Chapitre 16 : La Liche

Et puis, le rire cessa.
‑ Je vais vous tuer. Pour mon maître. Parce qu'il me l'a ordonné, et qu'il m'a créée de telle sorte que je ne puisse pas lui désobéir. Parce que je vous ai dit de partir, et que vous ne m'avez pas écoutée. Parce que vous avez cru pouvoir me vaincre, alors que je suis invincible.

Soudain, Sienda cessa de bouger, avant de s'effondrer lourdement au sol, révélant à Kael l'érynie qui s'était glissée derrière elle.
‑ Dis, demanda Yanael d'un ton espiègle, quand une vampire invincible se fait transpercer le cœur par un pieu, ça fait quoi ?
‑ La même chose qu'avec un vampire ordinaire : une brochette qu'il faut se dépêcher de faire griller.
‑ Non, fit la jeune fille, retrouvant aussitôt son sérieux.
‑ Quoi, non ?
‑ Elle ne peut plus rien faire, si ?
‑ Tant que le pieu sera en place ? Non, rien. Mais dès que nous aurons le dos tourné, son maître enverra l'un de ses esclaves le retirer. Et puis, c'est une vampire…
‑ Et moi, une érynie. C'est pire, non ?
‑ Non. Les vampires ont besoin de sang pour survivre. La soif les rend fous et les aveugle. Même si nous détruisons son maître, nous ne pouvons pas la laisser errer et succomber à ses instincts.
‑ Donc tout ce qu'il y a à faire, c'est la rendre vivante à nouveau. Ca ne doit pas être trop difficile pour toi, si ?
‑ Euh… Non, si j'avais un diamant d'une valeur considérable sur moi, et une dizaine de minutes pour incanter tranquillement. Mais je n'ai ni l'un ni l'autre… et tant que le nécromancien l'aura sous son contrôle, je ne suis même pas certain que le sortilège fonctionne. Et comme il est hors de question que nous laissions derrière nous un tel danger potentiel… De toute façon, elle l'a dit elle-même, si elle avait été libre, elle aurait détruit les autres morts-vivants avant de se détruire elle-même. Nous allons le faire à sa place, c'est tout.
‑ Sans lui laisser le choix ?
C'est son choix.
‑ Envoie-la au Temple.
‑ Quoi ?
‑ Envoie-la au Temple de Torm. Préviens Alexia, qu'elle la protège et qu'elle la surveille le temps qu'on termine ce qu'on a à faire ici. Ensuite, tu essaieras ton moyen. Tu m'as bien dit que tu ne pouvais pas ramener quelqu'un à la vie sans son accord, non ?
‑ Oui, mais…
‑ Donc si tu n'y arrives pas, c'est qu'elle ne veut pas vivre, et à ce moment-là, tu pourras la détruire. Pas avant.
‑ Je… d'accord.

Quelques instants plus tard, la Grande Prêtresse confirmait mentalement que la vampire était sous bonne garde, et qu'aucun mal ne lui serait fait tant que le couple ne serait pas revenu. Kael répéta ces informations à l'érynie, et s'apprêtait à repartir en quête d'une liche à détruire lorsqu'il remarqua enfin un détail.
‑ Euh, Yanael… Je sais qu'il n'y a plus d'adversaires dans la salle, donc je peux tout à fait comprendre que tu ne portes pas ton armure, puisqu'il ne te faut qu'un instant pour la rappeler à toi. Mais… qu'est-ce que tu as fait de ta robe ?
‑ Eh bien… tu te souviens de ce que je t'avais dit au sujet de la Tempête de Feu ?
‑ Oups… je… désolé. Tu n'es pas blessée ?
‑ Non, c'est bon. Par contre, la robe…
‑ L'essentiel, c'est que tu ailles bien. La robe, je peux toujours t'en acheter une autre.
‑ Pense à la prendre ignifugée, la prochaine fois, conclut l'érynie, souriante.

Les deux aventuriers avaient à peine ouvert la porte suivante qu'un enfant se rua vers eux, épée brandie. D'un seul coup de sa propre lame, Kael le trancha en deux. Le corps retomba lentement sur le sol, comme dans un rêve.
‑ Mais pourquoi ! s'indigna sa compagne, choquée.
‑ C'était un zombie. Un mort-vivant. Ne te fie pas à leur âge apparent : ils n'ont plus d'âme, ce ne sont que des corps manipulés.
‑ Oh, non, détrompez-vous, lui répondit la liche, qui venait de se matérialiser à l'autre bout de la pièce. Vous envoyer un zombie n'aurait pas été amusant… Tout juste bon à vous faire douter un instant. Non, c'était bien un enfant, bien vivant, un apprenti de ce temple, comme sa petite sœur… qui doit être sur le point de se faire dévorer par mes goules dans la pièce d'à côté. Le temps qu'elles se libèrent de leurs liens, et… Au fait, si vous arrivez à temps pour la sauver, qu'est-ce que vous lui répondrez quand elle demandera où est son grand frère ?

Le fidèle de Torm le contempla un instant d'un air mauvais, avant de se ruer vers la pièce voisine d'où montaient des pleurs angoissés. Toujours choquée, Yanael regardait le petit cadavre qui se vidait rapidement de son sang.
‑ Allons, ne me dis pas que tu n'as jamais vu d'enfant souffrir ou mourir… J'en ai sacrifié moi-même tellement à tes supérieurs que tu as bien dû voir quelques âmes plus jeunes que celle-ci finir entre leurs griffes…
‑ Pourquoi…
‑ Pourquoi vous a-t-il attaqué ? Oh, quelques illusions et quelques mots bien choisis l'ont convaincu que vous étiez des assassins alliés aux morts-vivants, venus pour torturer sa chère sœur.
‑ Non ! Ce n'est pas ça que je voulais dire. Pourquoi avez-vous fait ça ?
‑ Pourquoi ? Mais comme pour tout autre acte de ce monde, jeune fille… Pour le plaisir. Les assassins tuent pour le plaisir de prendre une vie, les violeurs violent pour le plaisir de la chair et pour le plaisir d'imposer leur puissance à leurs victimes, les gourmands mangent pour le plaisir de satisfaire leurs papilles gustatives… et moi, j'agis pour le plaisir de voir souffrir les gens. Rien ne me fait plus plaisir que voir quelqu'un être vaincu par la souffrance et le désespoir, jeune fille… c'est pour ça que j'agis.
‑ Alors pourquoi me dites-vous tout ça, plutôt que tout faire pour que je souffre ?
‑ Quoi, tu es heureuse d'apprendre que ton ami a tué une âme innocente simplement pour m'offrir un instant de jouissance ?
‑ Vous êtes ignoble.
‑ Merci.
‑ Je vais vous tuer.
‑ Non. Tu vas essayer de me tuer, et t'apercevoir progressivement que tu es loin d'être capable de t'opposer à moi. Alors, quand tu auras perdu absolument tout espoir, je t'accorderai une mort lente et douloureuse. Mais avant ça…
Un Kael désespéré, couvert de sang, portant dans ses bras le corps atrocement mutilé d'une fillette, entra par la porte par laquelle il était sorti quelques instants plus tôt.
‑ Trop tard, on dirait… bah, comme ça, ils sont unis dans la mort… et… vous les y accompagnez, Seigneur Kael.
La liche tendit un doit vers le guerrier, avant de prononcer un mot de pouvoir. Un rayon émeraude jaillit de son ongle pour aller frapper sa cible en pleine poitrine, désintégrant le jeune homme en une multitude de particules microscopiques.
Avec un hurlement de rage, Yanael chargea.

L'enfant pleurait.
Suspendue au plafond par une corde qui entaillait cruellement ses poignets, elle avait été aveuglée par un bandeau, et ne pouvait que deviner les horreurs qui s'activaient autour d'elle, les ignobles créatures qui parfois interrompaient leur mastication forcenée pour griffer l'air à quelques centimètres d'elle. La voix l'avait prévenue quelques instants plus tôt : si son frère n'arrivait pas à temps pour la sauver, elle servirait de repas à des monstres si épouvantables que leur simple vue suffirait à tuer un homme.
Et puis, la porte vola en éclat.
‑ Grand frère ! Vite, détache-moi !
Alors, Kael put voir toute l'horreur du dispositif.

La pièce était de grande taille ; au centre se trouvait la fillette. Une cage aux larges barreaux d'acier était construite autour d'elle, et semblait ne pas avoir de porte. A l'intérieur, des goules étaient attachées aux barreaux par d'épaisses cordes ; incapables de défaire les nœuds, elles rongeaient leurs liens avec leurs dents acérées. Les plus rapides avaient déjà libéré deux de leurs membres, mais la cage était assez large pour que leur proie soit hors d'atteinte tant que les créatures ne se seraient pas entièrement détachées.
Le principe était magistralement simple : si quelqu'un parvenait à entrer dans la cage avant que les goules ne puissent dévorer l'enfant, les monstres auraient le temps de libérer leurs membres pendant que la fillette se faisait détacher, et ils auraient double ration à leur repas. Mais dans le cas le plus vraisemblable, un sauveur potentiel n'aurait d'autre choix que de rester à l'extérieur de la cage infranchissable et de contempler le carnage.

‑ Je ne suis pas ton grand frère, mais je vais quand même te libérer.
Les barreaux auraient été infranchissables pour n'importe quel humain ; Kael en arracha deux comme des fétus de paille, avant d'en transpercer le crâne des goules les plus proches. Deux autres suivirent le même chemin, laissant un passage suffisamment large pour l'imposant guerrier. En quelques secondes, les morts-vivants, réduits en pièces, n'avaient plus à se préoccuper des cordes qui les entravaient.
Alors, le guerrier trancha les liens qui retenaient l'enfant prisonnière ; toute lumière s'éteignit aussitôt, et les sons semblèrent étrangement assourdis.
‑ Monsieur… j'ai peur…
‑ N'ai pas peur. Je te protège, répondit le jeune homme en débarrassant la fillette de son bandeau.
‑ Pourquoi il fait tout noir ? Où est mon grand frère ?
‑ Je ne sais pas. Je ne sais même pas où nous sommes. Viens.

De fait, ce n'était pas vraiment un mensonge. Quelque chose avait changé dans le lieu où ils se trouvaient, et même s'il avait une idée de la réponse, Kael n'avait aucune certitude.
La posture de l'enfant révélant sa faiblesse, le jeune homme la porta à l'extérieur de la cage, puis la déposa délicatement sur le sol. Il prononça une courte incantation, et une Colonne de Feu s'abattit au centre de la pièce, réduisant les corps des goules en cendres. La fillette regarda un moment le visage du guerrier éclairé par les flammes, avant de baisser la tête.
‑ Je suis morte, c'est ça ? Grand frère n'est pas arrivé, alors les monstres m'ont mangée… Vous êtes un ange ?
‑ Non… non. Non, tu n'es pas morte, et non, je ne suis pas un ange. Tu es bien vivante, et je vais te sortir de là.
‑ Où sommes nous ?
‑ Je ne suis pas encore sûr.

Une incantation plus tard, le jeune homme était capable de répondre.
‑ C'est ce que je craignais… Nous sommes dans le plan éthéré. Tu sais ce que c'est ?
‑ Non…
‑ Une autre réalité qui se superpose avec celle dans laquelle tu vis. Nous sommes toujours dans le temple, mais sans vraiment y être. Les murs existent toujours, mais nous pouvons passer à travers. Les gens sont toujours là, mais ils ne peuvent pas nous voir.
‑ Et vous pouvez nous ramener dans le vrai monde ?
‑ Moi, non. Attends un instant.
Sortant une petite bourse de cuir, le fidèle de Torm y préleva un peu de poudre de diamant, à l'aide de laquelle il traça un complexe cercle d'invocation. Se redressant, il prononça une courte incantation avant de se retourner vers l'enfant.
‑ Tu as déjà vu un ange ?
‑ Non.
‑ Alors, observe.

Presque aussitôt, une jeune fille aux traits surnaturels apparut au cœur du cercle. Ses yeux couleur mercure, ses cheveux d'argent lisses et longs, sa peau douce d'un blanc laiteux et ses ailes immaculées faisaient d'elle une incarnation de la beauté, mais sa minceur, son apparence frêle ne masquaient pas l'aura de puissance et de noblesse qui émanait d'elle.
Alors, laissant la fillette bouche bée, la céleste déploya largement ses ailes et posa un genou à terre pour s'incliner profondément devant celui qui l'avait convoquée.
‑ C'est un immense honneur pour moi de vous servir à nouveau, Seigneur Kael.
Et, enfin, l'enfant réalisa que celui qui se tenait à ses côtés, l'homme qui l'avait sauvée, était encore plus beau, plus rayonnant de puissance, plus noble que l'ange qu'il avait appelée.
‑ Peux-tu nous ramener dans le plan primaire ? Et escorter cette personne jusqu'au temple d'Alexia, s'il te plaît…
‑ Avec joie, Seigneur.

L'instant d'après, la lumière avait reprit un aspect normal.
‑ Ah, et puis… pourras-tu revenir ici, retrouver toutes les personnes encore en vie et les ramener au même temple, une fois que tu te seras occupée de cette demoiselle ? Ou préfères-tu que j'appelle quelqu'un d'autre pour s'en occuper ?
La céleste se concentra une fraction de seconde avant de répondre.
‑ Il n'y a personne d'autre de vivant ici, Seigneur, à part Yanael…
‑ Personne ? demanda la fillette, soudain inquiète.
‑ Dans ce cas, demande à Dame Alexia de ma part qu'elle… guide jusqu'au Temple le frère de cette enfant.
‑ Bien, Seigneur.
‑ Je vous rejoindrai là-bas plus tard. Yanael doit m'attendre.
‑ A bientôt, Seigneur.

La jeune fille était une érynie, une diablesse combattante, forte et agile à la fois, et très expérimentée dans l'art de l'épée. Son adversaire était à peine plus qu'un cadavre animé, faible, vulnérable, lent. L'issue du combat n'aurait dû faire aucun doute.
Et pourtant, la suprématie de la liche était indiscutable.
Chaque attaque de Yanael était parée ou esquivée avec une facilité déconcertante, et quand le mort-vivant pensait qu'il ne réagirait pas à temps, il lui suffisait d'un petit mouvement de la main pour envoyer la jeune fille s'écraser contre un mur.
‑ Pourquoi n'utilisez-vous pas votre magie ? finit-elle par demander, excédée. Brûlez‑moi, broyez‑moi, désintégrez‑moi, comme vous l'ave désintégré… Ce combat n'a pas de sens, je ne pourrai jamais vous vaincre.
‑ Ah… Je crois que tu commences à comprendre. Bien, si tu insistes… Je vais prendre cette vie inutile que tu gaspilles ainsi.

Le nécromancien commença une incantation… pour s'interrompre presque aussitôt : l'érynie venait de disparaître.
‑ Hein ?
‑ J'ai menti.
La lame de lumière s'enfonça profondément dans le dos du mort-vivant, le transperçant au niveau du cœur. Celui-ci, redécouvrant la douleur, trouva néanmoins la force de réagir : avec une souplesse et une rapidité imprévisible chez un tel être, il saisit le poignet de la diablesse.
‑ Ca tombe bien… moi aussi.
Yanael ressentit le froid mortel se déverser dans son corps, la paralysant instantanément.
‑ Surprise ? Je sais, ça fait toujours ça, la première fois… Bon, maintenant, si tu voulais bien révoquer tes jouets de lumière, ça m'évitera de gaspiller un sort qui les fera disparaître à jamais.
Dupée par le bluff de la liche, la jeune fille obéit, libérant le nécromancien et privant son propre corps de toute protection.
‑ Oh… Vraiment magnifique. Si j'étais encore vivant, je me laisserais peut-être tenter… Mais je crois que j'ai une meilleure idée : et si je détruisais toute cette beauté ? Ah, avilir ces courbes sensuelles, détruire ce galbe parfait, défigurer ce visage harmonieux… Je suis sûr qu'en quelques coups de griffes, je peux arriver à un résultat proprement hideux, affirma-t-il en soulignant ses propos d'une caresse suffisamment appuyée pour laisser déjà quelques traces. Qu'en dis-tu ? Par quoi commençons-nous ?

La tête de la liche se sépara de ses épaules, vola dans les airs pour se fracasser contre un mur avant de retomber au sol pour rouler sur quelques mètres.
‑ Ah… Je vois que nous avons un invité surprise, poursuivit-elle, pas le moins indisposée du monde, alors que le corps décapité traversait la pièce pour la ramasser et la remettre en place avec un craquement sinistre.
‑ Yanael, ça va ?
‑ Ca se voit, non ? Elle est indemne… ou presque. Juste un peu paralysée, de sorte que si je désire jouer avec sa tête comme vous avec la mienne, elle aura un peu plus de mal que moi à réagir…
‑ Vous serez mort avant d'essayer.
‑ Peut-être, peut-être… mais avant, j'avais une petite question à vous poser : vous êtes en avance, non ? L'enchantement que j'ai lancé sur vous aurait du me prévenir au moment où vous faisiez appel à la magie planaire…
‑ Ce n'est pas moi qui ai incanté le Changement de Plan.
‑ Ah, c'est pour ça… Bon, eh bien vous voudrez bien m'excuser, et je sais que ça va vous sembler un peu brutal, mais… je vais devoir vous tuer.
‑ Faites.

Et laissant le nécromancien invoquer son plus puissant sort de mort, le fidèle de Torm prononça sa propre incantation afin de rendre sa liberté de mouvements à l'érynie. La liche fut la première à achever son sortilège ; parfaitement indifférent, Kael conclut le sien, libérant Yanael de sa paralysie. Il ne fallut qu'une seconde à cette dernière pour rappeler à elle son armure et son épée, alors que le mort-vivant fixait le jeune homme d'un regard incrédule.
‑ Il n'y a pas que vous qui sachiez vous protéger d'un sort, dit simplement celui-ci d'un ton moqueur. Si nous combattions sérieusement, maintenant que vous n'avez plus d'otage à interposer entre nos épées et vous ?
‑ Plus d'otage ? Ah, tiens… c'est vrai. Et bien, dans ce cas…
D'un geste de la main, le nécromancien envoya le fidèle de Torm s'écraser contre le mur le plus proche, avant de se retourner brusquement vers l'érynie.
‑ MEURT !

Yanael sentit son âme être expulsée de son corps. Elle se mit à tituber, ferma les yeux…
Aide-moi… Je ne veux pas mourir…
…puis son essence vitale fut réintégrée dans son enveloppe charnelle, et elle put voir la liche faire un pas en arrière alors qu'elle rouvrait des yeux entièrement blancs et lumineux. Prenant le mort-vivant de vitesse, elle chargea. Cette fois, il n'eut pas le temps de parer l'attaque, ni de la dévier : l'épée s'enfonça profondément dans sa poitrine. Et puis, tout aussi violement, la jeune fille retira sa lame de lumière et, d'une large frappe circulaire, décapita la liche. La tête et le corps se désagrégèrent, réduits en cendres avant même d'être retombés au sol.


NdA :
Vous le connaissez déjà par cœur, donc je vous l'épargne cette fois ci, le…

Disclaimer : Cf. chapitre précédent. Bah oui, j'avais bien dit que je finirais par le faire…

Et comme Kael a lui-même grossièrement exposé ce qu'est le plan éthéré, seule nouveauté dans ce chapitre, je pense que je n'ai pas grand-chose à expliquer… juste le fait que les liches sont capables de paralyser un être vivant d'un simple contact, peut-être : c'est pour ça que le nécromancien n'a pas besoin d'incanter quoi que ce soit quand il attrape le poignet de Yanael.
Quand à l'indifférence de Kael vis-à-vis de la déclaration de la liche à la fin du chapitre, elle est tout à fait feinte. Il a utilisé un enchantement qui l'immunise contre un petit nombre de sorts, et il a choisi de se protéger contre les plus puissantes incantations de nécromancie ; si le mage avait tenté d'utiliser d'autres sortilèges, le guerrier aurait fait son possible pour interrompre l'incantation.

Si vous avez des questions, n'hésitez pas à les mettre en review… J'y répondrai dans le prochain chapitre, même si je ne sais pas encore quand ça sera...
Prochain chapitre qui s'intitulera Dragon de Mort, soit dit en passant. A vous de vous demander pourquoi durant la longue attente qui précèdera la prochaine update… Vous y découvrirez le secret de la puissance des liches, ce qui rode dans les cryptes d'un temple profané de Lathandre, et…
…peut-être la raison d'être du titre du chapitre, qui sait ?