Chapitre 11 : Affrontements

La porte s'entrouvrit ; un diablotin dévisagea d'un air inquisiteur les visiteurs.
‑ Vous désirez ?
‑ Voir ton maître.
‑ Le maître n'est pas disponible. Repassez plus tard.
‑ Non.
Kael repoussa violement la porte ; la misérable créature mourut sur le coup, écrabouillée contre le mur. Un autre diablotin jeta un regard paniqué au guerrier avant de disparaître par une porte, laissant vide le grand hall d'entrée. Le jeune homme et la drow firent quelques pas dans la pièce ; presque aussitôt, quelques barbuzons, dont les mains griffues brandissaient de longues lances et dont les écailles verdâtres étaient les seules protections, se matérialisèrent et engagèrent immédiatement le combat.

Ailleurs, Asteria achevait d'enfiler une armure complète, tellement bien adaptée à son corps qu'on aurait pu la croire forgée pour elle. Noire comme la nuit, elle n'en faisait paraître que plus chaleureux le visage de la demi-céleste. Le diantrefosse lui tendit un bouclier d'ébène, puis une épée dont la lame était constituée d'une sorte de fer particulièrement efficace contre les démons et certaines autres créatures.
‑ Magnifique, déclara le seigneur infernal après avoir détaillé la jeune fille. Fière, radieuse, imposante et rassurante à la fois. L'incarnation parfaite de l'esprit du paladin.
‑ Merci, répondit Asteria, légèrement intimidée par l'avalanche de compliments. Mais…
‑ Mais ?
‑ Le Symbole Sacré ? Il m'en faudra un pour canaliser votre puissance, non ?
‑ Ah… encore un exemple de l'égoïsme des dieux, qui demandent à leurs fidèles de leur faire un peu de publicité à chaque fois qu'ils ont besoin de faire appel à une magie puissante… et qui ont le toupet de déguiser cette publicité en une nécessité impérative à la canalisation de leur puissance.
‑ Mais alors… fit la paladine, interdite.
‑ Alors non, Asteria, tu n'as pas besoin d'un Symbole Sacré pour faire appel à la puissance que je t'ai rendue. Tu es libre d'utiliser cette puissance comme bon te semble, sans t'embarrasser de préoccupations matérielles. Tes ennemis t'ont abandonnée nue au fond d'un gouffre, et une horde de zombis se rue vers toi, avides de dévorer tes chairs ? Ressens l'énergie qui t'habite déferler hors de ton corps, et selon tes désirs, les créatures seront réduites en poussières, ou s'inclineront pour t'appeler Maîtresse.

Voyant que la jeune fille ne savait comment réagir à cette information, le diantrefosse lui adressa un sourire bienveillant.
‑ Allons, n'y pense plus. Suis-moi plutôt aux écuries, il faut que nous te trouvions une monture digne de toi…
La demi-céleste avait à peine fait un pas dans la direction de son maître quand la porte s'ouvrit violement, laissant entrer Vadelia.
‑ Seigneur, fit la kyton, nous sommes attaqués…
Le diable, surprit, se concentra un instant. La colère qui défigura ses traits effraya presque la paladine ; elle le suivit néanmoins quand il s'élança dans le couloir avec un rugissement sourd.

Avec une rigueur toute militaire, les six barbuzons attaquèrent, encerclant les deux envahisseurs et se les répartissant équitablement. Ceux qui se situaient sur les flancs frappaient de concert, créant des ouvertures pour ceux qui se trouvaient en face des aventuriers. La drow n'avait pas trop de ses deux lames pour parer les coups, et bénit le sortilège de Rapidité qu'elle avait incanté avant la bataille, et qui lui sauva la vie plus d'une fois. L'épée à deux mains du fidèle de Torm lui laissait moins de liberté, et il sentit plus d'une fois les lances de ses adversaires glisser contre son armure.
Et puis, alors que les soldats infernaux, sûrs de leur victoire face à ces combattants forcés de se contenter d'éviter les coups sans pouvoir jamais riposter, ne faisaient plus attention à autre chose que leurs proies, les deux érynies se matérialisèrent dans la pièce. Obéissant aux ordres de Kael, elles se placèrent discrètement là où elles seraient le plus utiles, autrement dit juste derrière le barbuzon qui faisait face au jeune homme.
Sur un mouvement de tête de leur nouveau maître, les deux fillettes plongèrent leurs lames dans le dos du diable, qui mourut sur le coup. Voyant son voisin s'effondrer, l'un de ses collègues se détourna un instant du fidèle de Torm. Son erreur lui fut fatale : l'épée du guerrier sépara sa tête de son corps.
Le troisième adversaire de Kael recula sous les coups maintenant offensifs du jeune homme. Une attaque plus violente que les autres trancha la hampe de sa lance, ne lui laissant qu'un court bâton entre les mains ; l'instant d'après, une deuxième tête roulait sur le sol.
Pendant ce temps, les deux érynies avaient délaissé leurs épées pour se saisir de leurs arcs. Avec une précision mortelle, deux flèches filèrent vers le barbuzon qui se tenait à gauche de la drow. La première se planta dans son flanc ; la deuxième lui transperça la tempe. Tué sur le coup, le diable s'effondra.
L'elfe noire fit un pas de côté pour prendre la place du soldat qui venait de tomber, se mettant ainsi momentanément à l'abri des attaques de celui qui se trouvait à sa droite l'instant d'avant. L'autre voulu la frapper d'un mouvement circulaire de sa lance alors qu'il pivotait pour lui faire face ; plus rapide, elle esquiva d'un petit bon en arrière, avant de revenir sur lui, frappant presque simultanément vers le cœur et la gorge. Le diable, reculant légèrement, dévia la première frappe de sa main nue, sans manifester la moindre douleur quand l'épée entailla ses chairs. Mais il avait sous-estimé l'allonge de son adversaire : l'autre lame de la drow trancha net sa gorge. Il s'effondra, portant ses mains à son cou dans un espoir futile d'enrayer l'hémorragie.
Le dernier soldat, espérant peut-être tuer au moins l'un des envahisseurs avant de succomber, se rua vers la plus jeune des deux érynies. Celle-ci, sachant parfaitement qu'elle ne pourrait pas parer le coup avec son arc, n'attendit pas sagement que la lance ne l'abatte ; elle disparut, pour réapparaître dans un coin de la pièce. Sa sœur de race, plus impulsive, décocha flèche sur flèche au barbuzon. L'autre fillette se joignit à ses tirs, et le diable s'effondra rapidement, mortellement blessé.

La porte vola en éclat, pulvérisée par le diantrefosse, furieux. Lorsqu'il balaya la pièce du regard pour constater le carnage, son visage ne trahit plus aucun sentiment. Derrière lui, Asteria et Vadelia échangèrent un regard, se demandant ce qu'elles étaient supposées faire.
‑ Qu'es-tu venu faire ici ? demanda le seigneur infernal à Kael.
‑ Récupérer Yanael et te tuer.
‑ Yanael se repose. Elle est épuisée. Repasse plus tard.
‑ Non.
‑ Tu veux me tuer ?
‑ Oui.
‑ Et toi, demanda le diable à la drow, tu vas l'aider ?
‑ O…oui, répondit celle-ci, intimidée.
‑ Et vous, poursuivit-il à l'intention des deux fillettes, vous comptez combattre un seigneur des Enfers aux côtés de cet humain ? Et s'il vous demandait d'aller tuer le Seigneur Méphistophélès, vous obéiriez sans hésiter ?
‑ Il nous a sauvées, seigneur, répondit la plus jeune, s'inclinant avec respect.
‑ Alors laissez-moi vous sauver à mon tour…

Sans qu'aucune incantation ne se fasse entendre, deux globes dorés se formèrent autour des érynies, prisons translucides infranchissables.
‑ Si vous restez là-dedans, vous aurez la vie sauve. Si vous en sortez… on verra bien si votre nouveau maître est digne de vous posséder.
Le signe de tête que leur adressa le fidèle de Torm les rassura partiellement : elles n'auraient pas à courroucer le diantrefosse. Mais la survie de l'humain était tout sauf évidente à leurs yeux… et une fois qu'il serait mort, qui les protègerait contre ceux qu'elles avaient trahi en se joignant à lui ?
‑ Vous deux, fit le diable à Asteria et Vadelia, occupez-vous de la fille de Lolth. Faites attention, elle maîtrise la magie. Je me charge de l'humain.
‑ Bien, Seigneur, répondirent-elles à l'unisson en se déployant pour prendre la drow en tenailles.
‑ Quant à toi, guerrier… viens donc me tuer, si c'est ce que tu souhaites.
Kael ne se fit pas prier. Epée brandie, il chargea son adversaire.

L'elfe noire choisit de faire appel aux dons que lui conférait sa race ; elle se concentra un instant, et des ténèbres envahirent la pièce. Guère intimidée, Vadelia fit glisser le long de son corps deux des chaînes qui l'habillaient pour commencer à les faire tournoyer dans les airs. De son côté, la paladine hésitait à incanter un sort de Lumière du Jour qui aurait rétabli l'équilibre – autant parce qu'elle craignait que la drow la repère et en profite pour l'attaquer que parce que la lumière était l'attribution du Seigneur de l'Aube… Avait-elle le droit de faire appel à ce genre de magie maintenant qu'il l'avait rejeté ?
Une idée germa soudain dans son esprit. Elle ne pouvait peut-être pas invoquer la lumière en ces lieux, mais elle était capable de tisser la Toile pour devenir capable de voir dans les ténèbres magiques… L'incantation à utiliser lui sembla s'inscrire dans son esprit : alors qu'elle n'avait jamais eu recourt à un tel sortilège, elle savait inconsciemment comme elle devait opérer pour invoquer cet effet.
Percevant les bruit de combat entre Vadelia et l'elfe noire, la paladine estima qu'elle pouvait incanter sans se mettre en danger. Elle prononça la formule qui lui était venue à l'esprit, se concentrant sur l'effet désiré… Le résultat fut à la hauteur : même si elle percevait toujours l'obscurité environnante, elle y voyait à présent comme en plein jour.
Asteria put alors voir le combat qu'elle ne faisait qu'entendre jusque là : les chaînes de la kyton virevoltaient dans une danse mortelle, mais son adversaire, se joignant à cette danse, esquivait et déviait les attaques avec une agilité qui impressionnèrent la demi-céleste. Plus troublant encore, là où les yeux de Vadelia brillaient d'une lueur rouge, semblant indiquer qu'elle aussi y voyait, ceux de la drow étaient clos… ce qui signifiait qu'elle ne recourrait même pas à la vue pour combattre. Elle arrivait à éviter chaque frappe de la diablesse en se reposant uniquement sur son ouïe et sur les mouvements d'air qu'elle ressentait…
L'espace d'un instant, la paladine resta immobile, en admiration devant la combattante à la peau d'ébène. Et puis, elle revint à la réalité : la kyton perdait du terrain, et serait bientôt dos au mur. Ainsi acculée, elle ne pourrait plus faire danser ses chaînes avec autant d'efficacité… Il n'y avait aucun doute sur ce que serait l'issue du duel.
Tirant son épée, Asteria se joignit au combat.

Le diantrefosse disparut avant que Kael ne l'atteigne, pour réapparaître au bout du couloir par lequel il était arrivé. Un peu plus maître de lui, le guerrier marcha calmement vers le diable, alors que celui-ci faisait apparaître une lourde armure écarlate parsemée de piques acérées, un grand bouclier d'ébène couvert de symboles d'anathème et un imposant fléau d'arme. Le fidèle de Torm, quant à lui, invoqua les faveurs de son dieu pour combattre le fiélon qui lui faisait face, s'entourant d'une aura puissante et légèrement lumineuse.
Le jeune homme frappa le premier, abattant violement son épée sur son adversaire, manquant de fracasser le bouclier que celui-ci dressa pour parer le coup. Aussitôt, les symboles rougeoyèrent, et une sorte de lumière noire enveloppa la lame, puis le bras de Kael. Tétanisé par la douleur, le guerrier eut à peine le temps de relever son arme pour parer la contre-attaque du seigneur infernal.
La chaîne du fléau s'enroula autour de l'épée du fidèle de Torm, qui voulut tirer violement pour désarmer le diantrefosse… Mais celui-ci, loin de lâcher son arme, tira avec encore plus de force. Il y eut un craquement de mauvais augure, puis le visage du jeune homme pâlit, marqué par l'horreur.
La lame brisée de son épée heurta le sol avec un tintement métallique.

L'elfe noire était en mauvaise posture : devant elle, la kyton faisait danser ses chaînes avec une précision mortelle ; derrière elle, la paladine profitait intelligemment de la moindre ouverture. Sa célérité magique et son armure lui donnaient deux avantages conséquents, mais ne la rendaient pas invincible pour autant. Elle avait déjà reçu quelques blessures mineures, et elle se doutait bien que le pire était encore à venir…
Espérant créer un effet de surprise qui lui permettrait d'incanter un sortilège, elle se baissa rapidement, forçant ses deux adversaires à retenir leurs coups afin de ne pas se blesser mutuellement. Un mot de pouvoir retentit, et la drow disparut. Ses deux adversaires balayèrent la pièce du regard.
‑ Où est-elle ?
‑ Elle a… fuit ?
Vadelia sentit un frisson parcourir son échine.
‑ … non … elle est toujours ici…
Avec rage, elle abattit ses chaînes sur la position qu'occupait la drow l'instant d'avant.
‑ Elle est invisible !

Avec un sourire sadique, le diantrefosse leva son fléau. Avant qu'il n'ait eu le temps de frapper, Kael cracha un mot de pouvoir : l'arme s'abattit sur un mur de force infranchissable.
‑ Combien de secondes crois-tu t'être accordé ? demanda le seigneur infernal en frappant le mur magique de son bouclier. Ton sort se dissipe déjà, et tu es toujours désarmé…
‑ Torm, accorde Ta protection à Ton fidèle. Arme le bras de celui qui se bat pour Toi, et donne-lui la force nécessaire pour abattre le Mal qui se dresse sur son chemin.

Dans l'autre pièce, la paladine entendit la prière. Elle vit la lumière auréoler le jeune homme, elle vit l'épée et le bouclier d'un blanc pur et absolu se matérialiser dans sa main et à son bras. Sans savoir pourquoi, elle sentit les larmes lui monter aux yeux, mais elle tenta de canaliser cette tristesse en une rage qu'elle retourna contre son adversaire. Se joignant à Vadelia, elle se mit à frapper dans le vide ici et là, tentant de repérer au bruit la menace invisible.
Silencieuse comme une ombre, l'elfe noire se déplaçait dans la pièce obscure, anticipant les frappes de ses adversaires avec une aisance née de l'expérience. Soudain, les tintements des chaînes lui révélèrent qu'il était temps de passer à l'action : la kyton avait laissé ses chaînes retomber mollement au sol, renonçant à trouver se cible par hasard.
La diablesse voulut les faire danser à nouveau en une spirale défensive le temps que le sort d'Invisibilité se dissipe, mais la drow fut plus rapide ; en un instant, elle fut sur sa proie, déposant une de ses lames sur sa gorge – et redevenant visible du même coup. Il y eut un moment de flottement, puis la jeune fille décida qu'une fiélonne vouée corps et âme à la guerre et à la torture ne méritait pas de vivre.
La gorge tranchée, Vadelia s'effondra au sol, s'étouffant dans son propre sang.
Incapable de faire face, Asteria tomba à genoux, lâchant son épée.

A l'instant précis où le mur de force disparaissait, vaincu par la magie des symboles qui rougeoyaient toujours, Kael se rua sur son adversaire. Déviant de son bouclier un coup de fléau, il abattit son arme sur celui de son adversaire, insufflant dans son attaque toute sa puissance. L'objet magique vola en éclats sous la violence de la frappe ; surpris, le diantrefosse recula.
‑ Bah… ce genre de jouet n'est bon que contre les faibles… J'admets t'avoir sous-estimé, Seigneur Kael. Permet-moi de rectifier mon erreur…
L'arme et l'armure du diable disparurent, alors que celui-ci se transformait pour prendre sa forme de combat. Impressionné par la métamorphose qui se déroulait sous ses yeux, le guerrier fit un pas en arrière.
‑ Et maintenant, le combat peut commencer.

Alors que les deux adversaires se tournaient autour, le fidèle de Torm se reprocha intérieurement de ne pas avoir su tirer parti de la faiblesse momentanée du fiélon ; comme pour se faire pardonner cette erreur, il se jeta sur son adversaire, épée levée. Le seigneur infernal dévia la lame d'une main griffue, avant de riposter avec autant de force, sinon plus. Le bouclier tint bon malgré tout, mais le jeune homme fut repoussé plusieurs mètres en arrière. Confiant, le diable lui laissa le temps de reprendre une posture défensive.
Déstabilisé, Kael décida que la force brute ne serait peut être pas la solution face à un adversaire plus grand et plus puissant que lui. Puisant dans la magie que lui accordait son dieu, il récita une courte incantation, prenant au dépourvu son adversaire qui s'attendait à une attaque physique.
Une Colonne de Feu s'abattit sur le diantrefosse, et le guerrier put mesurer son erreur : loin de l'affecter, la magie semblait glisser comme de l'eau sur ses écailles, sans lui faire le moindre mal. Le fiélon eut un rire mauvais.
‑ C'est tout ce dont tu es capable ? Laisse-moi te montrer ce qu'est la magie…
Une boule de feu se matérialisa dans sa paume, pour fuser vers le fidèle de Torm, avant d'exploser en un brasier intense au moment où elle percutait violement le bouclier qu'il avait dressé en guise de protection. Seule une partie des flammes l'atteignit, mais le jeune homme savait qu'il ne résisterait pas deux fois à une pareille attaque. Il lui fallait reprendre l'offensive.
Kael chargea à nouveau, orientant cette fois sa lame afin de percer l'armure d'écailles plutôt que de trancher au travers. Sa frappe fut plus efficace que la précédente : l'épée s'enfonça légèrement dans la main dressée pour parer l'attaque… Mais le diantrefosse, loin de s'avouer vaincu, su tirer profit de cette blessure : d'un geste violent du bras, il déstabilisa le guerrier qui voulut maintenir sa prise sur son épée, toujours enfoncée dans les chairs du fiélon. L'autre main se referma en un poing qui vint frapper l'armure du jeune homme au niveau du ventre ainsi exposé, le projetant avec force contre le mur.
A demi assommé, Kael ne vit pas les quatre boules de feu se former entre les paumes du diantrefosse avant de fuser vers lui.


NdA :
Tapez pas ! Je l'ai pas tué… presque, mais pas encore. Donc, tapez pas. Sinon, je ne vais pas pouvoir écrire le…

Disclaimer : Suite à des pressions répétées de la part de certains lobbyistes, les droits sur les Royaumes Oubliés… ne m'appartiennent toujours pas. Mais étant donné que je ne fait aucun profit matériel avec cette fic, ça n'a pas d'importance. Par contre… (oui, enfin, je vous dispense de la suite pour une fois, vous savez quels personnages sont à moi, à force… vu que je n'en introduit aucun dans ce chapitre…)

Ceci étant dit, certains points méritent peut-être quelques explications plus détaillées…

…quoi, que…

…bon. La nouvelle lame d'Asteria est faite de « fer froid », seul métal capable de blesser normalement les démons, les fées, et les êtres ou créatures intimement liées au Chaos en général ; toute autre arme est partiellement ou totalement inefficace contre de telles créatures. De la même façon, seules les armes en argent blessent normalement la plupart des diables, les lycanthropes, et d'autres créatures telles que les archons.

Tous les utilisateurs de magie divine tirent leur magie d'une divinité (oui, c'est logique, dit comme ça…), ou d'un puissant extérieur comme un diantrefosse, un balor ou un solar (ange particulièrement surpuissant), sauf exceptions exceptionnelles… comme les divinités elles-mêmes, par exemple. Enfin, le commun des mortels (du moins, la petite partie du commun des mortels qui utilise la magie divine) doit donc demander à sa divinité (ou l'extérieur) de lui accorder une fraction de sa puissance, et pour canaliser cette puissance, utiliser un focaliseur divin. Traditionnellement, ce focaliseur est un symbole sacré de la divinité, généralement en bois ou en argent.

Ici, le seigneur d'Asteria a fait un choix différent : les sorts d'un paladin étant peu nombreux et modérément puissants (à titre de rappel, les paladins sont par exemple incapables de ressusciter les morts…), il s'est purement et simplement séparé d'une toute petite fraction de sa puissance et en a fait cadeau à la demi-céleste, ce qui lui permet de faire appel à la magie aussi efficacement que si une divinité lui conférait des sorts, mais sans utiliser de symbole sacré et sans prier pour obtenir chaque sortilège à utiliser. C'est une méthode rarement utilisée par l'entité désirant accorder des sorts à un mortels, parce qu'elle affaiblit le donneur, même si c'est très faiblement.

Vala… surtout, si vous avez des questions, n'hésitez pas à les poser dans une review… et si vous n'avez pas de question, vous pouvez écrire une review quand même...

Dans le chapitre suivant : la conclusion du duel Diantrefosse / Kael (il serait temps…), Yanael se réveille, quelques retrouvailles (d'ailleurs, le chapitre s'appelle « Retrouvailles »…), et puis… vous verrez bien.

D'ici là… review, siouplé ? (oui, je sais, je me répète… mais bon, on ne se refait pas…)