Chapitre 5 : Rencontre
‑ Après, je ne sais pas vraiment. C'était un peu comme si elle m'appelait… Quand je l'ai touchée, elle s'est… déplacée ? Avant, elle était immobile, et après, je la portais, et je tenais l'épée. Et j'y voyais à nouveau…
Muet, le fidèle de Torm écoutait les explications de Yanael, acquiesçant par moments d'un hochement de tête, tout en essayant de se remémorer quelque chose de similaire – en vain. Même le symbole que lui avait décrit la jeune fille lui était totalement inconnu et, plus surprenant encore, résistait à toute tentative de divination. Le symbole, l'armure, l'épée – tout dépassait sa compréhension.
‑ Et puis, j'ai su que tu…
‑ Que j'étais sur le point de me faire achever, conclut-il à sa place, conscient qu'elle cherchait la manière la moins vexante de présenter les faits.
‑ Oui, enfin, euh… bref, je savais que je pouvais te rejoindre, même si je ne pouvais pas dire comment… Après, tu as vu le résultat. Je connaissais parfaitement la crypte, je commandais à la lumière, et j'ai même pu renvoyer l'armure une fois sortie. Et je sais que si je l'appelle, elle reviendra… Je sais comment il faut faire, alors que rien ni personne ne me l'a expliqué…
Kael resta silencieux quelques instants. Peut-être cette armure était-elle une relique rescapée d'un temps oublié, et le symbole celui d'un ancien dieu mort depuis longtemps. Si le mausolée n'avait pas été profané, peut-être auraient-ils pu y trouver quelques indices, mais au vu de l'état dans lequel était la première salle, le fidèle de Torm doutait de pouvoir y trouver la moindre indication. La seule certitude qu'il avait, c'était qu'il ne s'agissait ni d'un artefact maléfique, ni d'un objet maudit. Yanael pouvait donc s'en servir sans risques.
‑ Ceci dit, ça ne répond pas à ma question…
‑ Quelle question ? répliqua Kael, troublé dans sa concentration.
‑ Quand est-ce qu'on arrive ?
‑ Ah, oui. Cette question.
Un ange passa.
‑ Alors ?
‑ Bientôt.
‑ C'est ce que tu disais déjà les fois précédentes !
‑ Et c'est chaque fois un peu plus vrai.
Renonçant, Yanael préféra se replonger dans ses souvenirs. Elle non plus n'avait pas parfaitement compris tout ce qui lui était arrivé… Entre autres, ce qui arrivait à ses yeux. La première fois qu'elle avait porté l'armure, elle avait oublié que l'Explosion de Lumière de Kael l'avait aveuglée peu de temps auparavant. Puis, quand elle l'avait révoquée, elle avait de nouveau été frappée de cécité… pour y voir à nouveau correctement à chaque fois qu'elle avait rappelé l'armure à elle. Depuis, elle taisait ce détail au jeune homme, d'une part pour éviter d'affronter sa réaction, d'autre part parce qu'elle avait peur que son lien avec l'artefact ne soit dû à son état. Et puis, avec l'entraînement au combat en aveugle que Kael lui avait infligé, le handicap lié à sa condition était minime… Manifestement, il ne s'en était même pas rendu compte.
Sur ce point, la jeune fille avait tort. Son compagnon avait compris instantanément ce qu'il en était : sa subite maladresse, la couleur blanc perle qu'avaient pris ses yeux et le souvenir qu'il avait des évènements lui avaient suffit pour conclure. Mais se sentant – à raison – responsable de l'infirmité, il n'osait pas proposer de lui-même de la soigner, surtout au vu du fait que l'érynie faisait tout son possible pour dissimuler sa faiblesse. Comme l'armure palliait apparemment à cette cécité, il estimait que la jeune fille ne serait pas trop handicapée en cas de combat… et si elle voulait rester aveugle le reste du temps, qui était-il pour s'y opposer ? Après tout, elle se débrouillait très bien comme ça.
Une voix tira Kael de ses méditations. Plongé dans ses réflexions, il ne reconnut pas tout de suite l'hymne à la gloire de Torm que chantait l'érynie : autant il semblait être une marche martiale dans la bouche des guerriers avant le combat, autant, chantonné ainsi à mi-voix par la jeune fille, aurait-on dit une simple contine d'enfant.
S'était-elle rendue compte qu'il la contemplait ainsi, un sourire nostalgique aux lèvres ? Toujours est-il que Yanael finit par interrompre sa chanson pour se retourner vers lui, lui offrant un sourire espiègle.
‑ Quand est-ce qu'on arrive ?
Kael lui rendit son sourire.
‑ Bientôt.
A mi-chemin entre la route et la falaise qui formait la côte de la Mer des Epées, les deux compagnons déchargeaient leurs montures, s'apprêtant à monter un bivouac pour la nuit. Loin en dessous d'eux, les vagues se fracassaient contre les rochers ; au loin, le soleil teinté de rouge descendait vers l'horizon. Déposant sa selle sur l'herbe, l'érynie prit soudain conscience de quelque chose…
‑ On n'était pas sensés arriver bientôt ?
‑ Combien de temps as-tu vécu, jeune fille ? Des secondes, des minutes, des heures, des jours, des mois, des années, des décennies, des siècles ?
‑ …ou des millénaires, compléta Yanael. Je ne sais pas… des années, je crois.
‑ Alors que représente un voyage à cheval de deux misérables petits jours devant une si longue vie ?
‑ DEUX JOURS ? Tu appelles ça un voyage rapide ?
‑ Je te rappelle que c'est à Eau Profonde que l'on va, pas à un petit village voisin… et puis, comparé à certains trajets que l'on a faits, tu conviendras que c'est assez court…
‑ …mais c'était différent, on était en quête…
‑ Mais nous sommes en quête, Yanael… Nous devons rallier la Cité des Splendeurs pour y trouver un artefact d'une importance capitale pour l'avenir de Toril…
‑ Hein ? fit la jeune fille, éberluée.
‑ Nous devons trouver… une robe qui convienne à l'érynie la plus difficile de tous les Royaumes, acheva-t-il en conservant à grand-peine son sérieux.
‑ Tu… toi…
Hésitant entre rugir de fureur et se murer dans un silence indigné, la jeune fille se décida après un instant de stupeur sur l'attitude à prendre : elle éclata de rire, se joignant ainsi à Kael, qui n'avait pas longtemps résisté devant son air stupéfait.
Laissant là la monture qu'elle avait fini de décharger, Yanael se laissa tomber dans l'herbe, s'allongeant sur le dos pour faire face à l'infini du ciel auquel le soleil couchant conférait ses couleurs rougeoyantes. Le fidèle de Torm eut un pincement au cœur en se rappelant qu'elle ne pouvait voir ce spectacle magnifique, et hésita un instant à incanter le sortilège qui lui rendrait la vue, avant de renoncer. Doucement, il s'assit dans l'herbe aux côtés de la jeune fille.
Yanael sourit en sentant le jeune homme la rejoindre. Même si le vent et l'herbe qui dansaient contre sa peau, le murmure des feuillages dans la brise, le bruit des vagues, et l'odeur saline de la mer qui se mêlait à celles plus douces de la végétation étaient des sensations agréables et apaisantes, ses yeux aveugles n'avaient que des ténèbres à lui offrir là où, elle le savait, se trouvait un spectacle grandiose. Mais la présence de Kael à ses côtés, si proche, représentait plus qu'elle ne voulait bien se l'avouer. Douce et réconfortante, elle suffisait à elle seule à combler le vide causé par sa cécité. Lentement, elle se redressa, pour venir s'abriter au creux des bras de son compagnon.
Quand Séluné fut la seule lumière les éclairant, ils étaient toujours enlacés.
Dans les entrailles de la terre, la jeune drow luttait vainement contre une volonté plus forte que la sienne. Si l'armure qu'elle portait à présent – aussi noire que la nuit et si légère qu'elle ne la sentait quasiment pas – était sans nul doute enchantée, elle était aussi très probablement maudite, ou à tout le moins dotée d'une intelligence propre et désireuse de s'imposer.
‑ Tu triches, petit frère…
Surpris, l'interpellé se retourna vers la jeune fille qu'il n'avait pas entendu arriver.
‑ Je corrige une erreur, un incident qui n'aurait jamais dû se produire.
‑ Tu triches…
‑ Ce n'était pas elle qui était sensée trouver l'armure.
‑ Mais c'est elle qui l'a trouvée. Tu n'as pas le droit d'intervenir de cette manière sur Toril, c'est la règle…
‑ D'accord, maugréa le jeune homme. D'accord. Sa volonté sera respectée.
D'une pensée, il dissipa l'image de la drow qu'il épiait à travers un miroir, et congédia la jeune fille d'un geste de la main.
Il y avait bien d'autres moyens d'agir.
D'un coup, le duel de volontés cessa. Soulagée, l'elfe noire hésita tout de même, n'osant espérer que l'armure avait décidé de se laisser ainsi dompter. La suite lui donna raison : une voix se fit soudain entendre dans sa tête.
Avec prudence, la drow écouta.
Eau Profonde, la Cité des Splendeurs.
Tous les habitants des Royaumes, ou presque, connaissaient cette ville. Non seulement elle était l'un des plus grands ports marchands de Féérune, mais elle avait également bien d'autres raisons d'être célèbre. Pour les mages, elle était connue en raison de la Tour Noire, la demeure de Khelben Bâton Noir, l'un des plus puissants archimages connus ; pour les contrebandiers, Port-au-Crâne, le nid de pirates dissimulé sous la cité, était une destination de prédilection ; enfin, pas un aventurier sur la surface de Toril, ou presque, n'ignorait l'existence de Montprofond. Créé par le sinistre archimage Alaster le Fou, ce labyrinthe aux dimensions cyclopéennes était le rêve de tout « héros » en puissance : des richesses colossales protégée par des dangers immenses et d'innombrables monstres, et une gloire considérable pour tout ceux qui survivaient à l'aventure…
Et ces aspects-là de la ville n'étaient que les plus célèbres. D'autres, beaucoup moins connus, n'en étaient pas d'une importance moindre pour autant, tels qu'un portail à destination d'Eternelle Rencontre, ou un havre de paix pour les drows ayant tourné le dos à leur héritage maléfique…
Consciente seulement du fait qu'elle se trouvait dans une grande ville, Yanael en arpentait les rues avec insouciance. A ses côtés, Kael, bien que plus sensible à l'univers l'environnant, ne s'en préoccupait pas pour autant davantage : il cherchait un tailleur pour la jeune fille.
Enfin, une enseigne attira son regard. Les quelques modèles exposés en vitrine faisaient preuve du talent de l'artisan, aussi le jeune homme avait-il bon espoir de trouver ici une robe qui conviendrait à l'érynie.
Voyant les deux compagnons entrer dans sa boutique, le tailleur les détailla rapidement pour tenter de cerner leurs besoins. L'humain était trop jeune pour être le père de l'autre, dont les oreilles pointues la désignaient par ailleurs comme une elfe ou une demi-elfe à ses yeux ; cette dernière était quand à elle manifestement trop jeune pour être l'épouse légitime d'un seigneur d'une telle prestance. Probablement s'agissait-il d'une courtisane… plus ou moins intime avec le jeune homme. Un second regard lui apprit quelle serait sa clientèle : si l'humain portait une armure assez lourde, sa cape et les vêtements de bonne facture que l'on pouvait deviner dessous démontraient sa richesse et son port prouvaient sa noblesse, alors que la jeune fille ne portait qu'une tunique trahissant une condition modeste et se comportait comme une enfant sans trop d'éducation, ce qui la désignait comme provenant d'un milieu moins élevé. Fort de ces déductions, il s'adressa aux deux nouveaux venus.
‑ Je vous souhaite la bienvenue dans ma modeste boutique, nobles clients, récita-t-il d'un ton sirupeux. Que puis-je vous proposer ? Cette robe de soie pure, venant tout droit de Kara-Tur, peut-être ? Elle serait du plus bel effet sur votre noble personne, jeune demoiselle, continua-t-il en marchant vers un mannequin pour y récupérer le vêtement en question.
‑ Il me faut quelque chose de court, léger, beau, et qui ne me gêne pas dans mes mouvements, le coupa Yanael.
‑ Bien sur, noble cliente, répondit le marchant, conforté par ces mots dans son jugement. Quelque chose qui mette votre beauté en valeur sans restreindre vos mouvements… peut-être puis-je vous faire essayer ce modèle ?
Avisant la robe que désignait le tailleur, Kael décida que ce ne serait pas une bonne idée : le « décolleté » plongeait loin en dessous du nombril, et l'érynie mesurait une bonne tête de moins que le mannequin.
‑ Bien sur, je pourrai vous l'ajuster si elle vous convient, ajouta l'artisan en saisissant le regard du fidèle de Torm.
‑ Yanael… Je pense que ce rouge n'irait pas avec tes cheveux.
‑ Ah ? Bon, vous n'auriez pas quelque chose d'autre, alors ?
‑ Bien sur, noble cliente… Tenez, essayez celle-ci, répondit-il après avoir retourné quelques étagères.
La prenant au mot, la jeune fille entreprit de se défaire de sa tunique, avant d'être interrompue par une main de Kael et une phrase du tailleur.
‑ Euh, nous avons une cabine d'essayage, si vous le désirez… Par ici, je vous prie.
‑ Ah… je vous suis.
Quand Yanael sortit de la cabine, une pulsion de meurtre passa dans le regard de son compagnon.
‑ Alors, qu'est ce que tu en penses ? Court, léger et pas contraignant. Je la prends ?
‑ Un peu trop transparent, peut-être, répondit Kael d'une voix sourde, jugeant que l'érynie aurait aussi bien pu être nue.
Alarmé par la façon dont la main du guerrier semblait être attirée par son épée, le vendeur se hâta de proposer quelques habits plus décents. Enfin, la jeune fille se décida pour une robe courte à dos nu, d'un blanc immaculé, donc assortie aux gants et aux bottes qui avaient survécu à la mésaventure de la précédente tenue, et dont le décolleté, s'il n'en était pas moins provocateur que celui du premier modèle proposé par le tailleur, avait le bon goût d'être interrompu par une large ceinture dorée, en dessous de laquelle deux pans de tissu offraient à la pudeur de l'érynie une protection qui disparaîtrait au moindre mouvement brusque, ou au plus petit coup de vent.
Kael se demanda un moment si elle avait choisi à dessein un vêtement si révélateur, mais le sourire innocent et joyeux qu'elle arborait en tournant sur elle-même pour lui montrer la robe sous toutes ses coutures – et lui en dévoiler un peu plus que ce qu'elle ne l'imaginait – le convainquit de la pureté de ses intentions. Il portait la main à sa bourse lorsque le vendeur l'interrompit.
‑ Noble seigneur, si vous le désirez, je puis faire enchanter cette robe pour qu'elle mette encore plus en valeur la beauté et la grâce de cette jeune demoiselle… Je suis même prêt à vous offrir ce vêtement, si vous achetez l'enchantement.
L'expression qu'arbora Yanael ne laissa aucun choix au guerrier.
‑ Combien coûte l'enchantement ?
‑ Tout dépend de la puissance du sortilège…
‑ Le plus puissant possible ! fit l'érynie. S'il te plait…
‑ Normalement, il vous en coûterait cinquante mille pièces d'or… d'autant qu'augmenter la beauté d'une jeune fille déjà si belle tiendrait du miracle. Néanmoins, pour de tels clients, je serais prêt à réduire ce prix, à, disons… quarante mille pièces d'or.
‑ Trente.
‑ Trente cinq ?
‑ Marché conclu, répondit Kael, conscient que si l'enchantement était celui qu'il pensait, le prix était très légèrement en dessous de ce que la plupart des marchands en demanderaient.
‑ Mademoiselle, si vous voulez bien me rendre cette robe, il ne me faudra que quelques instants pour réaliser l'enchantement…
Moins d'une heure plus tard, les deux compagnons erraient à nouveau dans les rues d'Eau Profonde, quelques gemmes en moins dans leur bourse. Au grand dam de Kael et de façon très prévisible, le nouveau vêtement de l'érynie – et celle qu'il habillait – attiraient bien des regards empreints parfois d'amour, d'admiration, de jalousie et très souvent de lubricité. Yanael, radieuse, semblait ne se rendre compte de rien, heureusement…
…du moins jusqu'à ce que quatre brigands à la mine patibulaire viennent leur couper la route, les yeux emplis d'un désir malsain.
‑ Joli brin de fille, dit l'un d'eux avec un sourire vicieux. Dis moi, noble guerrier, combien en demandes-tu ?
‑ Elle n'est pas à vendre, répliqua le fidèle de Torm, glacial.
‑ Dommage, dommage… dit un autre. A louer, peut-être ? Une heure ou deux, pas plus… on ne l'abîmera pas, promis.
‑ J'ai dit non…
‑ Là, c'est pour toi que ça va être dommage, annonça un troisième, jouant nonchalamment avec une dague. Vois-tu, on aimerait vraiment s'amuser un peu avec elle… Et on te paiera pour ça, en argent ou en acier.
Kael tira lentement son épée.
‑ Bah, tu l'auras voulu… Voyons comment tu te débrouilles, seul contre quatre…
Quand ils furent loin des quatre corps inertes, Yanael demanda :
‑ Tu les as tués ?
‑ Oui. Même si on ne pouvait pas leur reprocher de te désirer, prendre quelqu'un contre sa volonté est un acte impardonnable. Et vu la façon dont ils se comportaient, ils n'étaient pas des novices en la matière.
‑ Et toi, tu me désires ?
Eludant la question, Kael désigna une enseigne d'auberge.
‑ J'ai entendu dire que l'hydromel qu'ils servaient ici est très bon… Tu veux qu'on aille le goûter ?
‑ Oui !
De même qu'Eau Profonde était l'une des villes les plus célèbres de Féérune, le Portail Béant était l'auberge la plus célèbre de la cité, non pas du fait de la qualité irréprochable du gîte et du couvert qu'elle offrait à ses clients, mais en raison de la petite pièce autour de laquelle elle était bâtie, qui contenait en tout et pour tout un puits.
Un passage vers Montprofond.
Toute la célébrité de l'auberge était due à ce chemin vers les profondeurs, que Durnan, le propriétaire, avait jadis emprunté pour revenir du terrible donjon – avec une petite fortune grâce à laquelle il avait construit le Portail. A présent, l'auberge était l'entrée favorite – car la seule connue – du labyrinthe pour les aventuriers en quête de gloire et de fortune.
L'unique porte de la petite pièce donnait directement sur la grande salle de l'auberge, dans laquelle Kael et Yanael savouraient l'hydromel local, consommateurs anonymes parmi une petite foule de héros potentiels.
Quand un coup violent fut donné à la porte, ils furent au nombre des clients qui se retournèrent, surpris.
Au deuxième coup, toute l'assistance se leva, regards braqués dans la direction dont provenait le bruit. Durnan se saisit de l'épée grâce à laquelle il faisait régner le calme dans l'auberge ; quelques guerriers tirèrent leurs propres lames. Les aventuriers descendus à Montprofond étaient censés attendre en bas du puits que l'aubergiste vienne les remonter, aussi, les bruits ne pouvaient signifier qu'une seule chose : un monstre était remonté du labyrinthe, et s'apprêtait à répandre la mort à la surface.
Au troisième coup, la porte vola en éclats. Les défenseurs blêmirent : la créature qui se tenait dans l'embrasure, vêtue d'une armure et d'une cape noires, et armée de deux courtes lames de la même couleur, avait une peau d'obsidienne, des longs cheveux couleur d'ivoire et des yeux rouges comme le sang.
L'envahisseur était un drow.
NdA : comme toujours, commençons par un petit…
Disclaimer : Ca y est, les droits sur les Royaumes Oubliés sont à moi ! A moi ! Enfin ! …Hein ? Quoi ? Ce n'était qu'un rêve ? …Tant pis, alors… il va falloir que j'attende encore un peu… Bah, Yanael et Kael m'appartiennent, eux. Et cette charmante petite drow aussi, na ! Et même le tailleur, et les brigands à la mine patibulaire – même si eux, c'est moins important, vu qu'ils ne risquent pas d'intervenir à nouveau… enfin bon. On fait avec ce qu'on a. Et je préfère avoir ces trois là que rien du tout… ce qui ne doit pas vous empêcher de vous en servir, à condition que vous m'en parliez avant… Par exemple, Sylphania, une image de Yanael avec sa nouvelle robe… ah, c'est déjà en cours de réalisation. Parfait.
Ce qui ne me dispense pas, je suppose, de quelques explications… explicatives, même s'il n'y a pas grand-chose de neuf dans ce chapitre… se relit activement ben, rien, en fait. Toutes les explications à faire sont dans le texte, je me suis appliqué à rendre les choses compréhensibles, pour une fois…
Ah, on me souffle que c'est raté. Alors, complément : Séluné est l'une des déesses les plus importantes des Royaumes Oubliés, l'une des deux premières, en fait, la rivale et sœur ennemie de Shar, déesse des Ténèbres désirant plus que tout que le monde revienne à son état initial, c'est-à-dire au néant. Séluné, donc, est quand à elle la déesse de la lune, des voyageurs, des lycanthropes… La seule lune qui tourne autour de Toril s'appelle elle aussi Séluné. Quand à savoir si l'astre de nuit et la déesse ne sont qu'un, c'est une autre histoire… Mais en tout cas, celle qui éclaire Kael et Yanael, c'est la lune, pas la déesse en voyage touristique… (Quoi que. Après tout, les divinités…)
Cette fois, ça devrait être bon… et, si ce n'est pas le cas, vous savez ce qu'il vous reste à faire, non ? Review…
D'ailleurs, si c'est bon, Review aussi, s'il vous plait
Bon, profitons honteusement de ces NdA pour remercier Moïra, qui se joint à Alake pour bêta-lire cette fic (et potentiellement, les autres, s'il y en a d'autres un jour). Et tant qu'à faire, remercions aussi Alake, puisqu'elle continue à me bêta-lire (et Ao sait qu'il y en a besoin), et Sylphania/Racha qui a immédiatement accepté de re-dessiner Yanael… Il ne reste plus qu'à attendre l'encrage et le coloriage, mais en tout cas, le crayonné vaut déjà le coup d'œil.
Et maintenant, que va-t-il se passer ? Quel suspense intolérable… Euh… Une drow au milieu d'une auberge d'humains de la surface, aventuriers de surcroît ? Question idiote…
Baston !
Reste à savoir pour qui ça va mal tourner. Niéhéhé…
