Chapitre 14 : De retour chez nous ?
Le froid les envahit aussitôt. C'était comme si chaque parcelle de leur corps leur faisait mal et était totalement frigorifiée. Dean comme Sam ne parvenaient ni à tourner la tête ni à bouger ou même à parler. Ils étaient tous deux allongés dans un espace très étroit. Ils pensèrent aussitôt qu'ils devaient être dans ce fameux container qu'ils avaient vu la première fois. C'était le noir complet, ils n'arrivaient même pas à voir leurs propres mains tendues devant leurs yeux. Le froid pénétrait chaque parcelle de leur peau et leur donnait des douleurs absolument atroces, comme si on les transperçait de partout. Ils grelottèrent dès le début de ce froid arctique présent dans chaque millimètre carré de cette case.
Dean, sans qu'il l'eût prévu le moins du monde, commença à s'affoler de ne pouvoir sortir de ce pseudo-cercueil. Il sentait l'air manquer à ses poumons et une panique générale s'installer en lui. Réunissant toutes ses forces, il essaya de bouger l'un de ses membres gelé pour taper contre ce qui devait servir de couvercle. Mais cet effort lui coûta une douleur tellement insupportable qu'elle lui arracha un cri de douleur alors qu'il avait cru que sa voix était également gelée. Il eut l'impression de s'être cassé le bras. Il lui était donc impossible de taper contre le couvercle avec un bras devenu faible et encore presque sans vie. Il essaya d'appeler Sam pour savoir s'il était à côté et s'il avait réussi à se libérer, même s'il en doutait mais aucun son ne parvint à sortir de sa gorge, comme si seul son cri avait pu passer. C'est alors que l'air commença à se raréfier car Dean respirait trop rapidement, son angoisse prenant le dessus. Il jetait des regards autour de lui pour trouver une façon de s'en sortir mais s'affolait progressivement car il n'y voyait toujours rien. Il suffoqua alors et se mit à tousser, malgré les intenses douleurs que ça lui procurait au torse gelé. Mais plus il toussait, plus son inquiétude redoublait quant à ce qu'il allait devenir. Il s'en faisait aussi pour Sam, qui devait être dans la même situation que lui. N'en pouvant plus, l'air lui manquant complètement, des larmes perlèrent de ses yeux et dans un dernier suffoquement, sa tête vacilla sur le côté et Dean ferma les yeux complètement, cessant de respirer.
Juste à côté du container dans lequel était enfermé Dean, Sam se trouvait effectivement dans la même situation inconfortable que son frère. Sauf que lui ne devenait pas claustrophobe. Il essayait de se raisonner et de se dire que tout irait pour le mieux s'il économisait son oxygène. Il ne pouvait ni bouger ni parler non plus. Mais lorsqu'il entendit le cri déchirant de son frère juste à côté de lui, son angoisse gagna en ampleur. Désormais il ne s'inquiétait plus que légèrement mais intensément car il sentait que Dean devenait angoissé. Il se souvint avec inquiétude des paroles de son frère sur le fait qu'il serait claustrophobe s'ils étaient dans une telle position. Il essaya d'appeler son frère mais apparemment ses cordes vocales semblaient gelées elles aussi. Bouger semblait hors de question, c'était comme si mes membres ne répondaient plus du tout à ses nombreux appels pourtant désespérés. Sam s'en voulut atrocement de ne pouvoir rien faire pour aider son frère qui devait endurer mille tourments et même suffoquer.
Alors il espéra qu'un miracle se produise car ni lui ni Dean ne pouvaient faire quoique ce soit pour s'en sortir et si le miracle demandé n'arrivait pas très rapidement, ils mourraient tous deux d'asphyxie. C'est alors qu'il entendit un bruit extérieur, comme des bruits de pas précipités. Il entendit le couvercle du container se déverrouiller et sa vue, un peu trouble et aveuglée par la soudaine lumière du jour, lui montra le visage de Bobby angoissé. Il voulut crier sa joie tellement il était soulagé mais une fois de plus, aucun son ne sortit. Il se contenta d'un simple sourire mais même son visage ne voulait pas le lui accorder. Bobby, avec des difficultés, le sortit du container, en faisant attention à ne heurter aucun de ses membres. D'un simple regard, Sam fit comprendre à Bobby qu'il devait aider Dean à côté.
« Ne t'inquiète pas, dit enfin Bobby d'une voix empressée, je vais aider ton frère. Voici une couverture qui t'aidera à te réchauffer. J'ai appelé les urgences, ils ne vont pas tarder… Et le démon, on en parlera plus tard, t'inquiète, finit-il en comprenant l'inquiétude lisible sur le visage de Sam. »
Bobby laissa Sam à terre, enveloppé de couvertures et alla ouvrir l'autre container. Il pâlit alors soudain de voir Dean ne plus respirer. Ses lèvres toutes bleuies contrastaient horriblement avec sa pâleur mortelle. Il s'empressa de le sortir de là et de le déposer près de Sam et essaya de lui faire une respiration artificielle. Mais c'était très difficile de pouvoir le lui faire car le torse de Dean, tout comme sa gorge, étaient gelés et presque durs comme la glace. Sam entendait plus que ne voyait la scène et s'affolait de plus en plus. Mais il ne pouvait tourner la tête. Seules ses oreilles pouvaient connaître le déroulement, plus qu'angoissant, de la situation. Bobby dut le faire au moins cinq fois pour obtenir un résultat et enfin, une très légère respiration saccadée revint. Jamais il n'avait eu autant de mal à ramener quelqu'un à la vie. Juste après, les secours arrivèrent à grands renforts d'oxygène et emportèrent les deux frères, s'attardant davantage sur Dean, qui restait un cas critique.
Trois heures plus tard, au Memorial Hospital, Bobby s'était assis près de Sam, allongé dans son lit d'hôpital et lui racontait ce qui s'était passé. Sam était encore chaudement couvert, avec des couvertures chauffantes. Il avait retrouvé quelques couleurs mais il avait toujours du mal à parler et à bouger. Il était souvent secoué de quelques tremblements.
« J'ai appris par Ellen que vous étiez parti enquêter dans le coin. J'ai seulement voulu vous passer le bonjour, car je venais de finir un cas de poltergeist à quelques kilomètres seulement. Mais je n'ai trouvé que vos affaires dans le motel. J'ai réussi à suivre la trace de votre GPS, heureusement encore allumé, jusqu'à l'entrepôt. Quand j'y suis arrivé, j'ai facilement repéré vos traces jusqu'à la pièce où vous étiez enfermés. Dans la pièce d'à côté, j'ai pu tuer la saleté de démon qui vous avez fait ça. On a combattu assez longtemps, il était très fort et n'avait qu'une envie : me faire entrer contre mon gré dans une pièce étrange. Finalement, c'est moi qui ai réussi à l'y pousser et le choc de sa propre machination l'a tué sur le coup. C'est alors que je me suis douté que vous étiez dans ces boîtes. »
Mais même si Sam écoutait Bobby, son inquiétude n'était pas dissipée et ses pensées n'avaient de cesse de penser à Dean. Dès qu'ils étaient arrivés à l'hôpital, les médecins s'étaient occupés activement de Dean en lui faisant passer des tas d'examens et en lui pratiquant divers traitements de choc. Sam et Bobby avaient été interdits de le voir jusqu'à maintenant car le personnel médical s'activait toujours près du frère aîné.
Même s'il sentait qu'ils étaient revenus désormais chez eux, Sam ne pouvait s'empêcher de douter de ce monde. Il craignait que ce ne soit à nouveau un autre monde, très semblable au leur, pour leur faire croire que tout était fini. Il avait peur que Dean soit donc en de mauvaises mains et n'en pâtisse. Pourtant, il essayait de se raisonner en pensant que tout coïncidait et qu'ils devaient être rentrés chez eux. Il se sentait vraiment ridicule de douter ainsi, surtout que les médecins paraissaient normaux et que même Bobby semblait être leur ami de toujours. Sam ne pouvait s'empêcher quand même d'observer le visage de leur ami pour y déceler le moindre signe qu'il n'était pas ce qu'il prétendait être.
Bobby s'apercevait de ce trouble et de ces doutes mais il ne dit rien, préférant se taire, sachant très bien que ce ne serait pas bon d'essayer de dissiper lui-même ces doutes et qu'il devait s'en convaincre seul.
Toutes les dix minutes, Sam faisait signe à Bobby d'aller demander des nouvelles de Dean près des médecins mais les infirmières répondaient sans arrêt qu'ils devaient attendre et qu'aucun médecin n'était disponible pour leur parler. Sam s'inquiétait alors de plus en plus pour son frère, pensant que les médecins leur cachaient le pire. Ce fut quand il prit un visage bouleversé et affolé que Bobby décida de se fâcher, craignant que Sam ne rechute et que Dean ne soit dans un état lamentable.
« Ne t'en fais pas, fiston, je vais leur montrer qui est le véritable Bobby Singer !
-Merci…murmura Sam, reconnaissant. »
Bobby alla derechef vers la chambre où Dean devait être. La porte était fermée mais ça ne l'arrêta pas le moins du monde. Alors qu'il s'apprêtait à forcer la porte si elle était verrouillée, une voix l'interpella :
« Monsieur, que faites-vous ?demanda un homme en blouse blanche.
-Je voulais simplement voir mon ami dont on ne nous donne aucune nouvelle depuis quatre heures, maintenant ! C'est impensable, personne ne veut me répondre ici !se fâcha Bobby en se dégonflant pas.
-Calmez-vous, monsieur. J'allais justement venir vous voir vous et le frère du patient dans sa chambre.
-Vraiment ?douta Bobby. Mais d'abord, je veux voir mon ami pour savoir comment il va, j'en serai très rassuré.
-Navré, monsieur, il n'est pas du tout en état de recevoir de la visite en ce moment. Dans quelques heures peut-être mais pas maintenant, il est beaucoup trop faible. »
Bobby ne put s'opposer à l'avis du médecin, sachant très bien qu'il s'attirerait davantage de problèmes en forçant la porte, même s'il en avait très envie, craignant que Dean ne fusse en danger. Il suivit pourtant le médecin jusqu'à la chambre de Sam, trois portes plus loin. Dès leur entrée, Sam jeta un regard interrogatif et affolé à Bobby mais celui-ci lui fit signe d'attendre et d'écouter le médecin.
« J'ignore ce qui a pu se passer là-bas, Sam, mais je peux vous certifier que celui qui vous a fait ça à vous et à votre frère, ne mérite pas d'être en liberté. Heureusement que vous avez pu garder votre sang-froid sinon vous seriez dans le même état que votre frère, sinon pire. Vous êtes en bonne voie de guérison. Vos signes vitaux reviennent progressivement à la normale et votre température remonte peu à peu également. Je pense que, d'ici quelques jours, dès que vous serez stabilisé convenablement et que nous serons sûrs que vous allez bien, vous pourrez sortir d'ici.
-Mon frère ?demanda Sam, d'une voix à peine audible mais inquiète.
-Votre frère est dans un beaucoup plus mauvais état que vous, je dois vous le dire. Malheureusement, il a manqué d'oxygène très rapidement à cause de son angoisse et sûrement d'une certaine claustrophobie. Nous avons tenté plusieurs traitements de choc pour le faire revenir et le dernier a heureusement marché. Votre frère Dean est un battant et c'est certainement ça qui lui permet d'être encore en vie. Ses poumons sont en très mauvais état et son cœur est très fatigué. En voulant sûrement se libérer, il s'est cassé le bras en plusieurs endroits. Mais le pire est son cerveau. Il a frôlé l'hémorragie cérébrale à cause du manque d'oxygène. Nous craignons à tout instant qu'il ne fasse une rechute qui lui serait probablement fatale. Nous n'en sommes pas certain non plus mais il peut tomber dans le coma à tout instant. Seul le suivi de son encéphalogramme permet de savoir s'il est endormi ou dans le coma. Pour l'instant, il reste endormi mais nous le surveillons de très près. C'est pour ça qu'il vous est impossible de le voir pour l'instant. Le moindre choc, parole ou présence familière pourrait lui être fatale. Nous devons le ménager jusqu'à ce qu'il aille mieux. Ce n'est que lorsque son cerveau sera stabilisé que vous pourrez le voir, non avant. Je suis navré, messieurs. Je vous tiendrai au courant. »
Le médecin quitta alors la chambre de Sam. Celui-ci crut n'avoir pas compris toutes les paroles du docteur tellement aucune n'était rassurante. Il ne comprenait ni pourquoi ni comment ils en étaient arrivés là. Et dire qu'ils avaient pensé, dans ces mondes spirituels, que leur corps ne pourrait pas aller trop mal, ils s'étaient rudement trompés. Mais Sam se demandait pourquoi Dean était beaucoup plus mal en point que lui, alors qu'ils avaient vécu la même chose. C'était étrange et Sam cherchait une explication. Bien sûr le manque d'oxygène venait de sa claustrophobie mais le reste ? Son cerveau s'engourdissait à force de chercher sans arrêt. Il finit par s'endormir, complètement exténué.
Bobby n'avait rien dit, sachant que tout ce qu'il dirait ne pourrait en rien rassurer Sam. Quand il s'était endormi, Bobby s'était éclipsé en silence. Il retourna à l'entrepôt où il voulut éclaircir les choses en examinant les lieux pour mieux comprendre ce qui s'était passé et aider les frères du mieux qu'il pouvait, en leur donnant des réponses à leurs nombreuses questions.
Environ six heures plus tard, Sam avait les yeux grands ouverts et décourageait de plus en plus de ne pouvoir aider Dean mieux que ça. Il aurait tellement voulu le voir et lui dire que tout irait bien désormais et qu'il lui suffisait de guérir pour que les choses reviennent à la normale, qu'ils pouvaient dès maintenant oublier ce cauchemar. Il guettait sans cesse les allées et venues des infirmières et des médecins, attendant avec impatience qu'un médecin vienne lui annoncer que son frère était tiré d'affaire pour de bon. Malheureusement seules quelques infirmières venaient le voir de temps en temps pour l'aider à se rétablir et ne disaient rien sur son frère.
Bobby revint peu de temps après son réveil et lui fit un petit sourire encourageant.
« Ne t'inquiète pas, Sam, tout ira bien, tu verras.
-Le démon ?demanda Sam, voulant changer de sujet.
-J'en viens justement et j'ai trouvé pas mal d'informations qui vont pouvoir vous éclairer sur ce qu'il était et pourquoi il vous en voulait. Mais je vous en parlerai à tous deux plus tard, ce sera mieux. Vous n'avez plus rien à craindre désormais de cette histoire. »
Sam esquissa un sourire reconnaissant à Bobby pour toute son aide tellement précieuse. Il n'osait imaginer ce qui se serait passé s'il n'était pas intervenu.
Deux jours passèrent ainsi. Sam s'était presqu'entièrement remis. Il pouvait rester assis dans son lit et n'avait plus besoin que d'une seule couverture. Il pouvait reparler presque normalement mais pas trop longtemps sinon sa voix s'engourdissait. Il se sentait presque comme avant. Bobby était souvent resté avec lui et avait rapporté leurs affaires du motel ainsi que l'Impala. Le médecin ne leur avait toujours pas permis de voir Dean dont ils n'avaient pratiquement aucune nouvelle. Enfin, alors qu'ils restaient silencieux, comme souvent, le médecin arriva :
« J'ai une très bonne nouvelle à vous annoncer. Votre frère ne craint plus rien. Il est toujours endormi mais son encéphalogramme reste stable depuis plus de dix heures maintenant. Ses fonctions vitales et sa température restent toujours un peu inquiétantes mais il devrait s'en sortir sans problèmes. Vous pouvez aller le voir mais pas plus d'une heure, sourit le médecin.
-Merci, docteur, merci, dit Sam, les larmes aux yeux de soulagement. »
Ils n'attendirent pas une minute de plus. Sam, ne pouvant pas encore tenir debout, dut être installé dans un fauteuil roulant. Bobby l'emmena aussitôt. Sam se sentait tellement heureux d'enfin pouvoir revoir son frère qu'il en tremblait d'impatience mais aussi d'inquiétude car il ne savait pas dans quel état il serait. Quand Bobby ouvrit la porte de sa chambre et qu'ils entrèrent, ils ne purent s'empêcher de retenir leur respiration tellement ils étaient inquiets.
Dean était allongé avec des branchements sur le torse et la tête. Il était d'une pâleur encore inquiétante. Ses lèvres n'étaient plus bleuies mais encore assez blanches. Il avait, comme Sam en avait eu, des couvertures chauffantes sur lui. Son bras gauche était complètement dans le plâtre. Fébrile, Sam s'approcha du lit de son frère et mit la main sur son bras.
« Ne t'inquiète pas, Dean, je suis là, je te promets que désormais, tout ira bien. Mais tu dois seulement te réveiller et me faire tes blagues qui me manquent tellement…tu dois rester fort et revenir en pleine forme. Je vais rester près de toi le plus longtemps possible, je ne t'abandonnerai pas. »
Sam savait bien qu'il n'avait qu'une heure à pouvoir rester mais il s'en fichait, il essayait de ne pas y penser. Tout ce qu'il voulait était de rester et veiller sur son frère, au cas où il se réveillerait.
Au bout d'une vingtaine de minutes, Bobby s'excusa et sortit de la chambre, conscient que Sam voudrait rester seul près de son frère pour le temps qu'il lui restait. Cela faisait à peine cinq minutes qu'il était sorti que Dean ouvrit enfin les yeux. Sam, n'en revenant pas, se pencha sur lui en lui faisant un grand sourire ravi et soulagé.
« Salut, Dean ! Si tu savais comme je suis content de te voir réveillé ! Je me suis inquiété comme un dingue tous ces jours et…oui, quoi ?demanda-t-il en voyant que Dean essayait de parler. Le regard de Dean était perturbé et angoissé quand il tourna les yeux vers son frère. Il finit par dire, après quelques coups d'œil jetés à la porte et quelques essais infructueux :
-De retour chez nous ?murmura-t-il en hésitant.
-Oui, ne t'en fais pas, j'ai vérifié, on ne peut qu'être rentré chez nous, affirma Sam.
-Sûr ?douta Dean, très suspicieux.
-Oui, j'en suis sûr. Ecoute, d'abord, on se retrouve enfermé dans ces…oui, excuse-moi, tu le sais, s'interrompit Sam en voyant la détresse dans les yeux de son frère. Ensuite, on découvre qu'on est très mal en point, ce qui ne peut pas arriver à des esprits, tu le sais également. Bobby est tout à fait normal, je l'ai questionné sur quelques points et tout coïncide. Il a même tué et brûlé le démon responsable de ça…oui, je sais, il aurait pu feindre de l'avoir tué mais je ne vois pas pourquoi il mentirait. J'ai même vérifié à la télé et sur internet. Tous les gens qu'on a sauvés sont bien vivants et tout, dans nos dossiers et dans nos vies, est resté tel qu'on le connaît. On est revenu pour de bon, Dean, j'en suis absolument certain. »
Devant tant de preuves irréfutables, Dean se détendit enfin et poussa un soupir de soulagement mais qui lui occasionna une violente douleur au thorax. Il grimaça de douleur mais il s'en fichait tellement il était heureux d'être enfin revenu chez eux.
Home sweet home…
