Disclaimer: I don't own the proposal.
Quand Margaret ouvrit les yeux le matin suivant, elle se sentit plus heureuse que jamais. Elle se tourna sur le côté et plongea son regard dans les yeux d'Andrew.
« bonjour, » dit-il en l'embrassant tendrement.
« Bonjour. »
Elle se pressa contre lui et il la serra dans ses bras. Un immense sourire qu'elle ne pouvait effacer éclairait son visage. Il l'embrassa dans le cou et lui dit :
« tu sais, j'avais tort moi aussi ».
« A quel propos ? »
« Je n'aurais pas du te cacher que j'avais vu Gertrude. Cela ne me semblait tout simplement important. Elle fait partie de mon passé et quand je l'a voie, je ne ressens rien d'autre que l'amitié que nous partageons à présent. »
« Je sais… »
« Ah, c'est ton tour de ne pas m'interrompre. »
Elle plaça sa main sur sa bouche et fit mine de la verrouiller. Il l'embrassa rapidement et continua :
« et tu a eu raison de donner mon livre à mon père. J'aurais sur le faire mais j'avais trop peur qu'il ne l'aime pas. Malgré tout ce que je dis, son avis est important pour moi. C'est pourquoi j'étais si en colère hier soir, parce que tu t'en es rendue compte avant moi. Mais je suis heureux que tu l'aies fait parce que tu m'as enfi parlée de toi. D'ailleurs, j'ai une question importante à te poser ».
« Quoi ? »
« Est-ce que tu as toujours ton uniforme de pom pom girl ? »
Elle lui donna un coup de pied dans le tibia. En riant, il l'embrassa et leur humeur changea radicalement.
« tu es toujours en contact avec la tante qui t'a élevée ? » lui demanda t-il beaucoup plus tard.
« Non, elle est morte quand j'avais vingt ans. »
« Je suis désolé. »
« Nous n'étions pas très proche mais ça a été dur parce qu'elle était mon dernier lien avec mes parents. Après sa mort, je me suis consacrée entièrement à mes études et au travail. C'était la meilleure façon d'échapper à ma douleur. C'était comme une drogue. Et plus je travaillais, plus je devenais un robot, barricadant mes sentiments sous une bonne couche de sarcasme et de ressentiment. »
« Ah, le bon vieux temps ».
« Jusqu'à ce que tu arrive. »
« Tu sais, toi aussi tu m'as changé. »
« Vraiment ? je croyais que tu étais déjà parfait ? » le taquina t-elle.
« Oh, mais je l'étais. Tu m'as juste rendu encore meilleur. Grâce à toi, je me suis rapproché de ma famille, et même de mon père. Ce n'est pas rien, Margaret et je ne t'en aime que plus. Ça me fait penser, j'ai une question. »
« Non, je n'ai plus mon uniforme. »
« Mais non, quoique c'est dommage. Je voudrais savoir pourquoi tu as si peur des chiens ? »
« Oh ça. Tu vois ça ? » demanda t-elle en lui montrant une cicatrice qu'elle avait sur l'avant bras. « J'ai été mordue quand j'avais treize ans par un…chihuahua. »
…
« Vas-y, rigole. »
Il ne put s'en empêcher et éclata de rire.
« un chihuahua ? ces espèces de rats ? »
« ces trucs sont vicieux, tu sais. Enfin bref, depuis ce temps j'ai peur des chiens. »
« Et ta peur de l'eau ? »
« J'ai faillit me noyer quand j'avais dix sept ans, mais ce n'est pas à cause de ça que j'ai peur. Mes parents étaient morts depuis un an et c'est la première fois que j'ai vraiment réalisé que j'étais seule. Personne n'était là pour me sauver. Juste après ça, je me suis fait tatouer. »
« Les deux colombes ? »
« Oui. Comme ça mes parents étaient toujours avec moi. c'est idiot ».
« Non, ça ne l'est pas ».
Il déposa un baiser sur son tatouage, puis sur sa cicatrice et enfin sur ses lèvres.
« alors, comment te sens-tu ? nous venons juste d'avoir une vraie conversation, entièrement centrée sur toi. Tu as des nausées ? des mots de têtes ? »
« à part l'envie soudaine de te tuer, je me sens bien. Ça m'a l'air naturel quand c'est avec toi. Presque comme se rappeler que l'on savait déjà faire du vélo, ou un truc dans le genre ».
« Je vois ce que tu veux dire. »
« Je t'aime Andrew. »
« Je t'aime Maggie. »
Une seule larme coula le long de sa joue et il l'effaça avec son pouce.
