Pour ceux qui n'ont pas lu mon autre fic (sous-entedu: allez voir mon autre fic!!), je vous présente Dité. Fils de Sparda et de Nevan, il est en passe de devenir le professeur de classe préféré de Dante. D'autant plus que, l'action se passant bien après DMC1, Vergil n'est plus là pour lui faire concurrence.

(Enfin, professeur de classe… C'est vite dit…)

Dité entra dans l'agence qui semblait vide. Avec un soupir, il se retourna pour repartir.

«Cet idiot de Dante m'a encore fait venir pour rien…»

«Dité? C'est toi?»

La voix de Dante venait des chambres, en haut des escaliers. Dité soupira à nouveau. Il aurait préféré que son demi-frère ne soit pas là. Il ne se sentait pas d'humeur à supporter son… caractère.

«Qui d'autre, à ton avis, viendrait se risquer ici après la tombée de la nuit?»

«Euh…»

«De surcroît, tu m'as demandé de venir.»

«Monte, j'ai une surprise pour toi!»

Dité obéit à contrecoeur. Les «surprises» de Dante n'étaient pas toujours de bonnes choses. Comme la pizza ananas-potiron-démon-anchois, ou l'invitation à un concert de hard rock symphonique.

Dante l'attendait devant la porte de sa chambre, avec sur le visage la grande joie que seuls les enfants éprouvent quand ils ont quelque chose d'incroyable à annoncer à un camarade. Comme le fait qu'ils aient trouvé un chiot, ou qu'ils aient gagné toutes les billes de leur adversaire le plus acharné.

«J'espère que ça nous permettra de repartir sur de bonnes bases tous les deux, dit Dante en ouvrant la porte.»

Dité resta abasourdi. La démone qui se tenait debout devant la fenêtre eut un sourire légèrement moqueur.

«Je pensais que ça te ferait plus plaisir que cela, dit-elle d'une voix suave, de revoir ta chère mère.»

«Dante?»

«J'ai jamais été bon en musique, alors je me suis dit que je pouvais bien me séparer de Nevan… Et puis il faut dire que comme arme, elle ne vaut pas grand-chose comparée à…»

FLASH!

«AIE! Mais pourquoi t'as fait ça? »

«Ne manque jamais plus de respect à Maman, dit Dité d'un ton posé.»

«Mais t'as vu la marque de brulure que tu as faite sur le plancher? Tu es un grand malade!»

FLASH!

«Hé!»

Dante avait réussi à esquiver cette attaque-là, qui venait de la chambre.

«Ne t'avise pas de manquer de respect à mon petit garçon d'amour, dit Nevan en sortant.»

«Petit garçon d'amour, demanda Dante?»

«Maman, soupira Dité…»

«Oh, c'est vrai, tu as bien grandi… Mais tu resteras toujours mon bébé. Le petit garçon que je venais réconforter quand il faisait des cauchemars, à qui je préparais des gaufres au sucre,…»

«Moi j'aime pas les gaufres au sucre, dit Dante.»

«C'est parce que tu n'as jamais goûté celles de Maman.»

«Hum, je suis sûr que ma Maman à moi les faisait mieux.»

«Allons allons, dit Nevan. Ne vous disputez pas. Dis-moi mon poussin en sucre (Dante s'efforça tant bien que mal de ne pas rire.) je t'ai manqué au moins?»

«Bien sûr… J'ai même voulu le tuer pour te venger, dit-il en désignant Dante.»

«Oh, c'est si gentil!»

Elle le serra dans ses bras.

«Tu n'aurais pas un peu grossi, demanda-t-elle? Tu manges bien, au moins?Comme je te l'ai appris: ni trop gras, ni trop sucré, ni… »

«…Ni trop salé, je sais.»

«Non, parce que je sais comment sont les garçons une fois partis de chez eux: ils grignotent des enfants bien trop sucrés toute la journée, ils ne font plus de sport…»

«Non, Maman, je fais attention.»

«C'est bien. Tu ne veux pas redevenir grassouillet, n'est-ce pas?»

«Maman…»

«Parce qu'il était un peu enrobé quand il était enfant, dit Nevan en s'adressant à Dante. Ca l'a beaucoup complexé pendant des siècles!»

«Maman…»

«Ca et le fait qu'il avait peur de se battre avec les autres enfants. Une vraie poule mouillée! Et douillet avec ça!»

«Maman…»

«Je disais souvent à son père qu'il se comportait davantage comme une petite fille que comme un garçon, à préférer jouer à la poupée qu'à la guerre.»

«Maman s'il te plaît!»

«Mais il n'y a rien de honteux à ça! Et puis tu sais te battre maintenant, non? Et dis-moi, Dante, a-t-il trouvé quelqu'un? »

«Mais ça ne vous regarde ni l'un ni l'autre!»

«Ne me parle pas sur ce ton, mon fils! J'ai souffert des jours entiers pour te mettre au monde, alors tu me dois un peu plus de respect que ça! Suis-je bien claire?»

«Oui…»

«Ne me réponds pas sur ce ton!»

«Oui Maman.»

«Alors, Dante?»

«Et bien, euh…»

Dante lança un regard gêné à Dité. Celui-ci haussa les épaules.

«Personne pour l'instant.»

«Personne?! Dité, vas-tu attendre que je sois morte… à nouveau, pour me donner des petits-enfants ?!»

«Peut-être que je n'en ai pas envie!»

«Espèce d'ingrat! Après tout ce que j'ai fait pour toi! J'aurais du m'en douter… On ne peut rien attendre de bon d'un enfant qui tente de tuer sa mère dès sa naissance.»

«On en a déjà parlé, Maman!»

«Tu ne t'es jamais intéressé aux filles, de toute façon. Je peux comprendre que tu aies peur de ne pas en trouver une aussi bien que moi, mais tout de même, tu devrais essayer! Sortir, aller avec les autres….»

«Je suis parmi les rares démons ici, tu sais.»

«Et bien, demande conseil à Dante! Et je te signale qu'être un démon n'a pas empêché ton père de me plaquer pour une humaine. Si seulement tu étais comme lui… Ou comme Dante, tiens! Lui, c'est un vrai gentleman! Poli, bien élevé, délicat avec les dames…»

«Je lui demanderai des leçons de classe, dit Dité d'un ton acide.»

«Ce serait parfait! Au fait, Dante…»

Nevan se glissa lascivement près du demi-démon.

«Et toi, pas de femme dans ta vie?»

«Euh… En fait…»

«Maman, c'est mon demi-frère!»

«Justement, je sais à quoi m'attendre… Dité, mon petit lapin en guimauve, tu veux bien aller attendre en bas? Je dois parler de choses d'adulte avec Dante…»

«Il a deux mille ans de moins que moi!»

«Et je suis pratiquement déjà pris, indiqua Dante.»

«Vraiment? Quel dommage…Tu vois, mon nounours en chocolat, Dante a réussi à se trouver une petite amie, LUI. »

«Oui Maman.»

«Il faut dire aussi qu'il y a un complexe dont il n'a pas pu se débarrasser, dit Nevan à Dante.»

«Maman, je t'interdis…»

«Il a toujours été… petit.»

Dante ne put pas se retenir plus longtemps et éclata de rire. Entre les larmes qui lui montèrent aux yeux, il vit Dité prendre son apparence démoniaque.

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«J'ai honte…»

« Ca va passer.»

Dante tendit une tasse de café à Dité et s'assit à côté de lui sur le canapé.

«C'est un peu de ma faute aussi, ajouta-t-il.»

«Un peu?»

«Beaucoup… Mais je ne pensais pas qu'elle était si… Envahissante.»

«Je suis un monstre.»

«Tu sais, répondit Dante en tapotant l'épaule de son demi-frère, je crois que beaucoup de gens auraient réagi comme toi à ta place. Beaucoup d'hommes en tout cas.»

Il réfléchit un instant avant de reprendre, un sourire aux lèvres:

«C'est vrai que tu es…»

«Dante, je viens de tuer ma mère. Tu pourrais faire preuve d'un peu de pitié?»

«Je vais oublier l'anecdote. Mais c'est bien parce que tu m'as débarrassé d'une nymphomane complètement obsédée par mon corps…»

FLASH!

«Ah, tu vois? Rien de tel que te mettre en rogne pour te remonter le moral! Et tu es si facile à vexer!»

FLASH!

«Et tu loupes assez souvent ta cible! Tu n'aurais pas été un peu myope aussi quand tu étais enfant?»

FLASH!

«Encore raté!»

«LAISSE-MOI TRANQUILLE!»

Allez, au prochain chapitre, le retour des.. BEBES! (Parce que ces horribles créatures sont trop choupi...)