Chapitre 7 : Mort
Ténèbres.
La jeune fille ouvrit les yeux ; rien n'y fit.
‑ Tu es aveugle, expliqua une voix, aussi glaciale que la dalle de marbre sur laquelle elle était maintenue par des chaînes tout aussi froides, ses membres largement écartés.
Une main gelée passa sur son visage ; d'instinct, ses paupières se refermèrent.
‑ Tu peux les rouvrir, reprit la voix. Tu y verras à nouveau. C'est plus… intéressant comme ça. Regarde moi…
Obéissant, la jeune fille put enfin voir les traits de son ravisseur : l'homme – s'il était vraiment humain – ne semblait pas beaucoup plus âgé qu'elle, et sans qu'elle puisse dire pourquoi, elle reconnaissait quelque chose en lui… Pas ses cheveux noirs ou ses yeux d'obsidienne, non, ni ses traits si durs ou cette expression maléfique ; c'était quelque chose d'autre… Il lui semblait que quelqu'un se cachait derrière ce visage, quelqu'un de très important pour elle… mais qui ?
La main glaciale glissa lentement sur sa peau nue, lui arrachant un frisson et un gémissement. Avec horreur, elle vit son ravisseur se pencher sur elle, de plus en plus près… beaucoup trop près.
‑ Prendre quelqu'un contre sa volonté est un acte impardonnable, réussit-elle à articuler.
Un pieu de glace se planta en bas du ventre de la jeune fille.
‑ Je ne désire pas être pardonné.
Elle voulut hurler ; pas un son ne sortit de sa gorge. Elle voulut fermer les yeux, fuir mentalement aussi loin que possible ; les yeux noirs comme la nuit et le rictus sadique de son bourreau ne purent s'effacer de son esprit, la douleur et le froid grandissants en elle à chaque mouvement de l'homme ne lui laissaient aucun répit, pas plus que les mains qui dansaient sur ses courbes, ne laissant derrière elles qu'une traînée de glace en guise de plaisir.
Après ce qui sembla une éternité de tourments à la jeune fille, le visage de son ravisseur changea d'expression, alors qu'une mort liquide et glaciale s'écoulait au plus profond de son ventre. Presque instantanément, toute vie la quitta, aspirée par celui qui l'étreignait encore.
L'homme se releva enfin, ne laissant là qu'une coquille exsangue et sans vie.
Kael se réveilla en sursaut, haletant. Un cauchemar, ce n'était rien de plus qu'un cauchemar. Pourtant, cela lui avait semblé si vrai, si… réel. Et cette sensation de plaisir immense, quand il avait dépouillé ce corps de toute vie…
Chassant ces pensées ignobles de son esprit, le fidèle de Torm regarda autour de lui afin de s'ancrer dans la réalité. La chambre de l'auberge était faiblement éclairée par la lumière de la lune ; la nuit devait être bien avancée. Dans son lit, Yanael dormait paisiblement.
Trop paisiblement. Sa poitrine aurait du se soulever à chaque inspiration, l'ouie du guerrier aurait du percevoir le bruit infime de sa respiration dans le silence de la nuit…
Se forçant à rester calme, Kael se leva lentement et marcha à pas mesurés jusqu'au lit de la jeune fille à laquelle la lumière blafarde de la lune donnait un teint plus qu'inquiétant. D'une caresse, il se rendit compte qu'elle était bien trop froide… était-elle malade ? Prolongeant sa caresse jusqu'à son cou, le fidèle de Torm s'arrêta soudain, horrifié.
Le cœur de Yanael avait cessé de battre.
‑ Alors ? demanda la voix glaciale.
‑ Il a fait le rêve que vous désiriez, et la jeune fille est morte après s'être vue à la place de celle-ci, répondit un homme plus jeune et encore plus sombre, dont les doigts erraient sur la dépouille de l'infortunée.
‑ Son âme ?
‑ …devrait déjà être dans cette gemme, fit l'autre en sortant un bijou. Quelque chose a du l'intercepter…
‑ Bah. Elle est morte, et si vous n'êtes pas capable de récupérer son âme, Kael ne le pourra pas non plus. C'est tout ce qui compte pour l'instant.
‑ Je ne suis donc plus d'aucune utilité ici… et il est plus que temps que je retourne d'où je viens.
‑ Au revoir, alors…
‑ Non, adieu. J'en ai déjà trop fait.
Kael se força à rester calme et à procéder avec méthode. Le corps de Yanael ne présentait aucune blessure apparente ; un sort de détection lui révéla qu'aucun poison n'avait été utilisé contre la jeune fille ; un autre, que les seules traces de magie restant dans la pièce n'apportaient aucun élément de réponse. Alors qui ? Comment ?
Prenant le corps sans vie dans ses bras, le fidèle de Torm sortit une gemme d'une de ses bourses, et prononça la formule gravée dessus. L'instant d'après, il disparut, pour réapparaître au cœur du sanctuaire d'un temple dédié à son dieu. Déposant la dépouille funèbre sur l'autel, il appela jusqu'à ce qu'un apprenti arrive.
‑ Appelez-moi la Haute Prêtresse Alexia. J'ai besoin que Torm m'accorde un Miracle.
L'incantation terminée, Alexia se tourna vers Kael. Même si elle ne semblait pas plus âgée que lui, une immense sagesse se lisait dans son regard, et même le guerrier était écrasé par sa majesté.
‑ Je ne peux rien faire. Torm a entendu notre prière, mais l'âme de cette jeune fille n'est ni dans son royaume, ni en train d'errer dans le plan de Fugue… et le Juge des Morts ne l'a pas vue se présenter à lui.
‑ Alors, où est-elle ?
‑ Où qu'elle soit, nous ne pouvons plus rien pour elle. Si elle existe encore…
Dans sa chambre, Kael méditait, cherchant dans sa prière à s'oublier lui-même… Mais malgré tous ses efforts, il ne pouvait effacer de sa mémoire le corps sans vie qui reposait sur l'autel, ni ce rêve immonde qu'il avait fait alors même qu'elle était en train de mourir. Au moins, le visage de celle qui dormait maintenant de son dernier sommeil semblait-il serein, signe qu'elle n'avait pas souffert.
Le guerrier frappa le mur d'un poing rageur. Pourquoi n'avait-il rien pu faire ? Pourquoi ne pouvait-il rien faire ? Maintenant, Ao seul savait ce qui adviendrait de l'érynie, si son âme n'avait pas tout simplement été détruite. Pourquoi ?
Un long moment passa. Kael ne pensait plus à rien : totalement immobile, il avait fini par réussir à faire le vide dans son esprit.
Jusqu'à ce que quelqu'un vienne frapper à sa porte.
Maudissant intérieurement celui qui venait troubler son repos, le guerrier réussit tout de même à contenir sa rage le temps de répondre :
‑ Entrez.
La porte s'ouvrit ; le fidèle de Torm oublia instantanément toute colère.
La personne qui venait d'entrer dans sa chambre était la drow qui avait tenté de le tuer quelques heures plus tôt.
‑ Yanael n'est pas morte.
‑ Je suis morte ?
‑ Oui, répondit une voix douce et chaleureuse. Mais c'est un peu plus… complexe que ça. Un être extrêmement puissant a arraché ton âme à ton enveloppe charnelle. Tout ce que j'ai pu faire, c'est accueillir ton âme en moi pour l'empêcher de s'en emparer…
‑ Qui êtes-vous ?
‑ Ce serait difficile à expliquer… disons que je suis ton armure.
‑ Mon armure ?
‑ Oui… enfin, ce n'est pas ce qui compte pour l'instant. Il y a plus important… Ton âme est en moi, ce qui la protège contre l'être qui s'en est pris à toi. Mais ton corps, lui, est mort... Un prêtre ou un magicien d'une puissance immense pourraient peut être te ressusciter, mais il faudrait pour cela que je te libère.
‑ Alors, libérez-moi…
‑ Tu es une érynie, rappela la voix. Si je te libère maintenant, tu seras aussitôt rappelée dans les Enfers, sans pouvoir t'y opposer.
‑ Libérez-moi, répéta Yanael. Kael me rappellera à lui. J'en suis sûre.
La lumière cessa d'exister ; la voix chaleureuse se tût. Yanael sentit un froid immense s'emparer d'elle. Elle voulut se recroqueviller en position fœtale, mais elle n'était qu'une âme sans enveloppe charnelle. Un temps infini s'écoula.
Soudain, une présence s'imposa à son esprit. Ile de lumière noire au milieu du néant, elle apparut comme un havre, un refuge à l'âme désincarnée.
Jusqu'à ce qu'une voix grave et chaleureuse s'adresse à elle.
‑ Tiens, tiens, tiens… Mais qui revoilà, après tant d'années ?
La jeune fille eut l'impression que quelque chose pénétrait doucement son esprit pour lire en elle, sans que la présence cherche à s'imposer. Un instant, elle hésita à tenter de s'y opposer, mais la perspective de se retrouver à nouveau perdue dans les ténèbres infinies qui l'entouraient la découragea.
‑ Et tu as un nom, à présent ? Yanael… c'est joli. Celui qui te l'a donné a bien choisi. Mais dis-moi, Yanael… serais-tu morte, pour que ton âme erre ainsi dans la nuit ?
‑Oui, répondit-elle faiblement.
‑ Pauvre petit être, fit l'autre, compatissant. C'est ce qui se passe, quand on se promène ainsi sur le Plan Primaire…
‑ J'ai failli mourir à la guerre…
‑ Oui, on m'a raconté. Une erreur, votre cible avait été sous-estimée. Heureusement que ce… Kael a pu s'en charger, et te sauver. Il est arrivé juste à temps…
‑ C'était un de vos alliés ?
‑ Disons que ce n'est pas un ennemi… Mais j'y pense, ne voudrais-tu pas poursuivre cette conversation plus… confortablement ? Je peux t'offrir un nouveau corps, si tu veux… Le même que celui que tu avais juste avant que tu ne meures, ajouta-t-il, anticipant la question de l'érynie.
‑ Vous pouvez ?
‑ Non seulement je le peux, mais je le ferai volontiers, pour compenser cette erreur sur le champ de bataille…
‑ …s'il vous plait.
Presque aussitôt, la jeune fille se sentit exister à nouveau. Ouvrant les yeux, elle put voir qui s'adressait à elle : le diantrefosse qu'elle avait servi jadis.
Le diable contempla un moment l'érynie qui se tenait nue devant lui. Souriant, il changea de forme pour prendre l'apparence d'un humain d'allure imposante au charme ténébreux.
‑ Tu es devenue vraiment belle… viens, lui dit-il en l'invitant de la main. J'ai beaucoup de choses à t'apprendre…
Frémissante, la jeune fille obéit.
‑ Qu'as-tu fait !
‑ Et toi, petit frère ? Peux-tu me dire qui a tué la personne à laquelle j'ai confié mon armure avant de tenter de capturer son âme ?
‑ …je me suis contenté de rendre un service à quelqu'un qui en avait besoin…
‑ Moi de même… j'ai rendu à une déesse une fidèle qu'un être sournois manipulait à sa guise.
‑ Et tu l'as protégée contre moi, par la même occasion.
‑ Ne me dis pas que c'est toi, celui qui contre les règles s'est présenté comme un dieu aux yeux des mortels ?
‑ Ca va, ça va… je me retire du jeu.
‑ Si tôt ? Ca ne te ressemble pas…
Le plaisir la submergea, immense, alors que la chaleur déferlait en elle. Le temps sembla se figer pour lui permettre de profiter pleinement de cet instant ; puis, elle se laissa retomber, allongée sur le ventre de son ancien maître.
‑ Merci…
‑ Pourquoi me remercies-tu ? demanda le diable, doucement.
‑ Pour m'avoir tirée des ténèbres, pour m'avoir rendu mon corps et pour m'avoir fait connaître ces sensations.
‑ Ne me remercie pas… Je n'ai pas fait tout cela gratuitement.
De comblé, le regard de Yanael se fit inquiet.
‑ Ne t'en fais pas, dit-il, souriant gentiment. Je te l'ai dit, je te devais ce corps, et tu méritais de connaître ce plaisir.
‑ Alors… ?
‑ Chut, la coupa-t-il en posant un doigt sur ses lèvres. Maintenant, dis-moi… Voudrais-tu ressentir cette sensation à nouveau ?
‑ Oui… s'il vous plait.
‑ Alors voilà ce que je te propose. Reviens à moi, et chaque nuit tu recevras plus de plaisir que la précédente…
‑ Que je vous rejoigne ?
‑ Tu étais une grande combattante quand tu es… partie, et tu as encore progressé depuis. Veux-tu redevenir l'un de mes soldats ?
‑ Je dois retourner sur Toril, finit par répondre l'érynie. Je dois retrouver Kael…
‑ Je comprends, fit le diable, compatissant. Malheureusement, je n'ai aucun moyen de te renvoyer là-bas… Tu te doutes bien que sinon, il y a longtemps que nos armées auraient conquit ce monde.
‑ Alors il n'y a aucun moyen ?
Le diantrefosse fit mine de réfléchir, avant de répondre :
‑ En fait, si. Modifions le marché : en plus de ce que je t'ai déjà proposé, la prochaine fois qu'un mage du plan primaire appellera à lui une érynie, c'est toi que j'enverrai. Une fois que tu auras fini de le servir, tu pourras rester sur Toril jusqu'à ce que le sortilège dont il aura fait usage arrive à son terme : cela devrait te laisser assez de liberté pour prévenir Kael que tu es ici. Et quand il viendra te chercher, tu seras libre. D'ici là, je resterai ton maître, et tu seras à mes ordres. Marché conclut ?
‑ Marché conclut.
‑ Alors redresse-toi, Yanael… car j'ai encore bien du plaisir à t'offrir pour cette nuit.
‑ Oui, Maître, fit l'érynie, souriante.
‑ Comment ça, elle n'est pas morte ? Et le corps que j'ai déposé sur l'autel, c'est une illusion ?
‑ Non, c'est bien son corps… Enfin, c'était, parce que maintenant elle est vivante à nouveau.
‑ Sans corps et sans âme ?
‑ Avec son âme, dans un nouveau corps. Il y a des sorts qui permettent de faire ce genre de choses, non ?
‑ Oui, si son âme était libre… Ce qui n'est pas le cas, puisque le Miracle demandé à Torm n'a pas aboutit.
‑ Où va l'âme d'une érynie après sa mort ?
‑ Elle retourne aux enfers, si elle est libre et si personne n'est là pour la guider vers un autre royaume. Mais si elle avait été libre, Torm aurait pu la guider vers son corps quand Alexia a demandé le Miracle. Et même si l'un des Seigneurs des Neufs l'avait capturée, il n'aurait pas pu empêcher une divinité de la libérer. Le plus probable, c'est qu'elle ait été détruite.
‑ Son âme existe toujours, et elle est probablement libre, puisque Yanael est en vie.
‑ Qu'est ce qui te permet d'affirmer ça avec une telle conviction ?
‑ Je ne sais pas… Je crois que je suis liée à elle, d'une certaine manière. Peut-être par nos armures ? Même si la mienne est ténèbres et la sienne, lumière, elles se ressemblent, d'une certaine façon.
‑ Tu ne sais pas ? Tu crois ? fit le guerrier en tentant de conserver son calme. Et donc, cette sensation, cette croyance te disent que Yanael est en vie, alors que tout montre que c'est impossible ?
‑ Aussi impossible qu'un être qui parvient à se faire passer pour Eilistraée à l'une de ses fidèles et d'occulter la perception d'une divinité ?
Après un bref silence, Kael se précipita hors de sa chambre, bousculant presque l'elfe noire. Arrivé dans le sanctuaire, il préleva avec une douceur infinie un cheveu de l'érynie, avant de repartir vivement vers une autre salle, presque entièrement occupée par un vaste bassin d'eau bénite. La drow venait à peine de le rejoindre quand il termina son incantation.
Le fidèle de Torm blêmit quand l'image se forma. L'érynie était en vie, certes… mais le sortilège dont avait usé celui qui se trouvait avec elle ne trompait pas le bassin de clairvision. L'elfe noire étouffa un cri d'horreur ; le guerrier, livide, réussit à peine à modifier son enchantement pour avoir une vision plus large du lieu où se trouvait la jeune fille.
L'image changea pour montrer une étrange cité dont les rues étaient parcourues par des ombres grises et des diables de toutes sortes. Quelques autres créatures se mêlaient à la foule, mais bien peu étaient originaires de Toril.
Le climat régnant sur les lieux et le paysage environnant offrirent plus de précision à Kael : le bassin lui révélait des vastes plaines glacées, balayées par des tempêtes de neige et de grêle.
L'érynie se trouvait dans le huitième enfer : Cania, royaume du seigneur diable Méphistophélès.
Espérant contre toute logique se prouver que ce qu'il venait de voir était faux, le fidèle de Torm se concentra à nouveau sur la jeune fille. Un frisson d'horreur parcourut son échine : le diantrefosse, visage tourné vers lui, lui adressait un sourire empli de plus de sadisme et de cruauté qu'il n'en avait jamais vu.
Dans le miroir, l'image se dissipa.
Une nouvelle vague de plaisir submergea l'érynie, la coupant l'espace d'un instant du monde qui l'entourait. Elle ne vit pas son maître profiter de ce moment pour fixer un point de la pièce, comme si un observateur invisible s'y était trouvé. Puis, la jeune fille revint à la réalité et, d'une caresse, enjoignit le diable de se consacrer à nouveau à elle.
‑ L'aube approche, Yanael… Il est temps de partir au combat.
‑ Si tôt ?
‑ Oui, si tôt… Mais la nuit reviendra t'apporter encore plus de délices, ne t'en fais pas. Et d'ici là, tous les démons auront appris à redouter l'érynie vêtue d'une amure de Lumière. Maintenant il est l'heure… prépare-toi au combat.
Souriante, la jeune fille s'étira lascivement.
‑ Oui, Maître.
NdA :Pour une fois, je vais faire original… je commence par…
…m'excuser humblement et vous prier de ne pas me lapider, merci… sinon, vous n'aurez pas la fin de la fic. Et OUI, j'ai osé. Mais je l'ai ramenée juste après, alors c'est pas trop grave, si ? …si ? Bon, euh… (trouvons une excuse pour détourner la conversation) ah, il faut que je fasse un…
Disclaimer :L'univers des Royaumes Oubliés ne m'appartient toujours pas, et je commence à douter que ça puisse être le cas un jour… mais je garde espoir. Par contre, Yanael, Kael, petit frère et petite sœur, la drow et le diantrefosse sont à moi, rien qu'à moi. Et défense d'y toucher… sans me prévenir.
Bon, vous avez pu vous en rendre compte, le changement de catégorie est justifié… au moins à mon avis et selon mes deux bêta-lectrices. Désolé si ça gêne ou choque quelqu'un, c'est justement pour éviter ça que je me suis reclassé en M… Et désolé de ne pas avoir classé la fic en M dès le début, mais je ne savais absolument pas comment ça allait se passer à l'époque.
Sinon, rien de particulier à dire sur ce chapitre… à part peut-être que les diantrefosses sont les seigneurs des enfers, juste derrière les Neufs Seigneurs. En particulier, celui-ci ne répond qu'aux ordres de Méphistophélès. Extrêmement rusés et sournois, ils sont des maîtres manipulateurs et des puissants guerriers à la fois. En terme de jeu, ils sont l'incarnation parfaite de l'alignement Loyal Mauvais : des tyrans manipulateurs et maléfiques qui concluent des accords et des promesses qu'ils tiennent… littéralement, et non dans l'esprit. Par exemple, quelqu'un qui demanderait la vie éternelle à un diantrefosse en échange d'un service risque fortement de se retrouver en état de stase, hors du temps, vivant et immortel mais immobile et inconscient pour l'éternité. Le diable tient sa parole, mais pas forcément de la manière que la personne aurait supposé…
Spoilons un peu pour vous rassurer : dans le prochain chapitre, Kael part à la recherche de Yanael, qui redécouvre de son côté les joies de la Guerre de Sang… Bref, que du bonheur. Enfin, pour un auteur qui aime torturer ses persos, en tout cas… niéhéhé.
