C'est toujours pas dans ce chapitre qu'on rencontre Adrian ni qu'on en sait un peu plus sur le fondement véritablesur lequelma fic… Je suis un peu lent, désolé… Je fais toujours des introductions super longues! J'espère que ça vous plaira quand même!

Chapitre IV – En route vers Stanford

Sam faisait les cent pas sur le parking du motel pendant que son frère appelait Adrian, comme ils l'avaient prévu. Cela faisait déjà presque une demi-heure que Dean était au téléphone et Sam avait l'impression de devenir fou. Que pouvaient-ils bien se dire qui nécessite autant de temps ? Enfin, lorsque Sam fut sur le point de sortir de la chambre pour obtenir des réponses à ses questions, Dean revint.

-Alors, qu'est-ce qu'il a dit ?

-Qu'il est soulagé d'avoir de tes nouvelles et de savoir que tu vas bien.

-C'est tout ?! Il ne t'a pas dit qu'il était déçu ou triste, ou quelque chose comme ça ?

-Il ne l'a pas dit, non.

-Mais… ?

-Mais il le pense très probablement.

Sam s'attendait à cette réponse mais cela lui fit tout de même l'effet d'un coup de poing en plein visage. Il se mordit la lèvre inférieure avant de reprendre.

-Il t'a demandé des explications ?

-Non, pas du tout. Mais je lui en ai quand même données, j'ai senti qu'il voulait savoir. J'ai essayé de faire en sorte qu'il comprenne mais je suis pas sûr d'avoir réussi, il est pas très bavard le gamin…

-Ouais… Sinon, tu lui as demandé pourquoi il disait avoir besoin de moi, "aujourd'hui plus que jamais" ?

-Bien sûr ! Tu penses bien que moi aussi je voulais savoir ! Mais il a dit qu'il n'en parlerait qu'à toi, et à toi seul.

-Mmmm… répondit Sam d'une voix pensive.

Maintenant qu'il savait qu'il allait revoir le jeune homme, Sam éprouvait beaucoup d'inquiétude à son égard. Il espérait vivement qu'il ne s'était pas mis dans une situation délicate. Dean jeta un œil sur l'ensemble de la pièce, et hocha la tête d'un air satisfait.

-Je vois que tu as préparé tes affaires, on va pouvoir s'éclipser.

-S'éclipser ?!

-Il faut bien qu'on se sauve avant que le gérant se rende compte que t'as complètement bousillé la salle de bain. D'ailleurs ça me fait une carte de crédit en moins…

-Pourquoi ?

-Sam, t'es encore endormi ou quoi ? Je peux pas prendre le risque d'utiliser cette carte, si jamais il porte plainte et que quelqu'un fait le rapprochement avec nous…

Sam savait très bien que ce "quelqu'un" signifiait l'agent Hendricksen.

-Je suis vraiment désolé, Dean…

-Je le sais. Tu vas quand même pas me le répéter vingt fois dans la journée ! s'exaspéra Dean qui commençait à en avoir assez d'entendre son frère s'excuser à tout bout de champ.

Sam baissa la tête. Il se fit la promesse que plus jamais il ne se saoulerait afin que cela ne se reproduise plus. S'il n'avait pas autant bu, il n'aurait pas perdu le contrôle. S'il n'avait pas autant bu, il ne se serait pas endormi dans la baignoire. Il espérait vivement que son frère n'avait pas remarqué son ébriété ; il ne souhaitait pas que Dean soit plus déçu qu'il ne l'était déjà de lui.

-Allons-y. Tu prends le volant, j'ai besoin de dormir un peu quand même.

-Euh… Il habite toujours chez ses parents ?

-Non, il fait ses études Stanford, comme Jess et toi !

-Oh la la…

-Quoi, qu'est-ce qu'il y a ?

-Rien, laisse tomber.

Sam n'avait pas envie d'inonder son frère avec ses craintes et ses appréhensions, d'autant plus que ce dernier était de fort mauvaise humeur du fait de son manque de sommeil. Il ne pouvait blâmer que lui-même pour cette situation mais il se jura qu'il ferait le nécessaire pour remonter dans l'estime de Dean. Ils chargèrent leurs sacs dans le coffre de l'Impala et s'installèrent à l'intérieur. Sam démarra et s'éloigna rapidement de ce motel de malheur.

-Tu veux quoi comme cassette ? demanda-t-il à Dean.

-Comme tu veux, mec. N'oublie pas que celui qui roule choisit la musique. Du moment que tu me mets pas 20 Cent !

Sam ne put s'empêcher de sourire à cette remarque ; c'était lui qui roulait et il avait fait son choix. Il retourna la cassette qui se trouvait déjà dans le lecteur et un riff de guitare résonna dans la voiture.

ooo

Sam roulait depuis plus de quatre heures sans interruption et la fatigue commençait à le gagner. De plus, il avait horriblement envie d'aller aux toilettes mais la prochaine ville se trouvait à plus de trente miles.

-Qu'est-ce que t'as à te tortiller sur ton siège comme ça ? demanda Dean qui venait tout juste de se réveiller.

-A ton avis ? lui répondit Sam que son état mettait de mauvaise humeur.

-Bah arrête-toi sur le bas-côté… Je vois pas où est le problème !

-Je peux pas faire ça au bord de la route, au milieu de la campagne ! Y'a des bestioles partout…

Dean poussa un grognement de mépris.

-Des fois j'oublie que je voyage avec ma sœur…

-Ferme-la tu veux…

-Je vois que monsieur est d'une humeur charmante…

Sam finit tout de même par s'arrêter et sortit de la voiture. Il s'éloigna le plus possible de la route, s'enfonçant presque dans les sous-bois. Dean regardait la scène par la fenêtre d'un air amusé.

-Tu devrais aller plus loin, on voit tout d'ici espèce d'exhibitionniste !

-Putain Dean tu fais chier, merde !

Dean explosa de rire car Sam était rarement aussi grossier et ce dernier ne tarda pas à l'imiter, même s'il avait tenté de rester fâché par pur principe. Lorsqu'il revint, il ouvrit la porte côté passager et attrapa son frère par les épaules pour le déloger de sa place avant de s'y installer à son tour.

-Qu'est-ce qui te prend ?!

-Je suis naze, à ton tour de conduire !

-T'aurais pu simplement me le dire au lieu de me bouger comme ça ! Je suis pas un jouet !

-Fallait pas te moquer de moi !

-C'est petit et mesquin ! La prochaine étape c'est quoi ? Démolir ma voiture comme la salle de bain ?

Sam claqua la portière, laissant Dean debout à l'extérieur. Celui-ci fit le tour de la voiture et s'assit à sa place habituelle.

-C'était pas drôle, désolé.

-Allez roule, y'a encore du chemin jusqu'à Stanford.

Dean avait cru tenir le bon bout avec son frère lorsqu'il l'avait chambré quelques minutes plus tôt. Sam s'était enfin lâché un peu et avait rit avec lui. Mais Dean avait été trop loin et avait manqué de tact, comme d'habitude. Il fallait toujours qu'il gâche tout avec ses manières de brutes. Il savait pourtant que son frère n'était pas comme lui et faisait déjà beaucoup d'effort pour le supporter.

Cherchant à se faire pardonner, il fit un geste symbolique. A la place de repasser une énième fois l'une de ses cassettes fétiches, il mit la radio. Sam le regarda, étonné. Il ne fit aucun commentaire mais son regard en dit beaucoup plus que de simples mots.