A/N: thanks to Gwen of Mashbolle, my only reviewer! i think i love you. nah just kidding but still thank you so much!
Dix minutes plus tard, ils approchaient de la magnifique maison des parents d'Andrew. La vue de la demeure coupait toujours le souffle de Margaret. La maison était indéniablement splendide. Quand elle vit Andrew prendre ses bagages, elle ne put s'empêcher de sourire en pensant à la différence entre aujourd'hui et il y avait trois jours, quand il l'avait laissé tirer ses bagages toute seule. Elle les suivit dans la maison et y pénétra le cœur plein de souvenirs doux-amer.
« Joe ? appela Grace. »
Personne ne répondit et elle eut l'air inquiète pendant un moment mais quand elle se retourna vers eux, elle affichait un grand sourire.
« il est probablement dehors, entrain de jouer au golf. »
« Oui, pas de raison de s'inquiéter », ajouta Gammy.
Mais Margaret était inquiète. Joe Paxton n'était pas son plus grand fan et elle comprenait parfaitement pourquoi, mais la dernière chose qu'elle voulait c'était créer une séparation entre Andrew et son père. Bien qu'ils soient déjà en conflit avant qu'elle n'arrive dans le paysage.
« vous serez dans la chambre d'amis, bien sur, » dit Grace, la tirant de ses pensées.
« Le baby machine est toujours là haut, n'hésitez pas à l'utiliser ! » leur cria Gammy.
« Ah ah, c'est vrai », dit Margaret, se forçant à rire. « Nous devons nous débarrasser de ce truc », murmura t-elle à l'oreille d'Andrew.
« Je suis sur le coup. »
Elle suivit Andrew jusqu'au premier étage et ils entrèrent dans la chambre qu'ils avaient partagés il y avait trois jours de cela. Ils se tinrent debout, sans parler pendant une longue minute, se rappelant tous ce qui s'était passé.
« ça a l'air d'être si loin, » murmura Margaret.
« Oui, c'est bizarre, » répondit Andrew. « La dernière fois que je me suis tenu dans cette chambre, je me suis rendus compte que j'étais amoureux de toi. »
« Et la dernière fois que je me suis tenu dans cette chambre, je me suis rendu compte que j'étais amoureuse de toi, car enlever cette robe de mariée à été la chose la plus dure que j'aie jamais eue à faire ».
Ils se fixèrent pendant un long moment avant qu'Andrew ne tende la main pour caresser sa joue. Il se pencha pour l'embrasser quand elle s'exclama :
« je l'avais oublié ! »
« quoi ? »
Elle ne lui répondit pas mais pointa du doigt une petite boule de fourrure blanche.
« oh, salut mon pote », dit Andrew, prenant le petit chien dans ses bras.
« Ne m'approche pas avec ce truc dans les bras, » le prévint Margaret.
« Oh allez. Sérieusement, qu'est-ce que tu crois qu'il peut te faire ? Regarde-le. »
« C'est ce que je fais et tout ce que je vois c'est ses dents. Il en a après moi. »
« Qu'est-ce que tu as contre les chiens ? surtout celui là. C'est une des choses les plus adorables que j'ai jamais vue ».
Margaret commença à grimacer puis le fixa.
« c'est quoi les autres choses adorables ? »
Il sourit et lui dit :
« toi, qui a peur de ce chien. »
C'est le moment que choisit le dit chien pour aboyer et Margaret sauta en arrière.
« ok, je t'embrasserai quand ce truc sera hors de la chambre. »
Andrew se précipita vers la porte et posa le chien sur le palier.
« désolé mon pote, mais elle embrasse beaucoup mieux que toi. »
Puis il ferma la porte et se retourna face à Margaret.
« donc. »
« donc. »
Ils se fixèrent, dans un silence gênant. Margaret rit nerveusement et Andrew soupira bruyamment.
« pourquoi sommes-nous si nerveux ? »
« je ne sais pas. On doit juste se détendre et…laissez les choses se faire. »
« D'accord. Hum, pourquoi ne pas… »
Dring dring.
Margaret lui jeta un regard qui voulait dire « je suis désolé » et décrocha son téléphone.
« Margaret Tate ? oh bonjour jack. Qu'y a-t-il ? »
…
« Ok. Je lui dirai. Merci, jack. Crois-moi, tu ne va pas le regretter. Bye, on se voit dans deux semaines. »
Elle raccrocha et sourit.
« c'est officiel, tu es le nouvel éditeur des publications Ruick et Hunt. Félicitations. »
« C'est…wow. »
« Ça c'est une première, tu ne sais pas quoi dire. »
« Je…merci. »
« Tu le dois surtout à toi-même Andrew. Tu le mérite. »
« Je dois le dire à ma famille. »
« Bien sur, vas-y. Je vais prendre une douche. »
Andrew était sur le point de lui dire de venir avec lui mais changea d'avis. Quelque chose dans la façon dont elle lui avait dit d'y aller lui fit comprendre qu'elle n'était pas encore très à l'aise avec les effusions en famille. Peut être que le fait de prendre une douche et de lui laisser un peu de temps toute seule l'aiderait.
« très bien. Je te reviens bientôt. »
Il l'embrassa sur le front et quitta la chambre, impatient d'aller annoncer la bonne nouvelle à sa mère.
Margaret le regarda sortir et s'assit sur le lit. Elle ne savait pas exactement pourquoi elle ne voulait pas être là quand Andrew annoncerait la nouvelle à sa famille. Elle était pourtant à l'aise avec eux avant mais c'était quand les choses entre elle et Andrew ne lui semblait pas être autre chose qu'un simple contrat. A présent qu'ils sortaient ensembles, pour de vrai, elle savait qu'on attendait d'elle qu'elle voit la famille d'Andrew comme la sienne. Le seul problème était qu'elle n'avait pas eu de famille depuis si longtemps qu'elle ne se rappelait plus comment on faisait.
« calme-toi, et tout va bien se passer. Andrew t'aimes, tu l'aimes, de quoi d'autres peux-tu avoir besoin ? »
Elle commença à faire des allers et retour dans la chambre, en pensant à ses propres parents. Ils étaient morts dans un accident de voiture quand elle avait seize ans et elle s'était pratiquement élevée toute seule. Etre porche de quelqu'un, l'intimité était un concept qui l'effrayait. Pendant des années, elle s'était construit un bouclier qui protégeait son cœur et il n'était pas facile de s'en débarrasser.
