Chapitre très court, j'en ai presque honte… Heureusement que je les poste par deux ! La fin de la fic approche, et le sort des frères sera bientôt scellé ! J'espère que ça vous plaira !
Chapitre XV – Le calme avant la tempête
Le sang de Sam se glaça, et la panique le gagna très rapidement. Lorsqu'il reprit la parole, il était au bord de la crise de nerfs. Il ne tenait plus en place sur son siège et ne cessait de se mordiller la lèvre inférieure.
-Dean, je suis désolé, je savais pas, je voulais pas te laisser seul si longtemps et…
-Sam, calme ! Je t'ai fait aucun reproche !
-Oui mais tout ça c'est de ma faute ! Si j'avais…
-Adrian, fais quelque chose ! s'écria Dean qui ne pouvait pas à la fois conduire et gérer son frère.
L'Oracle paraissait amusé par la situation, comme si les problèmes des humains lui apportaient une agréable distraction. Adrian mit un grand coup derrière la tête de Sam qui se calma aussitôt.
-Bah voilà… commenta Dean, satisfait.
-Où est-ce qu'on va ? C'est pas la direction de l'auberge de jeunesse… remarqua Sam qui se massait la tête.
-Tu penses bien qu'ils se sont rendu compte de la supercherie et qu'ils m'ont mit dehors… mentit Dean pour ne pas avouer qu'il s'était fait virer parce qu'il avait causé des bagarres alors qu'il était ivre. J'ai trouvé une espèce de manoir inhabité en campagne. Je crois que les propriétaires ont déménagés, il y a des draps sur tous les meubles… Enfin bref, pourquoi t'as kidnappé l'Oracle ?
-Je l'ai pas kidnappé, il est venu avec nous… C'est le seul à pouvoir vaincre Zaroc.
-Zaroc ?
-C'est le démon qui détient le pacte.
Dean eut un sourire amusé.
-Quoi ? demanda Sam
-Rien… C'est juste que les démons ont des noms tellement ridicules…
Il désigna ensuite l'étrange passager arrière d'un signe de la tête.
-Qu'est-ce qui te dit qu'il ne t'a pas menti ? demanda Dean, suspicieux.
-Les oracles ne mentent jamais ! s'écria l'intéressé, outré.
-Ouais c'est bon je te crois, pas la peine d'hurler ! C'est quoi ton nom ?
-Je n'ai pas de nom. Je suis l'Oracle.
-On t'appellera Ralph alors. T'as une tête de Ralph.
-Si vous voulez… Maintenant, il me semble que j'ai droit à une petite explication… Pourquoi souhaitez-vous que je tue mon père ? Non pas que je ne veuille pas le faire, j'attends ce moment depuis des siècles, mais je suis curieux.
-Tu devrais le savoir Ralph, c'est toi le devin !
-Oracle ! Et ça ne fonctionne pas comme cela…
-Mon frère a passé un pacte qui le privera de son âme dès ce soir, et il finira en Enfer si vous ne tuez pas Zaroc.
-Ainsi donc il cherche à réunir des âmes, c'est intéressant…
-Pourquoi ? demandèrent-ils tous en chœur.
-Je pense qu'il a toujours su que je finirais par m'échapper et que je viendrais le tuer… Alors il récupère le plus d'âmes possibles pour l'escorter quand il ira en Enfer. Il prépare sa place en bas… Il cherche à garder le maximum de puissance.
Un bref silence s'installa dans la voiture pendant lequel chacun réfléchit à la dernière phrase de l'Oracle.
-Il est très puissant n'est-ce pas ? demanda Dean, déjà certain de la réponse.
-En effet.
-Et qu'est-ce qui te fait croire que tu peux le battre ? Tu es plus puissant que lui ?!
-Non, pas du tout. C'est beaucoup plus simple que cela. Il existe une sorte de loi fondamentale chez les démons, une règle que l'on ne peut pas transgresser. Il est interdit de tuer un membre de sa propre famille. Je suis donc protégé de mon père.
-Mais lui ne l'est pas de vous ? demanda Sam, perplexe.
-Non, je ne suis pas vraiment un démon… Le sang humain qui coule en moi me permettra de le tuer.
-Mais il ne se laissera pas faire ! fit remarquer Adrian.
-Ca, on peut s'en occuper ! lui répondit Sam.
Lorsqu'ils furent arrivés, Sam semblait avoir retrouvé tout son sang froid et tâchait de tout organiser pour les quelques heures à venir. Il ordonna à Dean de s'isoler dans une des chambres et demanda à Adrian de faire plusieurs cercles de sel autour de son frère, et autour de la maison. Evidemment, Dean ronchonna.
-Ecoute Sam, laisse tomber, c'est pas grave…
-Tu plaisantes ? C'EST PAS GRAVE ? hurla Sam avec une pointe d'hystérie dans la voix. Je suis arrivé jusque là, et je vais certainement pas laisser tomber ! Maintenant, tu vas aller poser tes fesses sur un lit et ne plus en bouger ! Adrian se chargera de te donner tout ce dont tu as besoin…
-Et toi, tu vas faire quoi pendant ce temps ?
-Préparer plusieurs pièges à démon pour le garder prisonnier une fois que je l'aurai invoqué. Après, Ral… euh l'Oracle n'aura plus qu'à s'en occuper et toute cette histoire ne sera plus qu'un horrible cauchemar.
-J'espère que tu as raison…
-J'ai raison, Dean. Je le sais.
Dean s'apprêtait à suivre les directives de Sam lorsque celui-ci l'arrêta pour le serrer brièvement dans ses bras. Puis, sans un mot, il le planta là pour aller consulter ses bouquins.
ooo
-Oracle, est-ce qu'il va pleuvoir ?
-Non, pourquoi ?
-Pour que les pièges que je vais tracer ne risquent pas de s'effacer.
-Alors ils ne risquent rien.
Adrian avait apparemment fini d'encercler la maison de sel, n'ayant pas pu terminer son deuxième cercle car l'énorme sac était désormais vide.
-Je peux faire quelque chose d'autre, Sam ?
-Tu as vu ce petit commerce sur la route, en arrivant ?
Adrian hocha la tête pour confirmer.
-Prends la voiture, achète de nouveaux sacs de sel et une dizaine de pots de peinture blanche. A manger et à boire pour Dean... Prends-lui des cookies, il adore ça ! Un tapis et toutes les bougies que tu trouveras, aussi.
-Je fonce.
Moins d'un quart d'heure plus tard, Adrian était de retour avec tout ce que Sam lui avait demandé. Ce dernier était agréablement étonné de la rapidité et de l'efficacité du jeune homme. Il eut un sourire approbateur.
-Merci Adrian… Tu peux apporter ça à mon frère ? Et quand tu auras finis…
-Oui, quoi ?
-Il y a un sachet de poudre rouge dans le coffre de l'Impala, c'est du vaudou… Un homme qui avait un pacte nous l'a remis, c'est plus efficace encore que le sel… Fais un cercle autour de Dean avec cette poudre, ok ?
-Ok, pas de soucis.
Sam croyait de plus en plus en leurs chances de réussir. Il se mit au travail sans plus attendre, traçant à la peinture plusieurs pièges à démons les uns dans les autres sur la veste étendue d'herbe qui bordait la maison. Quelques heures plus tard, il avait fini. En sueur, le souffle court, il consulta sa montre. L'heure était arrivée d'invoquer Zaroc.
