie quand elles préparaient sa robe de mariée. Elle avait dit qu'Andrew et elle reviendrait pour les vacances et Grace avait pleuré de joie. C'était la moindre des choses qu'elle pouvait faire pour cette femme qui lui rappelait tant sa propre mère.

"très bien. Ils me manquent un peu de toute façon, avoua t-elle."

"Oui, je suppose que ça doit être dur pour toi…vu que tes parents sont…"commença t-il.

"Bon, petit-déjeuner," le coupa t-elle, en sautant hors du lit.

Il fronça les sourcils face à sa sortie mais la suivit. Elle ne parlait jamais de ses parents, sauf cette fois dans la chambre d'amis à Sitka. Apparemment, c'était un sujet sensible.