Chapitre 10

Le bal.

Hermione avait décidé d'écouter les conseils de Ginny et de ne pas écouter sa raison mais ses sentiments. La rouquine lui avait dit d'essayer de ne pas penser à ce que Drago avait fait ou pourrait faire mais à ce qu'elle avait envie de faire.

Il était trois heures de l'après-midi. Dans cinq heures, Hermione se trouverait devant les portes de la Grande Salle au bras de l'homme qu'elle aimait. A cette idée, elle sourit, sachant très bien que même s'il n'y avait pas un rapprochement significatif entre eux durant cette soirée, ce serait tout de même un moment agréable car elle s'était toujours bien entendu avec Drago. C'était d'ailleurs pour cette raison qu'ils étaient si bien ensemble. Ce qui primait dans leur relation c'était leur présence de communication, leur confiance l'un en l'autre et leur complicité. Elle se souvenait de nombreuses soirées qu'ils avaient passées devant un feu de cheminée à se raconter leur enfance, lui dans le monde des sorciers, elle, dans celui des Moldus. Ils riaient beaucoup et s'endormaient souvent sur le canapé, leurs discussions se terminant très tard. Ils se confiaient aussi beaucoup l'un à l'autre, Drago racontant des épisodes douloureux de sa vie où son père était l'un des principaux acteurs alors qu'Hermione l'écoutait attentivement sans dire un seul mot, sachant très bien qu'il avait juste besoin de parler sans être jugé.

Ginny la sortit de ses pensées en lui disant d'aller prendre une douche pendant qu'elle chercherait des coiffures dans des magazines de mode sorcière. Hermione obéit et prit la direction de la salle de bains.

Elle en ressortit une demi-heure plus tard et Ginny lui montra les quelques photos qui lui avaient plues.

Deux heures plus tard, elles avaient toutes deux choisi ce qu'elles désiraient et commencèrent à s'habiller, se maquiller, etc... Elles eurent fini environ un quart d'heure avant de devoir rejoindre la Grande Salle et leurs cavaliers respectifs.

Elles étaient en haut des marches et étaient légérement nerveuses quant à ce que les autres penseraient d'elles. Néanmoins, reprenant un peu de confiance en elles, elles commençèrent à descendre les marches d'un pas lent afin de ne pas tomber et rouler en bas de marches tels deux tonneaux.

Drago avait repéré Hermione dès qu'elle était apparue en haut des marches mais il avait détourné ses yeux pour vois si les garçons qui attendaient eux aussi leurs cavalières la regardait comptant bien leur dire d'un seul regard que s'ils voulaient pouvoir un jour avoir des enfants, ils feraient mieux de poser leurs yeux sur leurs chaussures. Après avoir effectué un rapide tour des garçons qui avaient bizarrement tous baissé la tête, il revint vers Hermione qui était maintenant à quelques mètres devant lui. Il s'avança vers elle, lui fit un sourire et lui tendit son bras. Il l'amena devant les portes de la Grande Salle et ils attendirent tous les deux silencieusement qu'elles s'ouvrent.

Quelques minutes plus tard, ils entraient dans la salle décorée pour l'occasion. Ils dînèrent à la table où Harry, Ginny, Ron et sa cavalière s'étaient installés. Hermione avait été reconnaissante à Drago de bien vouloir passer cette partie de la soirée avec ses amis à elle et non pas les siens. Ce n'était pas qu'elle les détestait, mais avoir failli être frappée par l'un d'eux sous les yeux des autres qui s'en foutaient comme de leur première couche sale, n'avait pas facilité le contact entre eux, cela avait même carrément détruit toute possibilité d'amitié.

Après le dîner, Harry et Ginny allèrent danser pendant que Ron bougonnait dans son coin en disant à sa cavalière, une Serdaigle blonde, qu'il ne savait pas danser et qu'il n'avait aucune envie de faire des efforts. Pendant que Ron râlait, Drago se demandait comment inviter Hermione à danser. Il se trouvait ridicule. En effet, une semaine plus tôt, il lui avait demandé devant tout Poudlard de venir à cette soirée avec lui et maintenant, il n'arrivait pas à lui demander une petite danse. Finalement, ce fut Hermione qui se lança.

- Drago, je m'ennuie, dit-elle sans le regarder.

Saisissant la perche qu'elle lui tendait, il lui dit :

- Tu veux danser ?

- C'est un bal, bien sûr que je veux danser. Tu attendais quoi pour m'inviter ?

- Euh... ben... en fait, je...

- Ne me dis pas qu'après samedi dernier tu avais peur de m'inviter pour une danse ?

"Décidément, on est vraiment fait l'un pour l'autre", se dit-il.

Il lui sourit, se leva et lui tendit sa main. Elle la prit et fut saisie d'un frisson. Cela faisait combien de temps qu'il n'avait pas pris sa main ? "Trop longtemps", se dit-elle. Et elle su : elle avait besoin de lui, maintenant et pour toute sa vie.