Disclaimer: Dante et Vergil ne m'appartienent pas (non, toujours pas...)

« Hé, Vergil, regarde ce que j'ai trouvé ! »

Dante tendit à son frère une photo.

« Bizarre, non ? »

« Quoi ? »

« Ben regarde, Maman n'a qu'un bébé dans les bras. »

« Et… ? »

« Et on est deux ! A ton avis, c'est qui ? »

« Ca ne peut être que moi. »

« Et comment tu peux en être aussi sûr ? »

« Facile, tu as été adopté. »

« Adopté ? Tu craques ! »

« Le cerveau humain refuse toujours d'admettre les choses désagréables… »

« Mais j'ai pas pu être adopté ! On est jumeaux ! »

« Ca c'est que Maman t'a fait croire pour ne pas te blesser. »

Dante courut à la salle de bain et revint avec un miroir.

« Et ça ? »

« Oh, coïncidence. »

« Coïncidence ? »

« Oui, ça veut dire que… »

« Non merci, je sais ce que c'est qu'une coïncidence. »

« Ah, pardon. »

« Non c'est pas grave… »

Vergil reposa la photo et alla à la cuisine.

« HE ! Attends ! Tu te rends compte de ce que tu dis ? Elle te paraît pas un peu grosse la coïncidence ? »

« Je dois avouer que tu as légèrement forci ces derniers temps, mais ça ne se voit pas tant que ça. »

Dante regarda son torse nu (frsij).

« Vraiment ? HE ! Tu détournes à nouveau la conversation ! »

« Désolé, je ne le ferai plus. »

« Ouais, t'as intérêt ! »

Vergil disparut dans la cuisine.

« Et d'après toi, si j'avais VRAIMENT été adopté… »

« Oui ? »

« J'y crois pas une minute mais bon admettons que tu dises vrai, et que ce ne soit pas encore une façon de me blesser. Ce que tu adores faire d'ailleurs…. Bref… »

« Oui ? »

« Ben je viens d'où alors ? Je veux dire, je vienDRAIS d'où ? »

« Maman t'a trouvé dans les poubelles d'un zoo. »

« QUOI ?! »

Vergil émergea de la cuisine tenant une pizza chaude qu'il posa sur la table avant de reculer d'un pas.

« Un zoo ?, articula Dante entre deux bouchées »

« Il n'y a qu'à voir la façon dont tu manges… »

« Arrête de remettre ça sur le tapis à tout bout de champ ! Déjà, je fais maintenant l'effort de manger à table, à des heures que Môssieur fixe… »

« Je n'en disconviens pas. Néanmoins… »

Le regard de Vergil se posa sur les morceaux de pizza qui avaient été dispersés au cours de démembrement de la bête.

« Je ne suis pas un animal ! Je suis un être humain, geignit Dante. Mieux, je suis à moitié démon ! »

« Alors pourquoi ne peux-tu pas utiliser de pouvoirs démoniaques comme je le fais ? »

« Ben euh… »

« Tu sais que Maman a toujours adoré les petits animaux, de toutes les espèces. Et un jour, alors qu'elle sortait d'un zoo, elle a entendu des vagissements et… »

« Je suis pas une vache ! »

« Un vagissement, c'est le bruit que fait un nourrisson qui pleure, entre autres. »

« Ah, oui, euh… Je le savais, mais je faisais la liste des animaux que je ne pouvais pas être… « Vache » m'a échappé. J'aurais aussi bien pu dire… Eléphant ! Je suis pas un éléphant ! »

Le visage de Vergil n'affichait aucun sentiment. Pas même l'habituelle consternation ou l'omniprésent dédain. Dante se tut.

« Et, disais-je, elle est tombée sur toi, au milieu des ordures du zoo. Tu avais réussi à déchirer le sac poubelle dans lequel tu avais été enfermé avant que l'air ne te manque et… »

« Comme un petit oiseau casse sa coquille. »

« On peut dire ça comme ça. »

« Mais avant que tu ne finisses mon histoire, j'aimerais te poser une question. Tu remarqueras ma subtile diversion pour prendre la parole. »

« Si ça peut te faire plaisir… »

« Merci. Donc, ma question est : et si c'était plutôt toi quoi avais été trouvé à la porte des enfers, jeté là par tes parents démons parce que tu ressemblais à un humain ? Et Maman aurait eu pitié de toi et t'aurait recueilli. »

« Mais… Notre père était un démon et c'est pour ça que… »

« Et si c'était pour cette raison que son époux, humain, l'avait abandonnée ? Et si elle avait inventé cette histoire de Sparda pour ne pas te faire de peine lorsque tu découvrirais l'épouvantable vérité : que tu es un démon. »

« Et toi ? »

« Moi, je sais très bien ce que je suis. Et je savais pourquoi j'étais le chouchou de Maman. »

« C'est faux ! Impossible ! »

« Crois ce que tu veux, mais après tout, moi je suis entièrement humain, comme Maman. Toi tu es démon, comme notre soi-disant père qu'on n'a jamais connu. »

« Tu mens ! »

Vergil sortit en claquant la porte. Dante entendit ses pas rageurs s'éloigner.

« J'y suis peut-être allé un peu fort là… »

Vergil : 2975-Dante : 1, pensa-t-il avec un grand sourire.

Cette fic est dedicacee a une personne que je connais qui a cru pendant quelques temps qu'elle avait ete trouvee dans les poubelles d'un zoo. Il faut dire que ses soeurs etaient plus proches de Javotte et Anastasie que de l'ideal soeuresque (surtout l'ainee), et qu'elle etait encore petite.