A/N: I apologies for the long delay, i was caught up in work.


Après avoir marché sans but pendant un moment, Andrew s'arrêta. Il s'assit sur un tronc d'arbre et laissa tomber sa tête entre ses mains. Il ne savait pas vraiment pourquoi il était autant en colère. Il était vrai que Margaret n'avait pas le droit de donner son livre à son père mais il se rappela la conversation qu'ils avaient eue et il dut admettre que ça ne se passait pas trop mal avant qu'il ne devienne fou.

« mais elle est si…compliquée ! » s'écria t-il.

Et c'est ce qui te plaît chez elle, espèce de crétin ! Elle ne parle pas d'elle, parfait. Sois franc, tu n'as pas été très honnête toi-même. Pourquoi est-ce que je ne lui ai pas dit que j'avais vu Gertrude ? Merde ! Je ne suis qu'un pauvre crétin.

Il se leva et commença à courir en direction de la maison.

Quand il l'atteignit, il se précipita à l'étage et cette fois prit la peine de frapper à la porte. Quand personne ne lui répondit, il sentit une peur glacée l'envahir. Il poussa la porte et vit tout de suite que la chambre avait été vidée.

« oh non, elle n'a pas osée, » fut tout ce qu'il put dire.

Il se retourna et courut vers ses parents.

« où est-elle ? »

« qui ça ? » demanda Joe.

« Margaret ! où est Margaret ? »

« Elle n'est pas là haut ? »

Il leva les yeux au ciel et cracha :

« je te poserai la question si elle était là haut ? »

« bien sur que non excuse moi », dit sa mère.

« Elle est probablement partie à cause de ce que tu lui a dit. »

« Maman, » s'écria Joe.

« Non, elle a raison. Et je dois la retrouver. »

« Elle n'a pas prit le bateau ».

« Alors elle a dut prendre la direction de la route. C'est pas vrai, à quoi pensait-elle. Non, ne dit rien, » ajouta t-il en voyant Annie ouvrir la bouche pour dire quelque chose.

« Peut être que tu devrais essayer de l'appeler sur son portable, elle ne quitte jamais ce truc. »

« Tu as raison. »

Il se dépêcha de remonter dans la chambre et essaya de l'appeler. Un espoir insensé l'envahit quand il entendit son portable sonner derrière lui mais quand il se retourna, il se rendit compte qu'elle l'avait oublié sur la table de nuit. Elle devait vraiment être en état de choc si elle l'avait oublié, se dit-il. Il s'assit sur le lit et ferma les yeux, souhaitant de tout son être ne pas lui avoir parlé comme il l'avait fait. Après tout, elle essayait seulement de l'aider. Il se leva et se rua vers la porte.

Margaret marchait sur le côté de la route, tirant sa valise et portant son sac, sans aucune idée de ce qu'elle était en train de faire. Quand sa valise se prit les roues dans une branche pour la centième fois, elle s'arrêta, se retourna et commença à lancer des coups de pieds sur le maudit objet.

« idiote de valise ! »

le souffle court, elle s'arrêta et éclata de rire.

« non mais regarde-toi ! En train de frapper ta valise en plein milieu de nulle part. Toujours en train de fuir quand les choses deviennent compliquées. Je suis d'une lâcheté. »

Elle s'assit sur sa valise. Qu'est-ce que je fais là ? Andrew est la meilleure chose qui me soit arrivé et c'est de ma faute si nous en sommes arrivés là. Elle se releva et fit demi-tour, espérant qu'il ne soit pas trop tard. Andrew ne lui pardonnerait peut être pas cette fois ci.

Quand elle atteignit la maison, elle vit de la lumière dans leur chambre et elle sut qu'il était là. Tant pis pour mon souhait qu'il ne soit pas encore rentré, se dit-elle en entrant dans la maison. Ses parents n'étaient pas là, aussi se dirigea t-elle directement à l'étage. Elle entendit son portable sonner et se rendit compte qu'elle l'avait oublié. Il n'y avait pas si longtemps, elle serait devenue folle si elle l'avait perdue ne serait ce qu'une minute et maintenant elle n'en avait rien à faire. Elle posa sa main sur la poignée de la porte et son bras fut presque arraché quand cette dernière s'ouvrit à la volée.

Andrew stoppa net et la fixa, pas tout à fait certain qu'elle soit vraiment là.

« Margaret ? »

« non, c'est le père noël, » dit-elle.

Elle se mordit la lèvre. Ce n'était pas exactement le bon moment pour faire une blague mais encore une fois, c'était sa façon de se protéger.

« on peut parler ? »

N'en croyant toujours pas ses yeux, Andrew hocha la tête et retourna dans la chambre, Margaret sur ses talons. Elle ferma la porte derrière elle et s'appuya contre le bois. Prés du lit, Andrew se retourna brusquement et dit :

« pourquoi est tu partie ? à quoi tu pensais ! »

Elle leva une main en l'air et sourit.

« je vais parler et tu va m'écouter sans m'interrompre d'accord ? »

« mais… »

« d'accord ? »

il hocha la tête et s'assit sur le lit. Elle fit des allers et retours, essayant de trouver le meilleur moyen de commencer.

« tu m'as dit que je n'avais aucun droit d'interférer dans ta vie parce que je ne te laissais pas faire partie de la mienne et tu avais raison. Ce qu'il y a c'est que j'ai été seule pratiquement toute ma vie et je m'en fichais avant de tomber amoureuse de toi. Ou du moins c'est ce que je croyais. Je croyais être heureuse mais j'étais juste satisfaite. Il m'est très dur de m'ouvrir à quelqu'un, de parler de moi et j'ai une peur bleue de l'intimité. Et j'ai la terrible habitude de m'enfuir dés que les choses deviennent un peu trop compliqué, tu t'en ai peut être rendu compte ? »

Il sourit mais ne répondit rien. Il savait que c'était un moment important pour elle. Ainsi que pour lui.

« mes parents sont morts quand j'avais seize ans, dans un accident de voiture et je n'étais pas avec eux parce que j'avais entraînement de pom pom girl. Je n'avais aucun frère ni sœur et j'ai étais élevé par une distante relation. J'avais oublié ce que c'était d'avoir une famille, de parler de mes problèmes à quelqu'un. Je gardais tout pour moi. Tu veux savoir pourquoi je n'aime pas que les gens m'appellent Maggie ? C'est parce que c'est comme ça que m'appelait mon père. En fait la dernière chose qu'il m'a dite c'est « je suis fier de toi Maggie ». Il était éditeur et ce n'était pas mon rêve de le devenir au début mais quand il est mort j'ai décidé de le devenir et c'est finalement devenu mon rêve. C'était une des seules choses que je pouvais faire pour le garder prés de moi. je sais que je suis nulle quand il s'agit d'avoir des relations avec les autres parce que je n'en ai jamais vraiment eus. Puis je t'ai rencontré et après trois ans de torture, je suis tombée amoureuse. Et ça m'a fait peur parce que je n'avais jamais rien ressenti d'aussi fort pour personne. Je me suis rendu compte, quand j'étais dehors en train de tabasser ma valise comme une malade que je ne voulais plus m'enfuir. Pas loin de toi, pas loin de la meilleure chose qui me sois jamais arrivé. Je t'aime Andrew et je te promets de faire des efforts. »

Le souffle court, elle fixa son regard sur lui. Il n'avait pas ouvert une seule fois la bouche. Il se leva, s'approcha d'elle et s'empara de ses lèvres. C'était la seule façon qu'il avait pour lui exprimer ce qu'il ressentait. Elle l'entoura de ses bras et lui rendit son baiser, sans se soucier de ses larmes qui coulaient le long de ses joues. Ou peut être étais-ce les siennes. Et quand il la prit dans ses bras et l'emmena sur le lit, elle l'embrassa plus passionnément. Ils tombèrent sur le matelas, s'embrassant et s'arrachant leurs vêtements. Puis Margaret perdit toute notion du temps et touche le paradis du doigt.