Chapitre 9 : Confrontations
Sam regarda Dean, d'un air très inquiet, craignant que son frère ne fasse une rechute, comme deux ans auparavant. Il s'approcha de lui et mit la main sur l'épaule de son frère, provoquant un léger tremblement de ce dernier, à ce soudain contact :
« Dean, je t'en prie, parle-moi, dis quelque chose.
-Nous…je ne peux pas…y être revenu…c'est impossible…je ne veux plus…
-De quoi tu parles, Dean ?
-De l'enfer…
-Mais pourquoi serions-nous en enfer ? D'abord nous ne sommes pas morts et ensuite, cet endroit ne peut pas être l'enfer, je ne pense pas qu'il y a une quelconque ressemblance entre…
-Sam, tu ne sais pas ce que c'est…ce qu'on peut y vivre…ce qui peut s'y passer…ce paysage de ruines et de morts…ça me le rappelle tellement…dit-il avec des sanglots dans la voix.
-Dean, dit alors Sam en faisant en sorte de regarder Dean droit dans les yeux pour rencontrer son regard, je te promets que nous ne sommes pas en enfer et que cet…endroit n'en est qu'un pâle reflet, ok ? »
Dean opina de la tête silencieusement, mais sans cesser de fixer sans arrêt la porte qu'ils avaient refermée et derrière laquelle des cris atroces se faisaient entendre. Toujours extrêmement pâle, Dean ne bougeait pas d'un pouce comme s'il pensait que bouger n'aurait fait qu'ameuter des démons à l'endroit où ils se trouvaient.
Sam, lui, au contraire, ne cessait de faire les cent pas en réfléchissant. Plein d'idées se bousculaient dans sa tête sans savoir comment les associer, les ranger, sélectionner les bonnes… Il se sentait complètement découragé et démuni. Il avait cru en la théorie de Dean avant de sombrer dans le sommeil par le calmant et le fait qu'ils ne soient pas revenus chez eux le désespérait. Mais quand il posait son regard sur Dean qui semblait autant bouleversé qu'à leur arrivée, sa peine redoublait davantage, se sentant si malheureux de ne pouvoir le réconforter ou trouver une idée qui les ferait sortir d'ici, que ses idées s'embrouillaient encore davantage.
Quant à Dean, la brève entrevue de ce paysage en ruines et jonché de morts déchiquetés, avait ramené à la surface tous les souvenirs détaillés de son séjour en enfer. Bien sûr, l'enfer était encore pire que ce qu'il avait vu devant eux mais l'atmosphère y ressemblait tellement que Dean n'éprouva plus soudain aucun espoir de rentrer chez eux un jour et que le désespoir prit pleinement place en lui. Il n'avait même plus l'impression que son frère était à côté de lui tellement il se sentait abattu, seul, complètement anéanti et désespéré. Toute trace de joie s'était éteinte en lui et il ne sentait qu'un immense gouffre de douleur et de désespoir s'agrandir en lui à une vitesse grandiose. Ne pouvant plus tenir sur ses jambes qui tremblaient sous son poids, il dut s'agenouiller par terre. Les nerfs se lâchant complètement en lui, les sanglots et les larmes vinrent, mais silencieux, ne voulant que personne et pas même Sam ne le voit dans cet état lamentable.
Malgré tout, et après vingt bonnes minutes de réflexion pendant lesquelles il s'était éloigné pour ne pas être distrait par l'attitude plus que désespérante de son frère, Sam entrevit une possible solution et voulut la communiquer aussitôt à son frère près duquel il s'approcha. Il fut surpris qu'en si peu de temps, Dean se soit complètement détruit et que les tremblements ne cessaient de le parcourir pendant que son visage était inondé de larmes. Il s'agenouilla près de lui et d'abord un peu hésitant, ne connaissant pas la réaction de Dean, il prit quand même son frère dans ses bras. Il fut alors surpris mais heureux que Dean ne résiste pas et qu'au contraire, il resserre son étreinte, les sanglots augmentant, comme s'il voulait déverser toute sa peine et sa souffrance pour en être libéré. Par cette étreinte, Sam voulait le consoler du mieux qu'il pouvait mais ce n'était pas évident, considérant le degré de peine de Dean. Pourtant, au bout de quelques minutes, les tremblements et les sanglots se calmèrent et une respiration normale revint, montrant une certaine libération. Desserrant leur étreinte, Dean sécha rapidement ses larmes encore humides sur son visage et adressa à Sam, dont le visage était encore inquiet et troublé, une expression reconnaissante et un léger sourire en coin.
Sam prit sur lui pour dire ce qu'il avait préparé, car il connaissait d'avance la réponse de son frère mais il devait lui demander, c'était vital :
« Dean, je suis vraiment désolé de t'en parler…mais…
-Alors ne dis rien, Sammy, dit Dean, craignant connaître sa pensée.
-Mais nous devons sortir de cet endroit, Dean, tu le sais et tu le veux encore plus que moi. Alors, nous devons parler de ce que tu as vécu lors de ces deux heures que tu as passé en enfer. Ca ne date plus d'hier et je ne t'ai jamais pressé, tu le sais…
-C'est ça…
-Mais Dean, non, je t'en ai parlé si peu que…
-Je ne parle pas de ça, sourit Dean ironiquement. Laisse tomber.
-Attends mais tu parles de quoi ?répondit Sam en cherchant une erreur dans chaque mot qu'il avait prononcé. Tu veux dire que…que ce n'est pas deux heures que tu as passé là-bas ?hésita-t-il, parcouru d'un frisson glacé à l'idée que son frère ait passé plus de temps en enfer.
-Je t'ai dit qu'on ne devait plus en parler, ça n'en vaut pas la peine.
-Combien de temps, Dean ?
-Sam, arrête, s'il-te-plaît…
-Deux jours ?
-Je ne dirai rien…
-Deux semaines ?frissonna Sam à cette idée.
-Ne me pose plus cette question…
-Combien de temps ? »
Dean savait que son frère ne le lâcherait pas tant qu'il ne lui aurait pas répondu mais répondre équivalait à montrer le début de tout ce qu'il avait tant voulu lui cacher. Mais il voulut quand même lui avouer cela, se disant qu'après tout, Sam ne pourrait pas en déduire tout ce qu'il y avait vécu. Il se leva alors, s'éloigna de quelques mètres, tourna le dos à Sam et dit d'une voix brisée, comme si le dire ramenait à la surface tous ses souvenirs :
« Deux mois… »
En entendant cette réponse qu'il avait tant demandée, Sam ne put s'empêcher de frissonner et de pâlir. Pourquoi avait-il tant insisté pour connaître la vérité ? Ce n'était pas possible que Dean ait vécu en enfer une agonie et des souffrances interminables pendant deux mois… Lui qui avait toujours cru que ce séjour avait été rapide, il comprenait maintenant mieux pourquoi Dean était si perturbé et avait ces absences. Deux mois… Misère, jamais il n'aurait imaginé qu'en enfer, le temps était différent. Sam se reprocha alors de ne pas avoir été assez attentionné envers son frère qui devait avoir tant souffert pendant si longtemps. Il se reprocha de n'être pas un frère attentif et compatissant alors que Dean l'était envers lui au degré maximum.
Pourquoi s'était-il lui-même retrouvé coincé dans cet ascenseur avec Bobby pendant une partie de ces deux heures ? S'il avait été davantage méfiant envers cet ascenseur démoniaque, il serait revenu plus rapidement et Dean ne serait pas resté si longtemps en enfer.
Sam eut rapidement des larmes aux yeux en se rendant compte que c'était pour ça que Dean cachait tout ce qu'il y avait vécu et qu'il devait être détruit intérieurement bien plus que lui-même ne l'avait pensé. Il essaya de reprendre une contenance pour Dean qui n'avait pas bougé et était resté silencieux. Il se leva à son tour et reprit la parole en essayant de la rendre ferme :
« Je suis désolé, Dean. J'ai agi comme un imbécile et je n'aurai jamais dû prendre ça comme ça. Je n'aurai jamais pensé que tu y avais passé tant de temps. C'est entièrement de ma faute et…
-Ce n'est pas de ta faute, Sammy, dit alors Dean en se tournant vers lui. C'est moi qui avais fait ce pacte et tu as réussi à le défaire malgré toutes les difficultés. Jamais je ne te remercierai assez pour ça car tu m'as libéré de là-bas…et tu ne peux pas savoir combien…je te serai reconnaissant à vie. Tu es le meilleur frère que j'aurai pu espérer.
-Mais c'est quand même à cause de moi que tu y es allé, dit Sam, touché par ces paroles.
-Jamais tu ne m'as demandé de faire ce choix. Et je n'ai jamais regretté de l'avoir fait, même durant ces deux mois que j'y ai passé.
-Quoi ?s'étonna Sam. Mais tu pouvais regretter, c'était tout à fait normal, même si je n'imagine qu'un échantillon de ce que tu as du y vivre.
-Regretter ? Mais tu étais en vie, Sam et bien portant. Pourquoi aurais-je regretté quoique ce soit ? Tu es et tu resteras mon petit frère, Sammy, et je devrais toujours me sacrifier pour toi… »
Dean le dit avec tant de naturel et de sincérité que Sam, malgré qu'il sut déjà tout ça, fut très ému par ces paroles car il lui apparaissait très clairement que son frère n'aurait jamais pu vivre sans lui et qu'il l'aimait au plus haut point de l'amour fraternel. Sam esquissa alors un sourire touché, quelques larmes coulant d'émotion sur ses joues.
Dean fut alors soulagé que Sam sache enfin le temps qu'il avait passé en enfer. Ca rétablissait une certaine communication manquante entre eux depuis ce fâcheux épisode. Poussant un soupir de soulagement heureux, Dean ne pensait pratiquement plus à l'endroit où ils étaient et il en était de même pour Sam. Ils sentaient tous deux cette symbiose revenir entièrement entre eux et ça leur faisait tant de bien qu'ils restèrent face à face, réjouis de pouvoir ne rien se cacher.
Mais leur situation revint les visiter quelques minutes après, quand ils entendirent un grand cri s'élever derrière la porte. Ils regardèrent la porte, effrayés et la barricadèrent pour que rien ni personne ne puisse entrer.
« Dean, je dois te parler de quelque chose d'urgent. Quand nous avons quitté l'autre monde, tu m'as fait prendre conscience de quelque chose de vital pour nous. Nous devons sûrement être dans des sortes de dimensions parallèles créées à partir de nos espoirs et de nos craintes. L'autre monde mêlait un peu des deux, mais surtout nos espoirs et nos rêves un peu déformés et ça provenait de nous deux réunis. Nous avons réussi à en sortir car on a pris conscience de son irréalité et nous avons été dégoûtés à 100 de ce monde, donc nous avons eu le sentiment contraire que ce que nous devions éprouver. Je pense maintenant que ce monde dans lequel nous sommes est fait à partir de tes pires craintes, Dean et seulement des tiennes car c'est toi qui as voulu le plus quitter le dernier et qui a fait fonctionner la machine dans laquelle nous n'arrivons pas à sortir.
-Ok…murmura Dean, étonné par toutes ces révélations qui prenaient soudain un sens. Mais j'espère que tu ne vas pas me dire qu'il faut que je sois heureux d'être dans ce monde infernal ? »
Mais Sam n'eut pas le temps de répondre. Tandis qu'ils s'appuyaient contre la porte de toutes leurs forces, ils furent poussés en avant quand la porte s'effondra devant eux, malgré les instruments qu'ils avaient mis devant pour la bloquer. La porte ainsi que les obstacles explosèrent en même temps, comme sous l'effet d'une grenade. De l'autre côté de la porte, à l'extérieur, les attendait une surprise de taille. Dean et Sam furent tellement étonnés qu'ils en restèrent bouche bée. Car leurs doubles démoniaques étaient juste en face d'eux, à les regarder goguenards, le sourire aux lèvres, avec un regard envahi de noir.
« Salut, les gars, on vous attendait, commença le Dean démoniaque.
-On était vraiment impatient, dit le Sam démoniaque à son tour. Dean ne tenait plus en place tellement il avait hâte de vous déchiqueter.
-Chouette, s'écria Dean. Eh bien, une petite causette ne serait pas de refus, mais vous savez, on est très occupé, alors repassez plus tard, on sera ravi de vous offrir un verre d'eau bénite.
-Tu fais peut-être le malin, mais tu as tellement peur de nous que tu utilises de l'humour pour nous narguer et nous mettre en rogne, répondit son double. Mais le hic est que je connais toutes tes blagues débiles, Dean. Ton humour ne marchera pas.
-Dommage…répondit le concerné avec un soupir. Moi qui voulais te raconter une bonne blague que j'ai entendu hier…Tant pis, je la garderai pour Sam qui n'en rira pas, dommage. »
Mais alors que les deux frères avaient esquissé un léger mouvement pour fuir dans l'entrepôt, leurs doubles maléfiques furent plus rapides et les envoyèrent s'écraser à l'extérieur, sur une paroi rugueuse. Tout le problème est que Dean et Sam étaient sans défense et sans armes devant leurs doubles qui avaient tous les atouts en main. Apparemment, un signe de tête entre les doubles démoniaques montra leur accord et chacun s'occupa de son propre lui.
Dean avait atterri sur un rocher en granit et s'y était écorché l'avant-bras et la jambe mais alors qu'il tentait avec difficulté à se relever, son double le plaqua contre le rocher, lui entaillant le dos profondément. Dean ne pouvait plus bouger du tout mais se trouvait dans une situation très inconfortable.
« Alors, Dean, j'ai l'impression que cette position ne te plaît guère, je me trompe ?
-Lâche-moi un peu, j'ai envie de respirer… »
Mais c'était la parole à ne pas dire. Son double sourit et fit en sorte que Dean ait une grande difficulté à respirer, lui compressant ses poumons à distance. Dean étouffait tellement il suffoquait. Il ne pouvait même pas porter la main à la gorge, celle-ci étant bloquée. Mais son double arrêta la pression. Dean toussa plusieurs fois et en cracha même du sang.
« Tu vois, mon cher, ça…ce n'est plus respirer… Je sais que tu as toujours été très accro à la douleur, alors, je vais te montrer ce que c'est que de souffrir véritablement, sourit-il avec haine. Car je déteste me voir avec cette tête lamentable et j'ai envie de te réduire en charpie sanguinolente, ça te va ?
-Tu ne me fais pas du tout peur, réussit à prononcer Dean. On dirait seulement que tu as mis des lentilles tombées dans du cambouis. »
Son double démoniaque furieux, s'avança plus près de Dean et lui donna de nombreux coups de poings puissants au visage, lui créant plusieurs hématomes et ensanglantant son nez.
« Quoi, c'est ça que t'appelles faire souffrir ?hoqueta Dean, la voix faible. Tu devrais chercher dans un dico, mon vieux… »
Mais l'humour de Dean lui créa, comme d'habitude, davantage de problèmes. Son double sourit, fit un geste de la main comme s'il voulait appeler quelque chose derrière lui et apparurent une centaine de couteaux en lévitation, prêts à s'enfoncer dans le torse de Dean.
« Chouette…J'en veux un, ils sont à vendre ?demanda Dean, entre humour et affolement. »
La seconde d'après, tous les couteaux s'enfonçaient dans sa chair, lui faisant échapper, de ses dents serrées par la douleur, des cris étouffés et des gémissements. Quand les lames étaient arrivées, Dean en avait fermé les yeux tellement la douleur avait été insupportable et maintenant son double s'amusait à les enfoncer, non en même temps mais selon les endroits qu'il préférait. Dean n'avait même plus le courage de le narguer ou de l'insulter, sa voix s'était brisée avec sa dernière plaisanterie.
Du côté de Sam, ce n'était pas rose non plus mais plutôt noir. Dès le début et en même temps que pour Dean, Sam s'était retrouvée plaqué contre un arbre à moitié mort mais son double avait fait exprès de le paralyser contre le bout d'une branche pointue. Sam avait alors étouffé un cri quand il s'était planté dessus. Mais son double préférait apparemment la souffrance psychologique :
« Alors, Sam…ce n'est vraiment pas intelligent de t'être retrouvé ici. C'est vrai que Dean n'est pas intelligent mais il l'est sûrement plus que toi, je pense. Toi, tu es un idiot de première classe. Tu n'as même pas réussi à envoyer valser Dean quand il t'a demandé de rechercher John alors que tu aurais pu devenir avocat ou une bêtise de ce genre. Ca, bien sûr, ce n'était rien comme c mais tu as fait bien pire. Tu as rejeté le noble héritage qu'Azazel t'avait donné. Ce merveilleux don, tu l'as abandonné, comme un vulgaire tas de boue. Si tu l'avais accepté dès le départ, tu aurais pu sauver Jess des flammes qui l'ont consumée… Tu sais qu'elle a été consciente de sa mort pendant toute la durée de l'incendie, jusqu'à ce qu'elle tombe en cendres ?rigola son double démoniaque face à Sam. »
Sam ne répondit pas, sachant que répondre ne ferait qu'envenimer les choses et lui attirer des sarcasmes supplémentaires. Malgré tout, les dernières paroles lui firent tellement de mal, même après tant d'années, que des larmes s'échappèrent de ses yeux, au seul fait d'imaginer Jess mourir dans ces conditions, même s'il savait que les démons mentaient, surtout dans un autre monde que le sien. Le démon, voulant augmenter sa souffrance qu'il ne trouvait pas suffisante à son goût, lui occasionna un mal de tête si intense que Sam en cria de douleur. Tout comme Dean, il ne pouvait pas non plus porter les mains à sa tête pour essayer de calmer cette migraine infernale puisque ses mains étaient bloquées. Alors, pour la première fois depuis qu'il les avait perdus, il se mit à regretter ses anciens pouvoirs disparus lors de la mort d'Azazel. Il aurait tant aimé donner une bonne leçon à son double démoniaque que Sam se raccrocha à ça comme à une bouée de sauvetage qui lui permettait de ne pas perdre la tête tellement il se sentait mal.
Mais le démon arrêta la souffrance, ne voulant pas tuer sa victime tout de suite et reprit la parole :
« Regarde, Sammy, je vais même te faire une faveur. Tu vas revoir Jess mourir comme une torche vivante un nombre incalculable de fois et tu sais quoi ? Je vais même te faire endurer sa souffrance pour que tu puisses compatir, ok ? »
Sous les yeux horrifiés de Sam, son double fit apparaître une jeune femme vêtue de blanc qui ressemblait en tout point à Jessica et qui paraissait même être Jessica car aussitôt celle-ci s'avança vers le Sam qu'elle aimait mais fut arrêtée par le démon qui l'immobilisa. Avec un sourire haineux et ravi, le démon enflamma Jess qui cria aussitôt. On ne voyait presque plus la jeune femme tellement les flammes étaient nombreuses et immenses. Sam éprouva alors en lui un désespoir intense à cette vue qui lui rappelait tant de cauchemars. Pleurant de désespoir, il ressentit alors une chaleur intense et grandissante en lui, comme s'il brûlait lui-même de l'intérieur. C'était atroce : il avait l'impression de véritablement brûler et que tous ses organes se consumaient littéralement en lui. Il lui semblait que les flammes intérieures étaient si importantes qu'elles allaient ressortir et le brûler entièrement. Mais le supplice s'arrêta quand Jess tomba sous ses yeux en poussière dans un dernier cri.
